Une énorme vente pour Gooding Christie’s à Pebble Beach

Publié le par Benjamin

Une énorme vente pour Gooding Christie’s à Pebble Beach

La Monterey Car Week 2026 a bien été un concentré de superbes autos. Du côté des ventes aux enchères, on a aussi fait très fort. Gooding Christie’s qui proposait LA vente officielle du Concours de Pebble Beach, le point d’orgue de la semaine, réalise de très gros résultats, notamment avec ses nombreuses voitures de course.

La vente en bref

Le catalogue était forcément relevé pour être raccord avec le concours de Pebble Beach. Les résultats ? Ils sont vraiment énormes. 158 lots sont vendus ce qui représente 94% du catalogue ! Au total cela représente 159 millions de dollars. Le calcul est rapide, le prix moyen est donc au-dessus du million de dollars. En réalité, 28 voitures sont vendues au-dessus du million.

Les anciennes stars de la piste

Les voitures de course étaient donc nombreuses et c’est bien la Cobra Daytona CSX2300 qui a mené la danse. Cette voiture qui a fait ses débuts au Tour de France 1964 avec Bondurant et Neerspasch, qui a signé plusieurs beaux podiums de classe en Championnat du Monde en 1965 avant de continuer sa carrière au Japon et devenir la voiture personnelle de Caroll Shelby entre 1975 et 1988 est donc une VRAIE Daytona. On l’avait déjà croisée en France, notamment lors du Tour Auto 2018.

Cette auto ne donnait pas son estimation, on savait que c’était « au-dessus » de 25 millions. En réalité, c’est très au-dessus puisqu’elle part contre 42.905.000$ avec le « titre » de plus grosse valeur de la Monterey Car Week.

Même genre d’auto avec la Ferrari 250P, la première des Ferrari « P ». Celle-ci courut pour la Scuderia en 1963 où elle signa une 2e place à Sebring et une 3e au Mans puis courut jusqu’en 1965. Ce châssis 810 appartint à plusieurs collectionneurs américains était estimé entre 15 et 20 millions et part contre 18.705.000$.

Ce n’était pas la seule italienne, on en avait noté 6 autres ! On commence par retourner chez Ferrari avec la Dino 206 S Berlinetta de 1966, la dernière des 3 produites. Elle a couru au Mans (1966, 1968, 1969 pour autant d’abandons) ou à Sebring (1967, abd et 1969, 2e de classe). Estimée entre 3,5 et 5 millions, elle se vend 2.975.000$ « seulement ».

La 250 GT SWB de 1961 a elle aussi couru. Cette auto fut notamment engagée aux essais des 24h du Mans 1961 avant d’être engagée sur des courses de côte puis à la Targa Florio en 1967. Estimée entre 8 et 10 millions de dollars, elle s’arrête vers l’estimation basse à 8.090.000$.

Enfin, plus ancienne, la 225S de 1952 a été carrossée par Vignale sur un châssis dit Tuboscocca et celle-ci courut aux Mille Miglia 1952 et 1953 mais aussi à la Targa Florio ! Estimée entre 2 et 3 millions de dollars, elle dépasse l’estimation haute avec 4.295.000$.

On passe ensuite chez Maserati. D’abord avec une 200SI de 1957, vendue neuve à Caroll Shelby ! Pilotée par Jim Hall dans des courses américaines, estimée entre 2,25 et 2,75 millions, elle termine à 2.425.000$.

La seconde Maserati est de 1959. Gooding Christie’s propose une Birdcage Tipo 61 (la première des 17 construites) qui a couru aux USA entre 1959 et 1963. Estimée entre 3 et 4 millions, elle se vend 4.240.000$.

On terminait les italiennes avec une Lancia et on passe aux rallyes. On parle ici d’une 037 Evo II de 1983 qui courut en Espagne. Estimée entre 900.000 et 1,2 million de dollars, elle fait partie des rares invendues.

