Essai d’une Facel Vega Facel II, grand luxe et gros muscles

Publié le par Benjamin

Essai d’une Facel Vega Facel II, grand luxe et gros muscles

Facel Vega est une marque qui intrigue et fait rêver beaucoup de passionnés. Personnellement, c’est carrément les deux. J’avais déjà pu essayer une Facel… mais ce n’était qu’une « petite » Facel et j’en étais déjà content (l’essai de la Facel III est ici). Sauf que j’avais vraiment envie d’essayer autre chose. En effet, ce n’est pas avec ces « petites » Facel que la marque s’est fait connaître mais plutôt avec les « grosses », celles qui avaient recours à de gros V8 venus de Détroit. Par une belle journée de fin d’été, voilà qui va être fait… avec une Facel II sublime et déjà primée.

Notre Facel II du jour

Pour certains, reconnaître une Delage ou une Delahaye n’est pas si facile. Par contre, identifier une Facel Vega ne leur pose aucun souci. Le fait que notre Facel II soit finalement une auto « beaucoup » plus récente puisque fabriquée au début des années 60 a son importance. Mais ça ne fait pas tout quand on parle d’une marque qui a sorti moins de 3000 voitures au total ! Le chiffre est même bien plus petit si on s’attarde uniquement sur les « grosses » FV, HK500, Excellence et Facel II puisqu’on arrive à 1183 voitures, prototypes compris !

Alors, d’où est-ce que vient cette reconnaissance ? Rares sont les marques qui ont su développer une véritable signature stylistique. Souvent, ça vient de l’avant de la voiture. On pense aux grosses calandres Mercedes, aux haricots de BMW… et on peut donc rajouter la calandre en trois parties de Facel Vega. La Facel II n’y a pas coupé. Justement, le fait que ce soit un coupé aide aussi à son identification.

On va s’attarder sur cet avant. Dire qu’il est semblable aux Facel Vega précédentes est à la fois vrai et faux. On commence par ce qui est vrai : la fameuse signature de la calandre. Toutes les Facel Vega, petites et grosses, de 1955 à 1964 ont affiché cette calandre. Au centre, une grosse grosse ouverture verticale. De chaque côté, des ouïes (un peu) plus petites qui s’étirent horizontalement. Sur les FV, FV1 et FV2 elles étaient simples avant d’être doublées, comme sur notre auto du jour. Autres points communs, les grilles carrées et les pare-chocs massifs et chromés.

Côté différences, on note d’abord les feux. Depuis la FV3, les Facel se distinguaient avec des phares juxtaposés verticalement. Sur la Facel II, on reprend ce principe avec les codes et les phares « empilés » sauf qu’elle inaugure une nouvelle signature avec l’apparition des phares Marchal Megalux. Ces phares, sont créés spécifiquement pour la Facel II ! On les retrouvera par la suite sur des voitures variées allant des petites Facel à la René Bonnet Missile !

Enfin, la Facel II se différencie des précédentes « grosses » Facel en reprenant les proportions et le style de la Facellia… mais en beaucoup plus grand. La première des « petites » Facel mesure 4,12m quand la Facel II étire ce style avec beaucoup de finesse dans 4,75m ! Grosse différence. Pour autant, ça ne fait pas massif puisque la hauteur est vraiment contenue. La longueur du capot est une belle preuve de cet allongement.

Le profil de la Facel II permet encore de juger ce trait. On voit bien que l’auto est basse à ses surfaces vitrées. Privilège des voitures anciennes, les montants sont fins. Privilège des voitures de luxe, ils sont aussi chromés. Le capot est donc long, la ligne de caisse haute et droite, les chromes présents jusqu’aux rayons des roues à écrou central et aux baguettes.

On remarque aussi plusieurs lignes droites inclinées selon un angle qui semble se répéter au niveau des arches de roues ou encore de la jonction entre la lunette arrière et la vitre de custode. Une autre ligne droite termine également l’aile arrière qui mérite encore son nom.

L’arrière permet justement de bien voir ces ailes. Fines, elles sont surmontées d’un clignotant tout aussi fin et bien intégré quand le reste des éclairages est rejeté sous le coffre dans des combinés ronds. Le pare-chocs est encore massif et le coffre est vaste. Sur celui-ci apparaît le monogramme Facel II qui renvoie au logo Facel Vega placé au-dessus de la calandre.

