Les Grandes Heures Automobiles : horlogerie suisse made in Haute-Savoie

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Julien
Julien est le troisième à avoir rejoint News d'Anciennes. Passionné de photo, il est propriétaire d'une Lancia Delta qui (re)roulera un jour, mais aussi cycliste et motard.

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Il y a tout juste un mois se tenait le désormais incontournable événement de la rentrée sur l’autodrome de Linas-Montlhéry, Les Grandes Heures Automobiles. Et quelles heures ?! Pour le public, un week-end complet de passion à l’état pur, d’odeurs de benzina pour nous changer des Nox ou autres particules fines le reste de l’année, et de mécaniques aux sons envoûtants ! Dans le grand format de Benjamin, vous retrouverez l’essentiel de ce qu’il fallait retenir de événement. Nous allons ici faire un focus sur les moments qui m’ont marqué, et si vous me connaissez, ils seront très orientés compétition !

Tout d’abord, la diversité du plateau statique, avec des modèles cultes de chacune des périodes qui ont fait les grandes heures de l’automobile dans des disciplines variées telles que la moto, le rallye, l’endurance, les monoplaces, le tourisme… C’est un réel plaisir d’admirer SANS BARRIERES ces modèles d’exception et de discuter mécanique ou historique avec des propriétaires accessibles et passionnés.

Ensuite, lorsque ces morceaux d’histoire entrent en piste, on atteint un haut niveau de jouissance auditive et visuelle, en particulier quand les autos de Davis Piper assurent le show, nous permettant ainsi de voir se côtoyer sur la piste une 250GT SWB, deux 250 LM et une Lola T70.


Nous n’oublions évidemment pas les autres plateaux des Grandes Heures. Notamment les groupe B que je porte très haut dans mon cœur et qui se livraient une splendide bataille aux côtés des voitures de production (majoritairement des Audi et Peugeot), ainsi que le très performant plateau de monoplaces. Mention spéciale pour la petite bataille de Sébastien Loeb en 205 T16 Evo 1 contre Bruno Saby en 205 T16 Evo 2, excusez du peu !

Peugeot nous a également régalés avec des sessions de shows assurées par une 307 WRC pilotée par Cédric Robert, une 306 Maxi pilotée par Gilles Panizzi (Tarmac Expert pour les connaisseurs), et surtout Sebastien Loeb venu dégourdir les pneus de sa 208 T16 Pikes Peak sur l’autodrome, un moment magique !

Ce que j’apprécie aussi énormément chaque année aux grandes heures, ce sont les roulages de nuit le samedi soir. Au coucher du soleil, les voitures en pré-grille face au soleil couchant, c’est une ambiance indescriptible et que je souhaite à chaque passionné de vivre. De nuit, les phares jaunes, longues portées, flammes d’échappement, constituent un spectacle fabuleux ! Un souci de défaillance sur une de mes cartes mémoires m’a fait perdre toutes mes photos de nuit, je ne peux donc pas vous montrer mes images passé le crépuscule, mais ce n’est que partie remise !

Nos tours en passagers : Inoubliables !

Je vais conclure la dernière rubrique de cet article avec une joie bien plus grande encore que celle d’arpenter ce musée à ciel ouvert et de voir rouler ces mythes de l’automobile : le partage d’un excellent moment entre amis ! Nous étions trois de News d’Anciennes le samedi, et je garde en mémoire 3 moments :

Le premier, c’est de voir notre Rédac’ chef, Benjamin, monter en Inaltera aux côtés de son propriétaire pour une session piste samedi matin. Il idolâtre ce proto, je sais qu’il a pris un pied monstrueux en passager sur la piste (en témoigne sa tête après la fin de sa session) et c’est une satisfaction de voir les copains prendre un tel kiff ! Il prépare actuellement la vidéo, j’ai hâte !

Le second, c’est la démonstration de Gilles Panizzi en 306 Maxi avec comme copilote Bertrand. Il n’était jamais monté dans une auto de course, et commencer par un baptême de 306 Maxi (et son très célèbre 2L atmo qui prend des tours à n’en plus finir) pilotée par le « Tarmac Expert », sur asphalte, c’était tout simplement très beau à voir.


