Modèles à la Une : Simca 1100

La Simca 1100, vous la connaissez si vous suivez News d’Anciennes depuis près d’un an. On peut la voir en vidéo, en test, comme voiture de test, mais là on va vous parler de son histoire.

Au milieu des années 60, Simca se penche sur une voiture pour occuper le segment du milieu de gamme. A ce moment, c’est encore Théodore Pigozzi qui est aux manettes de Simca, tout en étant supervisé par la direction américaine de Chrysler qui possède la marque à l’hirondelle.
Pigozzi adore l’idée d’une voiture moyenne avec traction avant et moteur avant disposé transversalement. Surtout depuis qu’il a découvert la dernière née du groupe Fiat, l’Autobianchi Primula.

Le projet 928 est donc lancé. Le cahier des charges veut une voiture pratique, ni berline, ni break, en 6cv, avec une traction avant et une longueur sous les 4m.
Le design va pour un temps inquiéter les stylistes de Poissy avant que le style, moderne mais reprenant les codes de la marque, ne soit fixé.
La voiture entre donc en test à partir de 1965 et la définition du modèle va vite avancer. Au niveau moteur, on fait appel au bloc Poissy qui bénéficie depuis peu d’améliorations apparues sur la 1200 S. Les trains roulant font appel à quatres roues indépendantes, des freins à disque à l’avant et à tambour à l’arrière.
La carrosserie fait appel au hayon, chose assez nouvelle car c’est la Renault 16 apparue en 1965 qui a lancé cette solution sur le devant de la scène.

C’est au Salon de Paris que Simca présente le millésime 1968 de la 1100. C’est une gamme complète qui est lancée, avec 3 berlines, deux breaks trois portes et un fourgon tôlé. Les voitures sont la LS (berline), toute simple, sans butoirs de pare-choc, sans enjoliveurs et sans baguette de ceinture de caisse. Ensuite la GL (berline et break) avec enjoliveurs, gouttières et ceinture de caisse et la GLS qui ajoute aux équipements de la GL un monogramme 1100 sur l’aile avant droite, baguettes de bas de caisse, entourage de passage de roues, sièges à dossiers inclinables, montre électrique, thermomètre d’eau…
Sur le plan technique, le moteur est le même sur tous les modèles. C’est un 1118 cm³ qui développe 56 ch à 5800 tr/min, alimenté par un carbu Solex de 32. La boîte est une 4 vitesses étudiée chez Porsche, la berline mesure 3.94 m, est large de 1.59m, le poids est compris entre 870 et 900 kg. En pointe, on atteint 140 km/h.

La voiture évolue dès 1969 (millésime de Septembre à Août) avec la commercialisation de la LS 5CV. Elle abandonne le 1118 pour faire confiance au 944 cm³ de 48 ch issu de la Simca 1000. La présentation est plus sobre avec aucun ornement.
Sur tous les modèles on améliore la fixation de la roue de secours en renforçant le plancher arrière. A l’intérieur des voitures, une imitation bois arrive sur le tableau de bord des GL et GLS qui reçoivent des sièges à rayures verticales. A partir d’Octobre 1968, la GLS 4 porte profite d’une grille Chromée au niveau de l’extracteur d’air placé sur la tôle de custode.
Le break à 3 portes GLS est remplacé par une version 5 portes GLS. Les voitures peuvent recevoir la transmission semi-automatique Ferodo, à l’exception du petit 944cm³.

En 1970 de gros changement interviennent. Côté technique, les 6cv peuvent recevoir une assistance de freinage Mastervac, les cardans sont désormais étanches, un nouvel alternateur plus silencieux apparaît tout comme un nouvel allumeur étanche, les ceintures de sécurité en série.
A l’intérieur, les GLS reçoivent des sièges couleur carrosserie, un tableau de bord à compteurs ronds est proposé sur les GL et GLS, un compteur est factice sur cette dernière, deux sur la GL. L’éclairage et les essuie glaces sont désormais à bascule. Les lettres SIMCA disparaissent du capot et sont remplacées par des badges rouge et noir en deux parties à l’avant et à l’arrière. Sur la LS, le sigle 5cv disparaît du hayon.
Le Pentastar de Chrysler et le monogramme 1100 qui étaient présent sur l’aile avant droite disparaissent eux aussi.

Pour 1971, la répartition du freinage est améliorée, les mastervac sont montés de série sur les GLS et les fourgonnettes. De nouvelles options apparaissent : autoradio, lunette arrière chauffante et boîte toute automatique.
Un nouveau modèle, la 1100 Spéciale arrive au catalogue avec le moteur 1204 cm³ qui passe à 75 ch. La vitesse de pointe est de 157 km/h.