La Facel II joue donc l’élégance et, autant qu’elle puisse le faire avec autant de chromes et une taille qui la met à côté d’une DS, rien que ça, de la discretion. Sauf que niveau discrétion, on se doute que ça se limitera aux phases où la voiture est à l’arrêt. Oui, on voit bien 4 sorties d’échappement sous le pare-chocs. Une chose vraiment notable pour une voiture française.

En tout cas, ce style me séduit… et je ne suis pas le seul. L’état parfait de la voiture aidant, elle a remporté le Grand Prix d’Excellence au concours AutAu, pendant Rétrocoeur 2025 au mois de mai à Cassis !

Technique : Détroit au rendez-vous

On vous l’a dit, ce qui différencie les « grosses » et les « petites » Facel, c’est plus leur moteur que leur taille. Les petites Facel sont apparues en 1960 avec la Facellia et son 4 cylindres Pont-à-Mousson. Les grosses Facel, les originelles, les FV, HK500, Excellence et donc notre Facel II sont, elles, équipées de gros V8 venus des Etats-Unis. Contrairement aux italiens et anglais qui ont privilégié les mécaniques Ford voire Chevrolet, c’est chez Chrysler que s’approvisionnait Jean Daninos pour ses Facel Vega.

Forcément, on parle de très grosses cylindrées. La HK500 avait marqué les esprits en 1958 en affichant un rapport poids puissance de 5kg/ch qui lui donnait son nom. Comme ces voitures de luxe n’étaient pas des poids plumes, il fallait de gros moteurs pour le faire. On était à 361ci sur la HK500 (5,9 litres) pour 360ch.

Sur la Facel II on est allé encore plus loin : 383ci soit 6,3 litres ! La puissance peut atteindre 390ch et le couple 624Nm. Sauf que ces chiffres sont réservés aux autos recevant une boîte manuelle (fournie par Pont-à-Mousson). Notre auto du jour reçoit une boîte auto Torquelift, fournie par Chrysler, à 3 rapports. La puissance est revue à la baisse, il y a un carbu de moins. Mais on reste à 355ch et 576Nm ! Des chiffres fous pour une voiture française d’autant qu’on a contenu la prise de poids et qu’on est resté aux 5kg/ch, un chiffre que les autres françaises de l’époque autrement plus légères, ne proposaient pas.

Le poids est donc situé autour des 1800kg. Une belle masse qu’on freinait avec des freins à disque pleins fournis par Dunlop. Côté perfs, affichait 240km/h sur la version à boîte manuelle mais on visait plutôt les 220 avec une boîte auto. En tout cas, des chiffres qui font de la Facel II un OVNI des années 60, bien au-dessus de tout ce qui se faisait en France et parmi ce qui se faisait mieux en Europe, italiennes incluses !

Intérieur : made in Facel

Il est une signature Facel dont on n’a pas encore parlé. Pour la découvrir, il faut ouvrir la grande (et un peu lourde) porte pour le découvrir. Si la ligne d’une voiture ne donne pas forcément son statut, c’est différent de l’intérieur. On se dit que, effectivement, dans les années 60, la Facel II était bien au-dessus de tout ce qui faisait en France.

Commençons par le plus visible : la planche de bord. Strictement verticale, elle reprend d’ailleurs le bossage central né de la calandre et prolongé sur le capot. Son habillage, c’est la signature Facel. On pourrait penser à du bois mais les Forges et Ateliers de Construction d’Eure-et-Loir ont joué sur l’économie. Du coup, c’est face à une tôle peinte qu’on se retrouve. L’impression est parfaite !

La Facel II embarque tout ce qu’il faut côté instrumentation. Derrière l’énorme volant, qui sort de la planche de bord avec une colonne énorme elle aussi, on découvre le compte-tours et le tachymètre. On complète l’instrumentation avec un ampèremètre, une montre, la température d’eau, la jauge de carburant, la pression et la température d’huile. Beaucoup de ces éléments étaient réservés à l’époque aux voitures les plus sportives… et ils sont tous là !

Côté commandes, deux pédales et un sélecteur de boîte confirment que notre Facel II est la plus paisible de la gamme (tout est relatif). L’autoradio est en bonne place ainsi que l’allume cigare. Quelques manettes qui font plus penser à un Boeing 707 qu’à une voiture sont placés devant le sélecteur de boîte.

