Sur les pistes de l’Histoire : l’Autodrome de Miramas

Sur les pistes de l'Histoire : l'Autodrome de Miramas
Sur les pistes de l'Histoire : l'Autodrome de Miramas
Benjaminhttps://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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19 Juillet 1924. Quelques semaines avant que ne soit inauguré l’Autodrome de Linas-Montlhéry, c’est dans le sud de la France qu’apparaît le premier autodrome français ! L’Autodrome de Miramas est quelque peu oublié et on vous propose de le redécouvrir.

L’Autodrome de Miramas : le premier et le plus grand

L’Autodrome de Miramas est donc en 1924 le premier à s’ouvrir en France et il est bien plus grand.

Les premiers coups de pioche ont été donnés en Décembre 1923. À l’initiative de cette construction : le pilote Paul Bablot et le Moto-Club de Marseille. L’endroit choisi est une grande plaine, plutôt désertique et surtout très plate.

Contrairement à son homologue francilien, l’Autodrome de Miramas possède des virages peu relevés. En revanche, il développe 5 km. En course on y tournera dans le sens horaire, sur une piste en ciment.

Pour son inauguration en Juillet, le Ministre des Travaux publics, les élus locaux et les spectateurs découvrent en fait la seule piste. Les différents aménagements, notamment les tribunes, sont encore en construction. Quatre catégories de motos et deux de cyclecars s’y disputent le Grand-Prix du Moto-Club de Marseille. En parallèle des autos plus grosses disputent la Coupe de l’Autodrome. Sur 100 Miles, Alzaga sur une Jimbeau frôle les 100 km/h de moyenne.

L’Autodrome de Miramas au fil des ans

C’est avec le Grand Prix en Septembre 1924 qu’est réellement inauguré l’endroit. Les catégories Vitesse et Tourisme s’y affrontent. En fin d’année, Foresti sur une Sunbeam spéciale y atteint 257 km/h !

Pour la compétition, l’anneau peut être complété avec une ou deux chicanes situées en bout des lignes droites.

En 1925 et 1926 les courses courues sur place voient les victoires de Didier sur Salmson puis de Jourdan sur Giraud Spéciale.

En 1926 l’Autodrome de Miramas a l’honneur d’accueillir le Grand Prix de France. Trois concurrents sont au départ, un seul classé : Jules Goux sur sa Bugatti T39A en 4h38min. Il boucle son meilleur tour en 2min24s, soit une moyenne de 125 km/h… sans virage relevé !

Sur les pistes de l'Histoire : l'Autodrome de Miramas

Entre 1925 et 1927 sera également couru le Grand Prix de Provence qui verra les victoires de Henry Segrave puis Louis Chiron.

On retrouvera des courses sur l’Autodrome de Miramas en 1932, 1933, 1936 et 1937 avec le Grand Prix Automobile de Marseille.

Peu à peu les courses désertent cependant les lieux. En fait le revêtement en ciment pose des soucis, les pneus n’y adhèrent pas forcément. Et puis certaines courses doivent être reportées en temps de pluie, l’eau ne s’évacuant pas correctement.

En 1960 on entendra de nouveau parler de l’Autodrome de Miramas. Simca a pris l’habitude de prélever des autos de série et de prouver leur endurance et leur performance en leur faisant couvrir des séries de 100.000 km sur l’Autodrome de Linas-Montlhéry. Mais pour dynamiser l’Ariane, une caisse de Vedette avec un moteur Rush d’Aronde, la marque à l’hirondelle veut taper les 200.000 km ! Problème : l’immobilisation de la piste est trop longue pour l’anneau francilien.

C’est donc sur l’Autodrome de Miramas que va se déplacer l’équipe de Simca. Le revêtement n’est pas au top, il n’a pas été refait depuis 1924, mais au moins l’Ariane a place nette. Elle va y couvrir les 200.000 km à une vitesse moyenne de 104,5 km/h entre le 25 Avril et le 14 Juillet 1960. 57 records de catégorie sont obtenus.

Du coup, après les Aronde Montlhéry, c’est une Ariane Miramas avec un moteur Rush Super qui est présentée en Octobre 1960.

Sur les pistes de l'Histoire : l'Autodrome de Miramas

L’Autodrome de Miramas actuellement

Le circuit ne servira plus qu’à des tests de ce genre. En 1986 c’est BMW qui en devient l’utilisateur exclusif (puis l’acquéreur en 2007) et y installe son centre d’essai. On est certes loin de Munich mais les conditions climatiques sont bien meilleures : les autos peuvent y tourner plus souvent et plus longtemps.

Des dizaines de pistes secondaires sont créées. Les tribunes sont démolies mais l’anneau d’origine est toujours en place :

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Actuellement, le site s’étend sur 473 hectares. En plus de l’anneau originel, un second a été construit autour et les test permettent d’y rouler à plus de 250 km/h. Des zones ont été aménagées afin d’asperger la piste et tester l’adhérence en toutes conditions. Une immense aire plane a vu le jour dans la partie nord et à l’est un second circuit a été créé. Le parcours “normalisé” mesure 52 km !

Avec tout ça, on est pas prêt de pouvoir de nouveau rouler sur place. Mais en tout cas la piste existe toujours, le poste de chronométrage est toujours debout, et n’a pas disparue contrairement à beaucoup d’autres qu’on vous détaillera dans nos prochains épisodes.

Image du tracé d’origine : Oscar Plada
Images complémentaire : Google et Wikipedia

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1 COMMENTAIRE

  1. manque la Peugeot 301 “Miramas” Elle est destinée à s’attaquer au record des 24 heures en classe F.
    Le 1er et le 2 juin 1932, elle bat le record des 24 heures sur l’autodrome de Miramas en parcourant 2650 km à la vitesse moyenne de 110,417 km/h.

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