Nous ne sommes plus qu’à quelques jours de la Monterey Car Week 2026. Si l’événement se prépare, les maisons de ventes aux enchères elles aussi s’attendent à plusieurs jours de folie. RM Sotheby’s propose un catalogue impressionnant, mais ce n’est pas la seule maison de vente aux enchères aux lots exceptionnels. Broad Arrow, organisée dans le cadre du concours The Quail, propose une vente aux enchères impressionnante.
Au programme
La vente Broad Arrow lors de The Quail en bref
En marge de la Monterey Car Week et des concours d’élégance comme Pebble Beach, plusieurs grands rassemblements ont lieu. The Quail figure parmi ces rendez-vous incontournables. Cette année, pour la première fois, c’est Broad Arrow, filiale de la maison Hagerty, qui prend en charge la vente aux enchères, succédant ainsi à Bonhams.
Les 13 et 14 août prochains, 185 voitures seront exposées au Golf Club de Carmel, en Californie. La vente aura lieu sur place, et l’exposition sera accessible au public.
Les stars de la vente
On débute ce très beau catalogue par l’estimation la plus élevée, et c’est une Ferrari Enzo qui est estimée entre 9 et 11 millions de dollars. La voiture fait partie de la douzaine de modèles produits pour les États-Unis et ne compte que 13 200 miles au compteur. Un entretien complet vient d’être réalisé, la voiture est actuellement comme neuve.




Un peu plus récentes, on retrouve deux Bugatti, une Veyron Grand Sport de 2011 estimée entre 3.2 et 3.7 millions de dollars et une des toutes récentes Mistral (est. 8-10 millions). Du côté des modernes, une Ferrari F12 TDF dans un superbe Bianco Italia est, elle, estimée entre 3.3 et 3.8 millions de dollars.




Du côté des classiques, on retrouve quelques perles rares. À commencer par une Lamborghini Miura P400 S, faisant partie des 338 exemplaires produits (est. 3.2-3.6 millions de dollars). Si vous êtes plutôt cheval cabré que taureau italien, deux Ferrari 275B sont en vente. Le premier lot est une 275 GTB Alloy de 1966 qui fait partie des 60 exemplaires à double arbre à cames (est. 2.7-3 millions de dollars). Le second lot est une 275 GTB/4 conservant ses organes d’origine et estimée entre 3.2 et 3.5 millions de dollars.




Côté allemandes, une Porsche 959 dans sa version « Komfort » est mise en vente. Une restauration complète a été refaite en 2024, comprenant notamment la mise à niveau des suspensions de la voiture. Elle fait partie des 266 exemplaires produits et est estimée entre 2.6 et 2.9 millions de dollars. On continue du côté allemand avec trois Mercedes 300 SL. Estimée entre 1.8 et 2.2 millions de dollars, c’est une 300 SL Gullwing qui est estimée le plus haut.


Les deux autres sont estimées entre 1.3 et 1.8 millions de dollars et sont des versions roadster du coupé à l’étoile. Enfin, on retrouve une très belle BMW 507 Series II ayant appartenu à Alain Delon. Avec son V8 de 3.2 litres, la voiture est estimée entre 1.7 et 2 millions de dollars.
Enfin, elle n’est pas millionnaire, mais elle impressionne, c’est une Nissan Nismo 400R qui est estimée entre 800 000 et 950 000 dollars. Avec son six cylindres bi-turbo de 400 chevaux, la voiture avait été produite pour célébrer la participation de la voiture aux 24h du Mans.




Les Françaises en force
Pour cette vente, on retrouve plusieurs voitures françaises, avec les deux Bugatti déjà présentes, ce sont 15 modèles de chez nous qui se retrouvent en Californie. Et ce ne sont pas que des Bugatti ou des modèles populaires, au contraire.
Notre premier modèle a pendant longtemps appartenu à une famille portugaise et se retrouve aujourd’hui en vente (est. 550 000-650 000 dollars). Cette Bugatti Type 37 est dans un très bon état et prête à prendre le départ de courses historiques. La seconde française est une Type 44 Torpédo, estimée entre 375 et 450 000 dollars, elle a pendant longtemps été conservée dans des collections de renommée mondiale. Enfin, la dernière Bugatti est une Type 49 Berline, elle est la dernière voiture développée par Ettore Bugatti et appartenait à la collection de Peter Mullin (est. 250 000 – 300 000 dollars).



