Accueil Blog

Guide Complet du Tour Auto 2020, parcours, horaires et engagés

2
Guide du Tour Auto 2020

Le Tour Auto 2020 c’est dans moins d’un mois ! Reporté d’Avril à Septembre, voilà enfin que se prépare une des courses les plus appréciées de France. Mais comme le Tour de France cycliste, il faut bien se préparer pour pouvoir en profiter.

Guide Complet du Tour Auto 2020, parcours, horaires et engagés

Initialement on avait rendez-vous entre le 20 et le 25 Avril. Confinement oblige, la date a été décalée. Heureusement que l’événement n’a pas été tout simplement annulé ! C’est donc entre le 31 Août et le 5 Septembre qu’on retrouvera plus de 240 voitures anciennes sur les routes de France. Le parcours a subi quelques aménagements pour répondre aux nouvelles dates. Par exemple l’arrivée ne se fera pas à Marseille et le circuit d’Albi ne recevra pas les autos. Côté engagés, certains n’ont pu accorder leur emploi du temps (ou leurs contraintes sanitaires locales) aux dates et le plateau a été modifié.

Évidemment News d’Anciennes vous fera suivre toute la course à partir du 31 Août.

Table Of Contents

Le parcours du Tour Auto 2020 :

Évidemment, pas de parcours à noter le 31 Août. Le premier jour du Tour Auto sera, comme d’habitude, concentrée au Grand Palais où on retrouvera les vérifications administratives et techniques. La fête pourrait cependant être différente de notre habitude en raison des restrictions dues à la persistance de la Covid-19 sur le territoire.

Informations importantes :

  • vous aurez le détail des spéciales du Tour Auto 2020 et des emplacement réservés aux spectateurs à 17h la veille, sur la page Facebook de la course.
  • le public aura accès à presque toute la course. Mais seulement presque, notamment en raison des restrictions sanitaires. Voici la liste :
Guide Complet du Tour Auto 2020, parcours, horaires et engagés

Première journée du Tour Auto 2020 : Paris – Clermont-Ferrand

Le Mardi 1er Septembre les équipages partiront du Grand Palais dès l’aube. En effet ils ont quelques kilomètres à faire pour rejoindre l’Autodrome de Linas-Montlhéry où se tiendra le départ du Tour Auto.

Les concurrents seront directement dans le grand bain puisque la première épreuve chronométrée de cette édition 2020 aura lieu sur le circuit routier. Dès le départ, pas le temps de s’échauffer !

Ensuite, les équipages prendront la direction du Circuit de Nevers Magny-Cours pour la seconde épreuve chronométrée et le premier circuit. Les premiers arriveront dès la fin de matinée et les courses s’y succéderont jusqu’en fin d’après-midi.

Enfin les concurrents rejoindront Clermont-Ferrant et la Grande Halle d’Auvergne à partir de 17h.

Notre article dédié à cette journée est ici.

Deuxième journée du Tour Auto 2020 : Clermont-Ferrand – Limoges

Sur une carte Clermont-Ferrand et Limoges sont deux villes relativement proches. Mais quand on sait que 380 km seront couverts pour cette deuxième journée, on se doute que le parcours du Tour Auto 2020 fera quelques détours.

Là aussi la journée commencera tôt avec une épreuve sur le circuit de Charade, juste au dessus de la ville auvergnate, où les concurrents seront présents une bonne partie de la matinée. Espérons juste que le temps sera plus clément que l’an dernier. Faites vous une idée en la revivant c’est par ici.

Direction plein ouest ensuite, à travers l’Auvergne pour gagner Limoges après être passé par Le Vigean ou Tulle ! La caravane du Tour Auto passera s’arrêtera aussi deux fois sur le chemin pour autant de spéciales sur route fermée.

La journée se terminera au Parc des Expositions de Limoges où les premiers concurrents devraient arriver vers 17h30.

On vous fait revivre cette première journée par ici.

Troisième journée du Tour Auto 2020 : Limoges – Toulouse

Encore une fois, pas question de faire au plus court, ni de prendre l’A20. Le parcours du Tour Auto 2020 emmènera les concurrents de Limoges à Toulouse en faisant 430 km ! Au programme, passage par l’Aveyron et le Tarn. Notez d’ailleurs que vous pourrez approcher les voitures d’un peu plus près lors de leur passage devant les boutiques Optic 2000, partenaire de l’événement.

