Ce Lundi, Osenat proposait sa vente d’été. Sous une météo qui ne laissait aucun doute, plus de 100 lots étaient proposés et les résultats sont plutôt bons.
La vente Osenat du 29 Juin en bref
C’est ce Lundi 29 Juin qu’avait lieu cette vente aux enchères de la maison Osenat. 110 lots étaient proposés, automobilia comprise, après trois jours d’une exposition particulièrement chaude mais qui a attiré les passionnés. Au total, ce sont 89 lots qui sont vendus. Les résultats qu’on vous donne ici comprennent les frais.









Une très belle collection
Lors de cette vente Osenat de la fin Juin on retrouvait 5 voitures anciennes venant du garage d’un même passionné ! Une collection très éclectique.
La plus ancienne était Rolland Pilain Type C12/16HP Demi-Limousine de 1909 ! Deux propriétaires pour cette auto avec de petits frais à prévoir, estimée entre 30 et 50.000€ et vendue 52.976€.
Plus récentes et « populaires » on retrouvait Renault 4 TL Savane de 1987 entièrement restaurée (15.000€ de factures) estimée entre 7000 et 12.000€ et partie contre 9030€ et une Peugeot 205 GTI 1,6 115 de 1986 en bel état de conservation, estimée entre 12 et 18.000€ et partie à 19.264€.



Les deux dernières autos étaient plus prestigieuses. La Ferrari 512 BBi de 1983 avec 29.000km, restaurée récemment et estimée entre 190 et 240.000€ ne se vend pas. Par contre, la Facel II de 1962, restaurée intégralement en 2018 pour 250.000€ de factures et estimée entre 160 et 230.000€ est le plus gros prix de la vente avec 165.000€.


Les grosses estimations
Le catalogue d’Osenat comptait de belles autos estimées au-dessus des 100.000€.
Après la Facel Vega, c’est la Porsche 930 Turbo WLS G50 de 1989, au moteur refait, qui signe le deuxième « score » avec 130.032€ sous le marteau pour une estimation comprise entre 100 et 150.000€.
Elle devance une Jaguar Type E 4.2 de 1967 dans un beau vert, estimée entre 90 et 140.000€ et vendue 108.360€. Même prix final pour la Honda NSX, vendue neuve aux USA sous la marque Acura donc, avec 19.000km au compteur, estimée entre 90 et 130.000€.



On notera aussi que la Mercedes 190 SL de 1955 s’approche des 100.000€ mais s’arrête à 89.096€, au milieu de son estimation (80-100.000€) et que la Ferrari 308 GTB à Carter Sec atteint 88.494€ sous le marteau.


On notera tout de même que l’évocation de 250 GTO sur base de 330 (est. 1.5-2.5 millions), la BB512 dans son état d’origine (est. 200-250.000€) ou la 308 GTB Vetroresina (est. 100-120.000€) ne sont pas vendues.


Des françaises en tous genres
On avait trouvé des françaises très originales dans le catalogue de cette vente Osenat. Tout d’abord avec une Renault 4 Bertin. Cette réplique créée au début des années 2000 a été, comme la vraie, réalisée sur la base d’une R4 de 1965. Estimée entre 15 et 20.000€, elle se contente de 8428€ sous le marteau.
La seconde, encore moins connue, la Panhard Scarlette X87, est issue d’une coopération entre « la doyenne » et Rosengart. À remettre en état, estimée entre 10 et 15.000€, elle part contre 14.448€ !


Plusieurs Citroën très intéressantes étaient également au catalogue dont plusieurs 15/6.
La première, 1951, a parcouru moins de 40.000km. Cette auto à malle plate est parfaitement fonctionnelle était estimée entre 20 et 25.000€ mais elle ne part pas. La seconde, de 1952 à remettre en route avec la même estimation n’a pas plus de succès.
Les deux 15/6 plus originales ont eu plus de succès. La 15/6 H de 1955, bleue nuit, et immobilisée depuis 1999 à remettre en état, en particulier son système hydro, était estimée entre 8000 et 12.000€ et part à 14.300€ tandis que la découvrable de 1953 (réalisation AEAT) était estimée entre 40 et 50.000€ et atteint 48.160€ sous le marteau.
Plus récentes, toujours chez Citroën, la DSuper de 1973 convertie en Pallas 15 et 20.000€ ne part pas mais la Méhari 4×4 estimée entre 20 et 30.000€ atteint 27.090€.






Plus originales et rares mais réservées aux mécanos, on retrouvait aussi une Matra 530 de 1972, dont la mécanique a été restaurée mais dont il faudrait s’occuper du châssis et de la carrosserie. Estimée entre 5000 et 9000€, elle atteint 8187€.
Plus ancienne et originale, on ajoutait une 4CV « Pie » de 1959, une des 16 premières vraies voitures de Police qui a échappé à la destruction ! Dans la même famille depuis 50 ans, estimée entre 15 et 20.000€, elle se vend 24.080€.



On note aussi
On avait aussi noté d’autres voitures dans ce catalogue. On démarre avec des américaines.
La première, c’est la Ford Thunderbird qu’on a essayé, c’est à lire ici. Cette auto de 1955, parfaitement fonctionnelle, proposée avec son hard-top est en bel état et estimée entre 25 et 35.000€ n’est pas vendue.
La seconde était sa concurrente, sur le papier en tout cas, la Chevrolet Corvette C1 de 1959 avec moteur V8 283ci et boîte manuelle 4 rapports. Cette 2e main estimée entre 50 et 60.000€ est vendue 53.578€.


La deuxième série dans notre sélection concernait des voitures italiennes. Là aussi on retrouvait des voitures qu’on a essayé. Commençons avec la Ferrari 400 GT qu’on vous présentait cette semaine. Une GT au moteur fabuleux, d’origine française, estimée entre 55 et 65.000€ et finalement vendue 69.832€.
Autre voiture à moteur Ferrari, la Lancia Thema 8.32. Berline à traction mais avec 215ch sous le pied droit, cette auto a été revue mécaniquement et présente très bien. Estimée entre 15 et 20.000€, elle se vend 16.856€.
Enfin on retrouvait une des 22 Lamborghini Urraco P111, réservée au marché américain avec un dispositif antipollution qui a été supprimé depuis. Cette auto a été revue récemment mais nécessite encore de gros travaux, elle était estimée entre 45 et 65.000€ mais elle ne se vend pas.



Pour voir tous les résultats de cette vente Osenat, c’est par ici.
On se quitte avec quelques photos supplémentaires de l’exposition :












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