Les résultats des ventes Artcurial de Le Mans Classic Legend

Publié le par Arthur Legrand

Les résultats des ventes Artcurial de Le Mans Classic Legend

C’étaient deux ventes que la maison Artcurial menait de front en ce début Juillet. Ceux qui ont visité Le Mans Classic Legend ont pu voir la vente officielle de l’événement et pouvaient aussi voir une autre exposition, celle qui regroupait les lots de la vente en ligne organisée en parallèle jusqu’en milieu de semaine. Au total, ces deux ventes affichent 11.153.057€ sous le marteau.

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La vente Artcurial de Le Mans Classic Legend

Après un peu plus d’une journée d’exposition, le Jeudi puis le Vendredi et avant que les courses ne commencent, c’est le 3 Juillet que se tenait la vente Artcurial de Le Mans Classic Legend sur le circuit. Le catalogue de cette vente physique était « couleur locale » avec 71 lots.

Les stars de la vente, une bonne partie approchant ou dépassant le million

La plus grosse estimation, c’était la Porsche 906 Carrera, ex-usine, mais n’ayant pas couru au Mans. Estimée entre 1.8 et 2.4 millions, elle n’est pas vendue.

Le plus gros prix ? Ce n’est pas pour une voiture de course finalement. La vente Artcurial de Le Mans Classic Legend proposait ainsi une Mercedes-Benz 600 Pullman Landaulet de 1971, un des 21 exemplaires produits de cette voiture de présidents. La limousine provient d’Afrique de l’Ouest et a été restaurée par le spécialiste mondial du modèle, Atelier 600. Estimée entre 1.4 et 1.8 millions, elle explose cette estimation en partant contre 3.475.000€.

Notez qu’une 600 plus classique était aussi proposée. Estimée entre 150 et 250.000€, elle atteint 184.760€ sous le marteau.

Les autres gros prix ? Des voitures de course. On débutait d’ailleurs en dehors de l’univers de l’endurance avec une Lotus 78 Formule 1 ex-Team Lotus Works. Le châssis est un authentique châssis usine de 1978 estimé entre 1 et 1.5 million d’euros et change de mains contre 1.187.200€.

L’endurance maintenant, histoire de bien se fondre dans l’univers de Le Mans Classic Legend. On commençait avec une BMW M1 Procar est aussi de la partie bien connue, pas forcément pour sa carrière en IMSA mais pour ses top 10 au Tour Auto. Eligible à cette épreuve et au Mans Classic, estimée entre 900.000 et 1.2 million d’euros, elle se vend 965.520€.

Autre potentielle millionnaire de la vente Le Mans Classic Legend, cette Duckhams Le Mans dont l’histoire très originale est racontée ici. La voiture a participé aux 24H du Mans 1972, a remporté le plateau 5 au Mans Classic 2018 et est surtout la première voiture dessinée par Gordon Murray ce qui lui a d’ailleurs permis de prendre part à la parade dédiée à l’ingénieur le Samedi. Estimée entre 700.000 et 1.1 million d’euros, elle part à 774.800€.

Un catalogue très orienté compétition

Beaucoup de voitures de course étaient proposées dans le catalogue. On débute avec deux voitures françaises de deux époques radicalement différentes. D’abord la René Bonnet Aerodjet LM6 de 1963. La voiture a couru au Mans en 1963 et a été restaurée en conservant ses éléments d’origine. Estimée entre 130.000 et 190.000 €, part à 154.960€.

Ensuite une Alpine A450B LMP2 est proposée à la vente. La voiture signe le retour de la marque française au sommet de l’endurance en 2013 et le palmarès parle pour elle. Troisième de sa catégorie au Mans en 2014 et 7ᵉ au général, la voiture a remporté deux victoires en ELMS en 2013 et 2014 dans la catégorie LMP2. Estimée entre 450.000 et 650.000 €, après sa restauration par Signatech, elle part à 506.600€.

On notera aussi une allemande, en réalité un lot plus particulier mais plutôt attrayant puisque c’est une Audi Quattro Sport S1 et son Volkswagen LT 2.4 D qui sont mis en vente. L’Audi est une reconstitution mais elle est proposée avec son fourgon tractant la voiture et la remorque qui va avec, un duo sympathique aux couleurs mythiques du Groupe B. Estimé entre 175.000 et 250.000 €, ce lot atteint 177.658€ sous le marteau.

On notera aussi que la Viper GTS-R (est. 500-700.000€), la Mirage M3 (est. 600-900.000€) ou encore la Courage C28 Porsche (est. 500-800.000€) ou Dino 308 GT4 (réplique est. 160-240.000€) ne se vendent pas.

On ajoute…

Du côté des voitures de route, beaucoup de diversité. Artcurial proposait à la vente un duo de BMW « Z » dans un état proche du neuf.

