A la découverte du Garage de Renault Classic, on remonte 120 ans d’histoire

Pour fêter dignement les 120 ans du Losange, Renault Classic avait eu l’excellente idée d’ouvrir les portes de leur caverne d’Ali Baba, je veux parler de la fabuleuse collection Renault qui se trouve dans l’usine de Flins ! Afin d’honorer cet anniversaire, Renault Classic inaugurait un lieu totalement nouveau, qui s’appelle le Garage, et qui mettait en scène 120 véhicules pour marquer les 120 ans d’ histoire de la marque !

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Tout arrive un jour !

Après de nombreuses années d’envies et d’espérances, enfin je découvre les fameuses collections de Flins ! Cet endroit s’appelle le Garage, il y a aussi l’Atelier mais il fera l’objet d’un autre article. Situé dans un banal bâtiment niché au cœur de l’usine, on grimpe deux étages, une lourde porte s’ouvre sur le trésor, sur les trésors devrais-je dire !

Première surprise, les voitures sont toutes impeccablement rangées et organisé dans une remarquable présentation aux belles allures de musée. Le Garage c’est la nouveauté de cette année d’anniversaire, Renault Classic a enfin créé une présentation à la hauteur de ce fabuleux magots. Exit donc les rangées de voitures sous bâche plastique. On a maintenant droit à une présentation dans les règles. Bien sûr, ce musée n’expose pas les 700 voitures que possède la division. Là ce sont un peu plus de 120 véhicules qui sont présentés, illustrant les 120 années de l’histoire du Losange, avec chacune sa petite plaque explicative, font pas les choses à moitié à Flins. La présentation est classée par ordre chronologique. Et avec leur énorme réserve, les expos et les modèles tourneront régulièrement dans l’année.

Le coffre à jouets

En 1898, Louis Renault construit son tout premier modèle, la fameuse voiturette Type A qui gravit la rue Lepic jusqu’à Montmartre. On commence donc logiquement par celle-ci, puis on glisse vers les modèles du début du siècle avec les Type U et Type CH. On retrouvait également les fabuleuses 40cv et leurs moteurs de 9 litres de cylindrés. Le type Az était quand a lui reconnaissable grâce à son arrière façon landau attelé.


Les années 20 arrivent avec le fabuleux Type MH 6 roues, qui sont au nombre de huit en fait, déjà croisé lors des journées d’automne, ou une des meilleur vente des années folles la Type NN dans sa livrée jaune poussin. Une des dernières caisses carrées de la marque sera la Primaquatre. En 1928, Renault abandonne ses appellations à deux lettres pour le suffixe de Stella, un magnifique coup de pub car en supprimant le Losange et en le remplaçant par une étoile, les voitures se démarquèrent ainsi de la concurrence. On découvrait donc entre autres les Nervastella, Reinastella et surtout un superbe coupé Suprastella conservée dans un jus de sortie de grange, juste sublime !

L’après-guerre un nouvel essor !

Après la seconde guerre mondiale et le décès de Louis Renault, le groupe est nationalisé et prend le nom de Régie Nationale des Usines Renault. Les usines se relancent en production et avec la Juvaquatre, tant en utilitaire qu’en berline, mais c’est bien sur le projet de la 4CV, prévu avant-guerre, qui relancer la nouvelle Régie. On peut voir exposé le prototype de la quatre pattes reconnaissables à son toit plat. Juste à coté se trouvait le modèle de série, un six moustaches, pour les connaisseurs. Ces spécimens voisinaient avec deux préparations sur base 4CV. Une Vernet-Pairard, la noire qui ressemble furieusement à une Porsche 356  et une sublime coupé bi-color “AutoBleue” de 1955.

 

Les années saluts les copains

L’année 1952 voit l’ouverture de l’usine de Flins où les chaines tournent à plein régimes. Les trente glorieuses arrivent et le Losange s’essaye au haut de gamme avec la Frégate, qui ne rencontra pas un grand succès. Heureusement que le trio Estafette, Floride et surtout la Dauphine hissent les ventes aux sommets. Cette dernière étant présentée dans une version rallye de Monte-Carlo. Et j’avoue que la fameuse S’tafette en mode vendeur de glace me fait craquer, comme beaucoup de ceux qui l’on vu lors de Retromobile de cette année.

