Classic Car Festival #2 aux Puces de Villeurbanne, il y avait du monde pour chiner en ancienne

Pour cette deuxième édition, l’engouement des passionnés a pu rassurer les organisateurs sur le bon travail qu’ils ont réalisé. Si vous aimez les voitures anciennes et les brocantes, et après une première édition déjà réussie, le Classic Car Festival #2 s’est imposé comme un événement à ne pas rater.

Un Stand News d’anciennes

Pour ceux d’entre vous qui sont venus au Classic Car Festival #2, vous avez pu voir un stand arborant fièrement le logo à l’engrenage de News d’Anciennes. Et oui, pour la première fois de son histoire, nous avions un stand sur un événement. Comme un run d’essai et de mise au point avant la Grand-Messe d’Epoqu’auto où l’équipe sera plus nombreuse pour vous accueillir.

Nous étions deux, avec nos anciennes : une 205 GTI 1.6, la lionne de 105 chevaux, et le lionceau, une 106 1.3 Rallye de la première époque.
Et entre ces deux sochaliennes, un superbe CabTrac blanc… Un CabTrac ? C’est ainsi que notre invité appelle sa Citroën Traction 7C cabriolet. De 1936, elle semble avoir traversé le temps sans qu’il prenne prise. Comme ces tableaux d’art qui sont toujours aussi beaux et d’actualité malgré les années qui passent ! Mais étais-ce bien le cas ? Il vous faudra pour le savoir attendre l’essai de la belle que nous avons eu la chance de réaliser dans la foulée du Classic Car Festival.

Ce stand a été une magnifique occasion de rencontrer de nombreux passionnés, de vous rencontrer et surtout de partager avec de nombreux visiteurs ou propriétaires notre passion commune pour les « vieux tacots ».

Le coin des chineurs

Le Classic Car Festival se tient au beau milieu des Puces du Canal à Villeurbanne. Les brocanteurs en profitent donc pour ouvrir leurs boutiques et proposer des objets liés à l’automobile. On retrouve également des brocanteurs extérieurs venus proposer divers produits et services.

Au-delà des meubles ou des divers objets de décorations pour la maison, de nombreux brocanteurs ont respecté le thème de l’automobile. Des jouets anciens en forme de voitures, des voitures à pédales ou des voitures miniatures étaient proposés par les vendeurs. Pour les chineurs de la première heure, vous pouviez trouver des vieux bidons d’huile en métal de différentes marques, mais aussi d’anciennes pompes à essence. C’est toujours sympa d’avoir cette décoration dans son garage (ou dans son salon, au choix !). Un brocanteur proposait même d’anciens cyclomoteurs, mais je vous en parle plus loin.

On retrouvait également des stands proposant des objets d’art liés à l’automobile, entre une réédition d’une vielle affiche d’un grand prix d’antan ou d’un modèle emblématique. Mais le stand le plus surprenant était celui proposant des tableaux réalisés par des artistes liés à l’automobile. Le plus original avait comme support des vieux bidons sur lesquels était peinte une Renault 4cv. Et si la marche entre les voitures et les négociations avec les exposants vous avaient donné soif, vous aviez de quoi vous sustenter sur tout le site.

Les populaires au rendez-vous du Classic Car Festival #2

Des autos d’exceptions faisaient la part belle aux autos populaires que nous avons l’habitude de voir sur les rassemblements. Un duo coloré de Peugeot 204 dans deux silhouettes différentes, une berline et un cabriolet. Plus récente mais peu répandue, collector en puissance, une 205 Indiana 4 portes était présente, reconnaissable à sa couleur sable et un striping spécifique à ce modèle avec son cactus.

On retrouvait une belle Renault 8 par ici, une 2cv par là… Si vous êtes fan de BMW vous étiez servi avec différentes versions de BMW E30, mais aussi des 1600 et 2002, plus anciennes. Si vous nous avez suivi nos lives Facebook Fabien nous a présenté une magnifique Simca 1100 avec LE détail qui fait tout : le volant en moumoute, touche seventies s’il en est ! Pour terminer ce tour, non exhaustif malheureusement, des populaires on terminera avec une très belle Ford Capri et une Peugeot 403.