Côté Porsche, il y avait du lourd là aussi. Gooding Christie’s proposait notamment une 550A de 1958 qui courut surtout en courses de côtes, estimée entre 1,8 et 2,2 millions et partie contre 1.545.000$.

Suivait une Porsche 904 Carrera GTS de 1964, d’abord peinte en orange et qui courut en 1964 et 1965 sur des courses internationales (Sebring), aux Bahamas ou en courses de club. Également estimée entre 1,8 et 2,2 millions, elle se vend 1.682.500$.

Toujours la même estimation pour la 910 de 1967 qui courut plusieurs courses du championnat du Monde (Monza, Montlhéry, Zeltweg) en 1968 et 1969 avec Vic Elford ou Gijs van Lennep au volant ! Elle se vend 1.655.000$.

La plus récente, la Porsche 907 LH de 1968 et elle a la particularité d’avoir été la première voiture de la marque à remporter une course de 24h, sa première course d’ailleurs, à Daytona avec Elford, Neerspasch, Stommelen, Siffert et Herrmann ! Utilisée au Mans, elle ne termina pas et partit en collection en 1972. Restaurée, estimée entre 4,5 et 5,5 millions de dollars, elle se contente de 3.305.000$ sous le marteau.

Pour la route

Il n’y avait pas que des voitures de course au menu de cette vente Gooding Christie’s. On avait noté quelques avant-guerre, notamment une Packard 734 de 1930 avec carrosserie boattail rundabout qui a remporté de nombreux concours. Estimée entre 1,4 et 1,8 million de dollars, elle se vend 1.765.000$.

On passait en 1931 avec une Bentley 4 1/2 Litre Supercharged ‘Blower’, une des 50 construites, avec une carrosserie en alliage signée Vanden Plas. Originale. Estimée entre 3,5 et 4 millions de dollars, elle ne se vend pas.

Autre européenne, Gooding Christie’s présentait une 8C 2300 Lungo Spider de 1932 qui reçut une carrosserie Zagato (l’actuelle est une reconstruction). Estimée entre 2,5 et 3,5 millions de dollars, elle se vend 3.305.000 $ !

On passe après-guerre mais on reste chez Alfa Romeo avec la 1900C SSZ Lusso de 1957, la dernière survivante des 3 fabriquées. Estimée entre 1,25 et 1,75 million de dollars, elle atteint 1.380.000$.

On retrouvait encore des Ferrari parmi ces routières. On notait par exemple une 250 GT Lusso de 1964, parfaitement restaurée, estimée entre 1,5 et 1,8 million et vendue 1.270.000$ ou une 275 GTS de 1966 estimée entre 1 et 1,2 million de dollars qui atteint, elle, 1.820.000$.

Et puis comme on ne fait pas de vente aux enchère prestigieuse sans Mercedes 300 SL, Gooding Christie’s avait rassemblé plusieurs autos. On commençait avec un coupé de 1955 avec carrosserie acier mais un moteur NSL et des roues Rudge estimée entre 2,5 et 3 millions et vendu 2.975.000$.
Ensuite on retrouvait deux roadsters avec hardtop, le premier de 1961, entièrement blanc avec freins à disques, estimé entre 1,5 et 1,8 million part à 1.985.000$, le second de 1958 avec sa couleur originale et d’époque, estimé entre 1,2 et 1,4 million atteint 1.435.000$.

Beaucoup de françaises avec la collection Mullin

Comme les autres ventes de la Monterey Car Week, la vente Gooding Christie’s proposait plusieurs françaises. En fait, ce sont surtout des autos de la collection Mullin que la maison de vente continue de proposer au fur et à mesure de ses différentes ventes.

On retrouvait plusieurs Bugatti. La première est une 43/49 Roadster de 1928, une 43 deux places qui a reçu un moteur de 49 dans les années 60, estimée entre 700 et 900.000$ elle termine à 731.000$. On passait ensuite en 1930 avec une 43A Roadster de 1930 au dessin Jean Bugatti estimée entre 1,4 et 1,8 million qui se vend 1.270.000$.

