Au volant d’une Fiat 850 Sport Coupé : attachante et tonique

Publié le par Ludovic

Au volant d’une Fiat 850 Sport Coupé : attachante et tonique

Traverser la France ? Pourquoi pas… surtout quand c’est pour aller prendre le volant d’une voiture ancienne. Là, j’ai même eu le choix en entrant dans les locaux de Classic Car Design. C’est sur un coupé que j’ai jeté mon dévolu. Une italienne à la bouille intéressante que j’avais déjà repérée à l’avance. Un coupé italien, c’est forcément suggestif… alors même que la motorisation reste populaire. Ce n’est pas une Ferrari ou une Maserati, ce n’est « que » une Fiat 850 Sport Coupé qui m’attend. Une voiture dont la ligne est finalement plus connue que le comportement routier. Je vais aller découvrir tout ça dans les Cévennes.
Version revue et enrichie de l’article du 25 Janvier 2021

Notre Fiat 850 Sport Coupé du jour

Généralement, j’ai un faible pour les voitures anciennes des années 60. Des voitures qui ont une personnalité forte et des lignes sympathiques. Dans sa couleur blanche, cette Fiat 850 Sport Coupé ressort particulièrement bien. Son design peut me faire penser à la Fiat 2300S Coupé que j’avais essayé deux ans auparavant. Pourtant, les deux lignes ne viennent pas du tout du même endroit !

Pour habiller son grand coupé, c’est Ghia qui avait été choisie par Fiat. La Fiat 850 Sport Coupé a été dessinée en interne par le Centro Stile de Fiat. C’est une des 3 déclinaisons de la Fiat 850. La berline est la première à apparaître en 1964. L’année suivante on renforce la gamme avec un Spider dessiné par Bertone et notre coupé dessiné en interne. Il faut bien noter que la parenté entre les trois modèles ne saute pas aux yeux. Ils ont tous leur propre dessin.

L’avant de notre coupé blanc se démarque par ses quatre feux. C’est définitivement celui d’une Fiat 850 Sport Coupé. Ce nom, c’est celui de la deuxième série de la voiture, celle apparue en 1968 quand la Fiat 850 Coupé devient la Fiat 850 Sport Coupé. Comment on les différencie ? Avec la présence de quatre phares contre deux auparavant. Simple et rapide… sans trop modifier la ligne tout en lui conférant quelque chose de plus sportif.

Deux des phares sont placés classiquement au bout des ailes avant, les autres sont intégrés sur la face avant. Je ne parle pas de calandre puisqu’il n’y en a pas. Le moteur est placé à l’arrière et il n’y a donc pas de grille pour refroidir quoi que ce soit de ce côté de la voiture. Cet avant est assez lisse, avec un capot légèrement plongeant. C’est également plutôt fin puisque le pare-chocs n’a rien d’imposant, même avec ces butoirs propres à la Fiat 850 Sport Coupé.

Le profil permet d’admirer des lignes harmonieuses, bien aidées par un gabarit… adapté. Aussi étonnant que ça puisse paraître, la Fiat 850 Berline, de base, était plus petite avec 3,57m de long contre 3,65m pour notre Fiat 850 Sport Coupé. Au passage, la largeur passait aussi de 1,42 à 1,5m. Seule la hauteur perdait quelques centimètres (6,5 pour être précis). Le résultat est sous nos yeux. Malgré ces dimensions plus réduites, les surfaces vitrées sont importantes, du moins elles le paraissent.

Pas de fioritures sur le profil. Les chromes se limitent aux roues, rétros et poignées de porte. Une ligne de caisse court toute la longueur, fléchissant un peu à l’arrière. Elle renforce cet arrière plongeant. La Fiat 850 Sport Coupé est un fastback en deux volumes ce qui la différencie de la berline. Avec deux portes, cette dernière peut ressembler à un coupé, mais un coffre est bien présent.

Quand on passe à l’arrière, on découvre quatre feux rouges placés sur un panneau quasi vertical. Le pare-chocs est aussi fin qu’à l’avant. Le pot d’échappement paraît gros sur cette petite voiture. On n’a noté aucune prise d’air latérale et c’est bien le capot qui est percé pour apporter de l’air au moteur.

Globalement, cette ligne est très agréable. Si elle vous rappelle la Simca 1000 Coupé, c’est plutôt normal, les proportions sont similaires. Pourtant, la française est une réalisation de Bertone et ce dernier n’a œuvré que sur la version Spider. Quand les designers sont inspirés, pas besoin d’une Carrozzeria en fait !

Un intérieur comme on n’en fait plus

La Fiat 850 Sport Coupé est un petit coupé, populaire. Alors quand on ouvre la porte, il ne faut pas s’attendre à une avalanche de luxe… ni à une ribambelle de cadrans qui viendrait indiquer au pilote toutes les informations pour conduire sa voiture à la limite. C’est simple, ça fait le job et ça dégage une certaine atmosphère de dolce vita des années 60.

