Le Mans Classic Legend : Vendredi, ça roule !

Publié le par Paul Langlard

Le Mans Classic Legend : Vendredi, ça roule !

Après une première journée très statique, en mode préparation, Le Mans Classic Legend a fait vrombir les moteurs. Pour cette deuxième journée de l’événement, les voitures anciennes ont pris la piste. Au programme : parades, courses supports et plateaux officiels. C’est parti.

En bref :
– N’attendez pas les avant-guerre, ce sont des voitures de 1975 à 2015 que vous retrouvez en piste pour Le Mans Classic Legend
– Des Groupe VI aux LMP1 en passant par les Groupe C ou… les voitures de NASCAR, la variété s’invitait en piste, uniquement pour des essais
– Quelques parades étaient également au programme dont des démonstrations particulièrement attendues

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Les 917 et 787B deux salles, deux ambiances

Deux philosophies et deux époques bien différentes, pourtant, la Porsche 917 et la Mazda 787B ont toutes deux marqué l’histoire des 24 Heures du Mans, et de fort belle manière, et Le Mans Classic Legend leur rend hommage tout aussi habilement.

Du côté de la 787B, on ne reviendra pas sur son histoire, puisque Benjamin s’en est chargé en 2022, et que j’en ai remis une petite couche l’année suivante sur cette légende urbaine (toujours persistante d’ailleurs, je l’ai encore entendue ce matin) selon laquelle le moteur à piston rotatif a été banni suite à sa victoire en 1991.

Pour célébrer les 35 ans de cette inattendue réussite, la voiture victorieuse s’offre quelques tours en piste, ainsi qu’une belle exposition statique, en compagnie d’une Jaguar XJR-9 et d’une Porsche 962.

Surtout, elle s’est dégourdi les pistons. Un moment de ce Le Mans Classic Legend que tout le monde attendait, juste histoire d’en prendre plein les oreilles. Dans le genre des sons vraiment atypiques, rien ne bat une Mazda 787B.

Côté Porsche 917, la surprise est excellente. Oui, l’expo avait été notée sur les plans mais on ne savait pas à quoi s’attendre. Ce n’est pas une mais toute une meute de Porsche 917 qui nous attend dans les paddocks de Le Mans Classic Legend.

Enfin, poignée de 917, ce n’est pas tout à fait juste, au milieu d’elles se cache une 907, celle qui a été la première utilisée pour valider le concept de queue longue afin d’améliorer la vitesse de pointe. Parlant de queue longue, les voitures exposées sont un beau mélange de queues longues et de queues courtes, arborant pour certaines l’iconique livrée Gulf.

Et, summum du plaisir, l’art car se permet de faire quelques tours de piste, à l’instar de la Mazda, tout au long du week-end.

Les plateaux officiels

Ils ont pris la piste. Les plateaux 6 à 10 sont les stars de ce Le Mans Classic Legend mais il a fallu attendre le début d’après-midi pour qu’elles s’élancent. Au programme : des qualifications l’après-midi avant que les essais libres ne se déroulent en nocturne.

Le plateau 6 ? Il est connu puisqu’il était déjà au programme du Mans Classic depuis des années. Il regroupe les protos de 1972 à 1981 et les GT de 1975 à 1984. Il permet de faire le passage de témoin entre les deux formules de Le Mans Classic et on ne va pas s’en plaindre, tant ces machines sont impressionnantes.

Au programme ? Beaucoup de Porsche. Les 934 et 935 sont au rendez-vous accompagnées de quelques 944. On complète avec les BMW M1 et, évidemment, de nombreux protos Lola, Chevron, Osella, etc. On vous en montrera évidemment d’autres exemples dans le week-end, et la semaine prochaine avec les résultats complets.

Le plateau 7 ? Peut-être le plus attendu. C’est le plateau des Groupe C. Présentes en course support depuis des années, le Groupe C deviennent, avec Le Mans Classic Legend, des voitures des plateaux officiels de l’événement. Certaines livrées vous seront probablement familières, car ce sont des voitures que l’on a vu courir au Mans Classic ou a Silverstone Classic ces dernières années.

Les Porsche 962 défient des Spice et autres March et Tiga. Dommage, cette année le plateau est plutôt réduit et, dommage pour nos oreilles, les Peugeot 905 ne sont pas là pour faire hurler leurs V10 !

Le plateau 8 nous replonge dans les années 90. On y retrouve des protos et des GT ayant couru de 1994 à 1999. Le plateau est un peu resserré, comparé aux autres, reflet d’une période un peu compliquée pour le double tour d’horloge manceau, qui l’a amené à un renouveau salvateur à la fin de la décennie.

On y retrouve des protos ouverts du style Courage ou Lucchini mais également des monstres sacrés comme la McLaren F1 ou des GT et GT1 qui nous ont fait rêver.

Le plateau 9 a changé de millénaire. On y retrouve les protos LMP1 et LMGTP qui ont couru entre 2000 et 2005 ainsi que les GT qui se sont engagées entre 2000 et 2010. On commence à réellement aborder des voitures qui sont dans les souvenirs de quasi tous les spectateurs présents.