On note enfin que la Facel II est un coupé 2+2. Les places arrières ne sont pas particulièrement spacieuses mais leur assise est confortable. Elles sont d’ailleurs dotées d’un cendrier de chaque côté. Par contre, la ceinture qui sert aux passagers avant gênera assurément. Après, il faut se dire que si on voulait être choyé à l’arrière d’une Facel Vega, il fallait surtout se tourner vers la berline Excellence.

Au volant de la Facel Vega Facel II

C’est parti ! Malgré une hauteur réduite de 1,28m, ce n’est pas difficile de s’installer à bord de la Facel II, la grande porte aidant beaucoup. Les sièges peuvent s’apprécier à l’arrête, ce sont de véritables fauteuils larges et épais. Dire que leur cuir est d’origine en dit beaucoup sur la qualité des matériaux utilisés. C’est le luxe Made in France avant qu’on ait besoin que les ministres n’aillent le prôner dans le moindre salon.

Un coup d’accélérateur et le V8 démarre. Pas besoin de faire parler sa puissance pour voyager. Si ce qu’on a décrit de la Facel II suffisait à nous emmener loin des productions françaises de l’époque, le son du moteur nous emmène directement dans le Michigan. Les quatre sorties d’échappement font le travail. Le son est présent mais ne propose pas un vacarme assourdissant.

Ceinture bouclée, boîte sur Drive, le pied droit libère la bête. Pas besoin d’accélérer pour démarrer. Par contre, sitôt le pied posé sur la pédale de droite, le gros coupé bondit. Il faudra le faire doucement parce que le couple de camion est disponible très bas (300Nm dès 1200 tours). Pour évoluer en ville, ça va être parfait ! La Facel II ronronne et avance sans peine. Les passant écarquillent forcément les yeux à son passage. On a toujours cette impression que c’est une grosse voiture, mais ça reste une voiture ancienne de 1,76m de large, ce qui la met dans la norme actuelle. Bonus : les surfaces vitrées sont fines mais offrent une parfaite vue vers l’extérieur.

La ville n’est donc pas une tannée. Une voiture ancienne n’est pas forcément très basse non plus. Du coup les ralentisseurs sont avalés sans suées. Leur montée comme leur descente montrent qu’il n’y a pas que le moteur qui est typé US, les suspensions aussi. C’est très « smooth ».

Heureusement, la ville est vite oubliée. Nous sommes sur la route Napoléon et celle-ci s’élève dès le panneau de sortie de ville franchi. Dans ces conditions, beaucoup de voitures anciennes demanderaient de tomber un rapport pour relancer. La Facel II n’en a même pas besoin. L’accélérateur répond et le couple fait le reste. L’accélération est bonne et l’escalade est facile. Le moteur ronronne toujours tandis que le confort reste royal.

Peu à peu, on prend nos marques. Dire que la Facel II est sans surprise serait faux. Bonne surprise : la direction. On s’attendait à une certaine lourdeur entraînée par le poids du gros V8 sur le train avant mais la direction assistée, d’époque, fait le travail. Par contre, niveau précision on a vu beaucoup mieux avec un flou central prononcé. Heureusement le grand cerceau permet de compenser. Mauvaise surprise : les freins. Les disques des années 60 n’étaient pas toujours au top et on a quand même du poids à arrêter.

Je garde ce dernier point en tête quand la route s’ouvre vraiment. C’est aussi le moment d’ouvrir les papillons du carburateur. La Facel II n’est pas une sportive mais proposait des performances qui l’étaient clairement. Pied dedans, le V8 y va toujours. Il n’a toujours pas tombé de rapport, nous sommes toujours en montée, et pourtant il reprend sans peine. Un petit exercice du dimanche matin pour lui, une prouesse pour une française de l’époque. Le compte-tours montre une montée en régime docile, de toute façon limitée aux 5000 tours, tandis que le tachymètre s’est affolé !

Une épingle arrive. Le freinage n’est décidément pas idéal mais suffisant pour s’éviter les frayeurs. La Facel II enroule. Le volant touche mes jambes sans me gêner et la trajectoire est respectée. La grosse française a pris de l’angle, forcément, mais c’est parce qu’on passe quand même plutôt fort dans cette épingle tandis que le manque de maintien des sièges se fait criant.

À la relance, toujours pas de problème. Le couple, puis la puissance, proposent une allonge vraiment appréciable. Je ne vais pas aller taquiner le tachymètre mais je crois sans peine les valeurs de Vmax annoncées. Le pire ? Elle peut faire mieux encore !

