[Best-Of] Rassemblements, essais et aventure, retour sur une grosse année 2018 pour Fabien!

Dans la vie, il y a des rencontres que l’on n’oublie pas. Et chaque année, apporte son lot de chaleur. C’est sûr, ici, à News d’Anciennes, ce sera plutôt la chaleur d’un moteur, mais il ne faut pas oublier que derrière chaque moteur, il y a un cœur passionné ! Donc, plutôt que d’évoquer les lieux où j’ai traîné mes guêtres et mes pneus, je voudrais aujourd’hui, vous conter les rencontres qui ont compté pour moi en 2018.

La Lotus Six, avec Thibaut

La « Six » a fait l’objet de mon dernier article 2017 (c’est par ici), et j’ai eu le plaisir de la retrouver à Bressuire, puis au Puy Notre Dame, en compagnie de son propriétaire, Lyn. Cette auto est fascinante à plus d’un titre. Outre sa simplicité apparente de conception masquant une étude poussée de recherche de performance, ce qui me fascine ce sont les bases que Colin Chapman a jetées dans cette voiture et qui ont apporté leur part de révolution dans l’histoire de l’Automobile. Tout le monde connaît la « Seven », de la S3 de la série Le Prisonnier, à la Caterham Super Seven de Belmondo dans « Flic ou Voyou » et aux modèles les plus récents qui sont pour la marque de véritables casse-têtes en termes d’homologations. Mais c’est la Six qui en est l’ébauche et c’est elle qui commencera à célébrer le « light is right » cher à son concepteur.

Bref, en 2018, j’ai eu la chance de rouler dans une Six. Pas derrière le volant, mais en « passager ». Pour l’anecdote, Lyn a démonté la fixation de l’extincteur pour me permettre de prendre place à gauche, où j’étais assis à même le fond de caisse ! Et comme en se réveillant d’un rêve, je n’ai plus en mémoire une once d’inconfort. Seules les sensations d’accélération et de position rasant le bitume restent et resteront bien présentes.

J’associe à cette rencontre mécanique Thibaut, complice sur plusieurs événements cette année. Sans lui, il aurait été impossible d’immortaliser le moment et c’est avec lui que l’article du Grand-Prix Historique de Bressuire a été écrit (à voir par-là). Les articles de Thibaut sont à relire ici.

La Volvo P1800S, avec Marc

La P1800S fut mon premier essai complet, et en voici le lien. Accompagné de Marc, avec qui je partage le secteur et que je retrouve régulièrement, nous avons tourné du côté de La Baule, en bord de mer. Un contexte qui convient parfaitement à cette suédoise aux accents de riviera. Gamin, c’était avec plaisir que je regardais les rediffusions des épisodes du Saint. Roger Moore, alias Simon Templar, y conduisait un coupé aux lignes atypiques, duquel le public non averti était incapable de donner le nom. Même aujourd’hui, rares sont ceux et celles qui n’hésiteront pas. Rouler dans ce type de mythe et se prendre pour ce « héros canonisé », croyez-moi, on n’oublie pas !

A son bord, le souvenir le plus marquant reste le confort de la ceinture de sécurité. Volvo a toujours conçu des voitures en mettant systématiquement en avant leur sécurité. Et la P1800S reste l’une des premières autos de série à être équipée de ceinture de sécurité « 3 points » moderne. En fibre textile tissée, le ruban glisse avec aisance dans les boucles pour assurer un réglage simple et parfait, en préservant le confort. Nombre de systèmes à enrouleurs pourraient s’inspirer encore aujourd’hui de la mécanique de cette ceinture ! Rassurez-vous, les sensations de conduite, tout en douceur, restent à l’avenant pour le plus grand bonheur du nouveau propriétaire de l’auto.

Quant à Marc, on se retrouvera bientôt. En attendant, ses aventures sont par-là.

La Datsun « Fairlady » 240Z, avec Benjamin

Bon, Fairlady, pas tout à fait, car d’origine américaine et non japonaise, mais j’aime ce nom qui était celui du modèle d’origine. Ici, par rapport à la Volvo, on gagne en sportivité. Une ligne façon Type E avec un interminable capot, agressive à souhait. Un six en ligne qui rugit lorsque l’on titille la pédale de droite et sait pourtant se montrer docile et souple en mode promenade.

Avec la 240Z, c’est un peu comme dans ces films américains, vous voyez ? Ambiance californienne. Routes larges aux courbes lascives embrasées par un soleil couchant soulevant la brume d’écume des vagues du littoral Pacifique. Lunettes de soleil sur le nez on profite. Accélération. Jubilation…

Cette voiture c’est aussi le souvenir bien humain, avec Jean-Luc, le proprio, et Benjamin, le rédac’chef News d’Anciennes (pas de pages pour ses articles, la liste serait trop longue !). Pour l’anecdote, je rencontrais Benjamin pour la première fois à l’occasion de cet essai, un an et demi après la publication de mon premier article.

La DSuper, avec Rétro Emotion

Là, le côté inoubliable est très personnel. Quand j’étais môme, mon oncle et mon grand-père possédaient chacun une DS. En juillet, direction les plages adriatique, j’étais régulièrement sur la banquette arrière de la 19 de l’un ou de la 23, puis de la 21 de l’autre… Alors imaginez, 40 ans plus tard, se retrouver derrière le volant de cette voiture profondément ancrée dans mes souvenirs, mythique pour tous, et immortalisée par le Général De Gaulle mort la veille de ma naissance. Il y a des liens particuliers ! Et lorsque, après avoir enclenché la première par une « pichenette » au levier situé au volant, la voiture s’ébroue, les larmes montent avec l’émotion… Séquence de fin pour la « madeleine de Proust ».

