Des stars nombreuses au catalogue de la vente RM Sotheby’s à Paris

Publié le par Benjamin

Des stars nombreuses au catalogue de la vente RM Sotheby’s à Paris

Les différents catalogues des ventes aux enchères parisiennes de la semaine de Rétromobile se dévoilent. On a déjà du lourd (les autres sont à voir ici) et on va continuer dans cette lignée. Le catalogue de la vente RM Sotheby’s à Paris comporte de magnifique lots, de quoi rêver un moment.

La vente RM Sotheby’s à Paris en pratique :

Chronologiquement, ce sera la deuxième vente de la semaine et elle aura lieu le Mercredi 28 Janvier au Caroussel du Louvre. Les salles accueilleront le public le Mardi 27 de 10h à 19h et le Mercredi 28 de 10h à midi.

Au total, 97 lots seront proposés aux enchères lors de cette vente et une vingtaine de lots visent même des prix dépassant le million d’euros sous le marteau avec de sacrés pedigrees.

Les Ferrari stars

Parmi les 10 plus grosses estimations de la vente RM Sotheby’s à Paris, 8 sont des Ferrari ! Niveau pedigree, on a sorti les gros calibres. On commence avec les deux plus grosses estimations de la vente, et de la semaine parisienne en fait.

La première est une Ferrari 250 GT LWB Berlinetta « Tour de France » de 1956. En fait, c’est même LA voiture qui a remporté le Tour de France 1956 et, donc, donné son nom à la série ! Il a appartenu à Alfonso de Portago et elle a la particularité d’avoir remporté toutes les courses dans lesquelles elle a été engagée (Coupes du Salon, Grand Prix de Rome). Elle devint ensuite une voiture de collection, primée dans de nombreux concours d’élégance. Vendue pour 13,2 millions de dollars en 2015, son estimation est aujourd’hui placée « au-dessus » des 13 millions d’euros.

On retrouve ensuite une autre Ferrari 250. Cette fois c’est une GT SWB California Spider de 1960, la 3e des 56 châssis courts et la la première avec phares sous bulle. Livrée neuve à Paris, cette auto est parfaitement documentée (et un deuxième moteur de 3,8 litres est vendu avec). Elle est estimée entre 12 et 14 millions d’euros !

Ensuite, on retrouve des supercars Ferrari. Si la vente de Phoenix de RM Sotheby’s (qui aura lieu juste avant, infos ici) propose également une F50 et une Enzo, la vente RM Sotheby’s à Paris propose, elle, la première de la série : une 288 GTO. Cette auto est la 18e produite, est totalement certifiée et ne compte que 24.244km au compteur. Elle est estimée entre 4,5 et 5 millions d’euros.

Elle est donc accompagnée d’une F50 de 1997, avec des options peu communes mais surtout avec seulement 1680km au compteur et qui est estimée entre 5,5 et 6,5 millions d’euros. Une Enzo de 2004, première main et ne présentant que 286km est aussi de la partie. Elle est, elle, estimée entre 3,8 et 4,2 millions de dollars.

Les trois autres Ferrari stars de la vente RM Sotheby’s à Paris sont des voitures de course. On débute avec la F310B, la monoplace de la Scuderia en 1997. Elle fut majoritairement utilisé en tant que mulet mais roula tout de même avec Schumacher en Belgique et Irvine en Italie et en Autriche. Elle est estimée entre 5,5 et 7,5 millions d’euros.

On remonte le temps avec la Ferrari Dino 206S de 1967. Celle-ci a une carrosserie « Spyder » (un Targa en fait) dessinée par Drogo. C’est la dernière des 18 Dino 206S et elle a couru cette année là en Championnat du Monde avant de se destiner à la course en côte. Elle est ensuite restée en Italie avant de faire partie de la collection du Mas du Clos entre 1979 et 2001 avant d’être achetée par Carlos Monteverde qui courut avec. Restaurée, elle est estimée entre 3,8 et 4,2 millions d’euros.