Parmi les autres françaises, ce sont les Delahaye qui sont représentées, à commencer par une superbe 135 M Roadster carrossée par Abbott. La française aux airs d’anglaise aurait été commandée par le Maharaja d’Indore (est. 375 – 475 000 dollars). La seconde Delahaye est éligible aux Mille Miglia Storica, a participé au concours d’élégance de Pebble Beach en 2022 et fait partie d’un des deux seuls cabriolets produits par Hermann Graber. Cette 135 M Cabriolet par Graber est estimée entre 250 000 et 325 000 dollars.
La dernière 135 M est une Coach carrossée par Henri Chapron. En plus d’être une des voitures carrossées par Chapron, elle a remporté le premier prix du Classic Car Club of America et a participé à de nombreux concours d’élégance (est. 225 – 275 000 dollars).




Côté classique, les Talbot-Lago sont aussi venus en trio. À commencer par une très belle T26 Record Cabriolet d’Usine, la voiture a été restaurée après plus de 4000 heures de travail, et a été présentée à Pebble Beach en 2019. Elle est aujourd’hui en vente et estimée entre 325 000 et 400 000 dollars. La seconde T26 est aussi une Record, mais dans sa version Berline. Estimée entre 75 000 et 100 000 dollars, cette version conserve son moteur, son châssis et sa carrosserie d’origine.
Enfin, c’est une Talbot-Lago T120 Baby Sport qui est en vente. Avec sa carrosserie Tourer inspirée des premiers exemplaires de Type 150, elle offre quatre places et une peinture en excellent état (est. 200 – 250 000 dollars).




On termine ce catalogue de françaises avec plusieurs Citroën un peu plus contemporaines. Et c’est un duo original qui ouvre le bal avec une Citroën M35 et son moteur rotatif Wankel. Elle appartenait au musée Mullin et fait partie des 267 modèles restants (est. 30-40 000 dollars). La seconde est une GS Birotor, elle aussi équipée du moteur Wankel, avec seulement 1740 kilomètres au compteur, la voiture est affichée entre 20 et 30 000 dollars.


On retrouve aussi une Citroën DS21, mais ici une version Chapron Concorde. Seuls 35 exemplaires ont vu le jour de ce modèle, et celle-ci a été restaurée dans sa livrée d’origine (est. 100-125 000 dollars). La dernière Citroën présentée est une SM, pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la SM au moteur Maserati associé à une boîte de vitesse manuelle, estimée entre 30 et 40 000 dollars, la voiture avait été récompensée par le titre de voiture de l’année 1972.


Du coté des Porsche préparées
Si cette vente compte de nombreuses Porsche, il y a surtout au programme de nombreuses Porsche qui sont préparées par de grands noms, à commencer par Ruf.
Le premier modèle présenté fait partie d’une rare production du préparateur allemand. Elle est le deuxième exemplaire de RUF SCR « Mary Stuart » à avoir été envoyé aux États-Unis. Ce nom a été donné à six modèles qui rendent hommage aux pilotes de 911 Carrera RSR de 1973. Estimée entre 2 500 000 et 2 800 000 dollars, elle représente l’essence même de Ruf.


Les deux Ruf suivantes sont des RCT EVO, la première, de 1995, n’affiche que 55 123 miles au compteur, et a été dotée de la climatisation en 2026, elle est estimée entre 950 000 et 1 100 000 dollars. La seconde, de 1994, est une RCT EVO Speedster. La voiture, en 2024, a eu le droit à l’évolution Ruf Carrera Turbo (RCT) et développe aujourd’hui 425 chevaux (est. 800 – 950 000 dollars).


