La Simca 1000, déclinaisons infinies et pour tous les goûts

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La Simca 1000, déclinaisons infinies et pour tous les goûts
Benjaminhttps://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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Ça y est, notre compte Twitter a dépassé pour la première fois le seuil symbolique des 1000 abonnés. Du coup, une voiture que l’on connaît tous est mise en avant : la Simca 1000.

Naissance de la petite Simca 1000

C’est en 1957 que Simca lance l’étude d’une nouvelle petite voiture. Théodore Pigozzi, le patron cherche en effet à diversifier sa gamme avec un modèle plus économique, plus sobre et plus moderne pour faire échos aux difficultés rencontrées pour l’approvisionnement d’essence suite à la crise de Suez.

A l’époque Simca est toujours très lié à Fiat et ce sont les italiens qui vont proposer plusieurs projets que Pigozzi enverra tous balader. Lui rêve d’une voiture à moteur horizontal, d’un bicylindre, et plein de projets seront étudiés pour répondre au cahier des charges : une petite voiture 4 portes, 5 chevaux à moteur arrière.

Finalement Fiat et Simca se séparent sur ce projet et finalement Simca sort une voiture qui n’a que quelques similitudes avec les Fiat 850. Par contre les suspensions sont calquées sur celles de la Fiat 600. Le dessin est réalisé en Italie, par Mario Revelli de Beaumont.

Le moteur 944cv est nouveau, et développe 34 ch. La boîte est à 4 vitesses, et produite sous licence Porsche. Ce n’est pas énorme mais les dimensions de la voiture sont réduites : 3.79m de long, 1.48m de large et 1.39m de haut. Le tout pèse 820 kg et frôle les 120 km/h.

Dans cette configuration la Simca 1000 est présentée au salon de Paris en 1961, le 4 Octobre, les premiers modèles sont eux sortis des chaînes en Juillet. La voiture adopte un placement bas de gamme, en dessous même de l’Aronde.

1962-1968

Premières évolutions de la Simca 1000

En fin d’année 1962 Simca augmente l’autonomie de la voiture en augmentant le réservoir, de 30 à 36L, cette capacité ayant vite été cible de critiques de la presse spécialisée. En complément la puissance passe à 39 ch. On ajoute aussi à la gamme un élégant petit coupé dessiné par Bertone. Il reprend la mécanique de la Simca 1000 et sera proposé en parallèle de la berline jusqu’en 1967, quand il sera remplacé par la Simca 1200 S.

Dès 1963, c’est parti pour la valse des déclinaisons. Un autre modèle arrive au catalogue, c’est la Simca 900. Elle se dote du moteur des toutes premières Simca 1000 et ses 34ch. Cette version d’appel à 5950 Frs est moins chère qu’une Aronde Étoile 6. Pour obtenir ce résultat on a limité les équipements. Les enjoliveurs de phares, et l’éclairage de plaque sont couleur carrosserie, les pare-chocs perdent leur butoirs, plus de baguette latérale, sur les gouttières et autour du pare-brise. À l’intérieur, plus de cendrier ni d’allume-cigare, le volant n’a plus de logo, les tapis de sol sont minimalistes et la lunette arrière est en plexiglas !

À l’opposé de la gamme on propose la Simca 1000 Luxe qui est mieux équipée. La voiture est aussi lancée aux Etats-Unis en tant que Simca 1118.

Cette même année, la Simca 1000 voit une première version sportive apparaître, ce n’est pas encore la célèbre Simca 1000 rallye, mais c’est la Simca Abarth 1150, construite par le sorcier Italien sans l’aval de Simca. On laisse l’ami Alex vous en parler plus en détail (cliquez ici).

Pour les modèles 1964, encore beaucoup de changements. La 900 se dédouble avec la 900 de base sans fausse calandre et la 900C qui la garde mais avec le moteur de 39ch ! La Luxe devient GL avec le moteur de 52ch. Elle est mieux équipée que les versions de base avec un intérieur en simili, des joncs de pare-brise et des baguettes latérales.

Pour 1965, la version GLA apparaît avec une boîte de vitesse « automatique ». En fait c’est une boîte reliée à un embrayage automatique Ferrodo. On attaque également le haut de gamme avec la GLS dont les sièges peuvent s’abaisser et aux baguettes latérales différentes.

Pour l’année modèle 1966, on continue dans l’ajout de déclinaisons et les changements de nom. Les 900 changent de dénominations et devient la Simca 1000 L, toujours avec une finition minimaliste mais des entourages de phares chromés. Au dessus on trouve la nouvelle LS avec le moteur 44ch, qui se différencie des modèles supérieurs par l’absence de baguettes, de butoirs de pare-choc, des petits enjoliveurs centraux et deux cadrans sur le tableau de bord.

La Simca 1000, déclinaisons infinies et pour tous les goûts
Une Simca 1000 LS

La Simca 1000 GLS reçoit également des déflecteurs sur les vitres avant. Sur les autres Simca 1000 on note que le compteur de vitesse rond fait place à un nouveau modèle horizontal. Cette même année, on en commence la production chez Barreiros, la filiale espagnole de la galaxie Chrysler.

En fin d’année 1966 apparaît la Simca 1000 Commerciale. Comme toutes les autos du même nom elle reçoit une finition particulièrement dépouillée.