Le plateau 10 est particulier sur son format puisqu’il a eu droit à une séance d’essais libres avant ses qualifications et que la session nocturne sera une deuxième séance de qualifications. C’est un plateau qui regroupe des LMP1 de 2006 à 2012, des LMP2 de 2006 à 2015 et des GTE de 2011 à 2020. On entre dans l’ère contemporaine des 24 Heures.

Les livrées Gulf sont de retour sur les Aston Martin tandis que les Lotus, Ferrari sont aussi de la partie. Le chauvinisme français marche également à fond à chaque passage des Peugeot 908. Malheureusement, ces bolides semblent compliqués à emmener et il y a eu plusieurs drapeaux rouges lors de cette séance.

Les constructeurs sont au rendez-vous, manqué

On ne va pas le nier, dans leur globalité, les stands constructeurs laissent sur notre faim. Hormis Audi qui présentait trois voitures victorieuses au Mans, le reste est pour le moins discutable.

On laisse volontairement de côté BYD, dont l’histoire est pour le moins courte, cependant, c’est probablement le stand le plus attirant entre eux, BMW et Renault…

Pour ces deux derniers, occasions ratée, dans les grandes largeurs, à nos yeux. On comprend les contraintes marketing qui se cachent derrière chaque stand. Pourtant les deux ont une histoire plus que riche avec le Mans, vu la surface allouée, y glisser UNE seule voiture en lien avec l’endroit ne posait pas de problème. Cela fait mal de le dire, mais même sur ce point, les chinois ont fait mieux, exposant une des safety cars utilisées en ce moment même sur le circuit.

Les courses support de Le Mans Classic Legend

En plus des plateaux officiels, Le Mans Classic Legend propose des courses « support ». Là, on a vraiment de la variété, vous allez comprendre.

On commence avec des classiques parmi les classiques et les Porsche. La Porsche Classic Cup regroupe les différentes générations de « Cup ». Attention ça ne veut pas dire qu’on ne retrouvera que des 911. Sur la piste, les 944 Turbo croisent des 964, 993, 996 et 996 GT3 Cup.

Forcément, il faudra avoir l’œil ou un bon souvenir des livrées pour différencier les concurrents mais on assiste à de belles batailles en piste.

Autre plateau monomarque, le Berlinetta Challenge, spécialement pensé pour les « ferraristes ». Cette fois ce sont les berlinettes à moteur V8 qui sont sur la piste. On débutera avec les 348 avant d’enchaîner sur les 355, 360 et 430. Cependant, là où Porsche organise ce genre de course depuis des années, la nouveauté du format entraine un plateau très restreint.

Plus variées et plus récentes, on enchaîne avec les GT3 Revival. Ce plateau qu’on retrouve sur certaines manches du GT World Challenge (et Spa Classic) rassemble des GT3, comme son nom l’indique, qui ont été produites entre 2006 et 2013.

Attention, là encore, ce sont les Ferrari et les Porsche qui sont les plus nombreuses mais quelques Audi ou Mercedes, Corvette ou Lamborghini sont aussi au rendez-vous.

On termine avec la course la plus originale de ce Le Mans Classic Legend : le HSR NASCAR Classic. Oui, ce sont bien des voitures de NASCAR qu’on retrouve sur ce plateau habitué à courir de l’autre côté de l’Atlantique. Les plus anciennes datent des années 70 et les plus récentes ont 6 ans, un superbe échantillon qui permet de découvrir les différentes régulations qui ont jalonné la discipline ces 50 dernières années

Des « trucks » aux coupés plus classiques, le panorama est vraiment large dans ce plateau qui étonne forcément nos yeux européens. Une belle dose de diversité !

Le Mans Classic Legend sur nos réseaux sociaux

Tout n’est pas sur le site. Ainsi on vous fait aussi vivre Le Mans Classic Legend sur nos réseaux sociaux. Au programme : des vidéos explicatives et des petits jeux.

vant qu’on vous ne les présente en détail dans un prochain article, on fait un tour rapide des clubs avec Pierre sur notre Instagram.

On vous propose également de jouer un peu. Il faut arrêter la voiture au bon moment et ça se passe sur Facebook.

Au programme demain

Demain, c’est jour de course ! Le matin, ce sont les GT3 qui ouvriront le bal dès 9h15 avant que les Porsche ne prennent le relai à 11h. La première course officielle, celle du Plateau 6, démarrera à 16h avant que les Nascar ne prennent le relai. Cette fois, il va y avoir de grosses bagarres en piste. Pour voir tout le programme, c’est en cliquant ici.

Rendez-vous sur le site demain à la même heure (à peu près) pour voir l’article du jour et puis vous retrouvez des stories et des vidéos toute la journée sur nos réseaux sociaux !

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Paul Langlard

https://paullanglardphotography.myportfolio.com

Paul est un photographe passionné d'automobiles venant du Nord de la France. Il a rejoint l'équipe de News d'Anciennes au printemps 2020.

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