La configuration de notre Fiat 850 Sport Coupé du jour est très intéressante. À l’extérieur blanc, c’est un intérieur rouge qui répond. La couleur s’étend sur toutes les pièces de sellerie, des panneaux de porte aux sièges en passant par les moquettes. La cohérence globale est bien là. Petit bémol, le revêtement noir du tableau de bord qui n’est pas de la même couleur et trahit l’âge de la voiture dans sa forme plutôt que dans son état puisqu’il a plutôt bien vieilli.

Pour répondre au noir, la planche de bord s’égaie avec quelques touches de bois clair. Les compteurs sont peu nombreux, on vous l’a dit, et on se contente d’un tachymètre avec odomètre et jauge de carburant et d’un compte-tours. En haut, entre les deux compteurs on retrouve de petites fentes pour les indicateurs des clignotants… et c’est tout !

Malgré sa finesse, le volant de la Fiat 850 Sport Coupé est comme je les aime puisqu’il est de bonne taille. Les pédales sont décalées mais c’est finalement assez typique des petits coupés italiens de l’époque.

La Fiat 850 Sport Coupé est un coupé mais ça reste un coupé « familial » malgré sa taille. Il y a donc des places arrières mais l’espace est compté. Pour des enfants, pas de souci, ils seront bien installés. Par contre, si vous comptez emmener vos copains mesurant plus de 1,75m pour un road-trip de 8h, prévoyez un kiné à l’arrivée.

Le petit détail sympa concerne l’accès à ces places arrières. Il se fait d’une façon qu’on voit peu, c’est même la première fois que je le voyais. Pas de manette située sur le côté du siège (là où le revêtement craque sur de nombreuses voitures anciennes) mais un simple bouton à pousser derrière ce siège.

Mécanique : taille S

On ouvre le capot arrière pour accéder au moteur. Comme souvent dans ce type de configuration, l’accès est limité surtout que le 4 cylindres de la Fiat 850 Sport Coupé est rejeté au fond du compartiment et que le capot est en réalité un couvercle. La partie verticale ne s’ouvre pas. Pour faire de la mécanique, va falloir ruser !

Les Fiat 850 Coupé sont nées avec le moteur de la Fiat 850. Ce 4 cylindres refroidi par eau sortait 40ch sur la berline (et 42 sur la Super). Sur la première version du coupé, il atteignait 47ch (DIN) tandis que le spider, de façon plutôt étonnante, grimpait à 49ch.

Avec l’apparition de la Fiat 850 Sport Coupé en 1968, la mécanique change. L’appellation de la voiture n’est pas revue et pourtant on est passé à 903cm³ (le spider reçoit le même moteur et la berline n’y a pas droit). La puissance grimpe à 52ch à un régime élevé de 6500 tours/minutes ! Le couple est en rapport avec la faible cylindrée avec 65Nm. Le tout est associé à une boîte 4 vitesses entièrement synchronisée.

Les freins sont à disques à l’avant (Bendix depuis la première série alors que la berline se contentait de tambours) mais l’arrière conserve un freinage à tambours. Le poids total de l’auto est également conforme aux dimensions de la carrosserie et du moteur : 825kg mesurés. De quoi envoyer la Fiat 850 Sport Coupé à 150km/h et atteindre les 100km/h en 17,5s. Rien de sportif sur le papier… mais il faut voir ce que ça donne au volant !

Au volant de la Fiat 850 Sport Coupé

Un joli tour en passage et c’est mon tour. Ce petit coupé va être en mes mains sur les routes cévenoles. Elles sont entrées dans la légende avec les rallyes qui s’y sont courus et c’est vrai qu’elles sont intéressantes. Les dénivelés sont importants et qui dit dénivelés dit virages. Pour le coup, conduire un petit coupé va certainement être plus intéressant qu’une grosse sportive à moteur V12… quoi que ça ne m’aurait pas déplu !

La position de conduite est bonne. Je me sens à l’aise dans les sièges qui ne sont ni trop fermes ni trop mous. Le volant est à bonne distance une fois la position de conduite réglée et les pieds partent légèrement vers la droite sans que la position de conduite ne soit inconfortable. Je tourne la clé et le 4 cylindres de la Fiat 850 Sport Coupé démarre. C’est un ronronnement plus qu’une explosion mécanique. C’est discret mais plutôt plaisant. À l’image du reste de l’auto en fait !

Pour démarre, ce n’est pas l’idéal mais je commence par un demi-tour. Le rayon de braquage est correct et il faut maintenant passer la marche arrière. Sans le mode d’emploi, ça peut être compliqué. Je vous explique : il faut d’abord enfoncer le levier avant de le placer en bas à droite. Une manœuvre de plus et les routes du Gard s’ouvrent à moi.

