Salon Epoqu'Auto 2019 News d'Anciennes

Epoqu’Auto 2019, constant dans l’excellence !

C’était le salon Epoqu’Auto 2019 ce week-end. Et franchement il ne doit pas y avoir beaucoup de passionnés qui soient passé et en soient repartis déçus. Le salon lyonnais a encore une fois montré son excellente organisation, une superbe variété d’autos et de stands, une ambiance conviviale. Bref c’est un salon au top qu’on vous emmène visiter.

Les superbes expositions du salon Epoqu’Auto 2019

Maserati, sport et luxe à l’Italienne

Par Fabien

C’est le plateau “Prestige” d’Epoqu’Auto 2019. Et cette fois encore, il est Italien. Née en 1914, la SAOAM (Societa Anonima Officine Alfieri Maserati) se tourne d’abord vers la compétition avant de se lancer réellement avec des modèles plus civilisés en 1926.

En mémoire à ces heures de gloire, 4 modèles emblématiques sont exposés. Tout d’abord, une Tipo 2000, version client de la Tipo 26B et une 8CM de 1933 victorieuse en 1934 du Grand Prix de Dieppe. Vient ensuite une 6CM de 1937 qui remporta le Grand Prix de République Tchèque à Brno, cette année là, et suite à son rachat et quelques modifications, elle sera surnommée “Mandirola Speciale” et s’illustrera dans les courses des années 40 et 50. Enfin, il y a la Maserati 300S qui fut pilotée par d’illustres pilotes dont “pétoulet”, Maurice Trintignant, qui finit 6e du Grand Prix de Cuba 1960.

Forte de sa notoriété, en 1946, la firme se lance dans les modèles sportifs routiers. Elle quittera la piste en 1957 après le dernier titre mondial de Fangio au volant d’une 250F.

À Epoqu’Auto 2019, une quinzaine de modèles de cette époque jusqu’aux années 2000 étaient présentés. De la 3500 GTi Superleggera de 1962, une Mexico 4200, Bora, Khamsin, Biturbo et les autres…

Une auto particulièrement remarquable : Maserati A6G 2000 convertible de 1954, carrosserie “nez long”, signée Pietro Frua. Ce modèle a été produit à 60 exemplaires seulement entre 1954 et 1957. Parmi les 12 cabriolets, 9 “long nez” seulement sont sortis d’usine. A sa sortie, cette voiture détenait la palme du “2 litres le plus cher du marché”. Elle constitue l’un des fleurons de l’exposition cette année.

Citroën, on n’a pas tous les jours 100 ans

Par Fabien

En cette année de centenaire, Citroën a de nouveau sorti ses belles du conservatoire. Outre celles présentés dans le hall d’entrée du salon Epoqu’Auto, Citroën présentait un stand retraçant l’histoire de la marque et un autre focalisé sur ses plus grand succès en sport automobile.

Les 100 ans, encore une fois

C’est donc dans le hall d’accueil du salon que Citroën a exposé des pièces fortes en histoire. Du Tub que l’on ne confondra définitivement plus avec son descendant le HY (on en dit plus ici), à la TPV, prototype qui deviendra 2cv, en passant pas la SM Présidentielle carrossée par Chapron… On y a également retrouvé la MEP Daphné croisée récemment à Verna (plus d’infos par là).

Le Sport et Citroën

100 ans de vie, c’est aussi 100 ans de sport. Et Citroën a été plutôt éclectique, en allant sur circuit, en rallye ou encore en rallye raid. On commence par la reproduction de la Petite Rosalie qui a roulé 300000 km sur circuit à la vitesse de 93 km/h, record qu’elle a détenu 30 ans. Suit une reproduction du “Scarabée d’Or”, première automobile à traverser le Sahara en 1922.

Suivent ensuite une 15/6 de Rallye préparée par Eppendhal, des DS modifiées course dont le coupé DS TAP, des 2cv et SM célèbres, pour arriver aux plus modernes sportives aux carrières brisées comme la BX 4TC au physique ingrat pour arriver aux bêtes de Rallye et Rallye-Raid des années 90 et notamment la Saxo Kit Car de Sebastien Loeb et la ZX Rallye-Raid avec Laquelle Pierre Lartigues et Michel Perrin firent un triplé au Paris-Dakar, encore africain.

L’histoire Citroën

Mais Citroën reste avant tout un constructeur généraliste et son histoire se ponctue d’essais techniques ou stylistiques parfois élevés au rang d’innovations.

Bien entendu, comme toute histoire, elle commence au début par la première voiture livrée en “prêt à rouler” : la Type A. Suivent des modèles comme la 5HP, dont le coupé a été surnommé “trèfle” en raison de la position des 3 sièges en décalé. Puis il y la 10CV, le CV ayant remplacé le HP en 1925, pour arriver à celle qui a fait prendre un virage radical à Citroën, la Traction 7CV, ici une 7C de 1934. Nous avons essayé sa version cabriolet et c’est par là.

Ensuite, on passe par différents modèles d’une Traction 15/6 Oléo, à la 2cv dont une version Sahara est présentée, puis du proto M35 sur base Ami 8 équipé du moteur Wankel à piston rotatif à une GS Basalt… Parmi les plus récentes, une CX Prestige Turbo 2 aux performance équivalentes à la SM trônait entourée d’une BX 16 soupapes, d’une AX Sport, d’une XM V6 et des deux fausses jumelles Visa et Axel. Bref, 100 ans résumés en quelques modèles emblématiques.

Delage, luxe et volupté

Par Fabien

Comme une invitation au voyage. Souvenez-vous de ce poème de Baudelaire : “Là tout n’est qu’ordre et beauté / Luxe, Calme et Volupté”. Voilà, vous y êtes. Vous pouvez ouvrir les yeux.