Sur la route, ce sont trois épreuves spéciales qui attendent les concurrents. C’est là un des changements par rapport au parcours initial puisque le Tour Auto devait initialement compter une épreuve sur le circuit d’Albi.

En fin de journée, à partir de 17h, rendez-vous sur l’Esplanade Georges Vallerey (devant le parc des expositions) pour le parc fermé.

Quatrième journée du Tour Auto 2020 : Toulouse – Pont du Gard

Avec 445 km au programme la quatrième journée du Tour Auto 2020 sera la plus longue. Les concurrents s’élanceront vers l’est pour gagner le circuit de Lédenon où aura lieu la dernière épreuve du jour. Les concurrents utiliseront la route la plus directe, sans passer par la côte et ses bouchons.

Mais sur le chemin ils devront aussi passer par deux spéciales sur route fermée !

Une belle journée qui se terminera dans un sublime décor : le Pont du Gard. Le Parc Fermé se tiendra sur le parking rive gauche.

Cinquième journée du Tour Auto 2020 : Pont du Gard – Circuit Paul Ricard

Dernier départ matinal. Le parcours du Tour Auto 2020 a subi quelques changements pour cette dernière journée. L’arrivée initialement prévue à Marseille, près de la mer, a été transférée.

Les concurrents commenceront la journée chronométrée par une épreuve spéciale avant de gagner, en passant par le nord, le circuit Paul Ricard pour la toute dernière épreuve sur circuit du Tour Auto… et la toute dernière épreuve tout court ! En effet, sitôt l’arrivée de la course donnée, les concurrents seront arrivés. Le circuit sera ouvert de 12h30 au soir pour y admirer les autos.

Les concurrents du Tour Auto 2020 :

Les concurrents pour les classements compétition

Par rapport aux premières listes on note quelques changements.

Raphaël Favaro, vainqueur sortant en VHC (il nous en debrief son Tour Auto 2019 ici), retrouve la Jaguar Type E et Lucien-Charles Nicolet, association qui avait déjà bien marché en 2017. Tant qu’on parle des Type E, Lajournade. Il revient à sa monture et son copilote de 2017 à savoir une Jaguar Type E, Lajournade – Bouchet et Rivet-Fusil – Le Jean, deux équipages animateurs de l’édition 2019 repartent eux aussi avec leur félin.

Kohler – Laboisne délaissent leur Lotus pour une Cobra mais les Von Finkenstein partiront bien en Elan 26R. Ludovic Caron sera bien au départ avec David Manien comme coéquipier. Pour cette année, Mr John of B. et Sibel se joindront à la bagarre dans le plateau 4, on vous parle de leur auto plus bas.

On notera quelques défections. Ainsi Cottingham et Smith attendront pour leur 2e Tour Auto à bord de leur Cobra.

Ça c’est pour le VHC. Concernant les autres groupes, notamment les G/H/I qui visent le scratch absolu, Sirgue est donc présent et n’aura pas de Ligier JS2 dans les pattes. La concurrence viendra des autres De Tomaso, des Porsche 911 RSR et des BMW 3.0 CSL ou encore BMW, la M1 de Leuroy-Fleuriot et Audibert sera peut-être aux avant-postes après une année d’apprentissage.

Du côté des Porsche

Cette année les Porsche de compétition, et les prototypes en particulier sont à l’honneur. Néanmoins par rapport aux premières listes on note des absents.

Pour les autres Porsche de compétition, côté 911 on retrouvera une 2.5 ST, en plateau 5 pour Barret et Crubilé. Toutes ces autos sont en compétition.
Côté 904 GTS on retrouvera l’habituelle bleue des Bussolini.

Et puis on trouvera six Porsche 906 au départ ! L’une d’elles est donc celle de la paire Mr John of B. – Sibel et elle ne sera pas la seule en plateau 4 puisque Romain Rocher et Jean-François Penillard y seront également tout comme Trouillard et Feess. Notons également que celle de Nogareda Estivill – Lozano est engagée en plateau 5. On complétera avec deux autos en régularité pour péculier-Chapoulart et Pichon – Cabal.

