Finies les ventes aux enchères, on attaque maintenant tout ce qu’il y a de beau à voir sur le salon Rétromobile 2026. On débute avec des expositions thématiques folles et magnifiques à la fois, des expos qui marquent parfaitement les 50 ans du salon parisien.
L’immanquable Autorail, star de Rétromobile
On l’a vu arriver la semaine dernière (la vidéo est ici), c’est l’attraction de Rétromobile 2026. La bête de plus de 20m de long se voit de loin. Certes, le Berliet T100 était encore plus grand, quitte à comparer au niveau des mastodontes qu’on a pu voir à la Porte de Versailles, mais l’Autorail a quand même un nom qui ne trompe pas : Bugatti.
Dès l’ouverture des portes, c’est la cohue. La foule se presse, connaisseuse ou non et les smartphone se lève. Il est sur tous les murs des réseaux sociaux et photographié sous toutes les coutures. Il faut dire que l’organisation et le musée du train ont bien fait les choses avec une estrade qui permet d’admirer son intérieur tandis que les 4 moteurs de Bugatti Royale se laissent admirer au niveau des rails (car, oui, l’Autorail Bugatti est bien posé sur ses rails).
Même si il est exposé et visible à longueur d’année à Mulhouse à la Cité du Train, sa présence à Paris est notable. Il va marquer l’histoire, c’est certain. Allez, trêve de superlatifs, on vous laisse admirer… et vous décider pour venir le voir en vrai.





Les Bugatti en complément
L’Autorail n’est pas la seule création de la famille Bugatti à se montrer dans le Hall 7.1 de Rétromobile. Juste à côté on trouve en effet des voitures Bugatti. Pour pousser le clin d’œil jusqu’au bout, elles viennent également de Mulhouse, mais de la cité de l’Automobile cette fois-ci.
On attaque avec la Type 64, « l’autre voiture noire », celle qui devait remplacer la Type 57 avec une technique un peu évoluée et un dessin plus travaillé par Jean Bugatti. C’est le décès de ce dernier qui vit le projet être abandonné. Plus d’infos sur l’auto par ici.

Ensuite on passe sur la petite Type 73, une voiture construite après-guerre autour d’un 4 cylindres qui ne fut jamais commercialisée. Toujours dans les tentatives de relance, on retrouve les deux Type 101. En réalité, cette relance consistait à reprendre une base de Type 57 avec des carrosseries plus modernes mais le coût restait trop élevé et les performances trop basses. Ce plan de relance devait s’accompagner du retour en compétition, en F1. Las, Trintignant ne fit qu’un grand prix au volant de la Type 251 créée par Colombo (lui-même), qu’il abandonna.




Ces différentes créations sont complétées par des voitures expérimentales ou technologiquement avancées. La Type 59-50B, qui fut emmenée à la victoire par Wimille, possède ainsi un jumelage des roues arrières ! La Type 47 fait encore mieux puisqu’elle a jumelé les moteurs ! C’est l’architecture en U qu’elle utilise, reliant deux moteurs par la transmission. Enfin, on retrouve les soubresauts de l’aérodynamique avec le fameux Type 32, un Tank, terme qui désignait dans les années 30 ces carrosseries profilées.




Côté rallye : le Groupe B et les autres
C’est une des autres expos phares du salon Rétromobile 2026 : les voitures de rallye. Là encore, il y a foule pour admirer des voitures qu’on a pas forcément vu rouler en compétition puisque certaines ont tourné il y a bien longtemps. Toutes les époques sont représentées. On commence dans les années 60 avec les premières : une Alpine A110 et une Lancia Fulvia. Ensuite on passe aux années 70 avec une autre légende, une Stratos.



Forcément, celles que beaucoup veulent voir, c’est la série des Groupe B. Au programme : Audi Quattro, Peugeot 205 Turbo 16 ou Renault 5 Turbo. Ensuite, on passe d’ailleurs aux Groupe A avec les Lancia Delta dans différentes configurations. Un plateau à voir en vrai, pour se rendre compte des évolutions de ces bêtes de rallye à travers les ans.





On note que c’est à cet endroit qu’on retrouve la scène qui réunit de beaux intervenants tout au long du salon. Au moment de prendre ces clichés, Jean-Louis Moncet était entouré de François Allain et de Ari Vatanen.

Les autres Musées à Rétromobile 2026
Allez, on se quitte en faisant un petit tour des derniers musées présents à Rétromobile. Là, c’est du pêlemêle. Le musée des blindés de Saumur et l’UNIVEM se font donc voler la vedette cette année, ce ne sont pas eux qui amènent les plus gros véhicules du salon. On retrouve sur place un GMC avec un avion de reconnaissance « Piper » accidenté ainsi qu’un blindé amphibie « Alligator » francisé en LVT-A1 avec sa tourelle. On ajoute du côté des gros véhicules un beau Berliet ramené par… la fondation Berliet.



Enfin, on retrouve le musée M24, nouveau nom du musée des 24 Heures du Mans qui est actuellement en travaux et qui devrait rouvrir en Mai. On retrouve donc une Maserati 250F V12 de 1957, vraie icône de la course automobile ainsi que la très récente Porsche 963.



Et voilà pour ce premier aperçu. Notez qu’on vous en parlera aussi en vidéo dans la semaine. Pour voir tous nos articles, c’est en cliquant sur la bannière ci-dessous.


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