Il fallait être à Charade ce week-end. Du 10 au 12 juillet, le vrombissement des moteurs a résonné d’une manière toute particulière sur le tracé auvergnat, marquant le grand retour des mythiques Trophées d’Auvergne après des décennies de silence. Retour sur trois jours d’histoire, d’émotion et de pure vitesse.
C’était au programme :





Le circuit de Charade a été le théâtre d’un événement historique avec la renaissance des Trophées d’Auvergne, absent des calendriers depuis plusieurs décennies. Pour orchestrer ce grand retour sur ce tracé mythique et technique, c’est l’organisation britannique Motor Racing Legends qui a pris les commandes. Spécialistes reconnus des courses historiques, ils ont su redonner vie à cette compétition légendaire en réunissant un plateau exceptionnel de plus de 150 véhicules d’époque, offrant ainsi aux passionnés trois jours de nostalgie et de sport automobile de haut niveau au cœur des volcans.
Pour cette renaissance historique, l’organisation britannique Motor Racing Legends a réuni un plateau exceptionnel divisé en plusieurs catégories, couvrant près de soixante ans d’histoire du sport automobile.
2-Litre Sportscars (Les reines de l’époque)
C’était le plateau fort en symboles du week-end. Il a fait revivre l’esprit du Championnat d’Europe des Sport-Prototypes 2 litres du début des années 1970 (qui s’arrêtait à Charade à l’époque). On y a retrouvé des barquettes légères et ultra-rapides des années 1962 à 1976, notamment des Lola, Chevron et March.
Plusieurs de ces voitures étaient emmenées par des références de la discipline. Un exemple en particulier ? La Lola T292 n°70 de Magnussen (Jan, le père) et Chris Ward qui ont pris la 3e place du plateau 6 du Mans Classic Legend une semaine avant.









Plateaux GT d’Exception
Vraiment exceptionnelles ces voitures anciennes. On retrouvait des vraies stars de l’endurance pour ces Trophées d’Auvergne. Ce plateau était séparé en 2.
HMRN Pre-’63 GT : Un plateau somptueux dédié aux GT construites avant 1963. C’est la catégorie reine des gentlemen drivers, où l’on a pu admirer des monstres sacrés de l’endurance comme la Ferrari 250 GT « Breadvan » (engagée aux 24h du Mans en 1962), Jaguar Type D ‘OKV 1’ (24h du Mans 1954), Lotus Elite, etc. Encore une fois, ce sont des spécialistes qui sont au volant, Shaun et Maxwell Lynn, Pearson, Halusa. Les pilotes connaissent leurs montures et ça roule fort !
Pre-’66 GT Sprint : Une toute nouvelle catégorie introduite pour cette saison, qui fait la part belle aux GT d’avant 1966 avec des courses au format sprint plus nerveuses, regroupant une grande variété de marques emblématiques.












Stirling Moss Trophy & Royal Automobile Club Woodcote Trophy
Ces deux plateaux phares de Motor Racing Legends se partagent souvent la piste. Ils rassemblent les plus belles monoplaces d’après-guerre (jusqu’en 1955 pour le Woodcote et 1960 pour le Stirling Moss), incluant de mythiques Jaguar, Lister, Cooper ou Maserati. Les moteurs peuvent être placés à l’avant ou à l’arrière et ces voitures, qu’on a l’habitude de retrouver sur les circuits anglais ou… à Monaco, évoluent en se livrant de belles batailles.














Les doyennes des Trophées d’Auvergne
Pre-War Sports Cars : Pour faire écho aux toutes premières heures de la course automobile en Auvergne (qui remontent à la Coupe Gordon Bennett en 1905 tout de même), ce plateau mettait en scène les géantes des années 1920 et 1930, comme des Bugatti 51 et T35, Aston Martin ou Talbot, Bentley… Les vrombissements et le style de pilotage de ces doyennes ont offert un contraste spectaculaire avec le relief sinueux de Charade surtout que les gabarits sont variés et que les pilotes se donnent à fond, n’hésitant pas à réaliser des figures dignes des « singes » de side-car.











Les Plateaux Invités : Lotus, Cooper, Brabham, Maserati, …
En plus des séries officielles de Motor Racing Legends, les Trophées d’Auvergne accueillait également d’autres championnats européens majeurs, permettant d’intégrer des sessions impressionnantes de Formule 1 historiques HGPCA pour compléter le spectacle. Les monoplaces anglaises sont majoritaires, Cooper en tête, devant une cohorte de Lotus et Brabham.












Conclusion
Le rideau tombe sur cette édition historique, mais l’écho des moteurs résonne encore dans les volcans. En réussissant le pari de faire revivre ce monument du sport automobile, le circuit de Charade et Motor Racing Legends ont prouvé que la magie du tracé auvergnat était intacte. On rappelle simplement que les Trophées d’Auvergne auraient pu être annulés il y a quelques semaines quand l’exploitant de la piste s’est retrouvé en fâcheuse posture. Heureusement, il a eu lieu.
Alors que les passionnés et pilotes ont encore les yeux rivés sur les exploits du week-end, une question est désormais sur toutes les lèvres : à quand l’annonce des Trophées d’Auvergne pour l’année prochaine ? En attendant, on se quitte avec quelques photos complémentaires.













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