Le catalogue était fou… les résultats le sont aussi. Ce week-end, Artcurial concluait son année 2025, côté automobiles, avec la vente The Renault Icons qui dispersait une partie des doublons ou des véhicules et objets peu utilisés de la collection du constructeur. Voici les résultats, sur les bases de la sélection qu’on vous avait présenté avant la vente.
La vente The Renault Icons d’Artcurial en bref
C’était l’animation du Week-end pour beaucoup. L’exposition de la vente a fait le plein sur le parking de l’usine de Flins. Un parking très important puisque c’est là que sera construit le futur musée… qui sera notamment financé par le fruit de la vente The Renault Icons !
Le musée va pouvoir être beau. La vente réalise 11,6 million d’euros au total et, surtout, 100% des 180 lots sont vendus, y compris les fameuses F1 qui avaient, elles, des prix de réserve. On note d’ailleurs que du côté des gros prix, les estimations sont au minimum atteintes voire largement dépassé, y compris pour des lots « pas faciles » comme des Show-Cars.
Les nombreuses F1 de la vente
C’est ce qui a permis à la vente The Renault Icons de faire autant de buzz : les F1 étaient nombreuses dans le catalogue. On en trouvait sous diverses formes et à divers prix également.
La plus grosse estimation, c’était la Williams-Renault FW19 de 1997. C’était le châssis de réserve de Villeneuve une bonne partie de la saison, et il fut utilisé par Frentzen à Interlagos. Dernière monoplace de Newey chez Williams, elle était présentée dans un était d’origine excellent. Estimée entre 800 000 et 1,2 million d’euros, elle se vend 1.312.400€ !
On avait noté plusieurs RE 40. D’abord la 04 de 1983, 3e du Grand Prix d’Italie avec Eddie Cheever, elle a couru 7 Grand Prix et a été régulièrement utilisée par Renault ces dernières années. Estimée entre 500 000 et 700 000€, elle se vend 818.720€ !
Ensuite on passait sur la RE 40-03 victorieuse avec Alain Prost à Spa qui y signa la pôle en plus de celle de Monaco. Son moteur n’est pas complet mais elle était estimée entre 500 et 800 000€ et explose son estimation en se vendant 1.198.000€ !
La dernière RE 40, une 00, utilisée par Alain Prost au GP de Long Beach en 1983 et voiture d’essai sur le reste de la saison était estimée entre 300 et 500.000€ et se vend 361.200€.




On poursuivait dans la période « jaune » du constructeur, la plus ancienne des F1 de la vente The Renault Icons est une RE 27 B de 1981. Elle a fini trois Grand Prix dans le Top 10 cette année là et fut pilotée notamment par René Arnoux. Dans un état d’origine, estimé entre 200 et 250 000€, elle atteint 481.600€ sous le marteau.
On poursuivait avec une RE 30-B9 de 1982 qui a couru le GP de Grande Bretagne 1982 avec René Arnoux et a aussi été pilotée par Prost durant la saison. Sa boîte est vide mais le reste est complet mais elle était estimée entre 250 et 350 000€ et vendue à 313.040€.
On arrivait en 1984 avec une première RE 50, une 09 qui n’a pas spécialement brillée mais qui était complète, estimée entre 250 et 350 000€ et vendue 313.040€.
Autre Renault RE 50 de la vente The Renault Icons d’Artcurial, la RE 50-01 fut une voiture d’essai et était estimée entre 80 et 140 000€ pour finalement partir à 228.760€.
La suite concernait des RE 60. La 01B a été utilisée en démo lors des World Series jusqu’en 2007 quand son turbo a cassé, était restaurer. Estimée entre 200 et 300 000€, elle se vend 228.760€.
La seconde était une RE 60-05, une voiture partiellement démontée pour une restauration qui n’a jamais eu lieu. Estimée entre 120 et 180 000€, elle se vend à 288.960€.






