Les Autos de l’Équipe : la Coccinelle Ovale de Ludovic

Les Autos de l’Équipe : la Coccinelle Ovale de Ludovic
Ludovic
Ayant rejoint News d'Anciennes courant 2017, Ludovic et sa fidèle Coccinelle parcourent les rassemblements à la conquête de reportages photos.

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Comme l’ont fait d’autres membres de l’équipe, c’est à mon tour cette fois-ci de vous présenter ma vieille Volkswagen Coccinelle Ovale de 1957. Benjamin avait déjà essayé une 1300 de 1971 (à voir ici), c’est la Cox qui ne me laissait pas indifférent étant gamin et qui fait aujourd’hui de moi un heureux propriétaire depuis maintenant plus de quatre ans.

Ma Coccinelle ovale en quelques mots

Ma petite allemande est sortie de son usine située à Wolfsburg le 22 mai 1957, elle fut ensuite envoyée au Portugal suite à la commande de son premier propriétaire. Appelée “ovale” grâce à sa petite lunette arrière, il s’agit du deuxième modèle de Coccinelle proposé par Volkswagen en 1953. Ce modèle sera au catalogue jusqu’en août 1957, la mienne est une Deluxe et l’une des dernières en phase 2 avec les quelques modifications esthétiques par rapport à la première phase qui a tiré sa révérence en 1955 (volant, feux arrière, sellerie, double sortie d’échappement, teinte, …).

Côté motorisation, on y retrouve à l’arrière le 1200 d’origine (1192 cc) développant 30 chevaux. La voiture est en 6V et possède toujours ses flèches, ici pas de clignotants et c’est plutôt fastidieux dans la circulation actuelle.

Je l’ai donc faite importer du Portugal à une époque où l’on trouvait encore des ovales à moins de 10.000 €. Elle a été restaurée il y a plusieurs décennies (peut-être 10 ou 20 ans) mais la peinture (qui au passage n’était pas au catalogue Volkswagen de cette année) est loin d’être réussie et vieillit mal. Je compte la laisser au maximum d’origine.

Pour les connaisseurs, avez-vous remarquez les enjoliveurs ? Ils ne sont pas courants donc si vous avez des informations sur leur provenance je suis preneur !

Pourquoi elle ?

Cela faisait déjà quelques années que je regardais les petites annonces où l’on trouvait encore de bonnes bases de Cox (certes plus récentes) à moins de 2000€. J’ai donc commencé par me laisser séduire par des modèles des années 70 et 80 mais le problème c’est que plus le temps passait, plus mon intérêt se portait sur les anciennes.

Après quelques mois de réflexion et d’économie, mon choix s’était officiellement porté sur une Coccinelle à gros montants de 1958 à 1964. N’ayant vu des ovales qu’en photo, je ne les trouvais pas spécialement jolies comparé à d’autres modèles.

Bref, une fois le budget en poche, je me suis mis à la recherche de ma Coccinelle sauf qu’il y a eu un problème… J’ai croisé pour la toute première fois une ovale lors du salon de Reims 2015 et ce fut le coup de foudre. Après avoir passé pas mal de temps à la contempler puis à revenir la voir plusieurs fois dans la journée c’était décidé, c’est une ovale que je voulais. Bon, c’est là que j’ai réalisé que mon budget ne suffirait pas.

(ci dessous, la Coccinelle Ovale en question)

Presque un an plus tard, j’ai pu commencer à chercher de nouveau la voiture de mes rêves. Le problème était plus complexe puisqu’avec mon budget on trouvait surtout de belles épaves à restaurer, j’ai donc commencé à regarder dans d’autres pays chez des professionnels habitués des exportations et des belles merguez. J’ai au final finis par trouver mon bonheur chez un habitué des sorties de grange au Portugal, que l’on m’a très souvent recommandé et qui parlait français (et croyez-moi ça aide dans ce genre d’opération !).