Les premiers kilomètres se font sur une impression de facilité. Au volant de la Fiat 850 Sport Coupé je me dis que même un amateur qui n’aurait quasiment jamais conduit de voiture ancienne de cette époque s’y sentirait à l’aise. Je suis bien calé dans le siège et les commandes ne demandent pas une force démesurée. Le paysage, magnifique, défile et les surfaces vitrées me permettent de bien l’admirer.

Pour rentrer dans les détails, les passages de vitesse sont faciles. La boîte de la Fiat 850 Sport Coupé offre un bon guidage et un verrouillage correct. Il faut juste s’habituer à la longue course de la pédale d’embrayage de notre auto du jour et au fait que l’espace aux pieds est assez limité. Pour éviter d’accrocher deux pédales en même temps, les gros godillots devront rester à la maison et mieux vaut bien décomposer ses mouvements dans un premier temps. Après quelques kilomètres, ça se fait plus facilement.

Avec cette habitude, on peut aussi hausser le ton. Les performances de la Fiat 850 Sport Coupé se révèlent. Je ne m’attendait pas à des miracles côté moteur mais les 52ch rendent notre petit coupé plutôt vif. C’est correct sans être impressionnant mais on arrive à des résultats intéressants en poussant le moteur, puisque c’est dans les tours qu’il se révèle. Atteindre les 4000 tours et le couple maxi permet de bien se mettre en vitesse. Sans attaquer outre mesure, pas besoin d’aller chercher plus haut… mais ce sera nécessaire pour les montées.

En tout cas la conduite permet quelques sourires. Se lancer sur les routes des Cévennes avec une telle monture peut sembler étrange. Mais une voiture ancienne n’est pas bonne qu’à faire le trajet rasso-garage et puis de toute façon, lorsque la Fiat 850 Sport Coupé est sortie, on se doute que les propriétaires ne les ménageaient pas. Ce n’étaient pas des sportives de prestige à ne sortir que pour les grandes occasions. Justement, c’étaient des coupés populaires, faits pour rouler… et se faire plaisir en prime.

Malgré son âge, la Fiat 850 Sport Coupé se comporte bien sur ces routes. Elles ne sont pas réservées aux pures voitures de rallye (heureusement pour ceux qui y vivent). La turinoise ne bronche pas (trop). Je fais quand même attention puisque la largeur de la route est faible, même avec le gabarit de notre coupé de poche, la visibilité quasi nulle dans de nombreux virages… mais on voit bien le ravin sur le côté de la route !

Je profite mais je fais quand même attention. Winter is Coming comme diraient certains. Les routes empruntés seront fermées dans quelques semaines avec l’arrivée de la neige et certaines parties ombragées et humides sont délicates. À deux reprises, l’architecture de la Fiat 850 Sport Coupé avec son moteur à l’arrière me montre que les incartades sont proches.

Un col arrive. Pas le choix, le moteur va devoir monter dans les tours. Seconde pour les reprises, troisième une fois lancé quand la visibilité est correcte et ça monte. Pour éviter toute nouvelle surprise, je me montre prudent en abordant certains virages. Les freins de la Fiat 850 Sport Coupé sont mis à contribution sans faiblir et en montrant une bonne efficacité sans faiblir et sans sentir le roussi (au sens propre). Le moteur est modeste mais il permet de relancer correctement.

Une fois redescendu de notre montagne, les routes s’élargissent. La Fiat 850 Sport Coupé se retrouve dans des conditions plus normales avec une route plus plate mais toujours autant de virages. Même à bonne vitesse, ceux-ci sont avalés sans que l’italienne ne prenne trop de roulis. Ça semble un petit rien mais la Fiat 850 Sport Coupé met bien en confiance et confirme mon impression de voiture ancienne facile à prendre en main.

Il reste quelques kilomètres pour rejoindre Alès et l’atelier de Classic Car Design. L’occasion de confirmer toutes ces bonnes impressions sans omettre un certain confort. Ce n’est pas une Rolls mais, tant que vous êtes à l’avant, la Fiat 850 Sport Coupé se montre une voyageuse plutôt bonne… et même une citadine très satisfaisante grâce à son gabarit et sa bonne visibilité vers l’extérieur. En tout cas, je ne sais pas si ce sont les performances qui ont raccourci le trajet… mais c’est passé drôlement vite !

Conclusion

Est-ce une auto que j’ai apprécié ? Oui bien sûr ! Peut-être pas pour les sensations, bien présentes il faut l’avouer, mais pour sa facilité de conduite et pour la personnalité qu’elle peut en dégager. Cette petite Fiat 850 Sport Coupé est plutôt attachante et se révèle être plus qu’un design avec des qualités routières intéressantes et une vivacité qui déconcerte par rapport aux performances pure de l’auto.

