Haynes Motor Museum, l’histoire automobile à l’anglaise

Haynes Motor Museum, l'histoire automobile à l'anglaise
Haynes Motor Museum, l'histoire automobile à l'anglaise
Pierre
Tombé dans la marmite automobile quand il était petit, il a rejoint l'équipe de News d'Anciennes en 2015. Expatrié en Angleterre depuis Mai 2016, il nous partage les évènements de là-bas. En dehors de ça, il partage une bonne partie de son temps sur la route entre une Opel Ascona et une Mazda RX-8.

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C’est Noël, et dans ces temps pour le moins incertains, un peu d’exotisme ne fait jamais de mal. Je voulais profiter de l’année 2020 pour faire plusieurs passages au Haynes Motor Museum, afin d’illustrer cet article, mais vous devrez vous contenter de mes archives. Il y a de quoi faire, ceci dit. Alors, suivez le guide !

Le Haynes Motor Museum en bref

Si le nom Haynes vous semble familier, c’est normal. Le Haynes Motor Museum a tout à voir avec les manuels d’atelier Haynes.
C’est en effet grâce au succès de ses manuels (au départ un simple folio agrafé) que John H. Haynes a pu se constituer une solide collection de véhicules.

La légende veut que John, ayant peut de place pour stocker ses véhicules, ait commencé à perdre le fil d’où elles étaient entreposées. Cela l’aurait amené à acheter un ancien dépôt de munitions à Sparkford, dans le Sommerset, à deux pas de Yeovil, le siège de sa maison d’édition.

La suite est plus factuelle, le 10 juillet 1985, Richard Noble, l’homme le plus rapide du monde d’alors, inaugure le Haynes Motor Museum, et ses 29 véhicules. De plus, John s’assure que sa collection ne sera pas dilapidée au fil des années, transformant le musée en charity trust. La collection est dès lors indépendante de son propriétaire, et grossit durant les décennies suivantes.

Aujourd’hui, le Haynes Motor Museum abrite presque 400 véhicules. Ils sont tous en état de marche, grâce à l’équipe de bénévoles qui sont tout aussi capables de mettre les mains dans le cambouis que de vous faire faire le tour de l’intégralité du musée.

Derrière les portes du Haynes Motor Museum

Le Haynes Motor Museum est divisé en diverses salles, et il y a rapidement de quoi perdre la tête tant les véhicules sont attirants. Heureusement, la première partie ne vous laisse pas le choix et vous jette dans les débuts de l’automobile avec notamment une superbe réplique du tricycle Benz.

Par la suite, c’est une pléthore de voitures d’avant guerre qui vous guette, avec notamment, cocorico, une belle brochette de voitures française : Darracq, Clément… Assez inattendu, mais ça rappelle la maison.

Une fois passé cette zone, vous pouvez partir dans la direction qui vous sied. Je vais donc vous emmener dans la salle rouge, non pas à cause de la décoration, mais de la cinquantaine de voitures de cette couleur qu’elle abrite. A chaque fois les mots me manquent tant la diversité est impressionnante, et surtout quelles belles pièces ! D’AC à Triumph en passant par pléthore de constructeurs prestigieux comme Alfa Romeo, Maserati ou encore Facel Vega (une HK500 rouge, ça se remarque, d’autant plus quand celle-ci à le volant à droite).

Une fois que vous avez pu remettre votre mâchoire en place (et essuyé ce vilain filet de bave de votre menton), le plus simple est de partir vers l’espace dédié aux expositions temporaires. Chaque semestre, le Haynes Motor Museum met une thématique à l’honneur, et cela peut couvrir n’importe quelle période de l’histoire automobile. Un de mes passages voyait l’espace dédié aux constructeurs de luxe anglais, le suivant était pour les 100 ans de Morgan.

Vous pouvez ensuite vous glisser dans Memory Lane, un espace dédié aux anciennes populaires anglaises. Vauxhall, Morris, Sunbeam… Tout un tas de constructeurs aujourd’hui disparus pour la plupart, mais dont les modèles montrent toute la diversité de l’industrie britannique à son apogée. Hasard de calendrier, on y trouve une Nash Metropolitan, dont Fabien vous parlait il y a quelques jours.

