L’année se termine dans quelques heures et on va regarder dans le rétro. Sauf qu’on va se focaliser sur certaines voitures anciennes que l’on a croisé sur les nombreux événements qu’on vous a raconté (plus de 250 tout de même) plutôt que sur les événements eux-mêmes. Les membres de l’équipe ont donc cherché dans leur mémoire et voici ce qu’ils ont retenu.
Au programme
Hugues : la Horch 853 Spezial Streamlined Coupé «Manuela» 1937
Quand Benjamin nous a demandé de sélectionner notre coup de cœur de l’année 2025, parmi toutes les beautés que j’ai pu croiser cette année, il en est une qui m’apparut immédiatement comme une évidence.
Comme une chimère inatteignable, j’en avait entendu parlé par les érudits de la marque aux anneaux mais doutais fort de croiser sa route un jour. Les passionnés évoquent son nom, en baissant le ton d’un niveau comme si rien que le fait de l’évoquer allait provoquer la foudre (bon ok, j’exagère un poil).

C’est que son histoire est singulière voir tragique. Elle est étroitement associée à Bernd Rosemeyer. Il fût Champion d’Europe 1936 de ce qui était à l’époque le championnat du monde de Formule 1. Sa carrière fût fulgurante (moins de 3 saisons) et se termina de façon dramatique en tentant de battre un record de vitesse sur un autobahn du Reich, c’était en 1938.
La 853 Coupé Spéciale fût la voiture personnelle de Bernd Rosemeyer. Elle lui avait été offerte par Auto Union et servait pour ses déplacements aux différentes compétitions ainsi qu’aux représentations mondaines. Sur un châssis et avec un moteur Horch, marque haut de gamme intégrée en 1932 à Auto Union, la carrosserie a été réalisée par Erdmann & Rossi. Cet atelier de carrosserie était l’un des plus renommé dans l’Allemagne des années 30. Coupé unique, il a été baptisé « Manuella » par B. Rosemeyer.
Coté mécanique, un 8 cylindres en ligne de 4,5l de cylindrée et de 120ch équipe la 853. Il ne diffère en rien des moteurs équipant les autres 853. Il en est de même pour sa boîte de vitesses 5 rapports.
Malheureusement la véritable « Manuella » n’a pas survécu à la seconde guerre mondiale. Elle a probablement disparu dans les bombardements de la ville de Dresde en Février 1945.
Le véhicule que nous avons eu la chance de croiser de manière assez furtive, car un souci mécanique l’a empêché d’être présentée au Concours d’Élégance de Dinard, est une reconstruction fidèle d’après un châssis et un moteur d’origine. La qualité de la réalisation est en tout point remarquable. Elle est issue de la volonté d’un collectionneur passionné par les réalisations d’Erdmann & Rossi.
Une ou deux autres reconstructions de cette œuvre d’art automobile existent encore. Celle-ci est cependant la seule à posséder un toit ouvrant comme la version d’origine.







Xavier : la Bugatti Type 57 Coupé
Si l’an dernier, j’avais eu un gros coup de cœur pour une américaine, la Ford Torino GT, cette année, c’est une Bugatti Type 57 coupé qui m’a particulièrement plu.
Certes, il ne s’agit pas d’une Atalante, même si elle lui ressemble beaucoup mais elle demeure néanmoins une auto fantastique. Cette Bugatti, c’est au rassemblement du Grand Rond que je l’ai vu. Sur un rassemblement mensuel donc, typiquement le genre d’événements où on croise plus facilement des roadsters anglais ou des populaires bien de chez nous que des Bugatti. Au Grand Rond, le mensuel de Toulouse, il y en a, mais il y a aussi de sacrées pépites dont cette Bugatti qui a attiré tant de regards un beau dimanche matin.
Cette Bugatti sort peut-être un peu moins que d’autres voitures anciennes que l’on croise régulièrement à Toulouse mais son propriétaire possède également d’autres bijoux. On parle d’autres Bugatti mais aussi une Talbot T23 Baby et une Mercedes 300 SL cabriolet qui ne passent pas inaperçu, vous pouvez me croire.