Et puis j’apprécie aussi la Fiat 850 Sport Coupé pour son originalité aussi puisqu’on en croise quasiment jamais sur note routes ou en rassemblement. Cette auto a et aura toujours une sympathie envers les amateurs de voitures anciennes et on comprend pourquoi.

Les plus de la Fiat 850 CoupéLes moins de la Fiat 850 Coupé
Facilité de conduiteAttention à la corrosion
Sa ligne indémodableRareté des pièces
Performances correctes
Les notes de la Fiat 850 Coupé
Fiche techniqueFiat 850 Sport Coupé
AnnéesCoupé : 1965-1968
Sport Coupé : 1968-1972
Mécanique
Architecture4 cylindres en ligne
Cylindrée903cm³
AlimentationCarburateur double corps
Soupapes8
Puissance Max52ch à 6500 trs/min
Couple Max65Nm à 4000 trs/min
Boîte de VitesseManuelle 4 rapports
TransmissionPropulsion
Châssis
Position MoteurLongitudinale arrière
FreinageDisques AV et Tambours AR
VoiesAV 1170 mm / AR 1222 mm
Empattement2027 mm
Dimensions L x l x h3652 x 1500 x 1300 mm
Poids (relevé)825 kg
Performances
Vmax Mesurée149 km/h
0 à 100 km/h17,5s
400m d.a20s
1000m d.a37,8s
Poids/Puissance15,9 kg/ch
Conso Mixte± 7 litres / 100km
Conso Sportive± 10,3 litres / 100 km
Prix± 15.000 €

Rouler en Fiat 850 Sport Coupé

Rouler en Fiat 850 Sport Coupé n’est pas si difficile. Avec 342.873 exemplaires produits entre 1964 et 1972, ce n’est pas du tout une rareté… enfin à la base parce qu’elle s’est quand même raréfiée. Les prix sont très variables en fonction de l’état de la voiture. Si vous voulez vous lancer avec une voiture imparfaite et beaucoup de travail, vous pourrez trouver une voiture autour des 5000€. Attention, ces opportunités là se font rares. À contrario, la cote monte parce qu’on trouve de plus en plus de modèles restaurés sur le marché. En fait, la majeure partie des autos sera trouvable entre 10 et 15.000€, les plus belles pouvant tendre voire dépasser les 20.000€.

Ce qu’il faudra surveiller ? La rouille évidemment. C’est la principale raison de la raréfaction des Fiat 850 Sport Coupé sur le marché. On ne dit pas que c’est un mal propre aux italiennes, ce serait faux, mais les petites Fiat de ces années là sont particulièrement sensibles.

Concernant les pièces d’usure, rien de plus facile. Les pneus se trouveront chez des spécialistes comme Auto 5, tout ce qui est flexibles, plaquettes et liquides également. Les pièces mécaniques seront faciles à trouver vu que les Fiat partageaient leurs pièces et que la 850 a de toute façon été produite en grand nombre. Il faudra faire cependant assez attention parce que les pièces de carrosserie et autres habillages spécifiques aux Fiat 850 Sport Coupé sont difficiles à trouver. Les ricambisti italiens (et certains sites spécialisés français) en proposeront mais les tarifs pourront faire tousser !

En cas de doute, vous pouvez vous appuyer sur la belle communauté montée en France par le Fiat Fan Club. Des spécialistes du modèle sauront vous renseigner et vous aider à trouver la voiture qu’il vous faut.

Cette voiture a été vendue par Classic Car Design. Loïc, spécialiste de la vente de voitures anciennes d’Alès nous a accueilli pour quelques essais. Vous trouverez plus d’infos sur lui dans cet article et son catalogue de voitures anciennes à vendre est toujours bien rempli. Il est consultable ici. Merci encore à lui pour son accueil.

Ludovic

Ayant rejoint News d'Anciennes courant 2017, Ludovic et sa fidèle Coccinelle parcourent les rassemblements à la conquête de reportages photos.

Commentaires

  1. LESIMPLE

    Merci pour ce reportage très intéressant. Ce moteur bénéficiait tout de même d’une tubulure d’échappement à 4 sorties!Une petite précision: le tableau de bord comporte également un thermomètre d’eau situé au dessus du totalisateur kilométrique.

    Répondre · · 18 août 2025 à 21 h 07 min

  2. Gardez Pascal

    Je lui trouve beaucoup de ressemblance avec le coupé Simca 1200. Comme Simca a fabriqué des modèles Fiat dans des débuts, peut-être un rapport ou pas, a vous lire.

    Répondre · · 19 août 2025 à 12 h 06 min

    1. Benjamin

      Avec la 1200, non, mais avec la 1000 Coupé c’est autre chose.

      Répondre · · 25 août 2025 à 10 h 06 min

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