Grand Prix Historique de Bressuire 2018, motos et side-cars à l’honneur

Les 23 et 24 juin derniers avait lieu le Grand Prix Historique de Bressuire 2018. Un rendez-vous que je n’aurais manqué sous aucun prétexte tant le souvenir de l’an dernier est encore intense. Tourisme, Sport, Cycle-cars et monoplaces ont encore cette année répondu présents. Les Porsche 2.7 RS ont quant à elles cédé la place aux motos et sidecars et nous avons pu découvrir une discipline assez spectaculaire : le cyclekart. Contact !

Souvenez-vous (le plus simple sera quand même de le lire ici), le Grand Prix Historique de Bressuire 2017 nous avait transportés plus d’un demi-siècle en arrière au temps où le noir et blanc étaient encore les teintes dominantes des photos. Eh bien, un an plus tard, l’effet reste le même. Le circuit Alain Metayer reste fidèle à lui-même, et un tour de ce circuit de 700 mètres vous permettra de vous familiariser avec cette piste en ville au charme fou et qui semble fort appréciée des pilotes, lorsque l’on tend l’oreille dans le paddock !

Petit tour du circuit

Lorsque le drapeau à damier s’abat, les pilotes se lancent sur une ligne droite chicanée de 150 mètre, pour attaquer le virage en épingle de l’ancienne station-service. Un freinage propice aux dépassements. Suivent les 250 mètres rectilignes et pente douce du boulevard Clémenceau, là encore jalonné de balles de foin destinées à limiter la vitesse à l’entrée du 90 droite de la rue Lucas en face de la gare SNCF. Après une montée sous les châtaigniers, de nouveau un 90 droite pour boucler le square de la gare, suivi d’un gauche qui s’élargit sur la rue de l’alouette, les pilotes s’engagent à droite après 180 mètres sur la place St-Jacques. Les derniers 120 mètres nous font plonger vers la cabine de commentaires et le départ.

Culture automobile

Tout au long du week-end, entre les courses, les animations sont régulières. Pour celles et ceux dont la culture automobile est étayée, il y aura sûrement un baptême de piste à la clé. Cette année, on a retrouvé la Ferrari 458 Italia et la Dax Cobra Replica partageant alternativement ces baptêmes avec une Porsche 356 1600 Super, pour le plus grand bonheur des spectateurs !

Le départ était quant à lui cadencé par une F3 ouvreuse, une Martini MK9 au son diabolique.

A la découverte du Cyclekart

Au départ, j’ai vraiment cru qu’il y avait une coquille sur l’invitation. Et puis non. Jean-Claude Fillon et l’équipe du Grand Prix Historique de Bressuire 2018 ne se sont effectivement pas trompés ! Pour faire simple, le cyclekart est une course de « caisses à savon » au design travaillé et motorisées. Pour le design, l’inspiration vient de véhicules réels, tels des Bugatti Type 13 ou 35, des Morgan et autres cyclecars, librement adaptés à l’échelle ½.

Pour le moteur, un motoculteur fera l’affaire. Avec un embrayage centrifuge, des roues fines à rayons dont une seule est freinée et un poids total de l’ordre de 150 kg, ces bolides peuvent pointer jusqu’à 70 km/h ! Pour la première démonstration du week-end, nous avons eu droit à un beau spectacle avec des transmissions par chaîne qui ont montré leurs limites tant les pilotes, de tous sexes et de tous âges, s’en donnaient à cœur joie ! Certes ce ne sont pas des véhicules anciens, mais l’esprit un peu fou de nos aïeux accompagne cette discipline d’un doux parfum de nostalgie. Outre les images prises lors de cette participation au Grand Prix Historique de Bressuire 2018, leur site permet d’en savoir un peu plus sur les Cyclekarts et c’est ici.


De la passion servie sur des plateaux

Après cette sympathique « mise en bouche » pour 2 journées et une nocturne de manifestation, les 5 plateaux dont nous avons parlé plus haut se sont enchaînés et ont relancé la magie du Grand Prix Historique de Bressuire 2018.

Les motos et side-cars

Aux invités les honneurs. Ils ont été nombreux à répondre présents à l’invitation de l’Auto Rétro Bressuirais. Les machines qui ont participé aux démonstrations étaient pour l’essentiel des années 30. La plus récente est sortie des ateliers Peugeot en 1951, quant à la plus ancienne, elle datait de 1925, une Monet-Goyon ZS3/T de 125 cm³.

Le Grand Prix de Bressuire 2018 ne déroge pas, il y a une belle histoire associée à cette antique moto. Elle a été sortie de grange, au sens propre du terme, par son propriétaire 15 jours avant le Grand Prix. La moto qui semblait ne pas nécessiter trop de travail pour démarrer a été à l’origine d’un pari fou : être alignée au départ du Grand Prix de Bressuire 2018. Et le pari a été tenu et le challenge relevé puisque la Monnet-Goyon n’a pas flanché. A l’heure où j’écris ces lignes, elle doit être bichonnée pour être offerte au fils du pilote-collectionneur.