Fabien : la DS ou les DS
Mon coup de coeur de l’année, c’est la DS… Parce qu’elle a bercé mon enfance.
Peu importe le modèle, la Déesse qui fêtait ses 70 ans cette année est un mythe. En France, mais aussi dans le monde, preuve en est la DS du Mentalist, série américaine qui, comme quelques dizaines d’années auparavant avec la Peugeot 403 cabriolet de l’inspecteur Columbo, met sous les feux de la rampe une voiture française. Avant cela, le DS avait été mise à l’honneur dans Scarface, Da Vinci Code ou encore dans Retour vers le Futur 2, pour les films internationaux les plus célèbres.
Mais pour moi, la DS a une saveur, de Madelaine de Proust. Mon oncle et mon grand-père en ont été les heureux propriétaires. Elle me ramène dans les années 70 et les vacances sur la côte Adriatique, Italie, du côté de Rimini. DS19 ou DS21, elles ont bercé mes voyages d’enfant. Et jamais malade, contrairement à ce que la légende tend à faire croire !





La DS, ou plutôt, la gamme D de Citroën, avec ses ID, ses DS, ses D Spécial ou Super, c’est simplement un fleuron automobile. Une voiture qui touche les sens, avec son design intemporel, et le cœur, avec les souvenirs qu’elle a pu procurer à ceux qui ont eu la chance de la côtoyer. La DS, c’est peut-être la voiture qui fait consensus auprès de tous les amateurs.
Et c’est pour cette raison que ce sera pour moi la voiture coup de cœur de cette année 2025, avec l’opportunité d’avoir pu la voir dans le même écrin que celui de sa présentation en 1955 : seule et magnifique, en couleur, au centre de cette corbeille.





Naziha : UNE DS
Cette année, j’ai parcouru de long en large quelques allées de salon. Forcément, j’en ai vu des DS, de toutes les couleurs mais ça Fabien vous en a déjà parlé. Cependant, l’une d’elles est restée dans ma mémoire.
C’était en Mars au salon Motor Passion d’Avignon. Les organisateurs avaient monté quelques beaux plateaux avec des concepts-cars Citroën, des Delahaye, des Motos Maserati, des Bugatti Brescia ou encore une rétrospective du Dakar.
Mais dans le Hall A, la rotonde du parc expo de la Cité des Papes, c’est une DS qui a retenu mon attention. Si je ne suis pas une spécialiste, j’ai pourtant été confortée dans mon idée quand des sachants m’ont apporté quelques précisions. Cette voiture est un des tous premiers cabriolets réalisés par Chapron. Comment le sait-on ? Il apparaît en 1961 et ces autos proposent donc des ailes « cendriers ». Dès l’année suivante, le nez des DS est revu et ces ailes cendriers disparaissent.
Ce n’est pas une voiture unique qu’on a pu voir à Avignon, mais c’est une DS particulière ! En petit bonus : le superbe lustre sous lequel elle s’exposait.


Bernie : une autre DS
Année de la DS, forcément on en a vu partout. Et il y en a une qu’on a vu à beaucoup d’endroits : c’est la DS Ballon. Certains dans l’équipe l’ont vue à Rétromobile pour sa première sortie officielle. Pour ceux qui n’ont pas suivi toute l’histoire, c’est une recréation des élèves du GARAC qui s’inspire d’une DS créée pour une publicité. La voiture originale n’existe plus mais l’Aventure Peugeot Citroën DS a maintenant cette voiture pour faire le tour de la France.
De nombreux événements ont eu le privilège de l’avoir au coeur de leur manifestation. Rétromobile donc mais aussi l’expo des 70 ans au Musée Autoworld, l’Ouest Motor’s Festival à Lorient, ou le salon de l’automobile de Lyon.
C’est sur la jetée de Cassis que j’ai pu la voir. Stéphane, l’organisateur d’AutAu et Rétrocoeur nous avait convié avec Benjamin pour prendre des photos et faire des vidéos (la prochaine édition est programmée les 8, 9 et 10 Mai). Et la DS Ballon était de la partie. Une belle attraction pour cet événement où elle a pu prendre le soleil et profiter de l’air marin. En tout cas, c’est une voiture qui marque, la preuve.