Pascal qui m’accompagne prend la main, littéralement, sur la boîte. Il tombe un rapport alors que je soigne ma trajectoire. Au lieu de repartir sur le troisième rapport, la Facel II bondit sur le second. L’impression de sauter vers le prochain virage est encore plus réelle. La poigne qu’affiche le moteur est vraiment surprenante.

Le son ? On est monté dans les tours et personne ne dira que c’est un 4 patte qu’on a sous le capot. On a vraiment l’impression d’attaquer une longue ligne droite de la Route 66 alors qu’on fonce en réalité vers le muret en pierre qui borde la route Napoléon. Freinage, et c’est reparti.

La Facel II n’est pas parfaite au niveau du châssis, c’est certain. Freinage et direction semblent calquées sur le moteur : c’est de l’américain pure souche. Par contre, c’est de la vraie muscle car ! Le moteur permet des performances énormes, qu’il faut calmer pour compenser le freinage mais on se rend vraiment compte que notre auto du jour est toujours à part au milieu de la production automobile hexagonale.

Allez, c’est le moment de calmer un peu. La Facel II sait donc évoluer sur un filet de gaz qui n’empêche pas de tenir un rythme plutôt élevé d’ailleurs. On profite de cet intérieur superbe et d’un confort certain pour encore quelques kilomètres.

Conclusion

Cela faisait donc longtemps que je voulais essayer une grosse Facel. Le résultat n’est pas décevant du tout et offre même quelques surprises. Rien à redire sur la ligne et l’intérieur que je trouve magnifiques et qui tranchent vraiment avec le reste des voitures françaises… presque toutes époques confondues.

Mais ce n’est rien comparé au ressenti sur la route. Là, on n’est plus du tout en France. La Facel II a tout d’une américaine, de sa sonorité à sa poigne, de son comportement à son confort indolent. C’est une voiture très performante qui pouvait faire des perfs d’italienne sans pour autant les taquiner au moment d’attaquer. Une GT ? C’est presque limite puisque son dynamisme reste limité aux prouesses de son gros V8.

En tout cas c’est une voiture qui est vraiment à part et qui ne fait pas rêver pour rien !

Les plus de la Facel IILes moins de la Facel II
Son moteurSon freinage
Son luxeSon exclusivité
Ses performancesSon prix
Son image
Les notes de la Facel II
Fiche techniqueFacel Vega Facel II
Années1961-1964
Mécanique
Architecture8 cylindres en V
Cylindrée6286cm³
AlimentationCarburateur Quadruple Corps
Soupapes16
Puissance Max355ch à 4800 trs/min
Couple Max576Nm à 4000 trs/min
Boîte de VitesseAutomatique 3 rapports
TransmissionPropulsion
Châssis
Position MoteurLongitudinale Avant
FreinageDisques AV et AR
VoiesAV 1420 mm / AR 1420 mm
Empattement2660 mm
Dimensions L x l x h4750 x 1760 x 1280 mm
Poids (relevé)1800 kg
Performances
Vmax Mesurée220 km/h
0 à 100 km/h8,3s
400m d.a16,0s
1000m d.a29s
Poids/Puissance5,07 kg/ch
Conso Mixte± 20 litres / 100km
Conso Sportive± 40 litres / 100 km
Prix± 200.000 €

La Facel II en vidéo

Vous voulez plus d’infos sur l’histoire de la marque Facel Vega, de sa création à sa chute ? Vous souhaitez entendre ce fameux V8 de 6,3 litres ? C’est dans notre vidéo, montez le son !

Rouler en Facel Vega Facel II

C’est une voiture qui fait évidemment rêver. La Facel II c’est la Facel ultime et c’est aussi la dernière de son genre. Par contre, sa carrière s’est effectuée alors que la marque battait déjà de l’aile, gravement, et elle fut arrêtée en même temps que l’activité de Facel Vega… ce qui la rend rare. Si on avait construit 490 HK500, la Facel II s’est arrêtée après 184 exemplaire. Cela la rend donc particulièrement rare sur le marché.

Les prix varient relativement peu puisque la majeure partie des Facel II ont été restaurées. Ces restaurations sont rarement laissées au hasard, comme la plupart des voitures anciennes de cette catégorie, et les prix sont donc conséquents. On débutera donc autour des 150.000€ pour vite monter au-dessus des 200.000€ voire beaucoup plus si la restauration est récente et la voiture parfaite. Beaucoup de ces Facel II passent en salle des ventes, notez que comme toutes les grandes françaises, ça ne se limite pas aux salles des ventes nationales.

