Bonhams 2019 à Quail Lodge

Les Européennes comme porte-étendard de la vente Bonhams 2019 à Quail Lodge

Après vous avoir détaillé l’énorme catalogue de RM Sotheby’s, c’est ici, attaquons maintenant celui d’un second catalogue de la Monterey Car Week : celui de la vente Bonhams 2019 à Quail Lodge.

La vente Bonhams 2019 à Quail Lodge

232 lots sont au catalogue de la vente Bonhams 2019 à Quail Lodge. Un beau catalogue en quantité. Par contre en valeur on est en dessous de RM Sotheby’s avec “seulement” 16 lots visant le million de dollars ou au dessus. Ce n’est pas forcément un mauvais calcul quand on sait que le marché s’est tassé.

La vente sera séparée en deux : les 100 premiers lots le 15 Août après-midi et les suivant le 16 après 10h du matin.

Le catalogue de la vente Bonhams 2019 à Quail Lodge

Les stars de la vente

Deux autos sont proposées au catalogue sans qu’on en connaisse l’estimation exacte.

La première est une Porsche 718 RSK à conduite centrale. Une auto au palmarès un peu maigre mais qui joue l’originalité avec ce poste de conduite spécifique. Mécaniquement matching-number elle devrait se vendre entre 2.5 et 3 millions de dollars si on se réfère aux dernières ventes de 718.
La seconde est une Ferrari 340 America Coupé de 1951. Une auto qu’on ne voit pas souvent à la vente. Sa robe signée Vignale est d’origine et elle devrait viser les 4 à 5 millions de dollars, un peu en dessous des exemplaires de compétition passés sous le marteau ces dernières années.

Les millionnaires potentielles

Cocorico ! La plus grosse estimation connue de la vente Bonhams 2019 à Quail Lodge revient à une française. C’est une Delahaye 135 M de 1937. Pour être précis il s’agit d’une version compétition à châssis court carrossée en roadster par Guilloré. Son estimation est comprise entre 3.25 et 3.75 millions de dollars.

Une autre auto a la même estimation maxi… mais ce sera plus compliqué pour elle de l’atteindre. Il s’agit d’une Bentley 4½ Litres compressée devenue une réplique de la Birkin Le Mans. Avec un historique clair elle est estimée entre 2.75 et 3.75 millions de dollars.

Ensuite on attaque une inclassable. La Shelby/De Tomaso P70 Can-Am est une auto développée par Shelby pour De Tomaso en 1965 avec un V8 Westlake et carrossée par Fantuzzi ! Elle est estimée entre 2 et 3 millions de dollars.

Passons maintenant aux italiennes pures. On en trouve 4. La plus ancienne c’est une des rares Fiat 8V Supersonic (elles n’ont été que 15). Entièrement restaurée, elle est estimée entre 1.75 et 1.95 million de dollars.
On passe ensuite à une Ido Griffo A3 Competizione et sa carrosserie alu réalisée par Drogo. Une belle et rare auto estimée entre 1 et 1.3 million de dollars.
On termine avec deux Ferrari plus récentes. La F40 a 30 ans mais n’a couvert que 4500 km dans l’intervalle ! Elle est estimée entre 1.2 et 1.5 million de dollars. Enfin la F12 TdF est estimée entre 975.000 et 1.1 million.

Côté américaines on commence avec une Auburn de 1932. C’est une 12-160A Speedster avec une “Boattail”, la plus originelle connue. Elle est estimée entre 1.8 et 2.4 millions.
On complète avec une première sportive, une Cobra 427 de 1965 (est. 1.275-1.475 million) et une Ford GT de 2017 rendant hommage à son ancêtre de 1966 (est. 1.25-1.9 million).

On complète avec deux allemandes, une classique (pour une vente aux enchères) 300 SL qui vise haut, entre 1.35 et 1.55 million et une Porsche 918 pack Weissach (est. 1.6-1.9 million).

Enfin deux anglaises. Une autre Bentley des années 30, une Speed Six Le Mans, elle aussi replica, estimée entre 1 et 1.3 million et une Aston Martin DB5 qui, contrairement à celle de RM, n’a pas été une star de ciné. Elle est tout de même estimée entre 1 et 1.3 million de dollars.

