La semaine dernière, pendant que les voitures de course historique tournaient sur le circuit de Monaco, plusieurs ventes aux enchères se tenaient. Bonhams organisait sa vente « The Monaco Sale » avec des voitures sportives au programme.





The Monaco Sale de Bonhams en bref
73 lots étaient finalement exposés au sein de l’Hôtel Fairmont. Globalement, les gros lots réagissent bien. Certains lots phares ne se vendent pas mais le résultat global est plus que satisfaisant.
On note au passage la présence d’une star dans cette exposition. C’est la Ferrari 365 GTB/4 Daytona Competizione #15685. Cette voiture courut les 24h du Mans 1972. Engagée par le NART pour Posey et Adamowicz, elle termina 6e et 2e de sa classe. On la revit ensuite à Watkins Glen en fin d’année pour une autre 6e place et elle disputa les 24h de Dayona 1973 (abd) puis 1976 et 1977 où elle termina 6e puis 30e.
Si elle était présente lors de The Monaco Sale de Bonhams, c’est pour la montrer, la voiture étant actuellement proposée en vente privée.





Supercars pour les superprix
Les grosses estimations du catalogue revenaient à des supercars, des voitures récentes surtout.
La plus grosse estimation revenait ainsi à une Lamborghini Sián avec 194km, estimée entre 2,1 et 2,5 millions et finalement vendue 2.012.500€.
La Ferrari 812 Competizione Aperta de 2024 avec 204km, estimée entre 1,75 et 2 millions ne se vend pas, au contraire de la Mercedes SLR McLaren 722S Roadster de 2009 estimée entre 710 et 790.000€ partie à 709.550€.
Côté voitures anciennes, la Mercedes 300 SL Roadster de 1962 estimée entre 1,18 et 1,28 million d’euros ne se vend pas.




Les voitures de course de The Monaco Sale
On vous l’avait dit, plusieurs voitures de course étaient au programme de cette vente Bonhams.
On commençait fort avec l’Audi Quattro A2 Groupe B d’usine « #R38 » de 1983 qui a couru au Monte-Carlo, aux Portugal, à l’Acropole et aux 1000 Lacs, remportant le rallye du Portugal avec Mikkola et Hertz à bord, contribuant ainsi à leur titre de champion ! Gros palmarès pour une auto restaurée récemment, estimée entre 900.000 et 1,2 million d’euros et finalement vendue contre 862.500€.
Autre Quattro, la A1 Groupe B « Belga 2 » fut la monture de Marc Duez et Willy Lux qui remportèrent avec elle le Lotto Haspengouw Rally en 1983. Inscrite dans d’autres rallyes, partit par la suite en Grèce et revint en France. Restaurée et prête à recourir, elle était estimée entre 350 et 500.000€ et se vend 339.250€.
Plus ancienne la Lancia Stratos Gr.IV de 1976 ex-Jolly Club a couru une quarantaine de rallyes, dont certains en championnats du monde. Avec des frais récents, elle était estimée entre 750 et 900.000€ mais ne trouve pas preneur.



Le DTM était particulièrement représenté dans le catalogue de The Monaco Sale. Trois voitures étaient au programme.
La première est une AMG-Mercedes 190E 2.5-16 Evo 2 de DTM. Voiture d’usine fut engagée en 1990, elle aurait été pilotée par Ludwig. Passée par les courses de côte puis reconstruite, elle était estimée entre 375 et 550.000€ et se vend 391.000€.
Suivait une BMW M3 E30 qui a couru remporté trois courses cette année là ! Cette auto d’usine était pilotée par Steve Soper. Elle passa ensuite un long moment au musée puis fut restaurée. Estimée entre 325 et 425.000€, elle termine au-dessus à 483.000€.
On terminait avec la fameuse Alfa Romeo 155 V6 Ti DTM de 1995. Cette voiture d’usine fut pilotée par Nannini et a signé deux podiums. Entièrement complète, elle a roulé au FoS 2019 et était estimée entre 500 et 600.000€ pour finir à 552.000€ !



Du côté des pures voitures de course, on retrouvait une Lotus-Climax Type 16 de Formule 1, ex-voiture d’usine qui courut 3 Grand Prix en 1958 et fut notamment pilotée par Graham Hill. Elle a eu une longue carrière en course, souvent en F2 et fut restaurée par la suite. Elle est estimée entre 450 et 650.000€, elle se vend 483.000€.
Moins connue, le prototype Gropa de 1971 équipé d’un moteur Cosworth 1.8. Ces voitures pouvaient recevoir jusqu’aux V8 BRM et coururent des deux côtés de l’Atlantique. Estimée entre 95 et 125.000€, son nouvel acquéreur a fait une affaire : 34.500€ !


5 routières pour finir
On avait également sélectionné 5 voitures plus routières dans le catalogue de Bonhams.
On débutait Allemagne avec deux Porsche 356. La plus ancienne, 1954, est une pré-A 1500 entièrement restaurée, estimée entre 125 et 160.000€ mais pas vendue. La seconde est de 1957, c’est une 356A Speedster entièrement restaurée, estimée entre 220 et 280.000€ et vendue 230.000€.
On retrouve également une Coccinelle très spéciale. Basée sur une voiture de 1966, c’est un carrossier de Monza qui l’a convertie en voiture de plage, dans l’esprit des Fiat Jolly en 2022. Estimée entre 40 et 60.000€, elle se contente de 23.000€ sous le marteau.



Les deux dernières voitures routières de notre sélection étaient italiennes. On débutait avec une Ferrari 250 GTE 2+2 de 1961 qui fut vendue à Pirelli qui s’en servit pour des essais pneumatiques jusqu’en 1965 avant de partir pour les USA et revenir en France plus récemment. Bien entretenue, elle est estimée entre 250 et 300.000€, elle se vend 293.250€.
Prix totalement différent pour une Alfa Romeo GT 1300 Junior, un « Bertone » de 1971 dans une belle combinaison de couleurs estimée entre 25 et 35.000€ et qui part contre 18.400€.
Pour voir tous les résultats de « The Monaco Sale, c’est par ici.


On termine avec quelques photos supplémentaires de cette exposition :
















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