Que faut-il surveiller ? On vous l’a dit, beaucoup ont été restaurées. N’hésitez pas à vous faire accompagner de connaisseurs pour juger un futur achat. L’Amicale Facel Vega en compte plusieurs qui pourront juger de la qualité de la restauration et de la voiture en elle-même. Si la voiture n’a pas été restaurée, sachez que les artisans qui refont les tableaux de bord ne courent pas les rues mais existent. Pour le reste, de bons carrossiers et mécaniciens arriveront à tout faire. Côté pièces, l’Amicale en refabrique et, pour ce qui touche au moteur, les pièces venues de Détroit sont faciles à trouver.

Un énorme merci à Pascal pour nous avoir laissé le volant de cette remarquable Facel II.

Benjamin

http://newsdanciennes.com

Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos et a publié plus de 5000 articles directement... et participé à de nombreux autres. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres et compte plus de 300 essais de voitures anciennes à son actif. Il sillonne la France et l'Europe pour vous faire vivre toute sorte d'événements, de la petite exposition aux plus grands salons.

Commentaires

  1. Jean-Louis Martinetti

    Bonjour,
    Belle évocation et photos d’une élégante sobriété. Vous classez les Facel en 2 catégories, que faites vous des rares Facel VI à moteur Austin Healey et leur surpoids sur les roues avant ? Pour les Facellias, que dire de plus du moteur raté de Pont à Mousson qui a ruiné M Daninos en raison du SAV ou du Moteur Volvo fiable mais pas assez puissant et des Excellences dont la caisse, aux portes antagonistes, manquait de rigidité ? Et que dire du Gal De Gaulle qui par son antiaméricanisme un peu primaire a refusé d’aider ce fleuron de l’industrie française qui osait équiper ses productions de moteurs venant de Detroit. ???
    Merci pour ce bel article.
    Bien cordialement.

    Répondre · · 20 octobre 2025 à 18 h 31 min

    1. Benjamin

      Les Facel 6 restent des caisses « petites ». Niveau comportement, il faut qu’on essaye !

      Répondre · · 20 octobre 2025 à 20 h 21 min

  2. Carlos

    Une magnifique œuvre d’art, élégante et restaurée de façon extraordinaire. Quelle entreprise a restauré cette voiture ?

    Répondre · · 20 octobre 2025 à 20 h 55 min

    1. Benjamin

      Pascal le mentionne dans la vidéo, c’est Restauro… au Portugal 😉

      Répondre · · 21 octobre 2025 à 8 h 27 min

  3. Marc Pieterbourg

    Bonjour,
    Bien que n’étant pas propriétaire d’une Facel Vega II, je me permets un commentaire concernant le garage Restauro auto au Portugal ou j’ai eu le bonheur, la chance de faire restaurer ma Cadillac Eldorado 1987 après avoir été victime d’une arnaque et passé sur la chaîne TF1.
    Je n’ai que des éloges à faire sur ce garage, son propriétaire parlant français et son équipe vraiment professionnelle.

    Répondre · · 21 octobre 2025 à 12 h 40 min

  4. Christophe Henry

    Bonjour.
    Merci pour ce bel article. Une petite précision, les pare-chocs sont en inox poli et non chromés.

