Les Puces de La Beaujoire 2018, le premier rendez-vous annuel incontournable du pays Nantais

Et voilà, c’est reparti ! Et c’est à La Beaujoire qu’il fallait être ce week-end. En ce mois de janvier 2018, et comme chaque année, les VPO, alias Vaillantes Pétarelles de l’Ouest ont organisé leurs Puces de La Beaujoire 2018 au parc des expositions du même nom à Nantes.

Pour moi, c’étaient les premières. Nous nous étions donné rendez-vous avec Marc, qui vous avait relayé l’événement l’an dernier, le samedi à 14h30. A cette heure, les deux halles du Grand Palais offrant une surface totale couverte de près de 1 hectare sont encore vides. L’occasion de voir arriver les exposants les uns après les autres, et de prendre part à la mise en place des stands. La fourmilière du lendemain reste à mettre en place.


Les Puces de La Beaujoire 2018 : tout pour habiller votre ancienne, mais pas que !

Que vous veniez pour dénicher la pièce qui fait défaut à votre bolide, auto ou moto, ou bien pour trouver la tenue vintage nécessaire à la prochaine sortie et les documents introuvables ailleurs, ou encore même pour flâner, les Puces de La Beaujoire 2018 sont « the place to be » (l’endroit où il faut être) en ce début janvier, puisque pour notre plus grand plaisir, sont présents les professionnels et les particuliers amoureux de l’odeur d’essence et des sonorités d’antan.

Une organisation sans faille

Revenons donc à ce samedi d’installation pour mettre en place le décor. Comme déjà mentionné, 2 niveaux, 2 halles, et près de 10.000 m² : le terrain de jeu est plutôt sympathique ! Globalement, et c’est le cas a priori depuis quelques éditions déjà, le hall supérieur est plutôt dédié voiture, tandis que la partie basse est plutôt orienté 2 roues.

Ainsi, pour le plaisir des yeux, conformément à la thématique du jour « les années 50-60 », un échantillonnage d’une vingtaine de voitures de collection est exposé en haut, pour autant de motos en bas. Et là, pas d’à peu près. Tous les véhicules (véhicules de membres de clubs régionaux) exposés sont dans un état irréprochable.


De Dion Bouton et Salmson dans la lumière

La ville de Carquefou exposait une De Dion Bouton. Ceci pour rappeler l’ouverture, prévue début 2019, au château de Maubreuil, d’un musée dédié au Marquis de Dion et aux automobiles De Dion-Bouton.

La De Dion Bouton CQ exposée est une 4 places construite en 1910. Belle découverte ! Couverte ou découverte d’ailleurs, carrosserie Torpedo oblige ! A vocation plus familiale que sportive, cette honorable 7cv (14 chevaux réels) ne fera pas frémir les radars même après le 1er Juillet prochain, avec sa vitesse de pointe revendiquée à 35 km/h ! Mais quel plaisir de voir cette voiture encore en état de rouler plus de 100 ans après sa sortie de production. De très bonne augure donc, et une furieuse envie d’aller visiter le Musée lors de son ouverture dans 1 an, selon les dernières informations !

Salmson était déjà mis en avant en 2016 avec 2 modèles. A la demande du club de la marque, bien présente sur la région, une nouvelle opportunité de voir un exemplaire de cette marque disparue nous est donc offerte à l’occasion de ces Puces de La Beaujoire 2018. Le bolide Salmson exposé cette année, entièrement restauré, semble neuf. Outre sa poupe profilée typique des voitures de course du début du siècle dernier, les boiseries et des métaux dont la noblesse n’a d’égale que leur brillance immaculée, cette voiture présente notamment un élément intéressant la démarquant des autres voitures de son époque : la conduite reste à droite, mais nulle trace de leviers à l’extérieur de l’habitable : la boîte de vitesse est située devant le pilote, au plancher. Ce cycle-car est également dépourvu de freins à l’avant. Une pièce vraiment attrayante et à la sonorité impressionnante : arrivée halle vide, impossible de la rater !

Thématique : les années 50-60

Viennent ensuite des véhicules plus récents, ou, pour le moins, moins anciens. Parmi elles, une Talbot-Lago Baby T15, de 1950 qui d’a de baby que le nom tant elle impose le respect. La mini, parquée à côté, n’aura quant à elle jamais aussi bien porté son patronyme !

Cette année, les Matra étaient venues en force, mais plus encore que les très beaux modèles exposés, le club est venu avec une belle histoire, pleine d’authenticité et de promesse. A première vue, rien de très enivrant que de voir une carcasse de Matra M530 nue. Et pourtant. Cette Matra est la propriété d’un jeune apprenti en Bac Pro de 18 ans qui s’est mis dans la tête de la restaurer entièrement. Un superbe projet qui permettra de voir rouler dans quelques temps cette « grenouille », puisqu’il s’agit en effet du modèle à projecteurs fixes de la M530 : la SX. L’authenticité donc, à travers ce modèle très typé, la promesse d’une relève de passionnés assurée !