En 1972, l’arrière change. La lunette est désormais plus grande et bombée, la “cassure” du hayon n’est plus visible. Le volant change avec une version à trois branches, le bloc est standardisé, le pignon de seconde change tout comme le roulement de 4e pour améliorer la fiabilité de la boîte. Le rétroviseur de la spéciale se pare de chrome. Au niveau des utilitaires, apparaît la VF2, un utilitaire avec deux portes vitrées à l’arrière apparaît. Du coup, la fourgonnette apparue au début se nomme désormais VF1.

1973 voit l’apparition d’un moteur dépollué. La GLS a un intérieur à damiers bleus et la spéciale peut recevoir des feux “tout iode”. La version sportive Ti est ajoutée, en juillet, au catalogue. Le moteur vient de la 1000 Rallye 2, cube 1294 cm³ et sort 82 ch. La vitesse de pointe passe à 164 km/h sur ce modèle. Les sièges sont plus enveloppants, et la face avant se distingue par 6 projecteurs.
A noter qu’au mois de Juin, la 1100 dépasse le millionième exemplaire produit.

1974 voit les conséquences du choc pétrolier. On lance deux nouveaux modèles LE et GLE reprenant le 5cv avec les finitions des LS et GLS. Le moteur n’acceptant pas l’essence ordinaire, c’est la LX qui apparaît, le moteur passe à 54 ch avec une compression abaissée. Disponible en 3 couleurs, elle est uniquement disponible en 3 portes.
Le type de finition n’est plus affiché, seul Simca reste.

aa39665a3dcfd7522379b90777e49ad4En 1975 c’est un pick-up qui arrive au catalogue avec une charge utile de 535 kg. Sur tous les modèles, on change les blocs optiques à l’arrière et les poignées de portes sont encastrées. Un nouveau tableau de bord à cadrans ronds est généralisé. Deux sur la plupart des modèles, sauf les Spéciale et Ti qui en comportent 6.

En 1976 c’est une version Affaires et Société qui arrive, avec trois portes et un grand coffre. Les butoirs de pare-chocs sont complètement en caoutchouc, les bras et balais d’essuie glace sont peints en noir, la lunette chauffante se généralise, la tringlerie de boîte évolue. Coté options disponibles, on trouve les ceintures à enrouleurs et les lave phares sur la Spéciale et la Ti.

Peu de nouveauté en 1977 si ce n’est la remplaçante qui apparaît avec la Horizon. Une version de la LX Spéciale est doté d’un toit ouvrant. Le circuit de freinage est doublé, et un carburateur nouveau avec un ralenti soit-disant indéréglable est installé.
La version Ti disparaît du catalogue pour ce millésime mais parallèlement apparaît le Matra Rancho, basé sur la VF1 qui va être produit en partie à Poissy avant d’être achevé à Romorantin chez Matra.

En 1978, Peugeot rachète Simca. La Horizon et la 1100 cohabitent au catalogue de Simca et la plus ancienne est peu à peu délaissée. La VF 3, nouvel utilitaire plus haut apparaît néanmoins. La GLS récupère les projecteurs additionnels de la Spéciale, des essuie glace arrière, un volant monobranche, un allume cigare et des appuie tête.

En 1979, exit Simca, ce sont désormais des Simca-Talbot 1100. La calandre est noire avec deux barrettes chromées sur tous les modèles et des ceintures apparaissent à l’arrière. La gamme est alors composée des LE en 3 et 5 portes, de la GLS en 5 portes, du break LE et GLS, de l’AS et des VF1, VF2 et VF3.

En 1980, Talbot seul est utilisé sur le capot et le volant. La LE dans toutes ses versions est remplacée par une LS de 58 ch.

Apparition en 1981 d’une éphémère série Confort avec enjoliveurs spéciaux et voilant issu de la Solara. C’est en fait la version GLS présente depuis 1980 mais avec le sigle plastique Talbot apposé sur le volant. C’est le dernier millésime de la voiture. En juillet, Berlines et Break sont supprimés, seuls les VF et pick-up restent au catalogue jusqu’en 1985.

La voiture participera de nombreux rallyes mais sans obtenir les résultats escomptés. On peut néanmoins la faire participer au Rallye Monté Carlo Historique sans soucis.

On finit en vous remontrant notre vidéo faite sur la Simca 1100, ici en version 5cv de 1968.

Pour plus d’infos sur la Simca 1100, découvrez le livre La Simca 1100 de mon père de Maire-Claire Lauvray et Vincent Roussel.

Autres infos, sur le blog l’Automobile Ancienne avec beaucoup d’infos sur la genèse de la voiture !

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes

Passionné d’automobile ancienne, il a créé News d’Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.

Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu’elles sont un peu plus rapides !


2 commentaires sur “Modèles à la Une : Simca 1100”

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