D’abor la rouge, la BMW Z1 de 1989 n’ayant connu qu’un seul propriétaire depuis ses débuts. Ne comptant que 3000 kilomètres, affichée entre 70.000 et 100.000 €, elle ne se vend pas.

La seconde « Z » du catalogue était la BMW Z8. Véritable dragster sous une carrosserie fine, cette Z8 affiche 65.000 km au compteur et était vendue avec son hard-top. Estimée entre 180.000 et 200.000, elle atteint 298.600€.

Enfin, on avait noté un lot français. Marc vous avait parlé du départ de cette Venturi 300 Atlantique par ici. Cette voiture, première de la série, était estimée entre 110 et 130.000€ et se vend 116.816€.

Tous les résultats sont à voir ici.

La vente Online Le Mans Classic Legend

Toujours au Mans, mais dans un endroit différent. C’est sous la rotonde du Parc des Exposition, près du circuit, que se déroulait l’exposition de cette vente en ligne dont les enchères avaient ouvert le 15 Juin et ne se terminaient qu’au milieu de la semaine, le 8 Juillet. 56 lots étaient au programme avec des lots différents dans leur définition et dans leurs prix.

Du sport et de l’élégance

Dans notre sélection il y avait quelques italiennes et on ne parle pas de Ferrari ici et on débutait même avec deux Alfa Romeo. La plus ancienne, la 1900 C Sprint Coupé, une des 650 de la première série, entièrement restaurée et mise à prix à 60.000€ se vend finalement 90.592€. On arrivait ensuite en 1959 avec une 2000 Spider Touring. Restaurée et plutôt rare, mise à prix à 42.000€, elle n’est pas vendue.

La troisième italienne était une Fiat 124 Abarth Rally Gr.IV de 1973. Préparée et homologuée, elle est prête à courir, mise à prix à 36.000€ et finalement vendue contre 42.912€.

De la diversité mais des beautés. D’abord la Mercedes 190 SL de 1959, 3 places restaurée il y a 20 ans et récemment repeinte, mise à prix à 54.000€ qui termine à 95.360€.

On ajoutait deux Alpine vues sous la rotonde. La première était une Alpine A110 1600S Type VB de 1970 avec caisse légère et dans les mêmes mains depuis 46 ans. Mise à prix à 36.000€, elle se vend 77.480€.

Plus récente, l’Alpine A610 de 1993 appartenant à l’un des pilotes de l’A610 engagée par Legeay Sports aux 24h du Mans 1994. Mise à prix à 24.000€, elle se vend 32.780€.

Quelques originales et voitures à restaurer

Cette vente en ligne comprenait des voitures plus originales. D’abord la De Dion Bouton Type D de 1900, un vis à vis éligible au London to Brighton et mis à prix à 36.000€ et partie à 42.912€.

On enchaînait avec deux carrosseries très originales. D’abord l’Austin Healey 100 de 1955 qui a reçu deux carrosseries spéciales. Celle-ci, réalisée par Sid Ward est en alu et unique. Restaurée en 1996 et a été préparée. Mise à prix à 24.000€, elle ne trouve pas preneur.

La Lombardi 850 Grand Prix, basée sur une Fiat 850 (une centaine d’exemplaire), cette voiture de course avait parcouru moins de 1000km entre 1970, sa fabrication, et 2022. Restaurée depuis, éligible au Tour Auto ou au Monte-Carlo Historique, mise à prix à 21.000€, elle se vend 39.336€.

Pour ceux qui cherchaient des voitures à restaurer, il y avait de quoi faire. Déjà avec des avant-guerre françaises.

La plus ancienne, la Renault Type CB Coupé Chauffeur de 1911 carrossée par Kellner est probablement unique. Remise en route il y a 10 ans, elle demande de nouveaux travaux, était mise à prix à 24.000€ et part à 52.448€.

Suivait une Ruby Type 04, un cyclecar de 1921. Modèle très rare, arrêté depuis une trentaine d’année, il est mis à prix à 6000€, estimé entre 10 et 15.000€ mais ne se vend pas.

Plus connue, l’Amilcar C4 Biplace Sport de 1924 demande une remise en route. Elle était mise à prix à 12.000€ et se vend 23.840€.

Enfin, on terminait avec une italienne, une Lancia Aurelia B20GT Série 3 de 1953, ex-Pierre Bardinon et dans la même famille depuis 1959 ! Bien préservée, avec une mécanique à revoir, elle était mise à prix à 18.000€ seulement et atteint 38.144€.

Tous les résultats sont à consulter par ici.

Pour vous replonger dans nos articles sur l’événement (global), c’est en cliquant sur la bannière ci-dessous.

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Arthur Legrand

https://www.carsandpaddocks.fr/

Arthur est un photographe passionné d'automobile. Il a rejoint l'équipe News d'Anciennes en tout début d'année 2025 et a contribué à de très nombreux articles dès sa première année.

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