Après Strasbourg et Toulouse, direction le Salon Auto Moto Classic Metz

L’Auto Moto Classic 2018 coïncidait avec le retour d’un salon auto et moto à Metz. La présence de Mauro Bianchi laissait présager le meilleur. Messin d’origine, j’y ai passé le week-end complet, retour sur cette première édition.

Après Strasbourg (voir : Très belle première pour l’Auto Moto Classic de Strasbourg 2018) et Toulouse (voir : Salon Auto Moto Classic Toulouse, Première Réussie), le Salon Auto Moto Classic avait donc décidé, sous l’impulsion de l’ancien pilote Bruno Ilien, de poser ses valises à Metz. Au programme, 20 ans d’endurance moto, le duo Mauro Bianchi / Alpine, une exposition Lorraine Dietrich exceptionnelle et bien d’autres surprises.

Avant d’accéder aux hall A et B, on vous emmène dans le point de rencontre. Il s’agit d’une zone de 4800 m² située entre les deux hall, qui pour l’occasion était réservée pour les marchands de pièces et accessoires, pour les voitures italiennes, mais également pour les motos d’endurance.

Les Belles Italiennes

Des véhicules prestigieux venant du musée Schlumpf de Mulhouse étaient annoncés, malheureusement ils n’étaient pas là. Malgré tout, quelques collectionneurs de la région avaient joué le jeu en exposant quelques très beaux modèles lors de ce salon Auto Moto Classic Metz. Outre une sublime Ferrari 365 GTB/4, quelques Fiat 500 étaient présentes, dont une Abarth 595 et une Giannini 590 GT Vallelunga. A noter également la présence d’une rare Stanguellini barchetta 1100 cc de 1957. Des voitures qui se sont retrouvées bien espacées, suite à cette absence de dernière minute.

20 Ans d’Endurance Moto

Avec comme thème l’endurance, une grille de départ de course comprenant 11 motos recouvrant la période de 1971 à 1992 avait été reformée, ainsi qu’un stand de ravitaillement. Une rétrospective assez incroyable même pour moi qui suis pas un spécialiste moto. Les amoureux de course moto auront surement réussi à identifier ces modèles fantastiques. Pour les novices comme moi, vous retrouverez ci dessous la liste des modèles présents à ce salon Auto Moto Classic Metz : 

  • Moto Guzzi 750 1970 ex Vinel / Genelletti
  • Honda 750 Bol d’or 1971
  • Godier Genoud 998 1976 ex Boulom/Sarron
  • Yamaha TZ 750 1978 ex Rigal / Van Dulmen
  • Honda 1000 RCB 1977 ex Léon Chemarin
  • Suzuki Stavil 1978 ex Lécureux/Rouge
  • Kawasaki Performance 1000 1979 ex Ballington / Baldé
  • Kawasaki 1000 réplica performance Roche/Laffond championne du monde 1981
  • Honda RC30 750 Bazin 1988 ex Hubin/Simul/Galbit
  • Fulgur Toulec Kawasaki 1990 ex Checa/Ginès/Foray
  • Yamaha Finacor 1992 ex Mattiolli/Bonhuil/Monneret
  • Yamaha 250TZ ex Dia/Dumont/Alves

Pièces Détachées et Accessoires

Comme souvent dans ce genre d’exposition, un espace était réservé aux marchands de pièces, miniatures et accessoires divers. Le samedi en fin de journée, la mine déconfite des commerçants en disait beaucoup sur la fréquentation du jour. Heureusement pour eux, le dimanche fut bien plus mouvementé, avec des visiteurs beaucoup plus nombreux.

Mauro Bianchi et Alpine

Direction le hall A, avec pour commencer l’exposition Alpine en hommage à Mauro Bianchi. L’ancien pilote, frère de Lucien, avait fait le déplacement ce week end depuis les Alpes Maritimes. Sur le stand de ce Salon Auto Moto Classic Metz, on pouvait retrouver deux monoplaces. La première Alpine avec laquelle il avait piloté, la A270, ainsi que la dernière, l’Alpine A330. Voiture avec laquelle il décida en 1967, à Monaco, d’arrêter son aventure avec Alpine en F3.

Il continua malgré tout de piloter en endurance pour la marque dieppoise. On retrouve d’ailleurs entre ces deux monoplaces, l’Alpine M64 (Voir : Modèles à la Une : les Alpine M63 / M64 et M65) châssis 1709, dans sa configuration Le Mans 1965. Edition durant laquelle elle fut pilotée par Philippe Vidal et Peter Revson. Une course qui s’était soldée par un abandon à la 10ème heure suite à un problème de soupapes. Mauro Bianchi avait lui piloté cette auto avec José Rosinski au 1000km du Nurburgring 1964, et avec Philippe Vidal au 12h de Reims 1965.

Mauro qui par la suite a survécu à un terrible accident lors des 24 Heures du Mans 1968 après avoir perdu le contrôle de son Alpine A220 aux Esses du Tertre-Rouge. Un an plus tard c’est son frère Lucien, qui perdra la vie sur ce même circuit, ce qui marqua la fin de la carrière sportive de Mauro. Le sort en avait pourtant pas fini avec la famille Bianchi, puisqu’en 2015, c’est son petit fils Jules, qui fut lui aussi victime de cette passion parfois tragique.

Quelques moments marquants de la venue de Mauro :

L’inauguration du salon, avec à ses cotés Michel Coqué et Bruno Ilien les organisateurs. L’occasion de lui remettre en cadeau cette oeuvre d’art réalisée par Benoit Deliège.

