Balade Frontonoise

En route pour une Balade Frontonoise

C’est l’envie de sortir nos anciennes tout en restant dans la légalité qui a motivé notre Balade Frontonoise, une boucle d’une cinquantaine de kilomètres autour de cette sympathique commune du Nord-Isère. Et oui, le spectre du COVID est encore bien présent, et les choses mettent du temps à revenir à la normale, alors il faut trouver des solutions pour assouvir notre passion. Pour moi, c’était une première que d’organiser une telle balade, et je pense intéressant de partager cela avec vous au cas où vous ayez envie de faire de même.


Tout d’abord, pourquoi une balade et pas un rassemblement ?

En cette période où les autorités sont encore fébriles à l’idée d’autoriser des rassemblements, mais restent tolérantes par rapport aux petits regroupements en extérieur, pourquoi ne pas se tourner vers les « sorties entre amis » ? Lorsque l’on est au volant, les risques sont largement plus faibles que lors d’un rassemblement statique, surtout si l’on prend soin de respecter les fameux gestes barrière avant et après la balade.

Et puis, comme l’idée est une virée entre amis, l’événement se veut rester plutôt intime et l’Article R331-20 du code du sport n’impose pas de déclaration en préfecture si le nombre de participants est inférieur à 50 véhicules. Une demande en Mairie, et l’autorisation du conseil municipal fait l’affaire.

Une Balade Frontonoise ? Banco !

Tout a donc commencé lors du partage de l’article (à relire ici) vous encourageant, vous, nos fidèles lecteurs, à nous faire découvrir vos anciennes. C’était le 26 mai 2020. Parmi les commentaires, une proposition apparaît : « pourquoi ne pas faire une sortie/rassemblement sur Frontonas ? ». Dans ces cas-là, soit on dit « banco illico », soit rien ne se passe jamais… L’occasion était donc trop belle et me voilà embarqué dans cette aventure !

Quelques contact Facebook pour jauger de l’opportunité de la sortie et une date est fixée : le samedi 4 juillet. La durée de la balade est fixée à 1h : compte tenu du contexte, et d’organisateurs novices en la matière, l’idée était de ne pas être trop gourmands.

Il ne restait plus qu’à avoir l’aval de Madame le Maire, définir un parcours, écrire un road-book et… inviter les amis ! Très vite le nombre de 10 véhicules qui était l’objectif initial, étaient atteints.

Pour le parcours, une boucle de 36,1 km sur Maps, mais 38,38 km réels est définie. Quand on reste en Isère, le chiffre a sa signification !

Le parcours

Pour le parcours, et afin de limiter au maximum les « aléas du direct », il a d’abord été tracé sur Google Maps. Cela a permis de fixer les grandes lignes et ne pas se tromper sur les distances et les temps de parcours. De plus, la fonction Street-View est un bon moyen de faire une première reconnaissance, sur une telle distance.

La méthode est simple : positionner le point de départ, le point d’arrivée (qui est par principe le même dans une boucle) et le point le plus éloigné. A partir de là, ajouter des étapes, en positionnant le point directement sur la carte. Le nombre d’étape étant limité, cela nécessite de poser les points judicieusement pour maîtriser le tracé, mais ça se fait !

Le tracé peut alors être mémorisé et partagé, et… En route pour une première reconnaissance de débogage. On corrige les points noirs, les zones trop étroites, les ½ tours… Et les routes impraticables ! Et oui, en voulant ajouter un passage en longeant un étang, l’étang de Moras, nous sommes tombés sur un chemin de terre, très chaotique qu’aucune des anciennes présentes n’aurait pu franchir !

Une seconde reconnaissance pour s’assurer que les corrections sont OK, puis une troisième, la veille de notre balade frontonoise, pour s’assurer qu’aucune mauvaise surprise ne viendrait entraver le bon déroulement des choses.

Suite à la seconde reconnaissance, le Road-Book est imprimé et avant le départ, le parcours Maps est partagé : avantage, Maps est sur une grande majorité de smartphones. Ceci permet de rassurer tout le monde et même si le convoi est coupé, être seul au volant n’impose pas l’exercice délicat de « un œil sur la route, un œil sur le road-book papier » !

En route pour la Balade Frontonoise

Grand Soleil et les copains arrivent. Au final, ce sont 8 autos, et non 10 qui répondent présent avec une jolie variété de modèles et d’époques. A côté de ma 205 que vous connaissez désormais par cœur (mais au cas où, c’est par ici), la seconde voiture de l’organisation est une Fiat 500 de 1970 joliment nommée Lucietta, née de l’autre côté des Alpes. Côté copains, sur 7 autos, la France, l’Angleterre, le Japon, l’Italie et les Etat-Unis étaient représentés.

L’autre italienne est une Autobianchi A112 de 7e génération, de 1985, fin de production. Une version LX équipée du 965 cm3, dans son jus, et plus que bien conservée ! Vient ensuite une superbe MG A roadster 1500 noire. Et elle a été entièrement restaurée par son propriétaire et a retrouvé tout le charme de ses origines en 1958. Côté « Stars and Stripes », l’une des plus emblématiques : une Mustang 1965 et son V8 de cylindrée 289ci (pour cubic inches). Pour finir notre tour du monde, le Japon est représenté par une Miata, Mazda MX-5 NC.

Côté Français, on ajoutera la 106 1.3 Rallye de Thierry (mon complice lors de l’essai de la Traction 7C que vous pouvez relire ici), moins reconnue que la 205 mais qui n’est pas moins diabolique ! On fermera la marche avec une Simca 1000 des dernières heures, version 1006 Gls de 1977, reconnaissable au premier coup d’œil à ses feux carrés devant et derrière.

Conclusion

Se retrouver entre copains, ça donne des idées ! Autour du café avant de partir, puis autour d’un rafraîchissement à l’arrivée, les discussions vont bon train, les sourires sont sur les visages et du coup, nous avons bloqué la date du 18 octobre 2020 pour une sortie un peu plus longue, sur une journée… Mais tout reste maintenant à faire ! Rendez-vous en octobre ?

En attendant, voici les images de cette belle journée de Balade Frontonoise Estivale.


Fabien
Reporter-Photographe à News d'Anciennes
Un lion et un cheval cabré m'ont fait aimer les voitures de mon enfance... Un livre, «La maîtresse d'acier» de Pierre Coutras, et des légendes, Fangio-Moss-Hawthorn, m'ont conduit à me passionner pour des bolides plus ancien.
A mon tour de partager avec vous.

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