Pour ces Puces de La Beaujoire 2018, étaient également mises à l’honneur les américaines des années 50 et 60. Et qui dit américaines de cette époque dit inévitablement Mustang. Extérieur blanc, intérieur rouge, et des chromes brillants à en faire pâlir le soleil : the American dream… Le fameux rêve américain dans toute sa splendeur. Mais à côté de ce fer de lance incontournable, une Plymouth et 2 Studebaker, soit 3 modèles que l’on croise très peu fréquemment, même sur les rassemblements d’anciennes.

Bref, peu de voitures, mais comme cela est le cas chaque année au dire de tous, de très belles pièces.

Les motos

Je ne suis pas un spécialiste, mais là aussi, les motos exposées sur le tapis rouge du hall inférieur ne sont pas là pour amuser, mais pour faire rêver la galerie ! Plusieurs générations, d’origines variées allant du vélomoteur à la grosse cylindrée, de quoi rappeler des souvenirs à nombre de visiteurs !

Les stands

Si les VPO avaient organisé un show-room, les exposants étaient venus pour certains avec des véhicules dont certains n’étaient pas à vendre. J’en retiendrais deux : une Citroën 11B totalement restaurée : rien de tel pour un carrossier que de montrer son savoir-faire à travers une pièce d’exception !

La seconde, comment dire… C’est un peu « celle que Peugeot aurait pu concevoir ». Dans les années 60, les ailes s’étiraient avec un arrière-goût de démesure américaine. C’est ainsi que la 404 berline mettait ses ailes arrière en évidence. Pourtant, jamais Peugeot n’eut l’idée de les reprendre pour américaniser son pick-up 404. Mais ici, aux Puces de La Beaujoire 2018, il était possible de voir cette 404 « El Camino », rejeton improbable du pick-up et de la berline 404. Le résultat très propre et pouvant passer pour « matching number » (ce terme est expliqué ici) ne passait pas inaperçu !


Au milieu des pièces auto et moto, des RTA et autres documents techniques, des décorations plus ou moins kitsch, des étalages de phares presque mieux achalandés que ceux des constructeurs eux-mêmes et tant d’autres choses, nous retrouvons nos partenaires : Déco Bolides pour la déco et le streetwear orientés auto-moto-avion et Classic Auto Elec qui était présent avec ses dernières nouveautés dont sa gamme d’alternateurs dans des corps de dynamos.

Quelques mots supplémentaires de Marc

Avant de conclure, voici quelques mots et impressions supplémentaires de Marc, tout droits venus de Chine !

Atmosphère, Atmosphère

Une réunion pleine de rencontres diverses. Les amis, les collectionneurs, les clubs, les professionnels en tous genres… Bref, les puces Nantaises ont encore bien secoué la région. Une journée de bonheur passée en cette belle ambiance. L’actualité est riche et déjà l’agenda se garnit de rendez-vous. Le Musée de la famille De Dion Bouton prendra forme début 2019, mais déjà, les amis motards se montrent incisifs sur notre visite, ainsi que le club Rétrokart France.

Pour le futur proche, c’est notamment le salon Historic Auto, qui se tiendra à La Beaujoire les 17 et 18 février prochains, qui animait fortement les conversations du jour, d’autant que nos trois compères organisateurs, n’avaient surtout pas omis d’ouvrir un stand à cet effet.

Que faut-il ajouter, sinon, la bonne complicité des clubs environnants, toujours présents afin d’animer l’expo avec des modèles méconnus, voire inconnus. Tous ces exposants, fidèles depuis des années pour certains, et qui se déplacent de tout l’hexagone, certes pour faire des affaires… Mais les affaires sont signe de bonne fréquentation.

 

Pour conclure

Cette année encore, les Puces de La Beaujoire 2018 n’auront donc pas démenti leur succès ! A l’heure où je rédige cet article, je ne sais encore si le record de 9.000 visiteurs de l’an dernier tombera, mais quelle que soit la fréquentation, le rendez-vous aura à coup sûr fait le bonheur des petits et des grands !


Fabien
Un lion et un cheval cabré m'ont fait aimer les voitures de mon enfance... Un livre, «La maîtresse d'acier» de Pierre Coutras, et des légendes, Fangio-Moss-Hawthorn, m'ont conduit à me passionner pour des bolides plus ancien.
A mon tour de partager avec vous.

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