La maison Artcurial tenait jusqu’à présent la vente officielle du salon Rétromobile. Ce ne sera plus le cas cette année mais une vente sera bien organisée pendant la semaine parisienne et ce sera même l’une des premières ventes de la semaine ! Ce sera dans le coeur de Paris et le catalogue est bien rempli !
En bref :
– Ce sera la première vente aux enchères de la semaine de Rétromobile
– C’est dans le palace parisien que la maison de vente exposera puis vendra ses lots
– Le catalogue semble réduit mais comprend de véritables raretés
– Plusieurs voitures anciennes viseront des prix supérieurs au million d’euros
La vente d’Artcurial au Peninsula :
C’est donc l’Hôtel Peninsula situé Avenue Kleber, pas très loin de la place de l’étoile, qui accueillera cette vente de la maison parisienne. C’est aussi l’une des ventes que vous pourrez admirer pendant le plus de temps puisque les expositions publiques ouvriront dès le Samedi 24 Janvier (10h-18h) avant de continuer le dimanche (10h-18h), le Lundi (9h-18h) et enfin le Mardi 27 Janvier (9h30-13h) avant que la vente ne débute à 14h au même endroit.
Au programme : 74 lots, un peu plus que ce qui avait été annoncé initialement (65) mais une véritable sélection a été faite et on retrouvera pas moins de 10 millionnaires potentielles dans la vente.
Les millionnaires potentielles
Elles seront donc 10 et les voilà dans l’ordre des estimations. On débute avec la première voiture à avoir été annoncée pour cette vente Artcurial au Peninsula : la Ferrari F92A ex-Jean Alesi. Le pilote français a couru 5 courses à son volant avec deux arrivées dans les points. Entièrement complète et d’origine, elle lui fut offerte après la saison et exposée dans sa villa. Si elle demandera de gros travaux avant de re-rouler, elle est estimée entre 3 et 5 millions d’euros.



On retrouve ensuite une voiture dont la maison Artcurial a beaucoup parlé ces derniers jours. C’est une Mercedes 300 SL coupé de 1956. Sa configuration comprend le moteur « NSL » conçu pour plus de performances et les roues Rudge. Livrée neuve à Paris à Claude Foussier, dirigeant de Pernod-Ricard mais aussi tireur en skeet aux JO avant de la revendre en 1961. Elle reste ensuite dans les mêmes mains jusqu’en 2014 avant d’être vendue.
La voiture est alors poussiéreuse et conservée en l’état. Elle change de nouveau de mains sans être revue et atterrit à Paris dans le même garage où elle dormait en 1956, sacrée coïncidence ! Jamais restaurée ni démontée, la belle est désormais estimée entre 2 et 5 millions d’euros !



Les deux suivantes sont deux voitures italiennes de deux époques bien différentes. On débute avec une Lancia LC2/83 de 1983 donc. Une voiture qui a voulu combattre les Porsche 962, a été rapide mais peu fiable (toute son histoire est ici). Celle-ci a été la première produite et n’a pas de véritable palmarès en course (un abandon aux 24h du Mans pour seul engagement). Elle a été soigneusement préparée et elle est prête à recourir dans le nouveau Plateau 7 (Groupe C) de Le Mans Classic Legends. Elle est estimée entre 1,8 et 2,4 millions d’euros.
Ensuite on retrouve une Lamborghini Miura P400 de 1967, la première série de la Miura. Cette auto entièrement restaurée est estimée entre 1,6 et 2 millions d’euros.


La suivante est une des voitures françaises de cette vente Artcurial au Peninsula. C’est une Bugatti Type 51 de 1931 ex-Usine. Elle courut notamment au Grand Prix de Belgique 1931 avec Divo et Bouriat et fut la voiture de Wimille pour sa première victoire sur Bugatti. Elle fut ensuite carrossée par Figoni dans les années 30 avant de vivre une carrière tumultueuse en collection mais son historique a été retracé. Elle est estimée entre 1,3 et 2 millions d’euros.
On retrouve ensuite une voiture plus récente, une Porsche Carrera GT de 2006 avec 21.525km au compteur, des frais récents et une estimation comprise entre 1,3 et 1,5 million d’euros.
Ensuite on passe en Italie avec une Bizzarrini 5300 GT Strada Alloy de 1965. C’est une des 19 voitures à avoir reçu cette carrosserie alu (plus une préparation) et elle a couru à l’époque. Son histoire est connue, elle est rare et elle est donc estimée entre 1,3 et 2 millions d’euros.



