Epoqu'Auto 2018

Epoqu’Auto 2018, retour sur le salon le plus complet de France

Au départ je voulais vous parler ici du meilleur salon de France. Mais à bien y réfléchir, ce n’est pas vrai puisque le meilleur c’est celui qui ravit le plus celui qui s’y rend. Et comme chacun peut avoir des attentes diverses, je dirais plutôt que le salon Epoqu’Auto 2018 est le salon le plus complet de France.

Pour vous c’est peut-être quand même le meilleur, n’hésitez pas à nous le dire en commentaire ! En attendant on vous emmène en visite avec Thierry.

Expos thématiques d’Epoqu’Auto 2018 : 5/5

Des Lamborghini partout

La marque italienne était partout ! Comme chaque année le rendez-vous lyonnais mettait plusieurs marques à l’honneur et Lamborghini était de celles-ci. On retrouvait ces Lambo près de l’entrée. D’abord avec les tracteurs, premières productions de la marque, puis des Larrousse, les F1 françaises qui reçurent le V12 Italien dans les années 90… sans grand succès.

Ensuite un bel alignement débuté, évidemment, par une Miura. Espada, Jarama ont fait le voyage, la série suivante commencée avec la Countach et continuée avec les Diablo et Aventador aussi. Les “petites” Lambo V10 et LM002 sont évidemment incluses. Dommage, hormis la Miura concept, quelques clous du spectacle manquent… sans qu’il soit bancal pour autant !

Toute l’histoire de Panhard

Panhard et Levassor bénéficiait d’un sacré coup de projecteur sur cet Epoqu’Auto 2018. Dès l’entrée on retrouvait les mythiques D.B et CD qui firent briller la marque dans la compétition.

Plus loin c’était un plateau plutôt dédié aux autos de route qui attendait les visiteurs. On replongeait plus de cent an en arrière avec, notamment, trois ancêtres d’avant 1900 ! Suivaient les magnifiques autos plus luxueuses qui ont écrit l’histoire de la marque entre les deux guerre, y compris les autos de record.

Enfin les autos d’après guerre étaient nombreuses. Dyna, PL17, 24 CT étaient superbe et présentées dans différentes déclinaisons. Clou du spectacle, quelques autos spéciales. Le prototype Dynavia, un Coupé Dyna à carrosserie Veritas et une Dyna Z carrossée par Pichon Parat. Un plateau vraiment recherché, on en a pris plein la vue !

120 ans de Renault

Le constructeur au losange fêtait ses 120 ans avec un beau plateau présenté à Epoqu’Auto 2018. Les autos exposées ne nous sont pas inconnues puisqu’elles sont celles de la collection du constructeur. Mais elles font toujours autant plaisir à voir.

On retrouvait par exemple les ancêtre, en premier lieu le Type AG1, le taxi de la marne dont on parlait hier (lire :Au Volant d’un Taxi De La Marne, le mythique Renault AG1 de 1909) mais aussi une des premières sportives de Renault : une Type K. Du sport on retrouvait avec la Dauphine du Monté Carlo 1958, la RS001, première F1 de la marque ou encore les R8 Gordini et Renault 5 Turbo.

Mais les autos de route étaient variées elles aussi avec des avant-guerre comme les Vivastella et Viva Grand Sport, une Floride, une R16 ou une R5. Enfin on trouvait aussi des inclassables comme le projet 900 et les deux autos de record que sont les Nervasport et l’Etoile Filante. Beau plateau !

Côté moto : les New Map

Par Thierry

New Map est un constructeur de motocycle créé en 1922 par Paul Martin. Au lancement de la marque, quand il reprend l’activité de son père, il ne s’occupe que de la partie cycle sur lequel il monte des pièces de constructeurs spécialisé (pour les réservoirs, les moyeux etc). Mais la qualité d’assemblage et quelques succès en compétition lui permettent d’avoir une très belle notoriété dans les années 30 et compte même jusqu’à vingt modèles au catalogue.

Mais la seconde guerre mondial va mettre à mal l’entreprise qui arrête de produire des grosses cylindrées. Après la guerre New Map ne fait plus que des motos légère de faible cylindrées (50 à 175 cm³), et pour répondre à la demande devient importateur de la marque anglaise Douglas jusqu’en 1959. Ensuite l’entreprise se concentre sur de petits véhicules utilitaires à trois roues le Solyto.

Les GRAC à l’honneur chez Autodiva

GRAC est l’acronyme de Groupement de Recherche des Automobiles de Course. La marque a vu le jour en 1964 à Valence et le magazine Autodiva était tout trouvé pour lui faire honneur. La marque se distinguera par la conception de monoplaces F3 et Formule France avec à la clé le titre en 1968 et 1969 dans cette dernière catégorie. Les protos seront également à l’ordre du jour avec notamment une victoire en 1973 dans la coupe Simca Shell. Ce sera le chant du cygne du petit constructeur que le choc pétrolier affaiblira au point de la fermer en 1974.

