Belles endormies et originales au catalogue de la vente « The Paris Sale » de Bonhams

Publié le par Benjamin

Belles endormies et originales au catalogue de la vente « The Paris Sale » de Bonhams

C’est la dernière vente aux enchères de la semaine de Rétromobile 2026 dont on vous parle (pour les autres, c’est par ici). La vente The Paris Sale de Bonhams déménage pour cette fin janvier mais reste à Paris et va proposer un catalogue très sympathique. On a fait notre sélection.

La vente The Paris Sale de Bonhams en détail

Fini le Grand Palais (éphémère ou pas). La vente The Paris Sale de Bonhams aura lieu cette année au Polo de Paris, dans l’ouest parisien. Un lieu différent et un espace d’exposition plus restreint mais qui permet tout de même un catalogue de 95 lots dont 28 sont des lots d’automobilia (plaques émaillées, enseigne, œuvres d’art et pompes à essence notamment).

Les voitures seront visibles les 27, 28 et 29 Janvier de 9h à 18h tandis que la vente se tiendra le 30 Janvier à partir de 11h (exposition complémentaire de 9h à 11h), en commençant par l’Automobilia, les voitures anciennes passant sous le marteau à partir de midi.

La collection « Les Belles Endormies »

C’est Pierre Strinati qui a réuni cette collection de voitures anciennes. Spéléologue, explorateur, passionné de science-fiction et en particulier en bande dessinée (dont il participe à la réhabilitation en France) il se passionne également pour les voitures anciennes et réunit une collection de voitures anciennes au début des années 60. Si une grosse partie a été vendue dans les années 80, il en restait quelques unes et elles sont proposées lors de la vente The Paris Sale de Bonhams suite à son décès en Septembre.

Le morceau de choix, c’est assurément la Mercedes-Benz 500K de 1934, plus grosse estimation de la vente The Paris Sale de Bonhams (1,5-2,5 millions d’euros). Cette auto est unique. Si 18 coupés W29 ont été construits, c’est la seule à arborer cette carrosserie Vanvooren. L’auto a été livrée neuve en France et était dans la collection depuis 1959. Repeinte en 1960, elle reste dans son état d’origine et a été très peu vue par le public.

Suivent deux françaises exceptionnelles. Tout d’abord on retrouve une Delage D8-120 Cabriolet de 1938 carrossée par Chapron. Si elle a besoin de soins avant de reprendre la route, elle est estimée entre 250 et 350.000€.

La seconde est plus mystérieuse. Cette Voisin C30 de 1939 fait partie d’une série d’une vingtaine de voitures construites juste avant la guerre suite à la restructuration du constructeur. Motorisée par un 6 cylindres Graham, on sait qu’elle a été livrée neuve à Paris mais on ne sait pas qui a créé sa carrosserie si spéciale, très « streamline » et tellement marquante de l’époque. Elle est estimée entre 250 et 275.000€.

On ajoute deux originales provenant de cette collection. D’abord une BMW 335 Cabriolet de 1941. Seules 410 à 420 voitures furent produites avec une carrosserie de 326 allongée et un 6 cylindres poussé à 3,5 litres. Elle est estimée entre 25 et 45.000€ puisqu’elle demande des travaux.

La seconde est une Jowett Jupiter, identique à celle qui fut sur l’affiche du Tour Auto 2020. Restaurée dans les années 90, c’est une auto originale et rare, estimée entre 10 et 15.000€.

Ensuite on retrouve des voitures anciennes plus classiques dans cette collection des belles endormies de la vente The Paris Sale de Bonhams.

On démarre avec une Traction 11 BL de 1951 bien préservée mais à remettre en état (est. 5-10.000€), on poursuit avec une Jaguar XK140 de 1956 avec seulement 3150km au compteur mais une autre remise en état à prévoir (est. 25-45.000€) et on termine avec une Mercedes 190SL de 1956, elle aussi peu kilométrée (4612km) et à remettre en état (est. 60-90.000€).

Les trois dernières autos collent plus au côté explorateur de Pierre Strinati. On débute avec la plus étonnante, la Citroën C4 Kegresse de 1934. Cette autochenille identique à celles de la Croisière Jaune devra être remise en état mais son estimation est basse, entre 20 et 40.000€.

On ajoute une Willys 4×4 Station Wagon de 1952, sorte de précurseur des SUV modernes, à restaurer et estimé entre 10 et 15.000€. Le second est plus classique, c’est un Land Rover Series IIA de 1966 qui devra être restauré et est estimé entre 15 et 20.000€.

De belles françaises

En plus des belles endormies, la vente The Paris Sale de Bonhams proposera quelques françaises très intéressantes.

