Art Automobile 2022 à Gambais, l’éloge de la beauté !

Publié le par bertrand

Art Automobile 2022 à Gambais, l’éloge de la beauté !

C’est le week-end des Journées du Patrimoine, que Art Automobile 2022 changeait de lieu pour sa 3e édition. Cette fois c’est le château de Neuville à Gambais (78) qui nous faisait l’honneur de nous accueillir. Son jardin a été le parfait écrin pour mettre en valeur les superbes autos venues se faire admirer. Comme les fois précédentes, c’était une ode à l’histoire de la belle carrosserie, avec un parterre de voitures plus fabuleuses les unes que les autres au travers de marques comme Bugatti, Avions Voisins ou Hispano Suiza… et beaucoup plus !

Art Automobile 2022, la classe à Neuville !

On se souvient que cette rencontre, Art Automobile, a été créée par l’ami Jean-Marc Thévenet pour faire connaitre et magnifier la beauté des carrosseries, pas forcément françaises, puisque toutes ont leurs places ici. Comme le compère Jean-Marc a écrit bon nombre de livres sur le sujet, il sait de quoi il parle et sait choisir les autos présentées. Ainsi comme l’année dernière, nous n’avons pas été déçus !

Depuis l’édition de 2021, le lieu choisi a légèrement glissé du château de Groussay à Montfort, pour atterrir dans le jardin du château de Neuville à Gambais. Ce dernier on le connaît bien, on y était lors du départ du Tour Auto en 2017 ou pour les Motors & Soul de 2017 et 2018. Cette année c’est son jardin qui nous servait de plateau pour présenter toutes les petites merveilles misent en exergue par la façade 17e qui donne sur un écrin de verdure.

Art Automobile 2022, la fête des Voisins !

Non, je ne me suis pas trompé de fête ! C’étaient bien les Journées du Patrimoine, et quel patrimoine que celui des Automobiles Voisin ! Ce dimanche ce n’était pas une, pas deux, mais bien 5 autos qui nous étaient présentées. Toutes sont dans la même collection. Une 6e était présente, mais pas du même propriétaire. Ces modèles étaient autant des sportives que des berlines de grand luxe.

Nous avions donc la chance d’avoir cinq modèles différents. Dans l’ordre des photos nous avions, la C15 de 1925, jaune, et son moteur de 3L. Venait ensuite la C24 datant de 1931, ex-épave de la collection Baillon. Juste à côté se trouvait la sportive C4S, de 1922. Sa voisine se trouvait être une C4S, toujours de 1922, mais en quatre places. Pour terminer ou retrouvait une C23 de 1930 en carrosserie dite « char », pourtant une superbe limousine. Je rajoute la sublime C14, de 1932, et son incroyable carrosserie en osier.

Car l’ami Gabriel Voisin est un constructeur d’avions au début du 20 ème siècle. Celui-ci mit toutes ses connaissances dans la construction de voitures de luxe, qui comme on le verra, possédera nombre de points communs avec l’aviation, à commencer par l’emploi de l’aluminium.

Ces autos étaient construites quasi à l’unité et sont devenues très rares. En les regardant plus dans le détail, on reconnait des parties empruntées à l’aéronautique, comme les systèmes de vitre ou les fauteuils. La déco intérieur est dans le plus beau style Art déco, que l’on doit au couturier Paul Poiré. Un vrai régal pour les yeux.

Art Automobile 2022, les jardins du plaisir à Gambais !

Si nous avions que les Voisins, cela aurait été déjà une bonne journée. Mais point ! Car derrière sur la grande esplanade, ou devant, je ne saurais jamais, bref, sur cette esplanade on retrouvait un large choix de beautés.

Mais ce rendez-vous n’est pas exclusif, tout le monde pouvait venir avec son ancienne. Du coup, on retrouvait quelques Facel Vega, une belle brochette d’italiennes avec une rare Alfa Giulia S1600 « familiare » une ex-Polizia. Avec pour clore avec les transalpines, une Lamborghini Espada et une Ferrari 250 GTE de 1961, plutôt pas mal, non ?

Du côté des Anglaises, d’Art Automobile 2022 on retrouvait une belle Triumph Renown et deux reproductions certes, de Jaguar Type D. Mais les copines de chez Rolls et Bentley étaient présentes aussi, dont une très classe S3 Continental Drophead. Ces dernières voisinaient avec une Alvis TD21. On retrouvait un plus rare roadster Derby, que je n’ai pas identifié.  

Trophée Élégance de Art Automobile 2022, attention les yeux !