    Répondre · · 27 octobre 2025 à 11 h 02 min

  5. Nicolas Constantin

    Bonjour,
    Il est fort probable que je ne serai malheureusement jamais propriétaire d’une Facel II, celle qui hante pour l’éternité ma passion d’enfance pour l’Automobile, la vraie, celle qui revendique l’élégance, la finesse, les divines proportions, non sans une certaine sobriété de style..
    Oui, elle est objectivement la plus belle auto de tous les temps.
    J’ai tout d’abord découvert la marque au travers d’une bande dessinée, étant gamin : « L’ouragan de feu » (titre qui s’associe à merveille à ces puissantes voitures !), dans laquelle le dessinateur Jacques MARTIN met en scène avec une finesse d’observation manifeste les autos de son époque: L’Alfa Giulietta Sprint de notre héros de papier -le journaliste « Lefranc »-, une plus modeste 202 Peugeot, un « 1000kg » Renault, la Simca « Présidence » de l’organisation en lutte contre notre reporter, et bien sûr, peut-être la plus remarquable de toutes, la superbe et magnifiquement croquée HK 500 bleue à toit crème..
    Tout est là pour instiller la passion pour la marque, tant le rendu général fait la part belle aux détails, au plans choisis, comme cette contreplongée pour suggérer l’accélération brutale du V8 Chrysler ! J’avoue, j’ai craqué..
    Pour être honnête, je goûte moins l’Excellence, qui cherche trop (?) à imiter une création d’Outre-Atlantique, avec sa longueur d’empattement, ses portes antagonistes et ses ailerons, du moins sur les premiers exemplaires: affaire personnelle, me direz-vous, et après tout, elle aurait pu constituer un très beau porte-étendard dans les cortèges officiels de notre pays, en lieu et place de ces lourdes réalisations de carrossiers pas toujours très inspirées qui nous ont été imposées un peu trop longtemps !
    Un peu plus tard, c’est la découverte de la Facel II dans un magazine de l’époque, présentée sur un quai de Seine, dans une superbe livrée métallisée que reprend avec bonheur l’auto de Pascal, cet heureux propriétaire que j’envie de pouvoir admirer et savourer sans limites cette œuvre d’art.
    Simplement à l’arrêt elle suggère déjà la puissance : même les pneus de haute taille ne parviennent pas à contrecarrer cette impression de mouvement en attente, cet appel à la route..
    Rentrés dans la caisse, les roues n’affleurent pas et cela ne gêne en rien une lecture convaincue de cette robe « haute couture » : grands yeux posés sur le pare-chocs fin, fuite délicate des ailes arrière, finesse des montants, pare-brise panoramique « à l’américaine », le toit semble posé avec légèreté et grâce sur le corps principal.. oups, voilà que j’en parle comme d’un être..
    A ce propos, imaginez un instant Grâce de Monaco à son volant, en 1962: une allure presque excessivement folle, n’est-il pas ?
    Le grand cerceau légèrement tulipé participe à la réduction des efforts aux plus basses vitesses, colonne fichée directement dans la planche de bord en tôle peinte, un autre clin d’œil typiquement Facel qui sait trouver ses propres « gimmicks » en ironisant sur les plus goûtés dans cette catégorie : le chrome, le bois..
    La grande surface vitrée cernée d’inox poli ne vous laissera jamais un seul angle mort, le bossage central du capot comme étrave imperturbable, les ailes arrière telles de fines nageoires caudales surmontées de leur arrête lumineuse, et c’est confortablement installé dans ce salon roulant que vous pourrez tester ses aptitudes, la sentir vivre, réagir, relancer à l’infini, sur un filet de gaz ou lors de franches reprises, tout comme je rêve de vivre ça un jour, si jamais…
    On peut en effet lui reprocher, dans un accès de lucidité coupable, sa suspension arrière archaïque, son moteur sans manières qui nous empêche de la considérer avec orgueil comme une création totalement française, mais franchement, quand on connaît son histoire, celle de la marque, les réticences de notre cher Etat à lui venir en aide, on doit pouvoir faire fi, 60 ans plus tard, de toutes ces chicaneries bien vaines, pour simplement s’assoir à son bord et humer son appel à dérouler le macadam avec délice..?
    Je suis sûr que le gros chat qui ronronne avec gravité, sans se fatiguer, là-bas, sous vos pieds, saura emporter les derniers sceptiques !
    Cet exemplaire est absolument splendide, son histoire extraordinaire (chacune des 184 peut en revendiquer une singulière, dans l’absolu), et je remercie infiniment Pascal, son forcément très comblé propriétaire, de nous avoir permis de monter à bord pour ces quelques minutes d’intense plaisir (virtuel, certes)..
    Une voiture qui pourrait à elle seule illustrer la définition du mot « sublime » dans le dictionnaire.

    La signature Facel est inimitable, et c’est déjà là toute sa force…

    Merci encore pour ces instants de Grâce.

    Facellement vôtre,
    Nicolas

    P.S: illustrateur et maquettiste, j’ai pour projet de réaliser une Facel II à l’échelle 1/5e ou 1/8e, en bois -mon matériau de prédilection- avec le maximum de détails : puisse un jour un heureux propriétaire comme Pascal m’offrir cette possibilité insensée d’approcher l’objet de tous mes rêves et, pour ce faire, effectuer une prise de cotes des tous les éléments constitutifs..

    Répondre · · 29 octobre 2025 à 16 h 52 min

  6. PHILIPPE

    Cette couleur?

    Répondre · · 11 janvier 2026 à 20 h 31 min

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