On débute avec la plus ancienne, la Bugatti Type 57 Galibier de 1934. Bel exemple des premières Galibier avec une carrosserie d’usine (41 exemplaires produits), livré neuf à Marseille, restauré, parfaitement documenté. La voiture est estimée entre 220 et 280.000€.

Autre auto de grand luxe, la Facel II de 1962. Deux propriétaires seulement pour cette auto qui combine le moteur Chrysler à une boîte manuelle qui lui assure plus de performance. Documentée, en bel état, elle est estimée entre 150 et 200.000€.

Les trois autres sont des Citroën. La vente The Paris Sale de Bonhams comprend deux DS Chapron. La plus ancienne est une DS19 Décapotable de 1961, la 128e construite, avec ailes cendrier, restaurée en 2000 et parfaitement documentée. Elle est estimée entre 130 et 170.000€.

La seconde est une berline à l’arrière particulier : c’est une Majesty de 1966. Seules 27 furent construites et celle-ci est dotée de la séparation chauffeur et a été restaurée à grands frais. Elle est estimée entre 125 et 150.000€.

La dernière est une Citroën SM Regembeau. Si cette auto n’est pas équipée du moteur diesel, elle est équipée d’un moteur préparé. Les roues en résine sont également au programme de cette auto régulièrement entretenue et estimée entre 40 et 60.000€.

Quelques carrosseries originales

En plus de celles qu’on vous a déjà présenté, la vente The Paris Sale de Bonhams proposera d’autres voitures que vous devriez remarquer à cause de leur carrosserie.

La plus ancienne est une Wanderer W25K Roadster de 1938. Avec son moteur à compresseur conçu par Ferdinand Porsche est devenue une rareté (258 exemplaires produits). Restaurée par le passé, elle est estimée entre 100 et 150.000€.

Suit une Chrysler « Thomas Special » de 1953. Cette voiture unique fut carrossée par Ghia sur un dessin de Virgil Exner pour C B Thomas, directeur de l’export chez Chrysler. Bien documentée, elle est estimée entre 330 et 390.000€.

On termine avec une Alfa Romeo Giulietta SZ de 1961. Cette Coda Tonda est une des dernières de la série. Restaurée récemment, prête à rouler, elle est estimée entre 250 et 300.000€.

Il ne faudra pas les rater

On termine notre sélection dans le catalogue de la vente The Paris Sale de Bonhams avec quelques autos qui sortent du lot.

Les premières sont de très grosses estimations. On retrouve ainsi une Mercedes-Benz 300 SL de 1955. Equipée d’origine d’une transmission à rapports longs, européenne depuis 1980 et restaurée dans les années 90, cette belle voiture ancienne est estimée entre 1,2 et 1,5 million de dollars.

On retrouve ensuite une BMW M1 de 1981. Toujours bien entretenue, cette M1 de route bien équipée est estimée entre 450 et 500.000€.

Enfin, une voiture plus récente, une Ford GT Carbo Series de 2022, une supercar non-hybride avec 23km au compteur est une estimation comprise entre 580 et 700.000€.

On a noté deux Aston Martin dans ce catalogue de la vente The Paris Sale de Bonhams. La plus ancienne, c’est une DB4 Series V de 1962. Équipée d’un moteur SS (Special Series), seules 6 voitures en conduite à gauche furent construites ainsi. Moteur restauré il y a 10 ans pour cette auto dans les mêmes mains depuis… 50 ans et qui est estimée entre 350 et 450.000€.

Ensuite on retrouve une Lagonda Serie 2 de 1983, entretenue récemment et avec tout l’électronique qui fonctionne (prouesse), toujours aussi originale et en bon état, elle est estimée entre 30 et 40.000€.

On termine avec une auto… qui laisse sans voix. À la base, c’est une Ferrari 308 GTB sauf que cette auto fut transformée en voiture de course par Joe Huffaker (390ch et 900kg) pour courir en IMSA-GTU après une commande de Bill Freeman qui était alors l’associé de Paul Newman en course automobile avec une carrosserie inspirée de la 288 GTO ! Elle ne courra jamais puisque le règlement changea en 1991 et elle ne courut qu’en SCCA (trois exemplaires furent fabriqués). Arrivé en France en 2008, celle-ci fut montrée lors de divers roulages et courses. Elle est estimée entre 120 et 180.000€.

Pour voir le reste du catalogue de la vente The Paris Sale de Bonhams, c’est par ici.

Benjamin

http://newsdanciennes.com

Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos et a publié plus de 5000 articles directement... et participé à de nombreux autres. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres et compte plus de 300 essais de voitures anciennes à son actif. Il sillonne la France et l'Europe pour vous faire vivre toute sorte d'événements, de la petite exposition aux plus grands salons.

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