La vente The Renault Icons d’Artcurial ne proposait pas que des Renault ! Certains châssis venaient d’autres constructeurs mais Renault était bien le motoriste.
On débutait avec la Lotus 95T-4 de 1984. Elle a permis à De Angelis de terminer 2e à Détroit (et 3e en fin de saison). Pour la petite histoire, elle fut précédemment la propriété de Lotus fut échangée contre des moteurs pour faire rouler d’autres Lotus ! Estimée entre 350 et 700 000€, elle cartonne à 866.880€ !
On le sait moins mais Tyrrell fut également motorisé par Renault. On retrouvait ainsi une 015 de 1986 qui fut cédée à Renault par Philippe Streiff. Son moteur est incomplet, elle était estimée entre 130 et 180 000€ et se vend finalement 132.440€. Notez d’ailleurs qu’un moteur EF15 de cette année-là, mais prélevé sur une Lotus était également proposé et part à 225.080€ (est. 80-120 000€).



On passait ensuite aux années 90 et la période V10. On débutait avec une autre Williams… mais il y avait une nuance. La vente The Renault Icons ne proposait pas une FW16 de 1993 mais un show car réservé aux expositions. Estimée entre 20 et 30 000€, il part à 93.320€ ! L’autre Williams show-car proposée, une FW18 de la saison 1996 était estimée au même prix et vendue 90.300€.
On ajoutait encore deux autres show-cars, deux Benetton B195 (celle avec laquelle Schumacher gagna son deuxième titre) toutes deux estimées entre 20 et 30 000€. La première, flancs jaune, atteint 126.420€, la seconde, aux flancs blancs, monte à 92.708€.
Ajoutons qu’une authentique Benetton-Renault faisait bien partie du catalogue de la vente The Renault Icons d’Artcurial. C’était une B197-05 qui a signé trois podiums avec Jean Alesi dont les deuxièmes places de Silverstone et Montréal. Sans moteur, longtemps été exposée à Lohéac, estimée entre 200 et 300 000€, elle se vend 288.960€.





D’autres voitures de course
Si ce sont les F1 qui ont marqué les fans en découvrant la vente The Renault Icons, elles ne constituaient finalement qu’une petite partie du catalogue et on retrouvait beaucoup d’autres voitures de course à la vente.
On débutait avec une Renault-Alpine A442 qui a participé à la saison 1975 et termina surtout deuxième des 24h du Mans 1977 (Arnoux-Pirono-Fréquelin). À restaurer, estimée entre 250 et 500 000€, elle pulvérise son estimation en terminant à 1.278.080€ !
Retour sur la route avec la Maxi 5 Turbo de 1983. Elle fut le prototype de développement, réalisé à partir d’une caisse de Tour de Corse. Incomplète et à restaurer, elle était estimée entre 80 et 120 000€ mais atteint finalement 216.720€.
Pour rester dans la série des « 5 », une Supercinq GT Turbo Groupe N est au catalogue de la vente The Renault Icons. Cette voiture prit la 2e place du Rallye de Côte d’Ivoire en 1990 avec Alain Oreille et n’a plus été touchée depuis ! Estimée entre 30 et 50 000€, elle se vend 69.832€.



On retournait ensuite sur les circuits avec une Laguna BTCC de 1994 qui fut certainement utilisée par Alain Menu, vice-champion cette année là. Vendue sans moteur ni boîte, estimée entre 30 et 40 000€, elle part à 48.160€.
On traversait l’Atlantique avec la barquette SCCA, une barquette conçue pour un championnat monotype faisant rouler ces barquettes avec des ensembles mécaniques de Renault Encore. Restaurée, elle ne nécessitait qu’une révision pour prendre la piste. Estimée entre 8 et 12 000€, elle se vend 25.284€.
On terminait cette partie course du catalogue de la vente Artcurial The Renault Icons avec deux autos utilisée par Carlos Tavares au début de sa carrière (chez Renault). D’abord avec la Renault 21 Turbo Groupe N/A qu’il utilisa en Championnat d’Europe des Rallyes entre 1988 et 1990 et qui n’a pas été touchée depuis son arrêt de carrière. Estimée entre 15 et 20 000€, elle est vendue à 21.692€.
Suivait la Dallara F396 avec son F7R, complète et en bon état de conservation, estimée entre 20 et 30 000€ et partie à 42.140€.