Les Terrot, Cotton, Gilera, Triumph et consort, de cylindrées allant de 125 à 500 cm³, ont ravi les yeux, les oreilles et les nez des spectateurs. Même si les odeurs d’huile de ricin ne flottaient pas au-dessus du circuit, ces motos anciennes titillent nos narines d’une façon très particulière qu’il n’est pas désagréable de sentir. Mais il est certain que ces pilotes jouant les équilibristes sur des machines à la rigidité de cadre toute aléatoire ont régalé nos pupilles, et ce d’autant plus que se mêlaient aux 2 roues quelques 3 roues.

Quelques side-cars se sont en effet invités montés par leurs pilotes et leurs singes. Oui, le terme n’est pas des plus plaisants, mais il est consacré pour appeler le co-pilote assis dans le panier du side-car. Assis ? Pas tout à fait puisque l’essentiel de son temps il le passe à équilibrer les masses d’un engin en perpétuel déséquilibre, d’où ce nom de singe. En fin de week-end, le couple aux commandes du side BSA Blücher de 1933 nous a même fait la surprise de prendre les commandes d’un engin un peu plus bestial : un side car BMW de 800 cm³ des années 70 où le panier n’existe plus et le singe est allongé sur une plateforme, tête en avant. Impressionnant !

Les voitures de sport

Cette année le plateau était très fourni avec 23 véhicules inscrits dont 11 avaient traversé la Manche, the Channel, pour venir participer au Grand Prix Historique de Bressuire 2018. Sur le paddock, avant la première course, il semblait même difficile de toutes les faire tourner simultanément sur le circuit. Mais dès les premiers tours de roue, tout s’est mis en ordre et les pilotes nous ont offert un très beau spectacle, avec fair-play et correction. Parmi toutes ces voitures, le propriétaire de la Jaguar Type E 4.2 litres a fait forte impression : au volant de « la plus belle voiture de tous les temps » selon Enzo Ferrari lui-même, il attaquait avec une grande maîtrise et ne se faisait pas prier pour dépasser lorsqu’une voiture plus lente laissait champs libre. Personnellement je reste toujours impressionné par la Lotus Six, on en a déjà parlé, lire : Lotus Mk.VI dite Lotus Six : celle sans laquelle rien ne serait sans doute arrivé, qui malgré ses 50 chevaux n’était pas ridicule dans ce peloton.

Complice dans cette aventure, Thibaut a pu obtenir les impressions d’Anthony, qui conduisait une petite Austin-Healey Sprite Mk1.

Les impressions d’un pilote, par Thibaut

Pour mon premier Grand Prix de Bressuire, et pour ma seconde collaboration avec Fabien (la Route des Châteaux ne comptant pas), je vous plonge dans l’événement. C’est donc avec 2 portraits de pilotes et un assez grand nombre de vidéos que vous allez profiter avec nous de l’événement : vous serez tour à tour spectateurs, accompagnateurs et… pilotes !

Pour Anthony, c’est lui aussi un baptême du feu : premier Grand Prix pour lui aussi, on parle ici d’un passionné qui est venu chercher ici cette “ambiance caractéristique des événements à l’ancienne”. Et on ne peut lui donner tort : voir rouler côte à côte une Sprite, une XK120, une TR4, une Type 3 ou encore une Seven, ça n’a pas de prix et ça se déguste sans modération. Selon ses propres mots, “le circuit est hyper adapté à la voiture : sinueux, pas trop large, sans trop de grandes allonges”, la puce anglaise fait jouer son petit gabarit pour se faufiler au milieu des paquebots. Mais le spectacle ne se limite pas à la piste : entre ceux qui revêtent la combinaison de pilote norme FFSA actuelle, ceux qui (comme les flegmatiques anglais) sortent les polos et mocassins en cuir ou encore ceux qui revêtent des combinaisons quasiment d’époque, la photo noir & blanc de Fabien l’an dernier prend tout son sens. Pour Anthony, “ce qui se passe en dehors de la piste est aussi important que le reste : cette proximité avec le public et cette émulsion collective fait du Grand Prix Historique de Bressuire 2018 un événement à part, moins élitiste qu’un Mans Classic par exemple”. Bref, il semblerait que ce soit un pilote heureux qui nous laisse ces quelques mots… et qui s’est fait notre complice pour ce Grand Prix Historique de Bressuire 2018. Oui, que diriez-vous d’à votre tour chausser vos gants et bottines pour prendre le départ de quelques tours sur les 750m de piste ? C’est ce qu’on vous offre grâce à notre coopération avec Anthony, et c’est une exclusivité News d’Anciennes !