Marc : les Bugatti de Grand Prix
L’année fut encore bien riche en sorties, en ancienne évidemment. J’ai bien « tourné » dans ma Loire-Atlantique mais je suis aussi allé bien plus loin, et pour la première fois, du côté d’Angoulême pour découvrir le superbe circuit des Remparts et mon reportage est visible par ici.
Après un concours et une journée sur les routes, direction la piste. Sous la pluie, ou pas, les Bugatti sont alors apparues. Que ce soient des Brescia dans le plateau Raymond Mays ou des 35, 37 et 51 sur le plateau Marc Nicolosi, le spectacle est là.
Leurs propriétaires ont un vrai esprit de passionné et c’est eux, plus que les autos qu’il faut mettre en avant. Ils participent aux différentes journées, les expos, le concours et bien sûr la piste avec des travers et des batailles nombreuses. Les moteurs hurlent et tout le monde se régale. Un kiff comme disent les jeunes.







Fabien : la Peugeot 905
Je ne vais pas être très original. Mon coup de coeur de l’année… je l’ai déjà donné ! C’était après mon premier Le Mans Classic en Juillet. S’il fut arrosé sur la fin, il m’a quand même permis d’approcher une voiture mythique, une voiture que je regardais enfant à la télé et que j’ai donc pu voir en vrai.
Surtout, j’ai pu l’entendre. Son V10 3,5 litres s’entend arriver de très loin. Les longues lignes droite du circuit des 24h permettent des montées en régime jusqu’au maximum de ce qu’on peut demander à une mécanique qui a maintenant 25 ans. Et puis elle passe, à toute vitesse avec sa couleur blanche et ses fameuses lignes « PTS ». Cela m’avait inspiré un haïku que je vous livre à nouveau :
Enfant je l’attends,
soleil, Hunaudières, feu —
la 905 vient.



Arthur : la Ferrari 365 GTB/4 Competizione
Certaines expériences permettent de vivre des choses assez exceptionnelles, et cette année, il y en a une qui restera gravée dans ma mémoire pour longtemps : c’était mon premier suivi du Tour Auto de par le rythme assez conséquent, mais aussi et surtout par les voitures que l’on suit. Et c’est durant cette semaine qu’une voiture (pas une Porsche cette fois-ci) a fait ressortir l’enfant qui est en moi.
Non, ce n’est pas la somptueuse Matra MS650 ou les furieuses BMW M1 Procar, mais bel et bien l’unique Ferrari 365 GTB/4 Competizione engagée sur la course. Née à la fin des années 60, la 365 GTB/4 n’avait pas pour but la compétition, et ce malgré les succès de ses ancêtres les 275 et 250.



Pourtant, très vite, des importateurs privés comme Luigi Chinetti ou encore Charles Pozzi se sont mis en tête d’engager cette voiture en compétition. Forte d’un ADN de compétitrice, la Daytona s’est très vite imposée comme une concurrente sérieuse. En 1971, toujours sans que la “Gestione Sportiva” de Ferrari soit impliquée, Enzo Ferrari donne son accord pour la création de versions compétition de la 365 selon les normes du Groupe 4 de l’époque.
La voiture est alors allégée de 400 kilos grâce à une coque aluminium et des vitres en plastique ; le pare-chocs, quant à lui, est absent, faisant encore gagner un peu de poids à la voiture. Côté mécanique, seule une boîte à air plus grande est installée et la ligne d’échappement n’est pas étouffée par des silencieux ou quelque artifice que ce soit. Le V12 produit alors près de 430 chevaux et emmène la voiture à plus de 300 km/h.