1969-1978

La Simca 1000 se fait sportive

Les modèles 1969 voient d’autres séries de changement. La 1000 L est remplacée par la Sim’4. Avec son moteur 777 cm³ de 31ch, il a l’avantage de faire passer l’entrée de gamme de 5cv à 4cv, elle est bien le bas de gamme mais reçoit un intérieur en Simili, un centre de volant décoré, deux pare-soleil et une banquette arrière rabattable.

Autres changements dans la gamme, la 5CV s’appellera désormais Simca 1000 « tout court » tandis que les GL et GLS sont enlevées du catalogue au profit de la nouvelle 6CV, la Spéciale.

Cette dernière est donc le haut de gamme (avec des ambitions sportives) et reçoit sous son capot arrière le tout nouveau moteur Poissy de 1118 cm³ et 49 ch, apparu sur le coupé 1200S et repris en grande série sur sa grande sœur la Simca 1100. Extérieurement on la reconnaît avec ses longues-portée à iode, des filets adhésifs sur les flancs (à la place des baguettes des GL et GLS), sa double sortie d’échappement tandis que l’intérieur est en simili Aéralon, le levier de vitesse est plus court et le volant provient de la 1200S.

On reconnaît les modèles d’après cette date aux phares de plus gros diamètre et à sa nouvelle calandre. Techniquement on note aussi que la direction se fait par crémaillère.

Une version sportive apparaît en 1970. La Simca 1000 Rallye est née, et c’est en fait… une spéciale. La Simca 1000 Rallye se veut sportive en baissant le poids. Côté mécanique on garde le 1118 cm³ de 53 ch. On la reconnaît vite, elle a un capot noir mat, un siège baquet pour le conducteur, un compte tours, et des autocollants « Gazelle » sur l’aile avant et des bandes sur le capot et les ailes arrières.

En 1972, les Simca 1000 GL, LS et GLS reviennent au catalogue et peuvent recevoir une une boîte automatique. En février de la même année, la Simca 1000 Rallye évolue en Rallye 1. Les roues ont un carrossage négatif plus important et le moteur avec l’adoption du 1294 cm³ et ses 60ch. Ce moteur est également utilisé sur la Spéciale à partir de février et la fait passer à 7cv fiscaux.

En Septembre 1972, nouvelle évolution, apparition de la Simca 1000 Rallye 2 pour l’année modèle 1973 avec son moteur poussé à 82ch et file désormais à 167 km/h.

Pour améliorer le comportement de la voiture, le carrossage négatif se généralise à toute la gamme pour 1973.

En 1974 apparaît la Simca 1000 GLE. Cette nouvelle version mixe le moteur de la LS avec les finitions de la GLS. Le E signifie qu’on a en fait une GL Economique !

En 1975, les Simca 1000 reçoivent un tableau de bord à cadrans ronds. Attention, ce n’est pas le même que celui des 1000 Rallye.

En Mars 1976 on propose la série limitée Extra (une première en Europe, avant les deuches et autres Renault 4), basée sur la Simca 1000 GLS. On a alors le choix entre deux options : soit un toit ouvrant soit un autoradio ! Extérieurement elle se dote de phares à iode et de longue portées tandis que ses roues sont celles de la Spécial. Elle est disponible en 5cv avec le moteur 944 cm³ et en 6cv avec le 1118 cm³.

Cette même année la Spécial se transforme en Simca 1100 SR et elle est disponible en version 6 et 7cv.

Pour les modèles 1977, on note une un changement stylistique avec l’introduction de phare avant rectangulaires qui modernise la ligne qui a maintenant plus de 15 ans. Les 1000 GLS sont remplacées par les 1006 GLS et les 1000 LS par les 1005 LS. Elle reçoivent des longue portée et des jantes provenant de la 1100 GLX.

En décembre, sort la Rallye 3, l’ultime évolution et ses 103ch DIN. 1000 exemplaires seront produits jusqu’au printemps 1978.

En effet, à cette date, la Simca 1000 n’est plus produite après 1.949.407 exemplaires de série.

La Simca 1000 de nos jours

De nos jours cette sympathique voiture est surtout connue dans l’imaginaire populaire par la chanson des Chevaliers du Fiel !

Mais dans les différents événements de France et de Navarre, il faut dire qu’on ne trouve plus tellement de Simca 1000 « normales ». Les rallyes sont bien présentes puisqu’elles ont été utilisées jusqu’à la moelle et de ce fait mieux préservées.

Les moins chères de ces autos seront les Sim’4. Pour autant leur rareté fait que les beaux exemplaires coûtent plus de 4000 €. Les différentes finitions en 6CV se dénichent autour des 7000 € et les Spéciale sont à rechercher au dessus des 10.000 € !
Tout en haut de la fourchette de prix on trouvera les Rallye 2 aux alentours des 25.000 € quand les Rallye 3 s’arrachent pour 35 à 40.000 € !

Photos : Wikipedia, News d’Anciennes, L’Automobile Ancienne.

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2 Commentaires

  1. Petite precision: les filets de caisse des Spécial ne sont pas autocollants mais peints. Ils sont contrastés [blanc ou noir] selon la teinte de carrosserie.

  2. Bonjour à toute l’équipe, je confirme le petit détail sur les filets de caisse, car mon père était peintre chez Simca et faisait aussi ces filets de caisse à main levée. Je suis de 1949, je crois me souvenir qu’il est entré chez Simca un peu avant ma naissance et il y est resté jusqu’à sa retraite. Les autos Simca faisait parties intégrante de la famille surtout pendant les grandes vacances, où nous traversions la France à bord de ces belles autos.
    Merci à vous tous, les passionnés du monde des automobiles d’avant.

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