Côté Porsche “normale” les 911 (avec une belle armada de 2.0L) et 356 seront bien entendu au départ. On notera par ailleurs la présence du belge Thierry Boutsen au départ au volant d’une 911 2.0 L.

On aurait du retrouver Gérard Larousse sur 911 2.5 S/T, Romain Dumas sur une 356 Carrera Abarth GTL ou Stéphane Ortelli qui sera lui sur une 550 Spyder mais aucun de ces équipages n’est présent sur la dernière liste des engagés.

Des autos notables et des stars en plus

Le Tour Auto 2020 aura un beau plateau, c’est certain. Côté divas, on retrouvera une Mercedes 300 SL au départ, en régularité pour Mellinger-Gelmin (malheureusement c’est au lieu de trois), une BMW 507 (Lucas-Chapatte) et plein de Ferrari.

Hormis les 308 en plateau 5, habituées du Tour Auto, on retrouvera en compétition de belles autos pour ce Tour Auto 2020. On commence avec deux 250 GT SWB Berlinetta seront engagées (Allemann-Allemann en plateau 3 et Beaumon-de Beaumont en plateau 4) et une 225S Vignale (Meier-Amoroso).
En régularité, on retrouvera une 275 GTB (Bossut-Haas), deux 250 GT Lusso (Nataf-Clariond et Hamoniau-Lothe, vainqueurs sortants), une 250 GT SWB (Breittmayer-Breittmayer) et une 250 GT Boano (Schmitz-Koep – Westphal). Et dire que ce n’est qu’une petite partie de celles qui étaient prévues au départ !

Et il ne faut pas oublier les Dino, une 246 GT sea au départ du Tour Auto 2020 avec Brunori-Torlasco et une 246 GTS également avec Zampaglione-Briali.

Des stars françaises, sur des populaires françaises :

Du côté des françaises, on retrouvera un gros contingent d’autos sportives ou simplement populaires sur le Tour Auto 2020. On commence avec rareté, une Pichon-Parat Dolomites emmenée par Hugo Baldy (redac chef’ adjoint de Rétroviseur et Autorétro) et Romain Grabowski en compétition tandis qu’une JIDE 1600 sera aussi au départ avec Allagnon-Michel mais en régularité.

Quatre Citroën seront au départ, toutes en régularité avec deux SM (Duprez-Bonneau et Billaut-Shurger) et la GS de François Allain qu’il partagera finalement avec l’ami Stéphane Ruaud. Pour compléter le tableau on retrouvera une CX2400 pour Bos et Albert.

Côté Peugeot, trois autos seront au départ. Etienne Bruet sera sur 504 V6 Gr.IV (on ne connaît pas son coéquipier) en régularité, la 204 Groupe 2 de Bouziane et la 504 V6 Gr. IV de Stanislas-Chapot seront elles en compétition dans les plateaux 4 et 5.

Pour les Renault, la R5 Turbo ne sera finalement pas là. On en retrouvera une avec le n°1, la Dauphine Gordini de Cardon-Mouret et une R12 Gordini (Rosado-Rosado), toutes deux en régularité donc.

Côté Alpine, on retrouvera en régularité l’A110 1600 S de Péculier-Sauvonnet,. En compétition on retrouvera deux A110 1600 S, une Gr. IV pour Chambord-Forestie et une normale pour Duval et Mayer. Une A310 sera également de la partie, une V6 Gr. IV pour Besson et Mainguet.

D’autres autos qui se feront remarquer

Au final sur le Tour Auto, quand on ne roule ni en Porsche ni en Cobra ni en Jaguar, on a plus de chance d’être remarqué !

Bon, on peut aussi rouler en Cobra de façon remarquée, avec une Daytona. Oliver Ellerbrock sera au départ avec la sienne, à ne pas rater.

Sinon on retrouvera par exemple deux Opel Commodore GSE (Payot-Payot et Pinson-Hertzog) des Opel GT (Maurey-Maurey, Laurant-Laurant et l’équipage 100% féminin Priam-Pauwels).