Cette année, en 2025, c’est l’équipe Sam Cook et Alexander Rittweger qui a fait revenir cette « Daytona » sur nos routes françaises. Et que dire : la voiture est un vrai monstre. Au ralenti, elle fait littéralement trembler le bitume ; l’échappement latéral libre y est pour sûr pour quelque chose, et lorsque l’italienne s’élance, l’ensemble des concurrents, spectateurs et passants est au courant que quelque chose est en train d’arriver.
En plus d’être performante et d’avoir une livrée à tomber par terre, cette 365 GTB/4 Competizione rappelle pourquoi chaque enfant qui sommeille en nous aime l’automobile et Ferrari plus particulièrement. Elle est pour l’ensemble de ce qui fait la passion automobile, une ligne intemporelle, un moteur légendaire et une sonorité des plus belles.




Frédéric : la Facel Vega Excellence
Désigner mon coup de cœur de l’année n’a pas été chose aisée. Avec un évènement automobile quasiment tous les weekends, dont des salons comme Rétromobile ou Epoq’Auto, j’en ai vu des dizaines de milliers cette année. J’ai peut-être été influencé par la Facel II, élue voiture ancienne de l’année 2025 par les lecteurs de News d’Anciennes…
Mon coup de cœur de l’année est donc une Facel Vega, mais pas n’importe laquelle : la seule berline fabriquée par le constructeur. Et malgré mes nombreuses sorties, la seule que j’ai vue à ce jour est une Facel Vega Excellence dans sa version EX1.

Je l’ai vue fin juillet lors de l’édition estival du rassemblement d’Eyguières organisé par Phocéa Productions. J’ai été particulièrement impressionné par la cinématique des portes avec ses portes arrière antagonistes et l’absence de montant central. La vue sur le luxueux habitacle est stupéfiante.
Le modèle présenté en état concours est de 1960. La combinaison extérieure Tudor Grey et intérieur cuir beige lui sied à ravir, et elle possède aussi une bagagerie sur mesure qui remplit un immense coffre. Pour ce qui est des performances, elle est équipée d’un V8 Chrysler de 6270 cm³ réservé aux EX2, même s’il s’agit d’une EX1.
Ce n’est pas pour rien que ce fut une des dernières berlines françaises de luxe construite capable de rivaliser avec les Rolls-Royce ou Bentley. Une autre époque, malheureusement révolue pour nos constructeurs français, et ça méritait bien un coup de cœur.



Vincent : l’Alpine A210
Une voiture française, belle et plutôt rare, l’Alpine A210 coche bien des cases. En 2025, Alpine fêtait ses 70 ans et on a pu voir cette machine de course lors de plusieurs événements. Ce n’est, certes, pas la plus connue des machines qui ont brillé au Mans mais celle qui succéda aux M65 à partir de 1966 misait sur une aérodynamique soignée et des moteurs allant de 1 litres à 1470cm³ sans oublier le 1292cm³. On la vit en course aux 24 Heures du Mans entre 1966 (quadruplé en classe moins de 1300), 1967 (triplé en moins de 1300 et victoire en 1500), 1968 (victoire en moins de 1300 et indice énergétique) et 1969 (indice de performance).
Le premier, ce fut le salon de Rennes en Avril. La belle y trônait en belle place sur le stand Alpine. Le châssis #1724 exposé fut engagée trois fois au Mans pour des podiums de classe. Une superbe auto qui se laissait admirer sous toutes les coutures.





On retrouvait encore les Alpine A210 au Mans Classic. Si aucune n’était exposée sous la tente de l’expo Alpine (mais on retrouvait une M65) on en trouvait deux sur la piste dans le plateau 5. Forcément, ces frêles autos étonnaient aux côtés des monstres que sont les Lola T70, GT40, Ferrari 512 et Porsche 908 et 917 !
Il faudra attendre 2027 pour les revoir en piste… à moins que certains événement ne mettent à l’honneur ces 60 ans en 2026 mais ça paraît peu probable.