La dernière est bien plus récente puisque cette 488 GTE frappée du #51 fut la voiture « usine » de la marque en 2017 et fut amenée au titre (constructeur et équipe) par James Calado et Alessandro Pier Guidi en WEC (victoires de classe au Nürburgring, Austin et Fuji). Elle courut ensuite sous les couleurs de Clearwater Racing et signa un nouveau podium en GTE AM. Eligible pour Le Mans Classic Legends, elle a été remise dans ses couleurs de 2017 et est estimée entre 2,8 et 4 millions d’euros.

On vous dévoilera toutes les millionnaires de la vente une fois les résultats officialisés, y compris celles qui ne viennent pas de Maranello.

Taillées pour la course

On ne va pas s’arrêtera aux Ferrari pour les voitures de course du catalogue de la vente vente RM Sotheby’s à Paris… même s’il y en a encore !

La première c’est la Ferrari 550 GTC de 2003 qui courut avec le JMB Racing sur 4 courses du championnat FIA GT en 2003 avant de participer à des courses de côte ! Prête, elle aussi, à rerouler, elle est estimée entre 2,2 et 2,6 millions d’euros.

Dans une autre dimension tarifaire, on retrouve une Ferrari 360 Challenge de 2000, préparée et éligible, elle aussi, à de nombreuses courses historique mais estimée entre 80 et 120.000€.

On reste ensuite en Italie avec une authentique De Tomaso Pantera Groupe 4 de 1972, l’une des 14 voitures produites. Elle a couru à l’époque (Targa Florio 1973 notamment). Avec son passeport technique, elle est prête à courir en historique, elle a terminé 2e du Tour Auto 2025, et est estimée entre 300 et 350.000€.

On ajoute une Lancia Beta Coupé Groupe 4 préparée pour un trophée monotype en 1974. Restaurée elle participe désormais à des rallyes historiques et est estimée entre 80 et 120.000€.

On remonte ensuite le temps. La vente RM Sotheby’s à Paris présentera une Talbot-Lago T26 Grand Sport de 1951. Cette voiture courut trois fois aux 24h du Mans (2e en 1951 avec Meyrat et Mairesse), remporta plusieurs belles épreuves (Coupe du Salon, Coupe de Vitesse et des courses de côte) et s’engagea même aux Mille Miglia 1952 ! Passée par de belles collection (dont le Mas du Clos), restaurée et remise en configuration des 24h 1951, elle est estimée entre 800.000 et 1,2 million d’euros.

Rien à voir avec la voiture suivante : une McLaren MP4-17A de 2002. Cette auto fut utilisé en 2002 et 2003 (devenue MP4-17D) et remporta Melbourne en 2003 avec Coulthard en plus de 4 autres podiums en 13 courses (avec Räikkönen). Elle est à remettre en route et estimée entre 1 et 1,4 million d’euros.

Les deux dernières sont des Porsche. La 911 GT3 Cup de 2009 qui a notamment couru aux 24h de Daytona (9e au général et 1ere de sa catégorie). Elle aussi éligible aux plus grands événements dorénavant, elle est estimée entre 150 et 250.000€.

La dernière voiture de cette catégorie des voitures de course de la vente RM Sotheby’s à Paris est incroyable. C’est une Porsche Kremer 962 de 1988. Elle fut utilisée par l’équipe en 1988 et 1989 et brilla surtout en Interseries. Elle courut tout de même au Mans (9e avec Takahashi, Giacomelli et Oka) et en championnat du monde sans jamais briller. Notons qu’elle courut aussi en IMSA avec Mario et Michael Andretti pour une 6e place à Tampa.

Elle courut ensuite en historique (vue au Mans Classic en 2012 notamment) mais surtout elle fut convertie pour un usage routier en 2021 et immatriculée ! Elle est estimé entre 800.000 et 1 million d’euros.

Cotes folles pour les françaises

En plus de celles déjà présentées, deux autres françaises sont au catalogue de la vente RM Sotheby’s à Paris. La plus ancienne ne l’est pas tant que ça, c’est une Citroën SM de 1973 restaurée patiemment entre 2000 et 2011 pour un moment total de 175.000€ ! L’estimation s’en ressent : entre 90 et 140.000€ !