Vous pouvez ensuite vous glisser dans un espace dédié aux voitures du monde. Il vous offrira des voitures populaires, comme une 2CV ou une Simca Aronde, aussi bien que des voitures plus exubérantes, comme une DeLorean DMC-12 ou une Bricklin SV-1.

La salle adjacente est dédiée aux constructeurs britanniques. Aston Martin (avec une superbe Lagonda au design toujours aussi clivant, mais je ne nierai pas être sous le charme), Jensen, Jaguar, Lotus… toute la fine fleur de l’automobile d’Outre-Manche est là.

Poursuivez votre chemin, et vous tombez sur une salle dédiée à la démesure américaine. Et démesure c’est le mot, tant par la dimension des voitures que par le nombre de cylindres, puisque la salle abrite une Cadillac V16 (qui, pour l’anecdote, est celle qui a vendu la mèche sur mes origines françaises à mon guide du jour). Cependant, ce n’est pas elle qui vous fera le plus tourner la tête. Il y a un trio qui a droit à son estrade, et, diantre ! Même sans être surélevées, ces machines imposent leur présence : Cord 810, Duesenberg J et Auburn 852 offrent un glamour diamétralement opposé à la poésie de leur dénomination.

D’ici, plusieurs choix s’offrent à vous. Partez vers le fond de la salle et vous entrerez dans le Hall of Motorsport, comme son nom l’indique n’est pas dédié aux véhicules utilitaires. Monoplace, voiture de sport ou GT, il y en a pour les gouts de tout le monde.

Prenez l’escalier pour rejoindre la mezzanine, vous entrez alors dans un espace dédié à la moto, notamment à la grandeur et à la décadence de l’industrie britannique.

Redescendons maintenant sur terre, pardon, au rez-de-chaussée, car vous n’avez pas fini de planer. Sur la gauche, un petit espace dédié à Ferrari, mais plus encore que les autos, c’est l’histoire d’Enzo qui est mise en avant.

Sur votre droite, une petite poignée de supercars. De la presque attendue réplique de Ford GT40 à la Dodge Viper, les compteurs ont des limites qui laissent rêveur. C’est une des rares fois ou j’ai pu approcher de près une DeTomaso Pantera ou une Jaguar XJ220, et de me rendre compte que les photos ne leur ont jamais rendu grâce.

Dernière petite étape avant de sortir, une salle dédiée à l’aventure Mini, avec notamment un éclaté en chair et en os, permettant de comprendre toute l’ingéniosité de la petite anglaise, mais aussi plusieurs de ses dérivés comme la Riley Elf.

Je crois que nous sommes arrivés au bout, et si jamais j’en ai oublié, pardonnez-moi, car il y en a vraiment beaucoup trop pour un seul homme dans ce musée. Il se peut également que la configuration ai changé, car les voitures, et parfois les salles, sont déplacées en fonction des besoins.

Visiter le Haynes Motor Museum

Malgré la reprise de Haynes Publishing par Infopro Digital (maison-mère des éditions ETAI) et l’abondon annoncé des manuels au format papier, le Haynes Motor Museum reste en activité, puisqu’il est indépendant, comme nous l’avions évoqué au début de l’article.

Comme vous vous en doutez, la pandémie actuelle a forcé le musée à fermer ses portes. En temps normal, le Haynes Motor Museum est ouvert toute l’année sauf pour les jours fériés anglais, prenez le temps de vérifier ce détail si jamais vous souhaitez aller y faire un saut.

Les horaires d’ouverture varient en fonction de la saison, et je vous conseille d’aller directement faire un tour sur le site du musée pour savoir exactement ce qu’il en est.

Côté tarifs, il vous en coutera £15,50 pour un adulte, £9.50 pour un enfant de 4 à 16 ans, et rien pour un enfant de moins de 4 ans. Si le prix peut sembler élevé, sachez cependant que votre ticket vous permet de visiter le musée à volonté pendant un an !

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