Grand Prix de Monaco Historique 2026 : patrimoine, émotion et spectacle

Publié le par Gaultier

Grand Prix de Monaco Historique 2026 : patrimoine, émotion et spectacle

Le week-end dernier, c’était le Grand Prix de Monaco Historique 2026. Un événement vraiment à part qui n’a lieu que tous les deux ans et qui génère une vraie attente. Pour votre serviteur, la dernière visite remontait même à 2022 et l’envie de retrouver cette atmosphère unique devenait de plus en plus forte.

Le Grand Prix Historique de Monaco est bien plus qu’un simple événement : c’est une véritable machine à remonter le temps. Il rend hommage à l’âge d’or de la Formule 1, des monoplaces d’avant-guerre jusqu’aux F1 des années 80. Avec près de 200 voitures engagées et plus de 35 nationalités représentées, il s’impose comme l’un des rares rendez-vous au monde capable de réunir un plateau aussi riche et authentique sur le mythique Circuit de Monaco. À cela s’ajoute une catégorie dédiée aux voitures de sport, qui complète parfaitement ce voyage dans l’histoire du sport automobile.

Parades et stars

Cette quinzième édition mettait particulièrement à l’honneur la victoire de Niki Lauda en 1976 au volant de sa Ferrari, un moment marquant de l’histoire de la discipline. Si le pilote autrichien a disparu, restent ses voitures et les souvenirs qui vont avec.

Le Grand Prix de Monaco Historique 2026 a également été rythmé par une parade exceptionnelle de Formule 1 Ferrari des années 1995 à 2010, pilotées par des clients passionnés. Un moment fort, notamment pour les trentenaires et les plus jeunes, qui ont pu redécouvrir — ou entendre pour la première fois — les sonorités emblématiques des moteurs V8, V10 et V12 résonner entre les murs de la Principauté.

Cette parade était ouverte par Jacky Ickx, au volant de la Ferrari avec laquelle il remporta son premier Grand Prix en 1968, ajoutant une dimension encore plus symbolique à l’événement.

Autre moment exceptionnel du week-end : la présence de la légendaire Bugatti Royale issue de la collection Schlumpf, qui a roulé sur le circuit en présence de Albert II de Monaco. Une apparition rare pour ce modèle mythique, qui incarne à lui seul le prestige et l’histoire de l’automobile.

Un petit tour des ventes aux enchères

Deux ventes aux enchères se déroulaient en parallèle du Grand Prix de Monaco Historique 2026. Premier arrêt, sur le circuit. C’est au Fairmont que Bonhams tenait sa vente avec des voitures très sportives, notamment niveau rallye et DTM. On vous détaille les résultats ici.

Du côté de RM Sotheby’s, les F1 étaient à l’honneur. Pour autant, les voitures de route de folie étaient aussi présentes et la maison de vente réalise quelques records. On vous livre un aperçu des résultats ici.

Les courses du Grand Prix de Monaco Historique 2026

Série A1 Louis Chiron : les avant-guerre

Non, ce n’est pas parce que ce sont des avant-guerre que ces voitures paradent. Elles étaient présentes pour en découdre et elles l’ont fait ! Richard Bradley sur sa Maserati 4CL de 1939 (#30) signe la pôle avec deux secondes et demi d’avance sur Blakeney-Edwards sur une Frazer-Nash de 1935 (#42).

Bradley mène 9 tours… mais sa mécanique le trahit à la rascasse, presque en vue de l’arrivée ! Blakeney-Edwards l’emporte devant Brad Baker sur son ERA R10B de 1936 (#24) et Alex Read sur sa Bugatti 51 de 1931 (#14).

Série A2 Juan Manuel Fangio : les premières F1

Cette série du Grand Prix de Monaco Historique 2026 était celle des F1 à moteur avant, construites avant 1961. Les qualifications placent Mark Shaw en pôle sur sa Scarab de 1960 (#48) devant Joaquin Folch-Rusinol sur sa Lotus 16 de 1958 (#38).

Shaw ne va laisser aucun concurrent prendre la tête et mène les 10 tours. Derrière, ça se bagarre. Finalement la 2e place revient à Max Smith-Hillard sur sa Lotus de 16 de1 959 (#42) devant John Spiers sur sa Maserati 250F de 1955 (#34).

Série B Graham Hill : les 1500

Place aux petits moteurs dans cette série du Grand Prix de Monaco Historique 2026 qui accueille aussi bien des F1 que des F2 du moment qu’elles ont un moteur 1500. C’est Stuart Hall sur sa Lotus 21 Climax (#36) qui signe la pôle, 4 dixièmes seulement devant Mark Shaw sur la même monture (#7)

Mark Shaw déborde le poleman dès le départ mais se fait plus tard passer par Joseph Colasacco sur Ferrari 1512 de 1964 (#4) au terme d’une belle bagarre. C’est l’américain et sa Ferrari qui l’emportent finalement devant Shaw et Hall.