Ah oui ! Juste une précision. Oubliez tout de suite l’association de la DS/DSuper avec suspension shamallow ! Certes la suspension génère une légère prise de roulis dans les ronds-points, mais les sensations sont fermes et le volant remonte parfaitement les informations de la route. Mais cela, j’espère pouvoir vous le montrer lors d’un essai complet en 2019 ! Augustin, si tu me lis !

Sinon, vous pouvez vous-même le constater ! Il vous suffit de visiter le site de Rétro Emotion en cliquant sur ce lien.

La Venturi 260 Atlantique, avec Dominique

J’espère un jour pouvoir me glisser dans le baquet conducteur ! Mais déjà, les quelques kilomètres à la place du passager laissent un souvenir intense pour 2018. Dominique, le pilote, y est pour quelque chose ! Il existe entre lui et sa machine le même lien qu’entre le cavalier et sa monture. Il fait corps avec elle et elle bondit d’un virage à l’autre se riant des enchainements comme des lignes droites qu’elle engloutit en un clignement de paupière. Du plaisir à l’état brut, confortablement installé dans cet intérieur cuir et carbone.

Les Venturi étaient volontiers comparées aux Ferrari. Ayant eu la chance de piloter une 355, et compte tenu des sensations procurées par cette 260 Atlantique, j’aurais tendance à valider cette comparaison… Reste à prendre le volant, donc, pour vous en dire plus !

Cette rencontre, c’était en marge des 30 ans du Club Venturi et de sa Balade Tourangelle, à revivre ici.

Et quelques célébrités…

Et oui, 2018 a aussi été l’occasion de rencontres extraordinaires.

Les frères Marreau

La première, c’était lors du Babyboomer’s Adventure Maroc (pour s’embarquez dans l’aventure par ici). Yann Duffillot, un ancien du « Dakar » et organisateur du raid, avait invité Claude et Bernard Marreau pour cette 10e édition. Discuter, passer des soirées à côté de ceux qui, à une époque, étaient en poster sur les murs de ma chambre, les tutoyer… C’est un souvenir fantastique. Ce qui était fascinant, lors des étapes du raid BBA, c’était cette facilité déconcertante avec laquelle ils se jouaient des embuches à bord de leur R12, alors que certains 4×4 avaient du mal à passer !

Comme cette fois où, au pied d’un raidillon sableux d’une centaine de mètres, ils ont été les seuls à passer par la zone empierrée, cassante, plutôt que de se lancer dans l’ascension de la dune : Bernard ouvrait à pied le passage et lentement, mais sûrement, ils sont arrivés au sommet. Ou cette autre fois au col de Belkacem où Claude a pris le volant de la 309 d’un des participants pour la sortir de l’ornière et où, sur les conseils avisés de Bernard, une autre voiture s’est tirée d’un mauvais pas. De beaux moments, gravés dans ma mémoire.

Ari Vatanen

La seconde rencontre extraordinaire, c’était au Circuit des Remparts d’Angoulême. Parmi les « guest-stars » invitées, le Grand Ari a fait le spectacle à bord d’une M3 E30. Mais ce fut aussi l’occasion de discuter avec lui lorsqu’il réglait son siège, et d’assister à cette préparation. J’ai particulièrement apprécié la simplicité de l’échange entre lui et le mécano qui reperçait et ajustait les points de fixations du baquet. Tout comme le « attend un peu » en pleine discussion, et de le voir partir vers un groupe de spectateurs qu’il avait repéré de l’autre côté du paddock ! Ari Vatanen, un palmarès exceptionnel et pourtant, une accessibilité et une sympathie à la hauteur du personnage ! Merci Ari !

En balade avec Igor Biétry

La troisième rencontre, ou plutôt « les troisièmes », ce fut Igor. Igor Biétry, “Ycariste” truculent (même si je pense qu’associer un membre du Yacht Club des Avions de la Route avec le mot truculent est, en fait, un pléonasme !), présentateur Télé fort intéressant (mais oui, on vous en a parlé ici !) et un gars super sympa ! Première rencontre, lors de la première du Salon Historic Auto de Nantes, où il a présenté la cérémonie ( !) de remise du « Coup de cœur News d’Anciennes ». La seconde, c’était au Grand Prix Rétro du Puy-Notre-Dame, où il opérait comme speaker de l’épreuve. C’est par ici pour vous rappeler tout ça ! Il était venu avec Joséphine, une sublime et sexy octogénaire dont Bertrand vous a conté les exploits dans cet article. Enfin, petit clin d’œil rapide à Angoulême où là encore Monsieur Igor était au micro.

Et puis surtout… Merci!

Je m’arrêterai là, un peu sous la contrainte, tant cette année encore l’automobile ancienne m’a procuré du plaisir. Ce même plaisir que j’ai eu à te faire partager, ami lecteur, tout cela.

Pour 2019, je vous promets quelques surprises géographiques, et pourquoi pas, si l’emploi du temps le permet, vous embarquer en road-trip dans ma 205 GTI ! Mais bon, tout ça reste à vivre… Et à écrire.

Merci encore à toutes et tous, chers amis lecteurs News d’Anciennes mais aussi amies lectrices car vous êtes tous les jours plus nombreuses, pour votre fidélité mais aussi parfois, pour votre indulgence puisque, malgré toute l’attention portée aux articles, nous ne sommes pas à l’abri de la coquille ! Bref merci pour cette passion que nous partageons régulièrement.

Pêle-mêle 2018

Fabien
Un lion et un cheval cabré m'ont fait aimer les voitures de mon enfance... Un livre, «La maîtresse d'acier» de Pierre Coutras, et des légendes, Fangio-Moss-Hawthorn, m'ont conduit à me passionner pour des bolides plus ancien.
A mon tour de partager avec vous.

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