Les stars de Mecum à la Monterey Car Week 2025 déçoivent

Publié le par Benjamin

Les stars de Mecum à la Monterey Car Week 2025 déçoivent

Mecum est une maison de vente aux enchères peu connue sur le vieux continent. Lors de la Monterey Car Week, elle a cependant amené un catalogue énorme, comme à son habitude, comprenant aussi de gros lots. Tour rapide des résultats.

La vente Mecum de Monterey en bref

La vente s’étalait sur trois jours au Golf Del Monte de Monterey ! Incontestablement, c’était la plus grosse vente de la semaine avec plus de 500 lots proposés ! Au-delà de la masse énorme de muscle cars, pony cars et autres roadsters anglais très nombreux aux USA, Mecum proposait plusieurs millionnaires potentielles et elles sont 6 à atteindre la barre symbolique. Néanmoins, on en espérait bien plus.

Les gros résultats

Les grands classiques ont eu la cote lors de la vente Mecum. Ainsi c’est une Lamborghini Miura qui est la voiture la plus chère de la vente avec 1.980.000$ sous le marteau pour une voiture restaurée en état concours.

Elle devance deux autres grands classiques, des 300 SL. Le coupé est une des 70 dernières autos (produit en 1957). Avec ses roues Rudge et une restauration complète, estimé entre 1,6 et 1,8 million de dollars, il part contre 1.650.000$. Le roadster est de 1959 et était estimée entre 1,5 et 1,7 million de dollars pour finalement se vendre 1.485.000$.

Ensuite on retrouve deux voitures à égalité. D’abord une Duesenberg Model J LaGrande Dual Cowl Phaeton de 1932 à mi-chemin entre la reconstruction et la voiture originale. Elle se vend 1.320.000$.

Vendue au même prix, la Dodge Hemi Daytona de Nascar de 1969 fut pilotée par Bobby Allison, cette voiture se fit remarquée en alignant 4 tours à plus de 200mph en Août 1969. Restaurée et approuvée par Bobby Allison lui-même, déjà primée en concours après un passage au musée, elle était estimée entre 1,1 et 1,4 million de dollars.

Dernière millionnaire, une Porsche 911 Carrera RS 2.7 de 1973 avec la même configuration que celle qu’on avait essayée… sauf qu’on parlait d’une lightweight avec 15.949km au compteur. Estimée entre 900.000 et 1,2 millions de dollars, elle se vend 1.045.000$.

Les gros invendus

Ce qu’il faut malheureusement retenir pour Mecum, c’est que les TRÈS grosses estimations ne partent pas… même quand il s’agit de Ferrari préstigieuses.

La plus grosse revenait par exemple à une 212 Export de 1951 à carrosserie Touring Superleggera qui fut exposée au Salon de Paris avant de courir. Elle a gagné sa classe à Pebble Beach en 2013 et était estimée entre 3,25 et 4 millions de dollars (plus grosse enchère à 2 millions).

Suivait une 275 GTB/4 de 1967, probablement la seule produite en Rosso Chiaro estimée entre 2,7 et 3 millions de dollars qui monte à 2,2 millions de dollars mais n’est pas vendue.

La suivante était une 365 GTS/4 Daytona Spider de 1971 vendue aux USA, restaurée, certifiée, et estimée entre 2,5 et 3 millions de dollars (enchère maxi à 2,2 millions).

La dernière Ferrari avec une estimation supérieure au million de dollars de la vente Mecum, la 400 Superamerica de 1963 à carrosserie Aerodinamico de Pininfarina était estimée entre 2 et 2,5 millions de dollars… et ne part pas malgré une enchère à 2 millions.

On ajoutait deux allemandes au gros pedigree elles aussi. La deuxième estimation de la vente était pour une une Porsche 718 RSK de 1959 à siège central. 6 furent construites dans cette configuration. Cette voiture a couru en Belgique mais aussi en Argentine (3e de sa catégorie aux 1000km de Buenos Aires en 1960). Estimée entre 3,3 et 3,7 millions de dollars, elle ne part donc pas.

Même chose pour la BMW 507 qui a retrouvée sa couleur noire l’an dernier et était estimée entre 1,8 et 2,2 millions de dollars.

On avait aussi noté

En sortant des millionnaires, le catalogue de Mecum à Monterey avait tout de même fière allure.

On avait noté une Ferrari 212 Inter 2+2 de 1951 avec une carrosserie Ghia… pas forcément la plus élégante. Estimée entre 500 et 600.000$, les enchères s’arrêtent à 475.000$.

Autre italienne, plus récente, la Lamborghini Espada de 1974 repeinte en rose (avec un intérieur blanc) était estimée entre 85 et 115.000$ mais part pour un petit 66.000$.

Côté allemandes, si les 911 sont les reines (mais les Mercedes et autres BMW également présentes) on avait repéré des 356 très intéressantes. On avait noté une pré-A Speedster de 1955, certifiée restaurée, déjà passée par plusieurs concours, estimée entre 450 et 550.000$ et vendue à 418.000$.

La seconde est une A de 1957 avec toit ouvrant d’origine et couleurs d’origine. Elle a reçu des améliorations lors de sa restauration réalisée par des spécialistes. Estimée entre 350 et 400.000$, elle ne dépasse pas 300.000$ et reste à quai.

On avait conclu notre sélection avec deux anglaises. La plus ancienne était une Sunbeam Tiger de 1965 avec un V8 289ci. Préparée pour le rallye en 2010 et estimée entre 70 et 90.000$, elle ne se vend pas.

Dernière auto de notre sélection, la Jaguar XJ220 de 1993. Cette auto (237e sur les 281) n’a que 2922km au compteur. Déjà restaurée, et estimée entre 400 et 450.000$, elle dépasse son estimation avec 473.000$ sous le marteau.

Pour voir tous les résultats, c’est par là.

Et on termine en rappelant tout de même que Mecum s’apprête à frapper un grès gros coup sur le marché des enchères avec la Ferrari 250 GTO « Bianco Speciale ».

Benjamin

http://newsdanciennes.com

Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos et a publié plus de 5000 articles directement... et participé à de nombreux autres. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres et compte plus de 300 essais de voitures anciennes à son actif. Il sillonne la France et l'Europe pour vous faire vivre toute sorte d'événements, de la petite exposition aux plus grands salons.

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