Côté petites voitures, six Austin/Morris/Innocenti Mini Cooper seront présentes. En régularité on trouvera une Innocenti 1300 (Cortot-Dal Farra) et côté compétition 6 Morris/Austin Cooper S (Lefevre-Salve, Rocchietta-Lorenzi, Zenner-Zenner, Brajeux-Brajeux, Lecardonnel-Mastellotto et Piquet-?). On complétera le tableau des petites autos avec une A112 Abarth (Gomme-Deschamps) ainsi qu’une Coccinelle (Lefaure-Mounier) toutes deux en régularité.

Autres autos originales et notables, une SAAB 96 Rallye (Bittner-Billon), une Nash-Healey (Graham-Graham), deux Alfa Giulietta SS (Sarthou-Doron en régularité et Macchi-Martrou en compétition). Par contre ne cherchez pas la Maserati 200 SI de Hinrichsen et Mayo, la colonie d’argentins ne sera pas au départ.

Côté stars, on notera que le duo Gerry Blyenberg – Aurélien Letheux (Wheeler Dealers) repart sur une Alfa Sprint GT en plateau 3 et que Olivier Pernaut partagera sa 1750 GTAM avec Jean-Pierre Gagick (Automoto) en plateau 5.

Pour terminer voici la liste complète :

Et n’oubliez pas, avant et pendant la course :

Guide Complet du Tour Auto 2020, parcours, horaires et engagés

On vous tiendra informés de tout changement de dernière minute, du parcours comme des engagés.

Voir ou conduire il faut choisir

0

[Article Sponsorisé] Que ce soit en ancienne ou en moderne, bien voir est un élément clé de votre sécurité lorsque vous conduisez. Prenons le temps de faire le tour de nos obligations, vis-à-vis du code de la route ou du contrôle technique.

Même si ce que nous allons aborder relève bien souvent du bon sens, il ne fait pas de mal de refaire le tour du sujet. Il se pourrait même que nous bousculions certaines idées reçues.

Le pare-brise, l’élément le plus évident

Vu le titre de l’article, c’est forcément le premier élément auquel vous avez du penser. Et vous allez voir que c’est un peu moins simple qu’on ne pourrait le penser, sans pour autant être impossible à appréhender.

Commençons par le Code de la Route. En détail, l’article R316-4 dispose que le pare-brise doit être équipé de, au moins un essuie-glace, et qu’il doit être associé à un système de lave-glace. Pour le coup, le bon fonctionnement de ces deux éléments fait partie des points vérifiés pendant le contrôle technique.

Puisqu’on parle du CT, penchons-nous un peu sur ce qui est prévu, concernant le pare-brise. Premièrement, il faut le séparer en deux zones, celle non couverte par les essuie-glaces, où les dégâts seront considérés comme mineurs, et la zone balayée.

A l’intérieur de celle-ci, il n’y a pas de défaut mineur, le moindre défaut entrainera une contre-visite… à minima. Car lorsqu’on se retrouve avec une fissure de plus de 30 cm ou un impact non réparable, ces défauts rentreront dans les défauts critiques et entraîneront l’immobilisation pure et simple du véhicule.

Par contre, un impact réparable (le fameux plus petit qu’une pièce de deux euros, vous vous souvenez ?) est un défaut “simplement” majeur, soumis à contre-visite, mais avec deux mois pour faire réparer votre pare-brise.

En cas de dégâts, plusieurs options s’offrent à vous. Pour les petits bobos, les spécialistes du pare-brise pourront injecter leur fameuse résine, les traces de réparation étant à peine perceptibles (pour plus d’infos, cliquez ici). En revanche, s’il s’agit d’un remplacement, n’hésitez pas à contacter votre garagiste, qui peut également effectuer l’opération.

Les rétroviseurs

Commençons par une lapalissade, mais assurez-vous de voir dedans. Réglez les correctement, et bien évidemment ayez un miroir en bon état. C’est ce dernier point qui sera vérifié lors du contrôle technique.

Pour ceux qui aiment voyager au long cours, parfois un peu chargé (moi le premier, le break à tendance à être bien rempli pendant les retours dans l’Hexagone), attention aux idées reçues !

Sur ce point, c’est l’article R316-6 du Code de la Route qui dispose que tous les véhicules à moteur doivent être munis d’un ou de plusieurs systèmes de “vision indirecte” (des miroirs en gros), placés de façon à permettre au conducteur de surveiller depuis son siège, la route vers l’arrière du véhicule. En plus il ajoute que, quel que soit le chargement normal du véhicule, il ne faut pas que ledit chargement bloque la visibilité des rétroviseurs.