Même année pour la 46 Cabriolet de 1930 carrossée par de Villars, voiture unique estimée entre 800.000 et 1,2 million de dollars mais partie à 637.500$.

On poursuivait avec la Type 54 de 1934, une reproduction du roadster Zdenek Pohl qui utilise de nombreuses pièces d’origines et possède un moteur de type 50. Estimée entre 500 et 750.000$, l’auto atteint 731.000$.

On terminait avec la 57C Ventoux de 1937 parfaitement restaurée, déjà vue en concours, estimée entre 400 et 500.000$ mais partie à 296.500$.

On poursuivait avec des Avions Voisin. On débutait en 1922 avec la recréation d’une C3 « Strasbourg » de course estimée entre 200 et 300.000$ vendue à 145.600$. Suivait une véritable C3, de 1923, une voiture dont il ne reste que 15 exemplaires et celle-ci possède une carrosserie de Limousine, estimée entre 100 et 150.000$ mais qui ne se vend qu’à 40.320$.

On retrouvait ensuite la C6 Laboratoire qu’on avait pu voir à Montlhéry il y a 10 ans avec son étonnante hélice. Cette recréation avec sellerie Hermès, estimée entre 200 et 300.000$ part à 123.200$.

Enfin, l’étonnante C31 Biscooter de 1952, dernière création automobile de Voisin, 10e des 15 prototypes et était estimée entre 50 et 70.000$ et monte tout de même à 112.000$.

Il y avait aussi des voitures moins connues dans la collection Mullin. On commençait en 1905 avec une Léon Bollée 45HP carrossée chez J. Rothschild et Fils et déjà exposée dans de nombreux concours et vendue 246.400$ (est. 125-175.000$).

La Peugeot Type 134 22HP Touring de 1910 (dont la restauration sera à revoir), était estimé entre 10 et 20.000$ et se vend 29.120$.

Enfin, l’Omnibus Delaunay-Belleville de 1912 qui fit partie de la collection du Musée de Mougins et qui était estimé entre 200 et 300.000$ se vend 156.800$.

On passait aux années 20 avec la Renault Model JV 40HP carrossée en Phaeton Landaulette par Kellner. Cette auto au moteur de 9 litres, estimée entre 125 et 175.000$ ne part qu’à 61.600$.

On retrouvait une Chenard & Walcker T5 Roadster de 1924, livrée neuve et carrossée en Australie ! L’auto était estimée entre 250 et 350.000$ mais part bien en dessous à 70.000$ !

Retour dans le grand luxe avec la Lorraine Dietrich B3-6 15CV Sports Roadster de 1928, une des deux carrossées par H. de Corvaïa & Cie, déjà primée dans de nombreux concours et vendue 145.600 bien loin de son estimation (400-600.000$).

On terminait avec une voiture des années 30, une Amilcar M3 Berline de 1932, un petit prix puisqu’estimée entre 25 et 35.000$ et vendue à 36.960$.

Ah, on notaitenfin une française qui ne venait pas de chez Mullin dans ce catalogue Gooding Christie’s : l’Hispano Suiza H6B Double Phaëton de 1924. Cette voiture achetée neuve par la famille Guggenheim fut carrossée par Le Baron et fut primée en concours. Estimée entre 150 et 200.000$, elle se vend 246.400$.

Pour voir tous les résultats de la vente Gooding Christie’s, c’est par ici.

Vente Gooding Christies de Pebble Beach 2026 Hispano Suiza H6B-

Benjamin

http://newsdanciennes.com

Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos et a publié plus de 5000 articles directement... et participé à de nombreux autres. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres et compte plus de 300 essais de voitures anciennes à son actif. Il sillonne la France et l'Europe pour vous faire vivre toute sorte d'événements, de la petite exposition aux plus grands salons.

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