Et l’élément qui symbolise le mieux cet état d’esprit, c’est sûrement cette mascotte en cristal dépoli, réalisée par Lalique et représentant le visage de la victoire. Ce somptueux bouchon de radiateur est ici porté par la dernière D8 “S” carrossée par Letourneur et Marchand, sur base de Coupé-Landaulet, de 1934.

Mais un seul modèle ne résume jamais une marque et son évolution, et ce stand Delage permet, de se faire un belle idée du pourquoi de la renommée de ce constructeur des origines, avec la Type A, en passant par son apogée dans les années 30. Sans oublier le sport, avec notamment une D6 3.0 litres de 1946 qui finit deuxième aux 24h du Mans 1949 dernière une intouchable Ferrari.

La fondation Berliet toujours présente

Par Thierry

La fondation Berliet a de nouveau sortie de gros et beaux poids lourds pour ce salon Epoqu’Auto 2019. Le plus ancien date de 1912, le Berliet CAD. Il servait à la ville de Lyon pour l’arrosage des espaces vert, grâce à sa citerne, de 3700 litres, située à l’arrière. Non loin de là, un camion pompier, le Berliet CBA. D’un superbe rouge rehaussé par des éléments dorés date de 1918. Encore dans une carrosserie très carrée, le Berliet GCM sort des usines de Vénissieux en 1929. Sa benne peut transporter jusqu’a dix tonnes grâce à son moteur quatre cylindres de vingt chevaux.

Après la seconde guerre mondial Berliet a sorti le TDR. Un tracteur propulsé par un moteur quatre cylindres de 7,2 litres. On s’approche de nous, en 1965, avec le Berliet GLR était surtout utilisé sur les chantiers grâce à sa grande benne amovible. Pour finir se tour d’horizon du stand de la fondation Berliet il y a le GBH 280, au couleur Renault, équipé de sa grue.

Youngtimers, les coupés 4 portes à l’honneur

Par Fabien

Comme pour chaque édition, le magazine Youngtimers avait trouvé un thème original à son expo. Cette année, ce sont donc les coupés 4 places qui sont à l’honneur.

Dans cette catégorie, les japonaises sont plutôt pas mal représentées, de la très sportive Honda Integra Type R et son V-Tec de 1,8 litre, à l’atypique Subaru SVX et son profil aux vitres en 2 parties, en passant par la Toyota Supra et autre Mitsubishi 3000 GT.

Mais Les deux Yougtimers qui retiendront l’attention sont une Ferrari 456 GT qui peut emmener ses 4 occupants à près de 300 km/h, et le “coupé-space” de Renault, l’Avantime. Même s’il semble incongru de voir ce monospace sur le stand des coupés, il n’en reste pas moins un représentant de cette catégorie de véhicules, avec ses 2 portes à la cinématique évoluée permettant de les ouvrir, malgré leur taille dans un minimum… d’espace.

Les Crosslé d’Autodiva

Texte Fabien, photo Thierry

Autodiva, le magazine spécialisé dans l’histoire de la course automobile, a décidé cette année d’exposer quelques exemplaires de monoplaces fabriquées par le plus ancien constructeur encore en activité : Crosslé.

Parmi les auto exposées on citera notamment le Crosslé 32F, inscrit en 1977 en Formule Ford et piloté par un débutant à l’époque, Nigel Mansell, qui a même dédicacé l’exemplaire présenté. Cette année là, au volant de cette monoplace, il remporta 27 victoire et le titre.

On notera également ce Crosslé 9S qui a disputé en 1966 le championnat international 2 litres Gr.6 ou ce 55F de 83 qui permit à Eddie Jordan d’obtenir son premier podium. Emblématique, enfin, le 60F de 1984, dessiné à 100% par John Crosslé et qui permit à l’équipe d’Irlande du Nord, d’où la couleur verte, de remporter la Coupe Mondiale par équipe en 1986.

Plein phare sur Gnome Rhône

Par Thierry

Après la marque de moto lyonnaise New Map l’année dernière, cette année c’est la marque parisienne Gnome et Rhône qui est à l’honneur. La marque est lancée en janvier 1915 de le fusion des société Gnome et Rhône, d’où son nom. Initialement l’entreprise fabrique des moteurs d’avion et durant la première guerre mondiale c’est 80% des avions qui en sont équipés. Sur le stand expo à Epoqu’Auto 2019 est exposé un avion Blériot XI avec un moteur sept cylindres en étoile. L’entreprise connait une forte ascension jusqu’à devenir le leader européen dans l’entre deux guerres. Mais les commandes militaires devenant de plus en plus faible, la décision est prise de diversifier l’activité.

C’est vers les deux roues que l’orientation est donnée, avec l’achat de la licence à la société anglaise ABC. Après une amélioration et une fiabilisation des motocyclettes en trois ans ce sont trois mille exemplaires de Type A qui seront vendus.

Fort de ce succès, Gnone et Rhône va produire ces propres deux roues. Les premiers modèles sont des types E, avec un moteur deux temps de 175 cm³ et une type C avec un moteur quatre temps de 500 cm³ à soupapes latérales. En 1928 une évolution est faite avec un réservoir de selle. En 1935, l’appellation “X” apparaît avec les cadres en tôle, sur les 750 X en version civil et XA en version militaire parmi d’autres modèles.

Après la seconde guerre mondiale, la société a des difficultés et ne retrouve pas le niveau de vente. C’est malheureusement le cas de nombreuses marque de moto française. Les derniers modèles produits seront de plus petites cylindrées de 100 à 200 cm³. C’est en 1959, comme les marque Monet Goyon ou New Map que l’entreprise ferme ses portes.