Autre française prestigieuse, le catalogue d’Artcurial au Peninsula comprend une Talbot-Lago 4,5L monoplace décalée de 1939. Cette ancienne voiture d’usine n’a été construite qu’à deux exemplaires. Elle a couru avant-guerre avec Raymond Sommer ou Étancelin puis Harry Schell ou « Raph » après le conflit. Dans les années 80 cette voiture sera vue aux remparts avec Fangio à son volant et est devenue récemment une voiture de course historique. Elle est estimée entre 1,2 et 1,6 million d’euros.
On retrouve une deuxième 300SL au catalogue de la vente. Il s’agit cette fois d’un roadster de 1960 très bien restaurée et estimée entre 1,2 et 1,4 million d’euros.
Enfin on retrouve une autre F1, une McLaren MP4/17D/02. Cette voiture qui courut sur les années 2002 et 2003 et qui se classa même 2e au Brésil en 2002 avec David Coulthard. Achetée chez McLaren directement, complète et fonctionnelle, elle est estimé entre 1 et 1,5 million d’euros.


D’autres belles françaises au catalogue
Une vente française, en France, ne veut pas dire que les françaises sont majoritaires mais on en trouvera de belles au catalogue.
Une seule est d’avant-guerre, c’est une Bugatti Type 37 de 1926, une vraie 37, restaurée en configuration Grand Prix avec son moteur d’origine. Elle est estimée entre 600 et 800.000€.

On retrouve ensuite trois autos des années 60. D’abord une Citroën DS 19 « Le Dandy », un coupé réalisé par Chapron à 22 exemplaires dans cette configuration. Elle a toujours été dans la même famille, jamais restaurée et est estimée entre 170 et 230.000€.
Autre création « dérivée » mais qui était au catalogue, le catalogue de la vente Artcurial au Peninsula comprend une Renault 4 Plein Air de 1968 avec moins de 9700km d’origine et une restauration récente. Elle est estimée entre 20 et 30.000€.


On entre dans les années 70 et on retourne chez Citroën. D’abord avec une SM de 1972 restaurée et en magnifique état estimée entre 60 et 80.000€ avant de passer sur une DS 23ie Pallas de 1973 avec une facture énorme de travaux récents et une estimation comprise entre 50 et 80.000€.
Plus sportive, on ajoute une Alpine A110 1600 SC de 1974. Cette voiture fut celle de Jean-Pierre Jabouille et elle a été restaurée puis entretenue par Pierre Ferry. Elle est estimée entre 80 et 120.000€.



On passe aux années 80 avec une Renault 5 Turbo de 1982. Elle a reçu une préparation Cévennes et a signé la 16e place du Tour de Corse 1984. Restaurée par Michel Crespel qui travaillait déjà sur la voiture en 1985 et remise dans ses couleurs d’époque, elle est estimée entre 120 et 140.000€.
Plus routière, on retrouve une autre Citroën au catalogue, une CX 25 GTI Turbo II de 1987, 2e main, parfaitement entretenue et avec 80.500km au compteur. Elle est estimée entre 30 et 50.000€.


On termine avec les années 90 et deux sportives au V6 PRV. La première est une des 2 seules Alpine A610 Olympique construites pour le transport des VIP lors des JO d’Albertville. Cette auto est dans un superbe état d’origine et estimée entre 60 et 80.000€.
La seconde est une Venturi 600 S-LM, l’ultime Venturi de compétition qui fut engagée aux 24h du Mans 1993 et 1995 (deux abandons). Entièrement restaurée il y a moins de 10 ans, elle a couru en historique ces dernières années. Elle est estimée entre 380 et 460.000€.


5 petits plaisirs
On termine notre sélection dans le catalogue de la vente Artcurial au Peninsula avec 5 autos très diverses.
La plus ancienne est la Lotus 11 de 1956. Cette voiture fut pilotée par Graham Hill mais aussi assemblée par lui ! Elle a acquis un beau palmarès entre ses mains et celles de ses propriétaires ultérieurs. Restaurée il y a 20 ans, elle porte toujours sont immatriculation d’origine et elle est estimée entre 170 et 210.000€.
Suit une Ghia 450 SS cabriolet de 1967. 57 exemplaires de cette voiture à moteur Chrysler ont été produits. Celle-ci est dans un superbe état de conservation et son hard-top est présent. Elle est estimée entre 100 et 130.000€.
On arrive ensuite à une De Tomaso Mangusta de 1970. Cette version européenne est très rare (même parmi les 401 exemplaires produits) et celle-ci a été restaurée et améliorée, notamment avec un bloc moteur alu qui la fait passer à 431ch ! Elle est estimée entre 260 et 360.000€.



On retourne aux voitures de course avec la BMW 530 Production de 1979. Cette voiture du JMS Racing fut pilotée par Andruet, Metge ou Schlesser et termina 2e du Championnat de France 1980 avec Ballot Lena au volant. Entièrement restaurée, prête à re-courir, elle est estimée entre 80 et 120.000€.
Dernière auto de notre sélection, une Lamborghini Diablo SV-R de 1996. La SV-R était une vraie voiture de course produite pour un programme de courses client. 31 exemplaires ont été produits et celle-ci demandera une révision complète avant de retourner en piste. Elle est estimée entre 420 et 560.000€.
Vous voulez voir le reste du catalogue de la vente Artcurial au Peninsula ? C’est à retrouver par ici.


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