Les Remparts d’Angoulême 2025, côté clubs et visiteurs !

Publié le par Morgan

Les Remparts d’Angoulême 2025, côté clubs et visiteurs !

Marc et Arthur vous ont déjà parlé des animations et des courses aux Remparts d’Angoulême dans un autre article. Mais les Remparts d’Angoulême ne se contentent pas de superbes courses sur un circuit urbain, durant tout le week-end, les clubs et les visiteurs venus en anciennes forment un incroyable musée à ciel ouvert, accessible à tous. Avec l’aide de Valentine, nous vous emmenons déambuler dans les rues d’Angoulême, dans la peau d’un visiteur des Remparts !

Les rallyes du samedi

Pour ceux venus avec leurs autos ou bien simplement ceux arrivés le samedi, il était possible de se rendre aux rallyes, notamment à l’arrivée prenant place dans la cour du 1er RIMa. On y trouve toute la richesse et la diversité des Remparts d’Angoulême : des ancêtres aux youngtimers, de la Delage Type M Double Phaéton de 1909 à la BMW E30 325i de 1988 en passant par une Jaguar XK140 Coupé de 1957.

On trouvait aussi à l’arrivée des rallyes une Amilcar, une Austin Ten de 1936 transformée en roadster style rat (ils sont forts ces anglais, et toujours aussi nombreux à Angoulême !), une Citroën B14 Torpédo, une Lancia Fulvia, une Peugeot 504 Coupé ou bien encore une Lancia Delta Integrale HF.

Le Champs de Mars, camp de base des visiteurs

Base de l’exposition statique du dimanche, le Champs de Mars ouvrait encore cette année son accès aux voitures anciennes et d’exception. Malgré la météo peu engageante de ce dimanche matin, on y trouvait de nombreuses voitures, une nouvelle organisation réservait celui-ci aux visiteurs venus en anciennes.

C’est tous les ans le lieu d’exposition hétéroclite des Remparts, cette année on y trouvait encore une fois de tout. Commençons par les populaires françaises avec les R8 S, 403 8CV, Aronde P60 Montlhéry, Estafette, 604 V6, DS, 2CV 007 ou PL24 CT, 504 ou bien R30 …

Mais les voitures plus exotiques étaient aussi présentes avec les Fiat Dino Spider 2000, Lancia Flavia 1.8 ou Gamma Coupé 2000, Triumph Vitesse 2 Litres, Mercedes R107 350 SL, Alfa Romeo GTV 1750, Jaguar MK X 4.2, Mini Van, Porsche 911 … on y trouvait même une star de cinéma avec la présence d’une Ford Gran Torino 1974 de Starsky et Hutch !

Les clubs dans les rues

Un parking attenant au Champs de Mars était dévolu aux clubs ayant participé au rallye des clubs la veille, on y trouvait notamment le Mustang Club de France très bien représenté ou bien encore le Club Panhard et Levassor France, un bel alignement de Simca 1000, une 2 CV Fourgonnette aux couleurs de Michelin ou bien des autos pas communes chez nous comme par exemple une Ford Cortina GT mkII.

Parmi ces autos, petit coup de cœur pour une très belle Panhard PL17 L7 Relmax S de 1963 ayant eu droit à une très belle restauration. Voiture de famille, elle avait été vendue neuve à un membre de la famille du propriétaire actuel. Équipée d’un bicylindre Tigre de 848 cm³ délivrant 60 ch (SAE), elle constitue l’aboutissement technique de cette lignée de Panhard.

On la distingue des PL17 d’avant 1963 par sa face avant remodelée, supprimant notamment la fausse prise d’air et modifiant les enjoliveurs de contour de phares, son tableau de bord au cadran revu et allongé et les feux arrière à 3 petits cabochons ronds par côté remplacés par un feu arrière d’un seul tenant. La Relmax S ajoute à la dotation de base un intérieur en skaï de bonne facture, un compte-tours et une option peinture gris métallisé non retenue ici, la voiture arborant la teinte Gris Elseneur.

On trouvait aussi sur ce parking une réalisation artisanale de la seconde moitié des années 1960 : une PRAB de 1969 construite à partir d’un châssis tubulaire, d’une coque en fibre et d’éléments mécaniques de R8 Major. Cette voiture ne sera produite qu’à 2 exemplaires par deux amis, un projet qui fût étalé entre 1966 et 1969 et ayant nécessité plus de 10 000 heures de travail.

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Malgré de nouveaux aménagements de voirie limitant l’accès des véhicules au sein des artères de la ville, on trouvait encore quelques clubs réunis au sein de certaines rues. Parmi ces clubs, de nombreuses marques anglaises, comme Jaguar, TVR ou bien encore Mini.

Au delà de la présence des clubs, l’intérêt des Remparts d’Angoulême vient aussi des rencontres fortuites au détour des rues de la ville : Maserati, Porsche, Bugatti, Morris, Austin Healey : les anciennes sont un peu partout !