Les cyclecars

Dans cette catégorie, 12 partants. Quasiment que des véhicules d’outre-Manche, et dont les plus représentés étaient les Austin Seven. La plus ancienne datait de 1928 : une Austin Seven Ulster qui a fait le Pékin-Paris par 2 fois… Pas le Paris-Pékin ! Des dires même de son propriétaire plein d’humour venu d’Albion. Mais sur ce plateau, la plus authentique reste une Austin Seven de 1931 : si le moteur est parfaitement réglé et tourne comme une horloge, la voiture n°58 reste « dans son jus », avec ses rides, et son usure. Peut-être même un peu trop lorsque l’on voit le siège chauffeur rafistolé au scotch américain… Mais pas de tromperie : cette voiture roule malgré son âge qu’elle ne cache pas et c’est un vrai plaisir de pouvoir admirer le travail de ces menuisiers automobiles d’antan !

A côté de ces Austin, Riley, MG, Morgan, Triumph et Lotus étaient minoritaires. La Lotus six, que vous connaissez bien et dont vous aurez toute l’histoire ici, est venue du plateau Sport très rempli pour regarnir ce plateau cyclecars.

J’ai dit que, quasiment tous les véhicules venaient de Grande-Bretagne. En effet, un peu perdue mais tellement caractéristiques dans son style, une Peugeot s’est « perdue ». La Grand-Mère, tel est le nom de cette superbe 201 Spéciale.

Les monoplaces

Les 18 voitures de ce plateau ont fait du beau spectacle. Plus encore que toutes les autres voitures présentes au Grand Prix Historique de Bressuire 2018, ce sont celle qui sont le mieux taillées pour la course. Et les mots circuit, chicanes, virages, dépassement ou encore drapeau à damiers, même s’ils ne sont pas associés à chronomètre, restent des tentations pour tous ces pilotes au volant de leurs bolides. Certains d’entre eux viennent de formules écoles, antichambres des courses de monoplaces sur circuit, comme les Citroën Mep X2, Popot ou encore Grac MT. Les formules Vee, représentées ici par des Bora, ont même vu des champions du monde passer derrière leurs volants pour leurs premiers tours de roues sur circuit. Ce fut notamment le cas de Emerson Fittipaldi, Niki Lauda ou Keke Rosberg !

Et ceci sans oublier les racers du plateau, moteur avant ou arrière, dont à l’origine, les pilotes souvent aussi constructeurs, souhaitaient vivre les sensations de la course malgré un petit budget : l’objectif était de performer avec des bolides dont la majorité des pièces étaient issues de la série. Sur le plateau, à côté des DB et Panhard, la PRC Citroën 3 cv illustre parfaitement cet esprit « pionnier » sa caisse est en bois et ses suspensions sont reprises des suspensions de 2 cv.

Le plateau tourisme

Pour finir de revivre ce week-end du Grand Prix Historique de Bressuire 2018, il nous reste à assister aux courses des véhicules de tourisme, autrefois appelés véhicules de série, dont certains d’entre eux ont été engagés au Mans notamment ! Ce fut le cas des Renault 4 cv R1062 du plateau, dont une conserve les sièges à lanières de l’époque. Cette série fait chaque année l’objet de la spécialité du Grand Prix Historique de Bressuire : le départ couru tel qu’il se pratiquait lors des courses d’endurance avant 1970, Jacky Ickx vainqueur de l’édition 69 ayant dénoncé cette même année la dangerosité de ce départ compte tenu de la puissance des voitures.

Et en vidéo ça donne ça :

Une voiture fit une apparition fugace, et pourtant, son histoire est la plus attachante. Il s’agit de la Peugeot 402 6 places décorée comme un « harlequin ». La décoration de la voiture est le fait des deux petits-fils de l’ancien propriétaire, qui à 12 ans, se sont inspirés de la BD Elmer, de Davis McKee pour repeindre l’auto. Voiture de maître vaste et confortable, à conduite à droite pour la commodité du chauffeur, n’avait que 3 vitesses non synchronisées. Mais c’est une fuite d’essence qui a eu raison de sa participation.

Là encore, Thibaut, reporter de choc au Grand Prix Historique de Bressuire 2018, a recueilli pour vous les impressions de Maxime, propriétaire de la Renault Dauphine engagée.