Sincèrement, je n’aurais pas voulu être un des jurés qui devait choisir la plus belle auto. Car, ce dimanche il y avait du lourd et du beau sur la pelouse de Gambais ! Déjà avec les Françaises, ça partait fort. On retrouvait deux Bugatti avec une sportive du Type 37 de 1928, avec une plus sage Type 44, carrossé par Derouault & Jongen, en 28 également.

Quant à la De Dion Bouton, elle sortait littéralement d’une grange et datait de 1921. Toujours avant-guerre, l’Hispano-Suiza, coupé chauffeur datant pour sa part de 1926 et était l’œuvre de Hibbard & Darrin de Patin.

L’après-guerre recèle encore de belles choses, même si les formes sont plus rondes, à l’image de cette Salmson 2300 S, signée par Chapron en 1955. Reconnaissable en mille avec cette forme voulue par le client, qui ne voulait pas quitter son de haut-de-forme !

La Delage D6-70, de 57, est juste classieuse ! Quant à la Peugeot 203, elle peut carrément jouer avec les grandes, avec sa peinture bitons et sa calandre de requin, par G.Héricourt. Elle faisait vraiment hyper classe. Comme vous le voyez, que du beau et du rare.

Art Automobile 2022, les Américaines convoitent le Trophée Elégance !

Si les Françaises avaient déjà donné des maux de tête aux jurés, avec les Américaines, ça n’allait pas être simple non plus ! Les avant-guerres ne faisaient pas dans la dentelle, avec des moteurs V8 voir V12 et une avalanche de chromes.

À l’instar de la Packard 640 Custom de 1929 et sa robe marron et beige, ou sa consœur de chez Cadillac V12, Serie 370 de 1931 en parure crème et rouge. L’Auburn M851, de 1931, arborait une tenue beige très classe. Quand à la Chrysler Imperial CG, casaque verte, elle était juste sublime de beauté, elle date également de 31.

La Ford A était présente en plusieurs exemplaires à l’Art Automobile 2022. L’été n’étant pas encore fini, deux cabriolets étaient de sortie avec une Buick Electra 226 de 1961, hyper classe en noire intérieure rouge, mais qui avait fort à faire contre la Cadillac noire S62 de 1952, qui avec sa calandre faisait fureur ! On pouvait également admirer une rare Studebaker Gran Turismo Hawk de 1964, un magnifique coupé.

C’est la Chrysler Imperial qui remporte finalement le Trophée Élégance, ce qui est bien mérité ! La voiture était très en avance sur son temps,déjà équipé de phares directionnels presque 25 ans avant la DS, sujet a retrouver ici.

Art Automobile 2022 à Gambais, ça donne le tournis !

Surtout de voir tant de belles carrosseries réunies en un même endroit ! Encore une fois Jean-Marc Thévenet et son équipe, nous avait concocté un magnifique week-end. Pour ma part, ma visite date du dimanche. Nous avons, une fois de plus, pu admirer de magnifique chef-d’œuvre.

Et surtout voir que le savoir-faire des maitres carrossiers français était encore apprécié après tant d’années. J’aurais pu parler de tellement d’autres autos, mais c’est comme toujours il faut faire un choix.  

Merci beaucoup à Jean-Marc et son équipe pour leur accueil et leur travail ! À l’année prochaine pour d’autres beautés ! Vous aurez les infos ici.

bertrand

rédacteur et photographe à news d'anciennes. Passionné d'histoire et de véhicules anciens, il rejoint la rédaction de news d'anciennes en 2015. Armé de son fidèle Nikon, il écume les rasso et salons pour vous les faire découvrir.

Commentaires

  1. Christian MAGNANOU

    Il est dommage que vous n’ayez pas été là samedi car en plus d’une forte intéressante conférence sur l’Art Automobile, le trophée Jean-Paul Thévenet a récompensé ma Matra 530 LX pour la modernité de son style et son avant garde technique au moment de sa sortie en 1967. Cette récompense ne pouvait pas mieux tomber car elle était associée (sans préméditation) à la présence de la 530 « Sonia Delaunay » (une des toutes premières art-cars) envoyée par le musée Matra de Romorantin.

    Répondre · · 22 septembre 2022 à 12 h 21 min

    1. Benjamin

      Difficile d’être partout puisqu’il y avait aussi le salon de Rouen…

      Répondre · · 22 septembre 2022 à 14 h 20 min

  2. Julian Parish

    Beau reportage, merci Bertrand !

    Répondre · · 22 septembre 2022 à 12 h 22 min

  3. GITTON

    Sans blague, pas de Photo de la seule Marcos présente sur place? peut être trop courante…. Dommage. JF GITTON

    Répondre · · 22 septembre 2022 à 15 h 03 min

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