Epoqu’Auto 2025 : focus sur le plateau des pompiers

Publié le par Fabien

Epoqu’Auto 2025 : focus sur le plateau des pompiers

Dernier jour à Epoqu’Auto 2025. Après le plateau des DS Vendredi et les Opel hier, on vous emmène voir un plateau qui change. Déjà, il y a de la couleur puisque tous les véhicules sont rouges. Mais la diversité des tailles des véhicules et de leurs époque est toute aussi grande puisque ce sont les véhicules d’intervention des pompiers qui nous intéressent cette fois.

Avant-guerre… L’adaptation

Au début du XXe siècle, le corps des sapeurs pompiers était encore véhiculé par véhicules hippomobiles et les moyens d’interventions à la force des bras des soldats du feu. Et sur cette exposition, une échelle Magirus de 13 mètres, en bois, à traction humaine nous donne un aperçu de cette époque révolue.

Et les véhicules automobiles ne sont pas étrangers à cette évolution. Très vite, les constructeurs ont fait évoluer leurs productions pour les adapter aux besoins des services de secours et d’incendie, au départ, souvent, pour satisfaire leurs propres besoins en sécurité. Comme l’autopompe Vermorel. Dès 1910, ce constructeur a adapté un principe de pompe agricole sur une automobile, afin d’intervenir rapidement en cas d’incendie sur son site de production de Villefranche-sur-Saône.

Dans le cas de la Rochet Schneider, c’est un Lieutenant des sapeurs-pompiers de Condrieu qui a acheté la voiture de maître de 1924 qui a servi de base au développement d’un véhicule dit DPI (Premier Départ d’Incendie) mis en service en 1932.

Même motif, même punition pour la Delaunay Belleville de 1923, présente sur l’affiche d’Epoqu’Auto 2025. La voiture, symbole de grand-luxe, ayant servi de base n’a été produite qu’à 6 exemplaires dont celui présenté ici. Elle a été modifiée, elle aussi en 1932, par la pompiers de Montalieu. Et rebelote pour la Delahaye de 1926, modifiée en Groupe Electro-Ventilateur (GEV) !

Berliet, autre constructeur Lyonnais, s’est très vite attaqué au secteur du camion, du fait de son savoir faire. Preuve en est ce fourgon pompe de 1918, capable d’emmener 14 pompiers avec le matériel de pompage.

Après-guerre, des engins dédiés

C’est surtout vers les années 50-60 que la mutation s’opère avec le développement d’engins spécifiquement conçus pour leur action.

Certes les voitures sont toujours transformées, mais elles se standardisent et ce sont désormais des autos populaires qui servent de base, comme la 203 ambulance ou la 403 Break équipée d’un dispositif sonore d’alerte.

Les échelles s’allongent et ne sont plus en bois mais métalliques. D’abord à manoeuvre manuelle, certaines se voient dotés de mécanismes automatiques, totalement ou partiellement, comme l’EPSA (Echelle Pivotante Semi-Automatique) Berliet présentée.

Pour les interventions en tout-terrain, Sinpar développe avec des éléments issus de chez Renault, dont une carrosserie avant d’Estafette, un « Camion Citerne Feu de Forêt Moyen » équipé d’une pompe Guinard et une citerne de 920 litres. L’engin n’a certes été produit qu’à très peu d’exemplaires, mais c’est surtout pour des questions économiques et non un manque de performances.

Viennent ensuite les FPTL Saviem ou la Citerne Berliet des années 60-70 et leur version combinée plus lourde, comme le Fourgon Mixte Berliet de 1966, alias le cercueil du fait de sa forme. Carrosserie intégrée, capable de transporter 12 pompiers, 1000 litres d’eau, la pompe 60 m3/h, et tuyaux…

Mais ces véhicules ne constituent qu’une petite partie de la collection du Musée des Sapeurs-Pompiers de Lyon. Un bel hommage rendu à ce corps de sécurité et de secours qui a su innover pour mieux nous protéger.

Epoqu’Auto 2025, c’est pas fini !

On vous a donc montré trois des plateaux de ce salon… mais ils étaient 11 ! Pour voir tout, on vous donne rendez-vous dès demain sur le newsdanciennes.com pour notre (très très) gros article qui vous fera vivre et revivre le salon. Ce n’est pas tout, on vous prépare une très grosse vidéo complémentaire que vous retrouverez sur notre chaîne YouTube, c’est par ici.

En attendant, quelques photos de plus de ces superbes véhicules rouges :

Fabien

C'est un lion et un cheval cabré qui lui ont fait aimer les voitures dans son enfance... Un livre, «La maîtresse d'acier» de Pierre Coutras, et des pilotes de légende l'ont conduit à me passionner pour des bolides plus anciens. Fabien est basé près de Lyon où il essaye régulièrement des voitures variées mais couvre des événements dans toute la France avec plus de 200 articles à son compteur.

Commentaires

Laisser un commentaire

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.