Les Voitures Anciennes de nos lecteurs, la 2CV AZL de Thierry

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Les Voitures Anciennes de nos lecteurs, la 2CV AZL de Thierry
Julie
Nouvelle stagiaire passionnée d'automobile depuis toujours. Elle adore se rendre à des courses pour écouter le bruit des moteurs. Elle adore conduire, surtout quand elles ont un peu plus de puissance que sa Kangoo.

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Les 2CV plus besoin de les présenter. Mais celle de Thierry a une histoire particulière et il a tenu à nous la partager.

Ma 2CV AZL en quelques mots :

Ma 2CV AZL est la version dite “Luxe” de la AZ. En 1954, Citroën sort ce fameux modèle, version améliorée de la A. Ce qui change ? Deux feus et clignotants arrière, un moteur plus puissant avec un embrayage centrifuge. La cylindrée va également être modifiée entre ces deux versions puisque la A en avait une de 375 cm³ et la AZ de 425 cm³. En 1957, apparait la 2CV AZL avec un aménagement intérieur et extérieur. La production s’arrêtera en 1963.

La mienne date de 1958 arborant un moteur de 12 ch, 425 cm³ et un embrayage centrifuge (tout comme la version AZ). Elle possède également une malle bombée de la marque Raoul et des jantes en 400. Ce modèle est plutôt rare dans cette configuration étant donné que Citroën préparait déjà la nouvelle génération.

Cette auto a une histoire atypique. Les premiers propriétaires étaient des agriculteurs l’ayant acheté chez un concessionnaire Citroën de l’époque à Erquy (22), tout près de leur ferme. De part leur métier, cette auto avait une vocation utilitaire. Elle ne parcourait que de courtes distances (200 mètres – entre la ferme et le marché de Erquy) pendant des années. Quelques années plus tard, le concessionnaire leur reprend le véhicule (bien usé) contre l’achat d’un véhicule neuf. Revendu d’occasion, il retrouve un propriétaire résidant dans la même rue, repartant pour effectuer des trajets dans cette petite ville.

Les Voitures Anciennes de nos lecteurs, la 2CV AZL de Thierry

En 1981, la 2CV sera demandée pour être utilisée dans un film tourné à Erquy et sera la seule voiture visible. Le long métrage, “Si j’avais mille ans”, de Monique Enckeel avec Jean Bouise et Marie Dubois ne fera pas de bonnes audiences. Réservé à un public averti, il est destiné aux passionnés de légendes bretonnes et de films assez sombres. Malgré ça, il obtiendra le prix du meilleur scénario fantastique au festival d’Avoriaz de 1983. Après deux ans de recherches, nous en avons enfin trouvé une copie dvd et nous pouvons vous informer qu’il faut éviter de le regarder en période difficile.

Je m’égare un peu, revenons à notre 2CV. Après ce film, c’est la panne de trop. Elle fut laissée à l’abandon dans un hangar pendant plus de 25 ans sous une gouttière fuyante. Conclusion ? La voiture finit coupée en deux à cause de la rouille.

Elle est tout de même rachetée, à un prix symbolique, par les petits enfants des premiers propriétaires qui venaient également de racheter la ferme familiale pour la transformer en gîte. De retour à la case départ pour notre 2CV AZL.

Mais la tâche est immense et tout est absolument à refaire. Les petits enfants ne se sont pas rendus compte des ampleurs d’un tel projet, du budget qu’il fallait avoir ainsi que des compétences. Elle finit par être déclarée impossible à restaurer et sera mise en vente quelques années plus tard sous une condition. Ils souhaitent que celui qui l’adoptera, devra la remettre sur ses roues alors que, il faut le rappeler, elle a été déclarée impossible à restaurer !

Un souhait dingue mais un challenge à relever.

Pourquoi elle ?

Ce que nous cherchions à ce moment là, c’était une seconde 2CV. Mais pas n’importe laquelle, une qui avait une histoire, qui nous plairait, qui nous parlerait et qie nous dirait “moi moi moi, c’est moi que vous cherchez”.  Les passionnés comprendront ce à quoi je fais référence.

Nous en avons vu des dizaines, dans tous les états possibles et à tous les tarifs.

Puis, nous avons vu cette 2CV AZL. Ce n’était pas la plus belle je dois l’avouer, ce n’était pas la moins chère, mais dès le premier regard, j’ai su que c’était celle-là et pas une autre.

Mais l’acquérir n’était pas de tout repos. Il a fallu négocier, argumenter, convaincre, venir et revenir, avant enfin de repartir avec.

Cependant nous ne sommes pas seulement repartis avec une auto, mais avec une promesse et une responsabilité qu’il nous fallait tenir.

Ce qui a été fait dessus :

Après 4 ans de travail, de passion, de recherches et de gouttes de sueurs à retaper cette 2CV week-end après week-end, nous avons réussi à la remettre sur les roues.

En tant que commercial, j’ai eu l’opportunité de recupérer de nombreuses pièces dans le pays afin de nous aider pour cette restauration.

Nous avons gardé un maximum de choses et avons sauvé, tout ce qui pouvait l’être.

Quelques souvenirs à son volant :

Le plus beau souvenir restera le retour à la maison avec cette merveille dans la benne du camion. Le cadeau du Père Noël un 24 décembre.

Terminée lors du premier confinement, notre 2CV AZL n’a pas encore réellement repris la route. Nous tournons actuellement dans le quartier en attendant des jours meilleurs tout en profitant tout de même de ce doux son du bicylindre 425 cm³ de 12ch qui l’équipe.

Une fois fiabilisée, nous retournerons à Erquy, dans son quartier, chez les petits enfants. Nous leur avons promis et nous irons au marché.

Et maintenant :

La vendre ? Hors de question !

Depuis 1988 (permis de conduire), je possède une première 2CV et celle-ci nous baladera, nous et les occupants de notre chambre d’hôtes pour leur faire découvrir notre bretagne de la plus belle des manières.

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