Les bombinettes se toisaient du coin du phare

Pour ce Classic Car Festival #2, si vous êtes fans de la période des années 1980-1990, les bombinettes présentes ont dû vous rappeler des souvenirs. Entre une très belle Renault Super 5 GT Turbo bleu, ou la Peugeot 205 GTI 1.6l 105 de Fabien, ce duel est encore d’actualité aujourd’hui. Même si les couteaux que les protagonistes avaient entre les dents se sont sérieusement émoussés avec le temps, les duels se terminant aujourd’hui plutôt autour d’une bière ou d’un café, le sourire aux lèvres.

Pour rester dans la marque au Lion, vous pouviez comparer les différences entre une 205 Rallye et la plus récente 106 Rallye de Thierry.
Moins courante, mais dans le même esprit, parée de sa robe orange très emblématique du modèle, il y avait une très belle NSU TT. Plus insolite par sa couleur et son niveau de préparation, une belle, et de plus en plus rare Renault 11 Turbo était de la partie. Pour clôturer la page bombinettes, différentes Mini paradaient sous le soleil avec leurs carrosseries rutilantes.

Les autres « après-guerre » du Classic Car Festival #2

Sur place on trouvait aussi belles Porsche 356 affûtées, des V8 avec une Chevrolet Corvette C1, une très impressionnante Cobra, des Ford Mustang… On ajoutait une très belle et rare Mercedes 300 non loin d’une réplique de Jaguar Type D.

Focus sur quelques autos du Classic Car Festival #2

Une MG TF

Le soleil, qui a quelque peu fainéanté au matin, s’est décidé à illuminer la journée. Et quand sa lumière s’est attardée sur cette MG TF sortie de son usine natale d’Abington en janvier 1954, les chromes et le rouge ont inexorablement attiré l’objectif.

Arrivée capotée, le propriétaire et sa passagère ont manœuvré plutôt aisément le toit de toile de l’auto. Ce modèle, équipé du moteur XPAG 1250 cm³ hérité de la TD, a une histoire plutôt mouvementée : partie d’Angleterre pour nourrir le marché américain, friand de ces anglaises d’après-guerre, elle arrive à Chicago. Un peu paradoxal pour un cabriolet lorsqu’on connait le climat de cette ville. Elle restera chez l’Oncle Sam jusqu’en 1993, année de son rapatriement en France. Elle subira ensuite une restauration profonde, respectueuse du modèle d’origine.

Une étonnante Warwick GT

Celle-ci, ce n’est pas une inconnue pour vous, lecteurs de News d’Anciennes. Thierry l’avait déjà croisée au Musée Henri Malartre (pour relire l’article, c’est par là). Mais c’est toujours un choc de voir une auto aussi rare.

Née Peerless GT (toutes les infos ici), entre 1957 et 1960, la Warwick est la création Bernie Rodger, l’un des fondateurs de Peerless Cars, qui crée la société Bernhard Rodgers Limited à l’arrêt de la production de la première. La Moyennant quelques retouches esthétiques légères, c’est au tour de la Warwick GT de sortir des chaines… Pour une courte durée, puisque sa production s’arrêtera définitivement en 1962.

Par rapport à son ainée, les modifications concernent un capot monobloc à charnières cachées, incluant les ailes, un châssis plus léger et plus rigide, et un tableau de bord remanié. Une quarantaine d’unités seulement furent produites. Quant au moteur, il s’agit d’un 4 cylindres d’origine Triumph de 1991 cm³ de cylindrée. Encore une belle rencontre !

Les plus anciennes : les avant-guerres

Sans parler d’ancêtres, tous les âges étaient représentés. Une magnifique Delahaye était à côté d’une Renault bien sûr la sublime Citroën Traction Cabriolet sur notre stand.

Et une Riley… Il faut déjà avoir baroudé dans le milieu des anciennes pour connaître cette marque anglaise d’avant-guerre, même si la marque survivra jusqu’en 1969 : le premier rachat à la suite de difficultés financières fut réalisé en 1938 par la Nuffield Organisation, organisme couvrant les activités d’un certain William Morris. Mais lors de sa grande époque, Riley a produit nombre de voitures de courses. Celle présente au Classic Car Festival #2 est une Riley TT Sprite de 1936, d’un modèle identique à celui qui a couru au Mans en 1937. Elle est propulsée par le « 1 ½ Litre » développant environ 75 chevaux, et est équipée d’une boîte pré-sélective Armstrong Siddeley (origine Wilson) typée circuit. Le tout carrossé comme une auto de course. Il y avait de quoi faire tourner les têtes !