Raymond : la Bizzarrini 5300 GT Strada
Pour trouver mon coup de coeur 2025, j’ai mis mon casque sur les oreilles, le dernier album de Sabaton pour me concentrer et j’ai eu un flash, quoi de plus normal pour un “photographe”. Bien évidemment pour moi, vu mon activité sur News d’Anciennes cela ne pouvait être qu’un modèle vu en course.
J’ai porté mon dévolu sur une voiture animée par un V8 américain, je sais ce n’est pas la plus noble des mécaniques, mais pour moi amateur de métal, le borborygme de ce type de moteur était une évidence. Pour l’esthétique, qui mieux que les italiens, pour nous créer des carrosseries de rêve. Bon ayant moi-même du sang transalpin dans les veines je ne suis peut être pas complètement objectif.
Ce sera donc la Bizzarrini 5300 GT Strada avec son moteur de Corvette qui illustrera mon choix. Elle fut produite, sous cette marque, de 1965 à 1968 entre 130 et 140 exemplaires, en fonction des sources.



Sans entrer dans dans les details, Giotto Bizzarrini était ingénieur chez Ferrari, nous lui devons, entre autre, la 250 GTO, ainsi que la fameuse « Breadvan ». Comme souvent chez Ferrari, à cette époque, Bizzarrini quitta la maison de Maranello, suite à une dispute avec Enzo Ferrari, pour se mettre à son compte. Il collaborera avec Lamborghini sur son V12, avant de concevoir pour Renzo Rivolta la GT ISO Rivolta A3L Grifo. En 1965 Giotto Bizzarrini reprendra la fabrication de l’A3/C qui deviendra Bizzarrini 5300 GT.
Pourquoi avoir choisi cette voiture ?
En premier lieu je me fie à mes sens (n’étant pas un technicien de l’automobile) en particulier la vue, l’ouïe et un peu l’odorat.
Quand on voit cette ‘gueule’ de squale, waouh !! C’est l’effet qu’elle m’a fait la première fois que j’en ai vu une il y a quelques années (avec beaucoup de s à quelque).
Une fois la rétine imprimée, le son, que dis-je, la musique d’un bon rock de métaleux, bien caverneux, vous prend aux tripes.
Pour finir, lorsque, comme moi vous êtes aux bords de la piste ou dans un paddock, les effluves des freins ou d’un embrayage portés à des températures non prévues dans le manuel utilisateur vous transportent ailleurs.
J’espère que ces quelques lignes et les photos qui illustrent ce coup de cœur vous ferons, si ce n’est aimer mais tout au moins comprendre l’affection que j’ai pour ce ‘truc’ improbable né de l’accouplement d’une ballerine Italienne et d’un cow-boy Américain. Suivront plus tard d’autres hybrides ayant le même ADN, mais ceci est une autre histoire.






Paul : l’Alfa Romeo Tipo 33/TT/3
Il n’est jamais facile de devoir choisir un coup de cœur, encore moins sur une année complète. J’ai participé à pas mal d’événements aussi divers que variés et vu des voitures anciennes qui étaient superbes, des populaires, des prestigieuses, etc. Mais s’il y a bien une auto qui m’a marqué cette année, ce serait l’Alfa Romeo Tipo 33/TT/3.
Cette italienne était présente lors de l’édition 2025 du Goodwood Revival. On a pu la voir, mais on a aussi pu l’admirer en piste. Cette auto a fait partie de la parade dédiée à la marque Alfa Romeo.

Pour la petite histoire, cette auto engagée en championnat du monde de voitures de sport de 1971
s’inspire des concurrents de l’époque comme Porsche ou Ferrari. Ce coup de cœur n’est peut-être pas anodin puisque l’une de mes autos de course préférée est la Porsche 908 contre laquelle elle a couru.
Elle est la lointaine descendante des Alfa Tipo 33 nées en 2 litres, et passées en 3 litres. Elle fut l’évolution de cette dernière en reprenant son moteur (le 3 veut dire 3 litres) mais surtout le TT signifie Telaio Tubolare et marquait donc le retour au châssis tubulaire (après une monocoque alu) tandis que la carrosserie changeait radicalement.