La Dauphine, c’est cette génération de Renault qui ont fait rêver toute une époque… celle qui savait se faire tour à tour familiale sympathique, diablesse sur roulettes ou encore merveilleux utilitaire. Bref, une auto à vivre, mais pas que. Et le Maxime, il est là pour ça, c’est un vieux de la vieille du rallye et un passionné pur jus. En témoigne son garage : entre la Dauphine pour les 4 roues et Triumph, Motobécane ou Honda pour les 2 roues, c’est un patrimoine roulant qui fait résidence chez Maxime. Et le personnage en lui-même n’est pas en reste : professeur de danse au Studio Prestige, il enseigne à ses élèves tout un tas de danses, plus ou moins anciennes ; pilote amateur, il joue à chaque sortie le jeu, se parant tour à tour d’une combi et d’un casque bol ou d’une culotte et des bottes de moto, un blouson de cuir noir… non, sans aigle sur le dos !

Pour lui, le Grand Prix de Bressuire c’est un des “grands messes de l’automobile ancienne” alors que ce soit avec sa Dauphine de 58 ou ses motos de tous âges, il roule des mécaniques, que ce soit ici ou au Puy Notre Dame (dont Fabien vous avait déjà parlé, c’est ici). Il le reconnaît, si l’événement est une démonstration, “on se prend vite au jeu : on commence doucement puis, tour après tour, on se prend à vouloir parfaire les trajectoires, à jouer un peu plus des rapports”. Mais il tient trop à sa Dauphine pour prendre d’inconsidérés risques avec, il la choye,  la protège… mais la fait rouler tout de même : “les GP historiques sont les rares et derniers lieux où l’on peut s’amuser en toute sécurité avec nos anciennes et dans l’esprit de l’époque”.

Et comme Maxime est un gars éminemment sympa, il nous a fait passer les quelques images prises dans sa Dauphine.

Les autres participants de ce plateau tourisme nous ont bien entendu régalé avec de nombreux dépassements liés à l’hétérogénéité même de ce plateau. Comment comparer une Triumph Dolomite sprint de 1975 et son 2 litres 16 soupapes (le premier sur une voiture de série) de près de 130 chevaux,  avec une Renault 4cv, même en version R1062, qu’elle soit de 1952, 54 ou 58? Mais il est jubilatoire de voir ces amateurs et amatrices éclairées, connaissant parfaitement leurs autos, se lancer à l’assaut d’un autre participant lors d’un freinage ou d’une relance !

Et le public ne s’y trompe pas, tant il a été nombreux. Ces voitures, équipées de phares, à l’inverse des monoplaces, à l’éclairage plus puissants que ceux des cyclecars et avec une puissance moteur plus modérée qu’en catégorie Sport, sont également les reines de la nuit. Les batailles y sont aussi âpres qu’en journée, la piste éclairée par ce jaune d’antan, d’avant les années 90 où le phare blanc a envahi la France (toute cette histoire est expliquée ).


 

Palmarès Grand Prix Historique de Bressuire 2018

Voilà, le drapeau à damier tombe sur la dernière démonstration. Le Grand Prix Historique de Bressuire 2018 s’achève avec une grande parade qu’on vous propose de revivre en vidéo :

Jean-Claude Fillon épaulé par Julian Parisch et toute son équipe procèdent ensuite à la remise des trophées. Il n’y a peut-être pas de course chronométrée au Grand Pris de Bressuire, mais le pilotes et leurs montures sont récompensés pour la qualité de leur prestation. Vivement l’année prochaine !

Pour finir, le tableau des voitures lauréates que vous avec pu voir tout au long de cet article.

Trophée Véhicule Année Remarques
Tourisme  Peugeot 402 B 1936 France
Triumph Dolomite Sprint 1975 France
Sport MG TB 1953 France
Jaguar XK 120 1953 Grande-Bretagne
Cyclecar Morgan Three Wheeler 1930 France
Austin Seven Ulster 1928 Grande-Bretagne
Monoplace MEP X2 Panhard 1958 France
Grac MT 10 1970 France
Moto Side-car Alcyon 1929 France
Monet-Goyon ZS3/T 1925 France
Coupe de la Région Triumph TR 3 1955 France
Coupe du Conseil Départemental Ford Anglia 1967 Grande-Bretagne
Trophée du Député MEP X 2 1969 France / Féminine
Austin Healey Sprite Mk1 1959 France
Challenge Féminin Side-car BSA Blücher /  side-car BMW 1933 France / Féminine
Challenge Alain Metayer Jaguar Type E 1963 Grande-Bretagne
Fabien
Un lion et un cheval cabré m'ont fait aimer les voitures de mon enfance... Un livre, «La maîtresse d'acier» de Pierre Coutras, et des légendes, Fangio-Moss-Hawthorn, m'ont conduit à me passionner pour des bolides plus ancien.
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Thibaut
Auteur et Photographe à News d'Anciennes
Etudiant, copilote, collectionneur, président de l'AutoMoto Classic de l'Ouest... et rédacteur/photographe pour News d'Anciennes (depuis 2017) lorsque les évènements s'y prêtent. C'est au volant d'une 2CV6-PO de 1976 que j'arpente les routes de France, au tous-les-jours comme en rallye !

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