Série C Vittorio Marzotto : les voitures de sport de 1952 à 1957

Il n’y avait donc pas que des monoplaces au Grand Prix de Monaco Historique 2026. Le plateau est bien fourni et disputé. Richard Wilson sur Maserati 250S de 1957 (#56) prend la pôle pour 4 dixième devant Frederic Wakeman sur sa Cooper-Jaguar T38 de 1955 (#76).

Les deux pilotes britanniques ne laisseront pas de place aux autres et se gardent les deux premières places. C’est plus disputé pour la troisième place : Mathias Sielecki sur son Aston Martin DB3S (#70) double la Jaguar Type C de Nicolas Bert dans le dernier tour.

Série D Jackie Stewart : les F1 3L

Des voitures légendaires, qui ont roulé entre 1966 et 1972 quasiment sans aéro se présentent au départ. Michael Lyons signe la pôle avec sa Surtees TS9 de 1971 (#27) avec plus de deux secondes d’avance sur Matthew Wrigley sur sa March 721G de 1972 (#28).

En course, Lyons mène les 12 tours et creuse un écart qui monte à 21s. C’est Ewen Sergison sur une autre Surtees TS9 de 1971 (#26) qui se classe 2e après avoir occupé cette position toute la course. Philipp Buhofer sur une Brabham BT33 de 1970 (#6) complète le podium.

Série E Niki Lauda : les F1 de 1973 à 1976

Encore des monoplaces mythiques dans ce Grand Prix de Monaco Historique 2026. Stuart Hall, encore lui, signe la pôle sur sa McLaren M23 de 1973 (#33), une seconde et demi devant Michael Lyons sur sa McLaren M26 de 1976 (#2).

Le poleman va mener les 18 tours de la course et terminer avec moins d’une seconde d’avance sur Lyons qui n’est qu’invité dans cette course et donc pas classé. C’est Nicholas Padmore sur Lotus 77 (#5) qui est classé deuxième devant Guillaume Romain sur une Ensign N175 de 1975 (#37).

Série F Gilles Villeneuve : les F1 de 1977 à 1980

Ça devient très serré au Grand Prix de Monaco Historique 2026. Michael Lyons signe la pôle sur son Hesketh 308E de 1977 (#24) et devance Frederic Rouvier sur Tyrrell 10 de 1980 (#34) de moins de 3 dixièmes. Sam Hancock sur Fittipaldi F8 de 1980 (#15) est à moins de 3 centièmes de la 3e place !

Ces positions ne s’échangeront pas et seront celles du podium malgré une énorme bataille pour la 2e place entre la Tyrrell et la Fittipaldi.

Série G Ayrton Senna : les F1 de 1980 à 1985

Encore Stuart Hall. Troisième pôle du Grand Prix de Monaco Historique 2026, cette fois sur une March 821 de 1982 (#18). Trois dixièmes le séparent de Marco Werner sur la Lotus 87B de 1982 (#9) qui devance lui-même de moins de trois dixièmes la Williams FW08 de 1982 (#6) d’Alex Kapadia.

Deuxième victoire également pour Hall qui porte l’écart à 13s sur Kapadia. Werner n’a fait que deux tours et c’est Werner d’Ansembourg sur une Brabham BT49D de 1982 qui se classe finalement 3e.

Conclusion

Au final, cette édition 2026 du Grand Prix Historique de Monaco a une nouvelle fois confirmé son statut d’événement incontournable pour tous les passionnés. Entre patrimoine, spectacle et émotion, il offre une immersion unique dans l’histoire du sport automobile, dans un cadre tout simplement inégalable. Un immanquable du calendrier. Rendez-vous dans deux ans.

Notez que si vous voulez revivre les courses devant votre écran, les lives de l’Automobile Club de Monaco sont à revoir ici.

Pour patienter, voici une dernière série de photos :

Gaultier

https://www.flickr.com/photos/gaultiervilour/

Petrolhead depuis son plus jeune âge. Passionné aussi bien de voitures anciennes que de modernes. Photographe à temps partiel sur NA depuis 2015. A ses heures perdues, il fait aussi des photos et roule en BMW E12.

Commentaires

  1. FrancoisB

    Les photos de Joris Clerc sont comme d’habitude MAGNIFIQUES

    Répondre · · 5 mai 2026 à 18 h 12 min

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