Beaucoup plus jeune, on retrouve une Renault Clio V6 de 2001. C’est une voiture intéressante puisque c’est l’une des voitures de développement fabriquée par TWR. Une voiture estimée entre 70 et 100.000€ !

On note aussi

La vente RM Sotheby’s à Paris propose donc un très large catalogue (à découvrir ici). On a trouvé 5 autres voitures dans le catalogue qui méritent l’attention.

On débute avec un classique des ventes aux enchères, une Mercedes-Benz 300 SL Coupé de 1954, une des premières donc, qui fut livrée à New York. Revenue en Europe, restaurée, elle fait partie d’une collection de 6 Mercedes présentes au catalogue (avec une 300 SL Roadster, des SLS et SLR et une Pagode). Elle est estimée entre 1,25 et 1,75 million d’euros.

Autre grand classique… mais pas par chez nous, une Cobra 289 de 1964. Cette auto avec ressorts à lames fut livrée neuve en Californie et a couru en autocross ! Restaurée plusieurs fois, elle est remise dans sa teinte d’usine récemment et estimée entre 750 et 900.000€.

Les trois dernières autos sont des sportives bien plus jeunes, datant des années 80 et 90. On débute en 1986 avec une Ferrari Testarossa « Monospecchio » avec une boîte récemment revue à Maranello. Son estimation, entre 280 et 320.000€, est justifiée par le fait qu’il n’y a eu que 6 Monospecchio grises à intérieur rouge.

Suit une autre italienne, une Lamborghini Countach 25e anniversaire de 1989. 657 furent produites et celle-ci a la particularité de n’avoir parcouru que 6002km. Elle est estimée entre 500 et 700.000€.

On termine avec une 600 BMW M3 Sport Evolution de 1990 avec son 2,5 litres de 238ch. Bien équipée, en parfait état, elle est estimée entre 190 et 240.000€.

Vous aurez tous les résultats de ces enchères sur News d’Anciennes et on vous fera visiter l’exposition de la vente avant le début de Rétromobile. Restez connectés !

Benjamin

http://newsdanciennes.com

Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos et a publié plus de 5000 articles directement... et participé à de nombreux autres. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres et compte plus de 300 essais de voitures anciennes à son actif. Il sillonne la France et l'Europe pour vous faire vivre toute sorte d'événements, de la petite exposition aux plus grands salons.

Commentaires

  1. Hilton leon

    Les prix , notamment des Ferrari ,et les kilométrages démontrent que c’est un marché de spéculation . On achète non pour rouler mais l’enfermer dans un coffre fort et la remettre sur le marché dans quelques années en espérant grosse plus value . Comme avec une villa à St Tropez ou à Dubai . A chacun son truc mais un vrai amateur d’anciennes devrait s’abstenir de commenter et de parler de tels trucs qui ont plus leur place dans gala/closer qu’ici …

    Répondre · · 17 janvier 2026 à 16 h 59 min

    1. Benjamin

      On peut comprendre l’idée que c’est un autre monde.
      Dans ces cas précis, les voitures sont effectivement des objets de spéculation, sinon les kilométrages seraient en effet différents. D’ailleurs, cela concerne aussi bien des Ferrari que des 2CV qui peuvent se vendre à 40.000€.
      Pour autant, c’est un indicateur du marché. En effet, quand des prix s’envolent, cela se répercute sur les autres voitures moins chères qui s’envolent à leur tour.
      Enfin, notez qu’un amateur d’ancienne a quand même le droit de rêver devant ses machines, qu’il puisse se les acheter ou non.

      Répondre · · 19 janvier 2026 à 12 h 26 min

  2. stéphane Mantovani

    Les amateurs d’anciennes , oui, mais ces spéculateurs en sont-ils ?
    Les véritables amateurs connaissent sur le bout des doigts leurs voitures, leur histoire, l’histoire de leurs variantes , roulent avec ….Le terme d’amateur englobe tout une philosophie , une culture de la voiture où ce n’est pas la finance qui prédomine, elle n’est que le dernier maillon de la chaine qui permet l’acquisition .

    Répondre · · 2 février 2026 à 14 h 31 min

Laisser un commentaire

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.