Néanmoins il est dommage de trouver nettement moins de véhicules dans les rues par rapport aux éditions précédentes qui étaient plus fournies sur ce point : effet de la météo capricieuse ou nouvelle orientation des organisateurs ? Une belle Renault 30 avait toutefois réussi à se faufiler sur une place, laissant admirer sa belle déco de Tour de France du début des années 1980.

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Mais les Remparts c’est aussi des plateaux thématiques répartis un peu partout dans la ville…

Village et expositions thématiques

Autour des halles, le visiteur se retrouve nez à nez avec les voitures du plateau Didier Auriol, composés d’anciennes voitures de rallye. On y trouve des Talbot Samba Groupe B, Talbot Sunbeam Lotus Groupe B (ex Guy Frequelin et Jean Todt) de 1980 (une voiture identique remportera le championnat du monde des rallyes constructeur en 1981 !), Austin Metro Groupe B, Toyota Celica GT-Four ST 205 ou bien encore Lancia Stratos et Alpine A106 Mille Miles.

Ce plateau accueillait aussi la Lancia Delta HF Integrale, ex Didier Auriol, du « professeur » Raoul Marchisio. Un ancien pilote de rallye au style de pilotage très spectaculaire devenu très connu sur les réseaux sociaux.

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Juste à côté se trouvait le groupe des Vaillantes Grand Défi, voitures construites sur la base des barquettes Hommell à moteur Peugeot 306 S16. Les autos de Michel Vaillant étant mises en avant cette année du fait des liens entre la bande dessinée et la ville d’Angoulême, hôte du célèbre festival de la BD.

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Arrivé le long de la mairie, je tombe nez à nez avec une magnifique réplique de Bugatti Type 50T de 1931, carrossée par Mr Haberbush en Coupé Landaulet sur la base d’un châssis de Bugatti Type 46. Une très belle réalisation, inspirée par le dessin d’époque de Jean Bugatti pour le châssis 50156.

Dans le parc situé à l’arrière de la mairie prenait place une rétrospective de la marque Mors, un constructeur pionnier parisien ayant œuvré entre 1895 et 1925, avec des motorisations fournies par Knight puis Minerva. Dirigée par André Citroën à partir de 1907, la marque sera absorbée par Citroën dés 1919 et le dernier modèle portant le nom Mors sera produit en 1923 avant l’abandon pur et simple de la marque en 1925 en ce qui concerne les activités automobiles.

Ici l’exemple en détails d’une Mors Type J Victoria de 1902 arborant un look typique des ancêtres : capot alligator, laiton poli, vannerie en osier, étroites jantes en bois, transmission par chaînes, carrosserie ouverte et absence de pare-brise.

Comme tous les ans, la cour intérieure de la mairie accueillait le plateau des stars des Remparts d’Angoulême : les Bugatti du plateau Marc Nicolosi, hommage à ce bugattiste convaincu. On retrouvait donc avec joie les Type 35, 37 et 51 Grand Prix ainsi qu’une belle intruse italienne ayant trouvé hospitalité en ce lieu !

À l’entrée de Circuit, le village exposait lui aussi quelques belles autos avant l’entrée dans le grand bain …

Paddocks et bords de piste

Moyennant l’achat d’un billet à 35€ par personne (tarifs réduits pour les enfants et étudiants), tout visiteur pouvait accéder aux paddocks et aux bords de pistes, l’occasion d’admirer les bolides à l’arrêt ou en action. Commençons dans les paddocks où les autos des différents plateaux s’offrent à la vue du public, avec des bolides allant des années 1920 à 1970, portant parfois les stigmates de leurs sorties de piste.

On trouvait aussi à côté des paddocks des autos classiques, une allée de protos du plateau 5 – Philippe Streiff.

On poursuit avec l’accès spectateur au circuit en lui-même, avec des vues en bord de piste, la surplombant parfois, magie du dénivelé des Remparts …

Finalement, la météo n’aura pas trop mal tenue tout au long de la journée de dimanche, et c’est ainsi que s’achève cette plongée au cœur des Remparts d’Angoulême 2025 en mode visiteur.

On se quitte comme d’habitude avec quelques photos supplémentaires… Bonne route à toutes et à tous, et à bientôt !

Morgan

http://webmaster.simca.free.fr/

Passionné par les anciennes, mais surtout par les Simca, Morgan est également bon photographe et sait prendre sa plume à l'occasion. Il a rejoint l'équipe au printemps 2019. Il gère également le site http://webmaster.simca.free.fr/

Commentaires

  1. Marc CATHERINE

    Magnifique reportage. Cette fois c’est décidé l’an prochain j’y serai.

    Répondre · · 29 septembre 2025 à 18 h 51 min

  2. Emmanuel Cousson

    Magnifique article, j’ai loupé cette édition mais ça n’arrivera plus.
    Félicitations !!!

    Répondre · · 30 septembre 2025 à 7 h 51 min

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