Grand Prix de France Historique, enfin, les F1 sont de retour à Magny-Cours !

Les F1 sont de retours en France, et elles ont investi, ce week-end le circuit de Magny-Cours pour le premier Grand Prix de France Historique ! Certes, ce ne sont pas les modernes, qui seront de retour en juin 2018 au Paul Ricard, Benjamin nous en parle dans son édito de juillet, ici, mais bien près de 200 anciennes gloires des circuits de F1,F2 et F3 couvrant la période 60s à 90s. Malgré la pluie qui a quelque peu gâché le week-end, ce fut quand même une superbe première édition !

Les journées de ce Grand Prix de France Historique était très chargé et furent mené tambour battant par une organisation sans faille, quasi militaire je dirai ! Car à l’instar d’un Le Mans Classic, ici on ne parle pas de démonstrations, mais bien de compétitions comptant pour divers championnats historiques, certains labellisé FIA. Ça ne rigole pas ! Donc pas non plus de courses d’exhibition, mais de la bonne baston, comme on aime et bien sûr dans le respect des gentlemen’s driver ! Pour une première en France, les plateaux étaient plus que conséquent qui étaient découpés en sept tableaux parcourant presque 40 ans de l’histoire de sport mécanique de la F1.

Pour ma part c’est le dimanche que je suis allé découvrir Magny-Cours et ce Grand Prix de France Historique. Les premiers à s’élancer sont donc les Formule 3, série crée au début des années 60, elle courait en lever de rideau pour la série reine et qui donnait lieu à de sévères bagarres pour se faire remarquer pour accéder à l’élite. Ces monoplaces pèsent 650kg et peuvent atteindre les 200km/h quand même. Les voitures de ce plateau dataient pour la plupart des années 70 et 80.

Le second plateau, et dernier au sec… le Master Historic Sport Car Championship, nom barbare du championnat FIA réservé aux prototypes ainsi qu’aux grosses GT. Cette série apportant un peu de diversité à ce Grand Prix de France Historique. Comparé aux fluettes monoplaces des autres séries, ici on avait affaire a du bien lourd et du bien gros, comme la Detomaso Pantera de presque six litres de cylindrés, ou la Ford GT40 un peu perdue au milieu des armada de Lola T70 et autres Chevrons ! J’avoue que ce plateau fit aussi bien parlé la poudre, avec quelques petits incidents de course, heureusement sans gravité !


Durant la journée deux exhibitions de F1 datant des années 80 et 90, étaient proposées. Quel plaisir de revoir mais surtout de réentendre le son magnifique des V10 et leurs mélodies stridentes. Beaucoup de modèles étaient également exposé dans les paddocks. Là aussi juste une présentation sans aucune idée de compétition. Benetton, Williams, Jaguar, ainsi que des monoplaces de séries disparues comme la Superleague Formula étaient présentes.

Le plateau FIA Master Historic Formula One était un morceau de choix ! Il recelait des F1 des années 60 à 80, principalement propulsé par le fameux moteur Ford Cosworth. On retrouvait de belles légendes telle les Ligier, pilotées en leurs temps par Didier Pironi ou Jacques Lafitte. Mais aussi les fabuleuses Williams FW, sans oublier les Lotus 77 et 81. Ces voitures parfaitement entretenues et préparées avec ferveur, par une équipe, qui n’a rien à envier à celle des années passées.
Je prends pour exemple le montage a la dernière minute des pneu pluie ou slick, en pariant sur la météo. L’espace d’un instant on fut renvoyé dans les années 80, superbe et intense course que nous donnèrent les pilotes.

La série Historic GP Cars Association avait le plateau que j’ai préféré, je vous le dis tout net ! Ce sont les voitures de grands prix des années 50 et 60 ! Ces monoplaces pouvaient quand même atteindre des vitesses de 300km/h, qu’elles soient à moteurs avant ou arrière. Bien sûr aucune ne possédaient de freins à disques. Il fallait avoirs gros cœur, et autres choses… pour batailler dans ces conditions. Un peu comme aujourd’hui ou les pilotes nous donnèrent quand même du bien beau spectacle. Au niveau des voitures engagées, on retrouvait la doyenne de ce week-end, une Française avec la Talbot T26 SS de 1937, une superbe auto ! Ensuite venait une armée de Cooper T45,T51 ou T56. Une belle Maserati 250CF et de nombreuses Lotus également.

Pour une première édition, le Grand Prix de France Historique aura été une belle réussite. Malgré la pluie venue jouer les troubles fêtes sur ces trois jours, ce sont un peu plus de 20.000 spectateurs qui ont franchi les grilles d’entrée. Un joli succès, car avec plus de 200 voitures, dont une soixantaine de Formule 1, le spectacle fut à la hauteur des attentes. Les spectateurs étaient ravis, les plateaux exceptionnels et les voitures superbes.

Le prix de l’entrée ce situait à 45, certes un peu élevé mais pas plus que sur d’autres manifestations, type Le Mans. Une autre très bonne idée de permettre au public de se promener sur la pit-lane et sur la grille de départ, ceci moyennant un petit effort financier. Les stands des participants étaient également en accès libre, ce qui permettait de voir de très près les autos et leurs pilotes, un bon point là aussi.

On aurait bien voulu trouver un petit village marchand, ça manquait ! Il faut espérer que ce Grand Prix de France Historique devienne maintenant une grande fête populaire, plus qu’un rendez-vous pour les amateurs éclairé. Organisé tous les deux ans, en alternance avec LMC, le circuit de Magny-Cours vous donne rendez-vous le week-end des 8 et 9 juillet 2019, pour la seconde édition du Grand Prix de France Historique.

La galerie de ce dimanche est ici.

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bertrand
photographe/reporter

rédacteur et photographe à news d’anciennes.

Passionné d’histoire et de véhicules anciens, il rejoint la rédaction de news d’anciennes en 2015. Armé de son fidèle Nikon, il écume les rasso et salons pour vous les faire découvrir.


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