Vous pouvez donc bloquer la vision du rétroviseur intérieur à la seule condition d’avoir deux rétros extérieurs. Les véhicules les plus anciens risquent donc d’être obligés de voyager léger.

Les vitres latérales

Ici, il n’y a pas grand chose à préciser, juste un rappel de bon sens. Si vous roulez chargé, ne bloquez pas votre champ de vision sur les vitres avant, et surtout, ne vous obstruez pas l’accès au rétroviseur. Et n’oubliez pas que vous pouvez aussi (rappelez vous vos cours de conduite), tourner la tête pour vérifier les angles morts. Sur nos chers ronds-points, c’est plus que conseillé, alors ne bouchez pas votre champ de vision.

Les optiques

Ici, c’est plus lorsque les conditions offrent une visibilité dégradée (nuit, pluie, brouillard…) que vous allez en pâtir. Assurez-vous que vos optiques sont en bon état et que toutes les ampoules sont fonctionnelles, et conformes.

Si, d’une part, vous vous retrouvez en contre-visite pour une simple ampoule grillée. Sachez qu’elle peut vous coûter cher sur le bord de la route. Vous risquez une amende de 64€ (minorée à 45), qui peut monter à 135€ dans le cas d’un feu de route non opérationnel et que vous vous faites épingler de nuit.

Pour les amateurs de Youngtimers, attention, si votre voiture est équipée de lave-phares, ceux-ci doivent être fonctionnels sous peine d’être recalé au CT, si si !

Dernier points, pour les amateurs de feux additionnels, il faut absolument qu’ils soient fonctionnels s’ils sont montés. La déco, c’est bien, mais dans ce cas là il faudra s’en passer.

Comme vous pouvez le voir, ce n’est pas un énorme sujet pour éviter les pépins, mais c’est une check-list qu’on tend à laisser de côté, bien trop souvent.

Iso Rivolta Lele, dessin moderne pour clore la lignée

0
Iso Rivolta Lele

Ce n’est pas parce qu’on est un petit constructeur qu’il ne faut pas se renouveler. À la fin des années 60 le petit artisan italien s’en est rendu compte et a proposé une nouvelle auto : l’Iso Rivolta Lele.

L’Iso Rivola revue et corrigée

Lorsque l’auto est exposée au salon de New York en Avril 1969, l’auto est encore anonyme. Et pour cause, ce serait une commande unique pour un client américain. Mais l’accueil est bon et on décide de la lancer en production (ce qui était l’idée originelle) dans l’optique de remplacer l’Iso Rivolta IR300 et les 340 et 350 qui en découlent.

Ces autos sont apparues en 1963 et forment le modèle de base de la gamme qui s’est enrichie. La sportive du genre, c’est la Grifo avec son gros moteur. Et puis l’année précédente on a présenté la Fidia, berline luxueuse et bien motorisée au style bien plus moderne.

Iso Rivolta Lele, dessin moderne pour clore la lignée
L’Iso Fidia

L’Iso Rivolta Lele, nom qu’elle adopte à partir du salon de Francfort la même année, va d’ailleurs reprendre les recettes déjà vues sur les précédentes autos. Le châssis de la Rivolat IR300 (et des Grifo), conçu par Bizzarrini est toujours aussi bon et il est conservé. Côté moteur, pas de surprise, on va retourner se servir chez GM avec le Chevrolet 327ci (5.354 cm³).

Deux versions sont disponibles : l’Iso Rivolta Lele 300 pour autant de canassons et une boîte automatique et l’Iso Rivolta Lele 350, avec plus de puissance et une boîte manuelle à 4 vitesses.

Le design de cette 2+2 est confié à Bertone et c’est Gandini qui en signe les lignes très carrées. Entre le prototype et l’auto définitive, peu de changement extérieurs, mais plus à l’intérieur.

Pour le coup elle fait penser à la Lamborghini Jarama, mais c’est bien cette dernière qui “copiera” les lignes puisqu’elle sortira l’année suivante. On aime ou on déteste, en tout cas c’est moderne et dans l’air du temps.

