L’Aston Martin DB4, pose les bases d’une belle lignée

L'Aston Martin DB4, pose les bases d'une belle lignée
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L'Aston Martin DB4, pose les bases d'une belle lignée
Benjaminhttp://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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Dans la lignée des coupés sportifs de la marque, il ne faut pas avoir d’yeux que pour les DB5 et DB6 (dont on parlera bientôt). De fait, celle qui les précéda, l’Aston Martin DB4 posa réellement les bases de leur succès.

On change tout !

Si on oublie la confidentielle DB1/2litres (on en parle en détail par ici), les sportives de chez Aston Martin des années 40 et 50 sont assez rustiques. La DB MkIII a bien changé la forme, dans le bon sens, mais pour la remplacer on vise une auto bien plus moderne.

C’est ainsi que va naître l’Aston Martin DB4. La DB3 ? On l’oublie, l’appellation est réservée à une auto de course.

La nouvelle auto va commencer par affiner encore plus ses traits. La carrosserie sera une Superleggera mais Touring ne serait pas forcément à l’origine de ses formes. Elles sont une évolution de celles de sa devancière avec notamment un capot plus plat, une calandre, des feux et un pavillon qui gardent leur forme et des ailerons arrière encore plus prononcés.

Mais c’est bien côté technique que la nouvelle auto va se démarquer. On commence par le cœur : le moteur. Exit le moteur 6 en ligne “Bentley”, hérité de Lagonda, et place au Tadek Marek, du nom de son créateur (dont on parle ici). La cylindrée passe de 2,9 litres à 3,7. Avec un double arbre à cames en tête et deux carbus SU, il sort 240ch.

Côté trains roulants, l’arrière évolue, abandonnant la barre Panhard pour une barre de Watt. À l’avant on utilise des triangles rotulés. La direction est à crémaillère tandis qu’on monte des freins à disques Dunlop, vite remplacés par des Girlings.

La nouvelle auto est prête et dévoilée au salon de Londres en 1958. Sa production se fera dans la toute nouvelle usine de la marque à Newton Pagnell.

Les évolutions de l’Aston Martin DB4

En 1959 on présente la première déclinaison, c’est l’Aston Martin DB4 GT. C’est une vraie voiture de course qu’on a repensée. Elle est plus légère et repose sur un châssis à empattement réduit de 12 cm qui condamne les places arrières (pas vraiment utiles en course). On la reconnaît de suite avec ses phares sous bulle en plexi. Côté technique, on a travaillé le moteur avec deux versions (3.7 litres et 3.8 litres) qui permettent d’atteindre les 300 ch avec trois carbus Weber. On ajoute enfin un embrayage double disque sec et l’auto se retrouve vite engagée en course.

Arrive en 1960 une version encore plus poussée de l’Aston Martin DB4 GT : la Zagato. La base est donc la GT mais encore allégée avec vitres en plexi et surtout une carrosserie spéciale. Dessinée par le styliste et aérodynamicien Ercole Spada, elle est plus douce, plus fine et donc plus légère. Elle ne comporte pas de parechocs. Côté technique la puissance atteint 314 équidés et la vitesse maxi approche des 250 km/h.

En 1960 on présente aussi l’Aston Martin DB4 Série 2. Pour le coup on propose surtout de palier à certains problèmes de refroidissements, qu’on peut appeler “de jeunesse” du 6 cylindres en ligne. Les modifications esthétiques sont mineures et on les reconnaît surtout à leur entourage de vitre plus épais.

L’année suivante apparaît l’Aston Martin DB4 Série 3. Cette fois on s’intéresse peu à la technique et la modification est visible puisque les feux arrières changent. On retrouve ainsi 3 feux ronds sur une platine chromée verticale.

En Septembre 1961 on passe à l’Aston Martin DB4 Série 4. Pour le coup c’est à l’avant qu’on retrouve le changement avec une calandre à la grille rectangulaire et plus épaisse.
En parallèle on introduit les version Vantage, une option commandable sur toutes les DB4. C’est le moteur qui diffère sur ces autos. Avec trois carbus SU il développe 266 ch et les coupés peuvent d’ailleurs recevoir les phares des GT.

En Octobre 1961 on propose (enfin) une version cabriolet. Elle restera rare puisque seuls 70 exemplaires seront produits, dans les séries 4 et 5 et presque la moitié recevront un moteur Vantage.

Enfin en Septembre 1962 on dévoile l’Aston Martin DB4 Série 5. Si vous ne regardez pas de très près, vous pourriez penser voir une DB5. Il est vrai que les changements sont bien plus importants que sur les autres évolutions. Il faut d’abord noter que l’auto est plus longue de 10 cm, au bénéfice de l’espace intérieur. Ensuite les phares sont carénés à l’avant tandis qu’à l’arrière, les trois feux se dispensent de platine chromée. Dernier changement : les roues passent du 16″ au 15″.

Les dernières Aston Martin DB4 sortent en 1963. On compte alors 1204 autos produites :

  • 19 DB4 GT Zagato
  • 75 DB4 GT
  • 70 cabriolets (dont 32 Vantage)
  • 1040 coupés des différentes séries (dont 136 Vantage)

On ajoutera d’ailleurs que parmi les coupés on compte 14 autos appelées à posteriori “Vantage GT”. Pour le coup ce ne sont pas des Vantage puisqu’elles n’emportent pas le moteur Vantage mais bien celui de la GT… tout en restant conformes aux autos des différentes séries sur tous les autres points.

C’est tout ? Pas vraiment puisqu’il ne faut pas oublier qu’Aston Martin a produit 25 GT supplémentaires à partir de 2016 plus 19 GT Zagato à partir de 2019 !

L’Aston Martin DB4 en collection

L’Aston Martin DB4 n’est pas si rare que ça sur nos routes. Seul problème pour elle : dès qu’une DB5 ou même une DB6 se pointe, les yeux et les appareils photos se pointent sur ces dernières.

Néanmoins, toutes proportions gardées, les DB4 sont bien plus abordables. Pour le gros des coupés en tout cas puisque la cote se situe entre 350 et 550.000 € suivant l’état de l’auto. Pour une Vantage ? Rajoutez 200.000 € minimum.
Les cabriolets sont plus rares et plus chers : les moins beaux, mais roulants, démarrent à 750.000 € !

Évidemment les GT sont bien plus onéreuses. Une GT “normale” s’affiche au dessus du million d’euros (voir la dernière vente Artcurial en date).
Pour les Zagato, vous ne trouverez aucune auto à moins des 6 millions d’euros et ça peut facilement être le double !

Photos complémentaires : Wheelsage

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1 COMMENTAIRE

  1. La toute 1ere série sans encadrement de vitrage, façon XJC avant l’heure est sublime. Je me contenterais de n’importe quelle série à vrai dire ! Merci pour cet article.

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