Copyright : Chris Van de Wiele

Le stand des dédicaces, où Mauro était à la disposition des visiteurs. A ses cotés étaient présents Chris Van de Wiele, l’auteur du livre L’Histoire des Bianchi, ainsi que Benoit Deliège qui a également contribué à la réalisation de cet ouvrage. Un livre que j’ai bien entendu acquis durant ce salon et que je vous recommande vivement tant la famille Bianchi a connu une destinée hors du commun. Leur histoire vous est ici racontée par Chris Van de Wiele dans un récit complet illustré par plus de 500 documents. 60€ en ligne ici.

Et enfin ces retrouvailles inattendues avec Pascal Ickx, qui était venu accompagné de son épouse Ornella. Le tout afin de retrouver son ancien coéquipier des Tours de France auto 1962 et 1963. Du temps où les deux jeunes gens pilotaient pour Abarth. Une époque où Ornella était l’adjointe de la secrétaire de Carlo Abarth. Après pas loin d’une cinquantaine d’année sans se voir, je vous laisse imaginer à quel point ces retrouvailles étaient chargées d’émotions.

Mauro Bianchi, Ornella Ickx et Pascal Ickx /  Copyright : Chris Van de Wiele

Lorraine Dietrich : La plus grand exposition d’Europe

D’après les spécialistes de la marque, il en resterait seulement 162 dans le monde. Pourtant à Metz ce week end, 27 Lorraine Dietrich étaient présentes sur 7 zones retraçant l’histoire de la marque. Un moment assez exceptionnel puisque outre une réplique du totem présent sur leur stand au salon de Paris 1906, il y avait la voiture victorieuse des 24h du Mans 1926.

La fameuse Lorraine-Dietrich B3-6, qui aux mains des français Robert Bloch et André Rossignol, avait remporté cette édition à la vitesse folle de 106,350 km/h de moyenne. Une véritable prouesse pour l’époque. Un grand coup de chapeau aux organisateurs de ce Salon Auto Moto Classic Metz, et au Club Lorraine Dietrich, qui sous l’impulsion de son président Philippe Leroux, ont réalisé un stand assez fantastique. Des documents d’époques, des moteurs, des affiches, des fiches explicatives, tout y était, pour le plus grand bonheur des amoureux d’automobile.

La Lorraine Dietrich victorieuse des 24h du Mans 1926

Les 70 ans de Honda

Créée il y a tout juste 70 ans, la marque Honda vaut tant par la richesse de ses productions et ses innombrables succès en compétition que par l’aventure humaine de son fondateur : Soichiro Honda, disparu en 91. Ce week end, des engins exceptionnels comme la fameuse Honda 750 Four ou encore la S800 étaient présents à Metz afin de célébrer cet anniversaire.

Les clubs locaux

Plusieurs club locaux étaient également présents lors de salon Auto Moto Classic Metz. L’Écurie Lorraine Historique, en partenariat avec le Porsche Club 914 France avait exposé une 914/6, une 914/4 2.0l ainsi qu’un modèle en cour de restauration. A noter également sur leur stand la présence originale, de petites voitures faites à base de fût d’huile. Une belle idée de décoration qui a plu au public. Malheureusement, elles n’étaient pas à vendre.

Présents également, Les Chevrons d’Alsace Lorraine avec des voitures qu’on a pas l’habitude de voir dans un tel état. Ici on retrouve des Citroën bichonnés par leurs propriétaires, un véritable régal pour les yeux. Juste à coté, le club Panhard et Levassor était également présent.

Le Stand de la FFVE

Les spécialistes !

Petit détour chez les professionnels locaux de la restauration, et de la vente de voitures de collections. On y retrouve quelques très belle Mercedes 190SL. On notera également la présence d’une Face Vega Fecel III en cours de restauration. Une auto à la ligne intemporelle. L’occasion également de retrouver une R5 Maxi Turbo aux couleurs DIAC. Une décoration rendue célèbre à l’époque, par le pilote François Chatriot. Sur ce même stand, on retrouve une 911 RSR et une Lancia Delta aux couleurs Martini.

Un bon début !

Avec une exposition Lorraine Dietrich de très haute volée, et la venu du pilote Mauro Bianchi, on peut dire que les organisateurs avaient mis les petits plats dans les grands pour cette première édition du Salon Auto Moto Classic Metz. On peut malgré tout avoir quelques regrets concernant l’exposition de voitures italiennes. Surtout lorsqu’on connait le potentiel qu’il y a dans la région. Mais ne boudons pas notre plaisir, le retour à Metz d’un salon consacré à l’automobile est une excellente nouvelle. Avec 11.000 visiteurs, cette première édition laisse présager le meilleur pour la suite. Aux organisateurs maintenant de confirmer en 2019, afin d’assurer la pérennité d’un événement qui a à n’en pas douter, sa place dans la région.

Cédric on FacebookCédric on FlickrCédric on Instagram
Cédric
Rédacteur & Photographe à News D'anciennes
Passionné par la course automobile et par son histoire depuis son plus jeune âge, c'est au début de l'année 2016 qu'il a rejoint l'équipe News d'Anciennes.
Amoureux des voitures italiennes et plus particulièrement des Ferrari, c'est pourtant au volant d'une Porsche 944S2 Cabriolet qu'il parcourt les routes du Grand Est le week end.

2 commentaires sur “Après Strasbourg et Toulouse, direction le Salon Auto Moto Classic Metz”

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.