Les berlines sportives de youngtimers

Du côté du magazine Youngtimers, c’étaient les berlines qui avaient la cote. Evidemment pas n’importe lesquelles puisque c’étaient des sportives qui étaient exposées à Epoqu’Auto. 9 Autos étaient sur place. Quelques françaises avec une Safrane Biturbo ou une CX GTI Turbo, des allemandes avec une Opel Omega Lotus, ou une M5 et des italiennes avec une Lancia Thema 8.32 et une Alfa 164 Q4. Un beau plateau… où la couleur des autos était plutôt uniforme !

Les Berliet

Par Thierry

La fondation Berliet était présente lors de ce 40ème salon Epoqu’Auto avec plusieurs poids lourd. Le dernier camion badgé Berliet y était exposé : le Berliet Centaure. Avec son V8 diesel c’est le précurseur des poids lourd grand routier du vingt et unième siècle… mais le Centaure a été présenté en 1979 au salon de Paris. On trouvais également un des plus robuste camion jamais construit, un Berliet GBC8 6×6. Ce véhicule dont la conception date des années 50 et qui roule toujours aujourd’hui.

En effet Renault Trucks a développé un programme de rénovation et pas moins de 6000 GBC circulent encore en 2018, notamment pour l’armée française.

Les clubs : 3/5

Dommage de n’appliquer qu’un 3/5 à Epoqu’Auto 2018 pour les clubs… mais ce sont ces derniers qui l’ont cherché. Ce n’est pas nouveau, mais les clubs ont la fâcheuse tendance à regrouper leurs membres sur une table en fond de stand autour de pâté et de bonnes bouteilles… et de ce fait d’oublier complètement que c’est un salon où quelques personnes (mal intentionnées peut-être, dites le nous) voudraient leur poser des questions ! Ce n’est pas une généralité mais c’est trop fréquent. C’est dit. Maintenant regardons ce qu’ils exposaient.

Les Marques Historiques

Le salon lyonnais a l’habitude de regrouper les marques françaises historiques ensemble. Par historique… ça sous entend disparues tout de même. Ces marques luxueuses qui ont fait rêver nos grands parents et qui continuent de montrer leur sophistication sur les salons. Bugatti, Salmson, Hispano-Suiza, Delahaye et Delage, Georges Irat, Voisin, Facel, ils sont tous là et jouent le jeu en sortant de beaux joyaux.

Les Clubs Renault

Du côté des clubs Renault, on ne prend pas ombrage de l’exposition sur les 120 ans de mobilité. Les autos au losange sont bien là, regroupées par les clubs unis par la FCRA. On retrouve de tout, des plus anciennes, peu nombreuses il est vrai aux youngtimers. R6 ou 4L forment le contingent des populaires, R5 Turbo ou Spider montrent la sportivité tandis que les Rambler sont toujours à part !

Les Peugeot et Citroën

Les marques du groupe PSA étaient rassemblées sur de beaux espaces. Du côté du lion, beaucoup de youngtimers sportives ou non étaient présentes. Mais des autos plus populaires étaient également exposées à Epoqu’Auto 2018, sans oublier évidemment les 70 ans de la 203.

Pour ce qui est des chevrons, on retrouvait à nouveau la diversité qui fait toute la marque. Si les deuches étaient bien mises en avant pour leurs 70 ans, les GS, SM, DS et autres Traction se montraient également… avec quand même les yeux tournés vers La Ferté Vidame où sera fêté le centenaire de la marque l’an prochain.

Les motos

Par Thierry

Les deux roues étaient bien représentées et comptaient quelques clubs. Il y avaient là l’amicale des anciens coureurs motocycliste, avec une belle Yamaha 250 TZA de 1974. Pas très loin se trouvait le club motocycliste de la police national. Il y avait sur le stand une BMW R 80 RT de 1982 une BMW K75 RT apparu une décennie plus tard. Sur le stand du Motobecane club de France de nombreuse mobylette prenaient place, dont une pré-série de la 51 et une 51 New west et son côté Custom.

On retrouve aussi le Scooter Club Lyonnais avec de nombreux Vespa et Lambretta, dont un des rares exemplaires sous Licence Piaggio produit à Fourchambaux de Vespa TAP troupes aéroportées produit en 1956 pour Le guerre d’Algérie et qui est équipé d’un canon de 75 avec six recharges. Sur le stand Retour de Kick trônait un magnifique Motosacoche D50. Et enfin très bien représenté sur se salon, les motos Terrot avec le Terrot Club de France avaient de très beaux modèles comme La Terrot RGST de 1951 à side-car.

Et tous les autres !

Mais il n’y avait pas que ces clubs là qui étaient à Epoqu’Auto 2018. Les amateurs de BMW trouvaient de belles autos rassemblées par le club, ceux qui préfèrent les Rover aussi. Les américaines étaient moins visibles mais pas absentes tandis que les clubs d’allemandes ou d’italiennes n’auraient manqué le rendez-vous pour rien au monde !