Sous les millions, une belle diversité

Evidemment, le catalogue de la vente Bonhams 2019 à Quail Lodge ne se résume pas à ces millionnaires. Pour voir le catalogue complet, c’est par là.

Histoire de contredire le titre, on trouve quand même pas mal de belles américaines dans le catalogue. On en a retenu quelques unes.
On commence avec une Duesenberg J, un phaeton torpédo de 1934 en bon état (est. 600-800.000 $). Dans la même veine, avec un toît, une Stutz SV-16 Monte-Carlo de 1930, une des trois restantes (est. 450-550.000 $).
Suit une Studebaker Gardner Special de 1947, gagnante du Press-on-Regardless Rally 1949 et déjà primée lors de grands concours (est. 350-450.000 $). Et on termine ces américaines avec une Hughes-Kircher Special. Une auto de 1953, unique, avec un moteur de 300 SL ! Elle est estimée entre 300 et 400.000 $.

Des autos de course maintenant. Et on a le choix, de la catégorie et de la marque. Pour commencer deux monoplaces, deux Cooper Climax.
La verte est de 1959, c’est une T51, la première auto à imposer le moteur central-arrière ! Si celle-ci n’a pas un énorme palmarès, c’est une auto de choix, utilisable sur les plateau F1 et F2. Elle est estimée entre 150 et 200.000 $.
La bleue peut également couvrir F1 et F2. C’est une T53 “lowline” avec la carrosserie revue. Sans palmarès particulier elle est estimée entre 140 et 180.000 $.

Si vous êtes plus sport-proto, deux choix. Soit la puissance brute… et le mythe avec une McLaren M6B de CanAm et son 427ci. Celle-ci était une auto officielle de Ford en 1968 ! Elle est estimée entre 450 et 500.000 $.
La seconde est moins connue, une TOJ 206 SC qui a remporté le championnat de la montagne en France ! Elle est estimée entre 230 et 270.000 $.

Quelques belles européennes pour continuer. Deux gros prix italiens pour commencer. La première est une Siat 208 CS 2+2. La base est bien celle de la Fiat 8V mais la carrosserie de celle-ci est unique et réalisée par Bertone. L’estimation est comprise entre 850 et 950.000 $.
La seconde est une Ferrari 250 GT de 1958, l’une des 50 autos habillées par Ellena. Elle est estimée entre 750 et 950.000 $.

On ajoute une allemande, une Horsch. Celle-ci n’a pas la forme massive de certaines autres autos de la marque puisqu’elle a été habillée avec une carrosserie Streamline, prévue à la base pour une auto de course confiée à Rosemeyer. Elle est estimée entre 400 et 600.000 $.

Et on termine avec les françaises. Quelques beaux exemplaires sont inclus dans le catalogue de la vente Bonhams 2019 à Quail Lodge.

On commence avec une Bugatti Type 57 Galibier de 1935, carrossée chez Gangloff et estimée entre 325 et 375.000 $.
On enchaîne avec une auto bien plus petite, une 4CV Jolly estimée entre 75 et 95.000 $.
Plus sportive, on retrouve aussi une Alpine A110 1600S Groupe IV de 1971, prête à courir et estimée entre 175 et 225.000 $.

Et puis on retrouve trois Citroën. Les deux premières sont de série. Deux SM américaines avec boîte auto, mais le 2.7 litres. La doré a recouvert ses phares et est estimée entre 70 et 90.000 $, la blanche, avec peu de kilomètres au compteur est estimée entre 50 et 70.000 $.

La dernière est une DS21 de 1965. Un Coupé Concorde carrossé par Chapron (il n’y en a eu que 35 originaux), estimée entre 175 et 225.000 $. À noter, elle a gardé une immatriculation française !

Catalogue compliqué pour la vente Bonhams 2019 à Quail Lodge ?

C’est sûr que le catalogue de Bonhams sera moins clinquant que celui de RM ou celui de Gooding. Pour autant la maison anglaise nous y a habitué, de Paris à Goodwood. Généralement ses résultats sont un peu plus bas. Pour autant elle prend toujours un peu plus de risques et propose des autos pour les vrais spécialistes. Est-ce que cela va payer ?

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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