Ce que j’ai fait dessus

Vaste sujet ! À la base j’ai refusé beaucoup de Coccinelle à cause du boulot qu’il y avait à faire et je voulais pouvoir rouler dans l’immédiat. L’impatience n’est jamais synonyme de bonne décision dans ce type de démarche. De plus, vu que je n’y connaissais rien en mécanique j’ai choisi celle-ci parce qu’il y avait, d’après le vendeur, qu’un échappement à changer. Ce qui n’était évidemment absolument pas le cas…

J’ai donc commencé dès l’acquisition à remplacer l’échappement par un NOS mais le tube de chauffage, tellement rouillé, est venu avec… Je me suis tout de suite rendu compte que les soufflets de cardans étaient percés. Vous me direz, ce n’est pas grand-chose mais c’était déjà trop pour une voiture censée rouler rapidement, ça n’annonçait rien de bon.

Dès les premiers tours de roues, j’ai failli mettre ma Coccinelle Ovale dans le fossé au premier freinage un peu forcé… Dans les tambours, les garnitures étaient complètement bouffées par un mélange d’huile et de liquide de frein (quand elles n’étaient pas absentes et libres dans les tambours…). Je me suis donc attelé à revoir tout le système de freinage par sécurité. Changement du maître-cylindre, des quatre cylindres de roue, flexibles, d’une partie du mécanisme et de toute la tuyauterie. J’en ai profité pour changer les joints et roulements qui pissaient l’huile, je comprends maintenant pourquoi la boîte était totalement asséchée lors de la réception…

Des fuites en tous genres ont suivi au fur et à mesure, j’ai changé le carburateur, qui fuyait au niveau du papillon, par un d’origine et restauré, j’ai changé le mécanisme de la pompe à essence qui fuyait également (à côté de l’allumage !), l’allumeur a également été changé par un autre restauré. Evidemment faisceau, bougies, câbles d’embrayage et d’accélérateur ont été remplacés.

J’ai enfin enchaîné avec le joint spi de boîte, de moteur, toute la partie embrayage/butée/volant moteur ont également été changés car la voiture “sautillait” en première.

Bref, la liste est bien plus longue que ce à quoi je m’attendais. Mais j’ai appris beaucoup de choses grâce à tous ces problèmes. Tous ces soucis sont arrivés l’un après l’autre, d’où les presque trois de travaux dont une pause de 6 mois où j’avais totalement baissé les bras. Au final j’ai fini par quasiment tout revoir, chose que j’aurais dû faire dès le départ.

Quelques moments mémorables à son volant

Pour les moments inoubliables, il y a du bon mais aussi “du mauvais” même si j’en ris maintenant. Comme la fois où je suis rentré tard d’Auxerre avec mes feux en 6V et surtout avec un coupleur de tringlerie qui lâche à mi-chemin bloquant la voiture en seconde vitesse et m’obligeant à rouler trèèès doucement (4 heures pour faire Auxerre > Troyes !).

Pour les bons je dirais le jour de la réception évidemment via transporteur en pleine nuit à 1h15 du matin très exactement et avec un mec qui parlait pas un mot de français. Après des semaines d’attente, elle est arrivée en compagnie d’autres voitures plus modernes. Le déchargement (de toutes les voitures pour le coup !) se fit dans l’anarchie la plus totale et dans un brouhaha sans nom au milieu d’un village de 400 habitants. Sans compter qu’elle a bien failli finir entre les pales du camion car c’était le premier jour du livreur…

Sinon je noterais aussi les premiers rassemblements, les balades en famille et les après-midi entiers à rouler au hasard sans regarder la moindre carte.

Et maintenant ?

Maintenant j’en profite un maximum tant que ça roule ! Et c’est le cas depuis plus d’un an. Je compte dans plusieurs années la restaurer de nouveau pour la remettre dans sa configuration de sortie d’usine : avec sa robe Polar Silver initiale (même couleur que l’ovale de Reims), le sol et le ciel de toit conforme à l’origine (contrairement à la moquette synthétique actuelle) et avec pourquoi pas des pneus à flancs blancs Firestone et quelques accessoires d’époques.

Pour info, elle passe régulièrement sur ma page Facebook, n’hésitez pas à la rejoindre !

Et pour vous mettre dans le bain, rien de mieux qu’une petite balade en vidéo en fin d’article.

En attendant, elle tient compagnie à ma Dyane de 1969 et une chose est sûr, même pour 10 fois sa valeur je ne m’en séparerais pas !

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