Enfin pour le nom, c’est un cadeau. Lele est le prénom de la belle-fille de Renzo Rivolta, le fondateur de l’entreprise. En fait, Piero, le fils de Renzo étant trop occupé à concevoir l’auto a oublié le cadeau de noël de sa femme… et improvisé la promesse de donner son nom à la future auto.

Les premières autos sortent en Avril 1970. Les performances sont bonnes, l’accueil aussi.

1972 : l’Iso Rivolta Lele IR6 apparaît

Après trois années de productions, ce sont 125 autos qui sont sorties des ateliers, 112 avec le moteur de 300ch et 13 (seulement) avec le 350ch. Mais GM met le holà. Le constructeur italien devra dorénavant payer les moteurs à la commande. Pas facile quand on est un petit artisan.

C’est du coup chez un autre grand de Détroit, Ford, qu’Iso Motors va se fournir. La voiture change de nom pour devenir Iso Rivolta Lele IR6 lorsqu’elle récupère le moteur V8 Ford Cleveland 351ci. La boîte auto est aussi fournie par Ford et la puissance est alors unique : 325ch pour tout le monde.

On reconnait ces autos à un capot et des feux arrières modifiés.

Les ventes ne décollent pas vraiment mais Iso tente de se donner de la visibilité en s’engageant en F1 aux côtés Marlboro. En fait les autos sont des FX3 de 1972, toujours engagées par Frank Williams Racing Cars.

Pour le marketing, deux autos sont fabriquées pour les pilotes Nanni Galli et Howden Ganley. Bizzarrini, qui fait son retour chez Iso pour l’occasion, a revu le moteur qui passe à 360ch, mais surtout le freinage. Ces deux autos rouges ont des badges spécifiques. Mais elles ne se vendront pas.

L’année suivante l’Iso Rivolta Lele IR6 Sport apparaît. En fait ce sont des versions “de route” des Marlboro. La cavalerie est transmise via une nouvelle boîte manuelle à 5 rapports fournie par ZF.

L’aventure de la Formule 1, qui se solde par 6 points en deux saisons, a mis les finances d’Iso dans le rouge. Les Iso Rivolta Lele IR6 sont les dernières autos construites par la marque en 1974.

Au total 285 autos ont été construites. Évidemment ces autos sont des raretés absolues. Alors si vous en croisez une, admirez !

Photos complémentaires : Bonhams, Isorivolta.fr

Rassemblement de l’AVAVA, divine surprise !

0

C’est avec une petite fraicheur, mais sous un magnifique soleil que l’AVAVA nous a fait une belle surprise en organisant son rasso mensuel de Versailles, après presque trois mois de disette et alors que les restrictions ne sont pas encore levées.

L’AVAVA a quand même eu la possibilité d’installer son rendez-vous. Et on ne va pas se mentir, ça fait un bien fou de revoir de belles autos, de sentir l’huile chaude et d’entendre ronronner les moteurs ! C’était une belle matinée, avec un feu d’artifice de voitures, plus belles les unes que les autres !

L’AVAVA fait fort !

Divine surprise donc, quand ce dimanche matin je découvre, grâce à un mail de mon ami Gérard que l’AVAVA tient bien son rassemblement. D’abord interloqué, je me rends sur leur site pour y lire la confirmation du rendez-vous. Alors, certes les règles ne sont pas encore abolies, mais l’asso nous prévient du protocole mis en place ce dimanche.

Les participants devront remplir un document qui mentionne leurs noms, adresse, n° d’immatriculation, etc. Bien sûr, ils doivent être dans la limite des 10 km. On ajoute le port du masque obligatoire et tout se passera bien. Et cela a été le cas. Au final, des contraintes bien petites, tant le bonheur de se retrouver était grand.

Ce rasso, on le connait bien. nous l’avons visité à de nombreuses reprises, notamment en janvier 2020 ici et en septembre 2021 pour la réunion annuelle et c’est à relire .

C’est toujours un régal d’y retourner tant sur le plan de la diversité que celui de la qualité. Et on peut dire qu’au vu des voitures, ce dimanche n’a encore pas dérogé à la règle. Si le haut de gamme était présent, les populaires étaient également venus, sans oublier quelques avant-guerres qui elles aussi avaient fait le déplacement. Le parvis de la Cathédrale Saint Louis s’est paré de belles mécaniques le temps d’une matinée.