Emile : la Saab 93
Ce n’est pas dans les allées du salon mais bien sur le parking du salon Epoqu’Auto que j’ai croisé mon coup de coeur de l’année. Une voiture originale et rare par chez nous.
Cette petite beauté dessinée par le suédois Sixten Sason est donc une Saab 93.
La raison ? C’est une petite voiture atypique avec son 3 cylindre 2 temps monté longitudinalement et une carrosserie « aérodynamique » très harmonieuse. Le bonus, c’était la livrée avec ce bleu magnifique et une restauration dans les règles de l’art. Une voiture qui fait envie, ne serait-ce que pour assouvir sa curiosité. On se prendrait vite pour Erik Carlsson au rallye de Finlande à son volant !


Benjamin : double peine !
J’ai donné la règle à mes camarades… et pourtant je ne vais pas la respecter ! La raison est toute simple : les voitures anciennes, ce sont des objets roulants. Alors je vais me replonger dans mes souvenirs de l’année et donner deux coups de cœurs, l’un étant statique, l’autre (très) dynamique.
Le premier coup de cœur tient à la fois de la belle histoire et du rêve. Quelques jours avant le Tour Auto, un événement qui demande une énorme préparation et un chargement de la voiture aux petits oignons, j’apprends qu’une vente aux enchères se prépare vers chez moi. Le commissaire priseur m’appelle pour me proposer de venir voir la sortie de grange qu’il va y proposer.
Sauf que le timing est très serré, je pars le Samedi à midi pour me rapprocher de Paris et du départ mais le Samedi matin est le seul moment où je vais pouvoir venir voir les voitures. Coup de chance, c’est à 15 minutes de la maison. Par contre, mystère total concernant le contenu de ladite grange.
En ouvrant la porte… wahou ! Des Mercedes, des avant-guerre, des populaires et, le clou du spectacle qui est mon coup de cœur : une Maserati.



Certes, la Mercedes 300 Adenauer valait le déplacement, mais la Maserati Mistral place la barre encore plus haut. C’est une auto de 1968, un modèle qui a vu son moteur 6 cylindres passer de 3,5 à 4 litres et qui reste une vraie rareté puisque seuls 828 coupés furent produits avant que Maserati ne passe sur une gamme motorisée par des V8.
La voitures est typiquement dans son jus. Le moteur montre ses 12 fils de bougie et ses toiles d’araignées. L’intérieur ? Une capsule temporelle. Tout est parfaitement préservé. Si on ne voyait que ça, on pourrait la croire arrêtée depuis quelques semaines alors qu’elle dort là depuis des années.
Une superbe trouvaille à l’opposée de ce que j’allais voir 24h plus tard au Tour Auto.







Second coup de cœur ? Du dynamique, du très dynamique puisque c’est un des essais qu’on a réalisé cette année : la Porsche 964 Turbo 3.6. D’accord, c’est une Porsche de plus, c’est vrai qu’on en a beaucoup essayé récemment mais il faut quand même dire que c’est une des marques phares du paysage de la voiture ancienne. Mais celle-ci était donc différente.
C’est cette auto qui a été renommée la 965 en France pour la différencier de la précédente 3.3 litres. On n’a pas essayé cette 3.3 mais il paraît qu’elle envoie déjà du bois. À ce niveau, la 3.6 litres était une vraie surprise. En fait, c’est la toute dernière Porsche Turbo à se passer des 4 roues motrices. Et en fait… on comprend très bien pourquoi le constructeur a proposé ça à partir de la 993.
Avec ses 360 chevaux, la « 965 » est vraiment performante, bien plus que ce à quoi on s’attendait. La déferlante de puissance est réelle. Même en connaissant le mode d’emploi des Porsche à l’ancienne (bien charger l’avant pour ne pas se faire surprendre), cette sportive surprend. Le train avait se demande ce qui lui arrive, les pneus sont martyrisés. Clairement, niveau sensations de conduite, on est dans le brutal… et c’est ce que j’ai aimé !
En tout cas vous avez reçu le message puisqu’elle a remporté la classe des sensations de conduite lors de notre élection de la voiture de l’année 2025 (4e au général).





Et voilà ce qui clôt notre année 2025 sur News d’Anciennes. Rendez-vous sur le site en 2026, tous les jours ou presque, vous commencez à en avoir l’habitude. Bon réveillon et au plaisir de vous croiser sur un des nombreux que nous nous préparons à couvrir.

Commentaires