Il n’y avait pas que la course au catalogue !
Les réserves de The Originals Renault – La Collection ne comprenaient pas que des voitures de course. Plusieurs machines plus routières étaient également au programme. On trouvait d’ailleurs de très anciennes autos dans la vente The Renault Icons.
On débutait au tout début du XXe siècle avec une Type D, voiturette 2/3 places de 1901, restaurée par le passé… et éligible au fameux London to Brighton, c’est un argument de choix. Estimée entre 50 et 70 000€.
Elle était accompagnée de deux Type A, la première voiture Renault… En fait ce sont deux des 8 répliques construites en 1998 pour les 100 ans du modèles à partir d’une auto en mauvaise état et après un gros travail de rétroconception.
La première, équipée d’un moteur électrique, était proposée avec une estimation comprise entre 25 et 50 000€ et part à 45.752€ ! D’autres furent équipées d’un moteur De Dion, dont l’autre voiture proposée qui est également équipée d’une boîte de vitesse et était estimée entre 30 et 60 000€ pour atteindre finalement 72.240€.


Le catalogue The Renault Icons d’Artcurial proposait aussi trois véhicules de l’entre-deux guerres. Le plus ancien, la Renault JM Coupé Chauffeur, incomplète et estimé entre 8 et 12 000€ part contre 14.448€.
La NN Torpédo de 1925, restaurée par le passé, à remettre en route et estimée entre 6 et 8000€ atteint finalement 20.468€.
Le troisième véhicule était plus gros, c’était un Autobus TN6 racheté auprès de la RATP, avec son moteur Renault Essence dont la magnéto est à réviser. Estimé entre 12 et 18.000€, il part à 38.528€.



Plus classique, et plus récente aussi la vente The Icons Renault d’Artcurial proposait une 4CV Luxe de 1949, une rare version R1060 entièrement restaurée, à contrôler mais en bel état. Estimée entre 8 et 14 000€, elle grimpe elle aussi, jusqu’à 24.080€ !
On retrouvait ensuite une R25 V6 de 1985, une limousine blindée réalisée par Heuliez. Ancienne voiture de Raymond Lévy, président de Renault, partiellement restaurée, en bel état, elle était estimée entre 8 et 12 000€ mais atteint 20.468€.
La troisième était particulière… et on l’avait essayée, c’est ici. Plusieurs R5 R-Fit, donc rétrofitées et vues il y a quelques années à Lohéac en démonstration routière et sur de nombreux salons automobiles étaient au catalogue. Celle-ci, estimée entre 6 et 8000€ atteint 21.672€. Notons que ces autos particulières ont toutes atteint ces prix-là.



Les concept-cars
C’étaient évidemment les autos les moins connues de la vente The Renault Icons d’Artcurial.
Le plus ancien de ces concepts était le Chausson P.E.R.L.E de 1989, conçu par Chausson avec une mécanique de Renault 11. Ce petit monospace ne débouchera sur rien. Estimé entre 4 et 8000€, il part à 16.254€.
On passait ensuite en 1995 avec la Renault Evado présentée au salon de Genève qui préfigurait le futur break Laguna. Estimée entre 6 et 10 000€, elle se vend 15.050€.
Pêle-mêle ensuite, le Modus Concept du salon de Genève 2004 part à 5418€ (est. 3-5000€), la Clio III RS du salon de Francfort 2005 se vend 20.468€ (est. 6-10 000€) ou encore la Twingo II Concept, musclée, du Mondial de Paris 2006 partie à 16.856€ (est. 6-10 000€).




Des objets divers
En dehors des véhicules, la vente The Renault Icons d’Artcurial proposait beaucoup de choses différentes. On retrouvait des maquettes de moteur de F1, de casques, des études de style et autres maquettes aéro. La variété était au rendez-vous et, globalement, les prix sont là aussi au-dessus des estimations.
Pour voir tous les prix de tous les lots, c’est sur le site d’Artcurial en cliquant ici.








frederic
j’ai suivi la vente sur le live, on ne voyait absolument pas les lots au fur et à mesure de l’avancement !
De plus, beaucoup des lots concernant les voitures de courses avaient des parties entières moteur qui manquaient et à aucun moment il n’a été annoncé que certaines voitures étaient TRES incomplètes !!
entre une F1 avec un moteur / boite fonctionnant et une avec un bloc moteur sans culasses ni rien d’autre le tarif est obligatoirement impacté !!!!
· · 11 décembre 2025 à 11 h 02 min
Benjamin
Le catalogue semblait pourtant complet sur ce point. Après, l’idéal est toujours de se renseigner auprès de la maison de vente, j’ose espérer que les acheteurs potentiel l’ont fait.
· · 11 décembre 2025 à 12 h 41 min