Toujours pour profiter cheveux aux vents, est proposée à la vente une Ruf BTR III Cabriolet, la voiture, vendue initialement au Japon, affiche 45 625 kilomètres. Elle fait partie des premières voitures construites officiellement par Ruf en tant que constructeur (est. 800 – 950 000 dollars). La dernière Ruf, elle aussi cabriolet, est une Rt35. Elle est la sixième des 35 exemplaires produits et délivre près de 630 chevaux, elle est estimée entre 600 000 et 700 000 dollars.


Du côté des préparateurs Porsche, Ruf n’est pas seul, Singer est aussi de la partie, et les trois voitures sont exceptionnelles. À commencer par la 911 Classic Turbo réinventée par Singer. La voiture était celle de présentation à la presse (Top Gear, Evo) et a couru notamment à Goodwood. Elle a été révisée complètement par Singer et est affichée entre 1 500 000 et 1 800 000 dollars. La seconde Singer est sur base de restomod de la 911 Coupé « Los Angeles Commission ». Estimée entre 1 100 000 et 1 300 000 dollars, la voiture cumule moins de 8 000 kilomètres.


Enfin, la dernière Porsche Singer est une 911 Targa réinventée par Singer « Coconut Grove Commission ». Elle fait partie des 30 exemplaires produits et ne cumule que 55 miles au moment de sa publication au catalogue de la vente (est. 1 100 000 – 1 300 000 dollars).


La compétition au rendez-vous
On commence avec une Maserati A6GCS de 1954 carrossée par Fiandri & Malagoli. C’est la 25e des 52 exemplaires construits et surtout une authentique voiture d’usine, pilotée en 1954 par Luigi Musso himself. Son palmarès en période est complété par des décennies de présence en Mille Miglia Storica et aux Monterey Historics. Elle a conservé son moteur d’origine et a même été exposée au Pebble Beach Concours d’Elegance en 2014. Elle est estimée entre 2,4 et 2,9 millions de dollars.


Toujours côté racines historiques, on retrouve une Porsche 356 de 1951, plus précisément une Porsche-Sauter. Présentée comme un véritable trait d’union entre la Porsche n°1 et l’America Roadster, elle illustre les tout débuts de la marque de Zuffenhausen et est affichée entre 1,8 et 2,2 millions de dollars.


On avance dans le temps avec une Porsche 924 Carrera GTR de 1981, l’une des 17 exemplaires construits en usine. Ce châssis 011 a couru sous les couleurs BF Goodrich et a remporté sa classe aux 24 Heures du Mans 1982. Elle a participé au total trois fois aux 24h du Mans et aux 12h de Sebring. Elle est aujourd’hui entièrement restaurée et estimée entre 600 000 et 800 000 dollars.


Direction la monoplace ensuite avec la RALT RT3 F3 de 1982. Cette auto a un pedigree unique puisqu’elle fut pilotée par un certain Ayrton Senna, qui l’a menée à la pole position, à la victoire et au meilleur tour lors de sa toute première course de F3 à Thruxton en novembre 1982. Restaurée avec soin, elle serait la seule monoplace de F3 pilotée par Senna encore existante. Elle est estimée entre 500 000 et 700 000 dollars.


On termine ce tour d’horizon course avec deux belles pièces de compétition. Une Fiat 131 Abarth Rally Group 4, digne représentante de l’ère dorée du Championnat du Monde des Rallyes où Fiat s’était engagé (1977, 1978, 1980). La voiture a été pilotée par Michèle Mouton (est. 275 – 325 000 dollars).


On retrouve aussi une très belle Chevrolet Camaro Z/28 ex Alan Green. La voiture, depuis plus de 16 ans, aujourd’hui court en série historique de Trans-Am et est éligible à de nombreuses séries historiques. Le bloc V8 a été refait à neuf et développe plus de 450 chevaux (est. 175 – 225 000 dollars).
Si vous voulez en voir plus, le catalogue est disponible par ici.


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