C’est mon tour !

Le dernier, plus personnel, c’est d’avoir pu, le temps d’une session de piste avec les supercars, rouler aux côtés de Jean-Philippe Dayraut dans la Mini Pikes Peak, rien que ça ! Et je ne faisais pas le fier !

Quand Jean-Jacques de l’organisation des Grandes Heures m’annonce samedi matin qu’il a pensé à moi pour rouler dans la Mini, j’étais partagé entre la joie de vivre un tel moment et la peur de ce monstre de 800cv pour 900kg. Je suis mis au parfum, mais reste un détail pour pouvoir rouler, rentrer dans l’étroit baquet passager : c’est une des raisons pour lesquelles j’ai été choisi pour ce tour, car je suis un petit gabarit ! Je rejoins le team Mitjet Series (que je remercie pour leur accueil) et je me fax dans le baquet : c’est bon, je rentre dedans ! J’ai les pieds sur la batterie, sur la bombonne de l’extincteur automatique, tout va bene !

Je mange léger le midi et c’est déjà l’heure de partir, on se place en pré-grille, et déjà l’auto est impressionnante : à Pikes Peak il fait beau, ça monte, un sticker pare-soleil couvre donc 40% de la hauteur du pare-brise, on voit donc comme dans une lucarne, ça surprend. A l’arrêt, moteur au ralenti, elle ferait presque voiture « normale », mais en roulage, même au ralenti, changement de décor : boîte séquentielle dont on entend tous les pignons siffler, moteur de Nissan GTR bien « libéré » : 900cv pour la course, 800cv ce jour-là en cartographie « gentille ». Le doute n’est plus possible, c’est une voiture de course. Les autres véhicules se lancent, nous partons en dernier, Jean-Philippe accélère, 0 à 100 en moins de 2s, casque collé au fond du baquet, c’est très (trop) violent ! Difficile à décrire, les sensations sont brutales, à la limite de l’entendement, du coup, je suis crispé… Heureusement, Jean-Philippe assure le show en dirft dans les chicanes Nord et reste donc en queue de peloton, cela me permet de respirer entre les accélérations de l’engin !

Après 3 tours, drapeau noir, nous sortons de piste, les commissaires nous ont sanctionnés car il est interdit de drifter. Sermon passé, nous repartons, et là, ce n’est pas pour faire de la figuration… Je ne vais plus avoir le temps de respirer ! Il se met à rouler fort et avec une vitesse de pointe de seulement 250km/h, autant vous prévenir il lui faut moins de temps pour les atteindre que probablement votre voiture pour atteindre 100km/h… On roule aux côté d’une Radical, de plusieurs 911 GT3, GT2, Viper ACR-X, Clio V6 trophy et autres voitures sympas, mais rien de comparable… Dans les chicanes, impossible de doubler, nous restons comme au ralenti derrière les pilotes des véhicules devant nous qui semblent aux limites d’adhérence avec leurs voitures, puis dès qu’une ouverture se présente, Jean-Philippe met « moquette », et les concurrents prennent une tempête… Même la Viper ACR-X ressemble à ma 308 hdi à côté de nous lors d’une accélération de sortie de chicane ! C’est tout simplement dingue ! C’en est même flippant à certains moments car nous remontons tellement vite sur les autres que lorsque les doubler devient impossible, on doit freiner fort pour compenser la différence de vitesse… Je vous laisse admirer les deux vidéos prises de l’intérieur. Le grand angle de la gopro lissant complètement la vitesse et les distances…




Je n’oublierai pas cette expérience de si tôt, et d’une manière générale cette troisième édition des grandes heures automobiles, qui confirme et renforce nos impressions acquises lors des deux premières éditions : il faut désormais compter cette belle équipe de Chamoniards dans le calendrier Français des évènements de l’automobile ancienne, et ça, c’est une excellente nouvelle ! Merci à eux pour tout, et on vous donne d’ores et déjà rendez-vous pour l’édition numéro 4 du 28 au 30 septembre 2018. Nous y serons, c’est certain !

En attendant, quelques autres photos de ces deux journées :


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