La Bugatti Type 64, l’autre voiture noire

La Bugatti Type 64, l'autre voiture noire
Benjaminhttps://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

À la une sur News d'Anciennes

Certificat d’Immatriculation de Collection (ancienne Carte Grise Collection) : quelques rappels

En France on adore les lois. Et on en a tellement, qui sont amendées tellement souvent qu'on peut s'y perdre facilement. Du...

ZFE : nouvelle menace sur les anciennes ? L’espoir est de mise

L'écologie et la qualité de l'air sont au centre de nombreux débats. Et les ZFE (Zones à Faible Émissions) placent le débat...

Une jolie première pour le Rétro Rencard de Montauban

Dimanche était lancé le Rétro Rencard de Montauban un nouveau rassemblement de voitures anciennes. Cet événement lancé par l'association Ca Monte En...

Italian Meeting 2020, Grazie mille !

L’autodrome de Montlhéry accueillait l’Italian Meeting 2020 ce samedi. Malgré un temps gris, la journée consacrée aux Italiennes a été un franc...

Quand on parle de Bugatti d’avant-guerre, et en dehors des autos de course, on pense à la Type 57. Mais en 1939 sa remplaçante était sur les rails. Malheureusement la fabrication de la Bugatti Type 64 ne sera jamais lancée.

Bugatti en 1939

Juste avant la seconde guerre mondiale, la gamme de Bugatti est composée d’un seul modèle. Les Type 46 (de route) et 59 (de piste) ont laissé place aux Type 57. Proposées avec différentes carrosseries, c’est un véritable couteau suisse. On retrouve en effet la Galibier (la berline) le Coach Ventoux, les Cabriolets Stelvio (2+2) et Aravis (2 places) et les coupés plus exclusifs que sont les Atalante et les Atlantic (17 et 4 exemplaires respectivement).

Côté course, la Type 57 G Tank reste sur plusieurs grandes victoires comme le Grand Prix de France 1936 mais surtout les 24h du Mans 1937 et 1939.

La Bugatti Type 64

C’est donc la Bugatti Type 64 que l’usine s’apprête à sortir pour remplacer la 57. Conçue à partir de 1938, la conception est l’oeuvre d’Antonio Pichetto et de Jean Bugatti pour la carrosserie, qui a fière allure.

Même si c’est un coach, elle mesure 5,3m de long et 1,8m de large ! Pour la ligne, on retrouve quelques traits des Type 57, mais surtout une inspiration venant de l’Aérolythe, le prototype qui donna naissance aux Altantic. Un second dessin, un coupé avec des portes papillon est également réalisé.

Pour la technique, on emprunte pas le moteur de la 57 mais celui des Type 50B de course, considérablement assagi cependant… Avec 4.4 litres de cylindrée, deux arbres à cames en tête et toujours une plastique superbe, il sort près de 170 ch !
Le châssis est fabriqué en Duralumin avec deux profilés en U, rivetés et renforcés par un tablier en alu. Les freins sont hydrauliques, licence Lockheed, et la boîte à sélecteur électromagnétique est une Cotal (Procédé MAAG)

Le prototype repose sur le châssis 64001 et il est en phase de test en 1939.

Mauvais alignement des planètes

L’été 1939 va être fatal au projet de la Bugatti Type 64. Tout d’abord, le 11 Août Jean Bugatti se tue. Il est au volant d’une Type 57G Tank et file à plus de 200 km/h pour des essais lorsqu’il a un accident. C’est un premier coup d’arrêt, le second sera fatal.

Le 1er Septembre l’Allemagne nazie envahit la Pologne. La Seconde Guerre Mondiale est lancée et Bugatti stoppe le développement de son auto.

Bugatti après-guerre

On pourrait croire que la marque allait garder le projet dans les cartons. Mais la relance de l’usine est très compliquée et Ettore Bugatti décède à son tour en 1947. La production reprendra avec la Type 101 en 1951 mais la Bugatti Type 64 ne sera jamais plus au programme.

Les Bugatti Type 64 de nos jours

Il n’y en a eu qu’une de construite à l’époque, mais il y en a bien deux qui existent de nos jours !

Tout d’abord LA Bugatti Type 64 originelle, 64001, le coach de 1939 est un des joyaux de la collection Schlumpf. On peut la voir à la Cité de l’Automobile de Mulhouse, mais elle fait aussi quelques sorties, comme l’an dernier aux Classic Days.

Ensuite on retrouve une reconstrution. Basée sur le châssis 64003 retrouvé par Jean De Dobbeleer, revendu à l’acteur Charles Bronson, il n’a jamais été assemblé. La reconstruction est finalement l’oeuvre de Peter Mullin. La carrosserie n’est pas le coach mais basée sur les dessins de coupé à porte papillon. Une belle réalisation, même si l’authenticité est moindre.

Un grand merci à Gilles et à l’équipe de conservation de la Cité de l’Automobile pour leur aide sur cet article.

La Bugatti Type 64, l'autre voiture noire

Sur le même thème

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Nos derniers articles

Matra MS650, Ferrari 512, ces protos qui ont couru le Tour de France

Cette année le Tour Auto faisait la part belle aux Porsche de compétition et surtout aux protos de Stuttgart qui ont couru...

La vente Osenat du 20 Octobre confirme la santé des enchères

Ce mardi c'est à Fontainebleau que le marteau s'abaissait. Osenat proposait une vente d'autos anciennes et d'automobilia avec un beau catalogue très...

Certificat d’Immatriculation de Collection (ancienne Carte Grise Collection) : quelques rappels

En France on adore les lois. Et on en a tellement, qui sont amendées tellement souvent qu'on peut s'y perdre facilement. Du...

Une jolie première pour le Rétro Rencard de Montauban

Dimanche était lancé le Rétro Rencard de Montauban un nouveau rassemblement de voitures anciennes. Cet événement lancé par l'association Ca Monte En...