Les années soixante et leurs cortèges de changements de modes de vies et surtout de pensées seront une décade de rêve pour Renault, avec la sortie d’une bonne demi-douzaine de modèle de légende. C’est aussi lors de cette décennie que Renault décide de changer leurs appellations en les nommant avec le R de la marque. Ce sont donc les séries des R4, R6, R8,R12 et autre R16autant de best seller qui firent grimper les ventes et hissèrent la marque au losange au plus hauts sommets des constructeurs mondiaux. Bien sûr la star des courses du dimanches, la célèbre R8 Gordini était exposée, non loin d’une autre légende, la R5 Turbo. Une autre, R5 à la belle couleur orange assortie à son intérieur en plastique, le tout très seventies !

Renault Sport pour le dessert !

Le sport Renault le possède dans son ADN, c’est même par le sport que la marque c’est fait connaitre. Le sport automobile à malheureusement endeuillé les débuts en compétition, avec le décès du frère de Louis Renault, Marcel qui se tua accidentellement en 1908, lors du Paris-Madrid. Pour illustrer cette période, une magnifique Type K ‘compétition’, datant de 1908, était présentée. J’eus même le privilège d’admirer son énorme moteur 4 cylindres, qui ne cube pas loin des 4 litres. Ce moteur est une véritable œuvre d’art en plus.

On reste dans les records et la démesure avec une Nervasport et son 8 cylindres en ligne de 5 litres. Cette auto est une reconstitution totale, celle de 1934 ayant disparue, on avait pu la voir lors du Losange Passion de 2016, l’article est ici. Toujours des records et de l’outrance avec cette fois, l’Etoile filante, un prototype motorisé par une turbine, qui atteignit les 310 km/h en 1956 sur le lac de Bonneville.


J’avoue que le rayon sport m’a donné le tournis, tant on retrouvait de voitures aux palmarès incroyable, comme les R5 Maxi Turbo, la R20 des frères Mareau, une rare R17 Groupe 5 et son moteur signé Gordini. Des plus modernes, mais tout aussi mythique, R21 et R25 Superproduction, nous étaient également présenté. J’ai même enfin réaliser un rève, celui de voir et de toucher, le légendaire Espace F1, juste énorme !

Au-delà de l’Espace F1, Renault et la formule 1 est une longue histoire, cette dernière étant aussi chargée en victoires que dans les autres disciplines. On retrouvait donc un superbe parterre de Formule 1 qui gagnèrent tant de courses. Que ce soit la RS01 de Jean-Pierre Jabouille, la Williams de Prost ou celles plus récentes, toutes étaient là pour notre plaisir.

Un garage génial !

J’ai encore réalisé un de mes rêves ! Celui de découvrir cette incroyable collection de Renault Classic, mais aussi de l’histoire de la France. Retrouver ces superbes véhicules tous réunis dans un même lieu, c’était comme un matin de noël. Mais, voilà c’est le moment où je vais peut-être doucher vos espoirs est arrivé. Ce lieu sublime, ce garage fantastique, n’est et ne sera pas ouvert au public !

Voila, c’est dit, c’est fait ! Ce garage, ce trouve en plein cœur de l’usine de Flins, il est donc impossible pour les visiteurs d’y accéder. Amis du Losange, je vous vois une petite larme, c’est quand même un sacré pas en avant ! Car auparavant, tous les véhicules étaient stockés en rang d’oignons et sous bâches plastiques, pas super génial non plus. On peut se prendre à rêver de la création d’un vrai conservatoire ou d’un musée, je l’espère autant que vous. Mais vous savez que News d’Anciennes y retournera pour vous ramener des images rien que pour vous !


 

bertrand
photographe/reporter
rédacteur et photographe à news d'anciennes.
Passionné d'histoire et de véhicules anciens, il rejoint la rédaction de news d'anciennes en 2015. Armé de son fidèle Nikon, il écume les rasso et salons pour vous les faire découvrir.

3 commentaires sur “A la découverte du Garage de Renault Classic, on remonte 120 ans d’histoire”

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