Rasso AVAVA à Versailles, du beau et du très beau !

On le sait ce rasso est un creuset pour les belles autos haut de gamme. Ce dimanche elles nous ont régalé les yeux. Et pour une reprise, c’était juste sublime ! On attaque fort avec une ISO Rivolta, une voiture peu connue, mais avec un V8 qui ronronne comme un petit chat. Les Anglais avaient débarqué avec en tête deux belles Rolls, en guise de chaperon on retrouvait une Aston DB4 qui brillait de mille feux. Brexit ou pas, les British étaient de sorties avec quelques Jaguar Type-E ou MkII et MkX.

Les Allemandes répliquaient en envoyant quelques Mercedes. Les USA étaient un peu plus timides en ce frais dimanche, mais la Buick Special de 57, valait le détour, rien que pour sa calandre.

Et la France allez-vous me dire ? Elle était bien là, et on dégainait de beaux modèles avec une Rosengart SuperTraction, une des avant-guerres présentes. Citroën sortait une SM et Delahaye une 134N, une berline datant de 1945. J’ai gardé le meilleur pour la fin avec une voisine de Poissy, la bien nommée Simca Versailles et son V8 roucoulant !

Les beaux dimanches de sport à l’AVAVA !

On l’a dit plein de fois, le sport c’est la santé. Et puis le dimanche, on fait du sport. Les anciennes avaient donc sorti le survet’ !

Et dans ce rayon, l’AVAVA avait bien garni ses présentoirs. Pour le hors-piste on pouvait compter sur une magnifique Toyota LandCruiser, dans un état concours. Comme souvent on retrouvait une ribambelle de Porsche, ce qui nous ravit. Mais cette fois, les Teutonnes avaient fort à faire devant l’aréopage d’Anglaises composé de MG, TVR, Lotus et autres Triumph. Pour cette dernière on notera une superbe réplique d’une TR3 Le Mans 59.

Un beau trio de Corvette avait sorti ses V8 contents de s’exprimer, un peu comme celui de la Camaro SS. Au niveau hexagonal on a eu le droit à une belle parade de petites énervés du virage. Les Normandes de chez Alpine étaient bien représentées par plusieurs A110, soutenues par une rare Jidé ravie de sortir sa belle robe bleue.

La robe dorée de la Murena était très sympa, un peu comme celle de la Martra 530 jaune bouton-d’or. Avec un couple d’Amilcar, les mamies sportives d’avant-guerre étaient en très grandes formes. Je rajoute une youngtimers en la personne d’une Renault Super 5 GT turbo ou des Peugeot 205 GTI.

Mon top des sportives et de cette journée sera décerné à la Dino 246 GTS, une voiture dont je suis totalement amoureux. L’exemplaire de dimanche était magnifique !

Versailles fête les populaires !

Les petites populaires n’avaient pas boudé la réunion dominicale. Pour notre plus grand plaisir et venant du quai de javel on retrouvait une Citroën Traction, une 11cv d’avant-guerre, des 2CV et plusieurs DS.

Du côté de l’ile Seguin, c’était la 4CV et l’éternelle 4L qui étaient venues. Une splendide Ondine pointait sa robe argentique. Simca exhibait une 1100 dans un bel état. On notera une camionnette Citroën AC4 du plus bel effet avec sa moto sur le dos!

Niveaux petites populaires, les Austin Mini étaient arrivés en force. Un modèle bien sympa était la GT Clubman. Leur cousine de luxe était représentée par une rare Woseley MKIII. Une petite Fiat 500 nous faisait coucou. Dans la famille cabriolet super sympa je voudrais la Panhard Junior que j’adore.

L’AVAVA de Versailles à deux doigts du bonheur !

On a vraiment apprécié cette réunion surprise remplie de magnifique voiture. Ça nous a fait un bien fou de revoir de la mécanique, et même avec le masque, de pouvoir échanger entre bagnolards. J’espère que cette mise en bouche sera le début d’une longue série. Que l’on va pouvoir reprendre un semblant de vie normale. En tout cas, une matinée très réussis grâce à l’AVAVA, merci à eux !

Merci également à mon pote Gérard, un dessinateur au gros talent, on retrouve son site juste ici.