Le Salon du 2 roues de Lyon 2026, c’est encore une fois un incontournable pour qui aime les motos anciennes (par ici pour les précédentes éditions). Et cette année, notre tour va se focaliser sur les motos et les shows. Entre anniversaires, expositions thématiques, clubs et démonstrations, il y avait largement de quoi faire. Donc du vieux, du lourd, de la nostalgie, de la surprise, du plaisir à l’état brut… Et une boulimie de photos.
Le gros programme :
Des centaines de bougies à souffler !
Plusieurs centenaires, des trois-quarts et des demi-siècles… Comme chaque année, le Salon du 2 roues de Lyon 2026 a été l’occasion de fêter en grandes pompes quelques anniversaires de grandes marques mais aussi de constructeurs plus discrets, ou plutôt, moins grand public.
La mythique Route 66
Quand on rentre au Salon du 2 roues de Lyon 2026, c’est un incontournable. Les 100 ans de cette Route 66, qui traverse les Etats-Unis, sont célébrés à travers quelques scènes et tableaux emblématiques. Le visiteur se balade d’une époque à une autre, en passant devant les motos et les autos.
Impossible de ne pas remarquer le chopper au réservoir orné du Stars ans Stripes, le drapeau des USA, tout droit sorti du film Easy Rider. Les Harley Davidson et autres Indians sont également à la fête, intégrées à des dioramas échelle 1. Tout comme cette station Texaco et un Hot Rod Ford qui accueille, au centre de l’allée, le public du Salon du 2 roues de Lyon 2026.







L’Europe n’est pas en reste avec Ducati et Maico
Le 4 juillet 2026 très exactement, la firme de Borgo Panigale, en banlieue de Bologne, fêtera ses 100 ans. Pourtant, à l’origine, la société scientifique Ducati n’avait pas grand chose à voir avec le 2 roues, puisqu’elle était spécialisée dans les condensateurs électriques et les composants de transmission radio.
Mais ce sont bien les motos et vélos motorisés qui viennent à l’esprit lorsque l’on parle de Ducati et l’exposition du Salon du 2 roues de Lyon 2026 retrace bien cette épopée, réellement débutée après la seconde guerre mondiale et le départ des frères Ducati et sa mise sous tutelle par l’Etat Italien.
Au fil de l’exposition, on voyage dans le temps, du tandem motorisé aux cyclomoteurs et aux motos, mais aussi du cross, aux routières et aux pistardes. Sans oublier le cœur de tous ces 2 roues : le bicylindre en V à 90° et sa distribution desmodromique, sans ressort de rappel de soupape.







Maïco, également est née en 1926, mais en Allemagne à Pfäffingen. Depuis les années 60, cette marque qui s’est lancée dès le début dans la moto sous toutes ses formes, a une solide réputation sur le marché de la moto tout-terrain de « compétition client ».
Une niche qu’elle a su exploiter au maximum en motocross, enduro mais aussi en rallye-raid, en associant des suspensions à long débattement, à des moteurs deux-temps solides et performants. Et le Salon du 2 roues de Lyon 2026 a été l’occasion de rassembler nombre de ces machine.
Comme souvent dans les aventures industrielles, le glas a sonné en 1983 pour Maïco non pas pour des raisons techniques mais pour des motifs administratifs et de gestion. L’electrocardiogramme de la marque a fait quelques sursauts, mais elle fait aujourd’hui partie d’un glorieux passé.





Coup double pour Yamaha
Si la firme japonaise fêtait en grandes pompes ses 70 printemps avec la présentation de motos emblématiques de la marque mais aussi d’un concept futuriste aux lignes épurées à l’extrême, il ne fallait pas oublier les 50 ans d’un de ses best-sellers : la 500 XT.
Une moto japonaise qui a conquis le monde en tout-terrain et qui s’est payé le luxe de se la jouer à l’américaine avec une évolution esthétique, notamment de son réservoir, chaque année de production.







Et 50 ans pour Barigo
Créée par Patrick Barigault, cette marque de moto française s’est notamment illustrée sur le Paris-Dakar. Mais l’exposition au Salon du 2 roues de Lyon 2026 met en lumière que ce constructeur a produit d’autres modèles pour tous types de terrains et de distances.
C’est la 500 HB, suivi de la 500 YB qui sont à l’origine du lancement de la marque en 1976. Le H pour Honda et le Y pour Yamaha, les deux moteurs monocylindres dont les châssis maison étaient équipés.
Une aventure éclectique avec, notamment, une moto électrique qui a équipée la police municipale de La Rochelle, qui s’est achevée en 1997, mais dont la notoriété notamment auprès des anciens des rallyes-raids ne se dément pas.







Le Rallye-Raid à l’honneur
Après avoir abordé Barigo, le lien était tout trouvé pour aborder l’expo sur les Rallye-Raids. Le Salon du 2 roues de Lyon 2026 était l’occasion de célébrer les 50 ans d’Abidjan-Nice, mais, plus tristement, les 40 ans de la disparition de Thierry Sabine.
Une opportunité pour mettre en avant ces rallyes africains qui ont eu leurs grandes heures, mais qui sont toujours présents comme l’Africa Eco Race, à laquelle a participé cette année la fille de René Metge, l’un des trois créateur de l’épreuve avec Hubert Auriol et Jean-Louis Schlesser. Tout comme son père en son temps, Elodie Metge était à bord d’un Range Rover.
Jean-Louis Schlesser justement, dont les buggies ont été alignés au Salon du 2 roues de Lyon 2026, avec notamment le premier, de 1990, et le scarabée de 1993, avec son physique rappelant bien l’insecte.







Cette exposition permettait aussi de mettre en avant le souvenir, avec la Route des Légendes. De Paris à Sète, ce rallye touristique part sur les traces des étapes de liaison françaises des premiers Dakar, à bord des véhicules, ou de leurs répliques, qui y ont été engagés jusqu’en 1997.
Mais le clou de cette exposition, c’est bien l’hommage à Thierry Sabine, et la réunion de véhicules mythiques du Paris-Dakar… D’antan.
Hélicoptère, Porsche 911S, relique de la moto du Abidjan-Nice 1977… Et portraits de cette étoile filante, pilote moto mais aussi auto chevronné (champion de France des circuits, 13e aux 24h du Mans 76…), à l’origine de l’Enduropale du Touquet et bien sûr du Paris-Alger-Dakar.
Ce rallye dont on connait mieux la 4L Marreau qui a fini 3e en 1980, que les VW Iltis qui ont fait 1er et 2d la même année. Des Marreau qui ont marqué l’histoire avec la R20 Turbo, victorieuse en 1982.







Le Dakar était aussi l’occasion de faire rouler de vrais prototypes comme la DS 145 et la CX 180 de Bertrand Roncin exposées, ou des ancêtres telle la Renault KZ qui finira 71e de l’édition 1979. Sans oublier la Citroën DS 21, maquillée en Citroën Traction cabriolet, en résine, à la manière de la Rolls Jules de Thierry de Montcorgé.
Et quand on voit les motos sur lesquelles partaient les pilotes pour cette course, difficile de ne pas se dire « étaient ils fous ? » en oubliant souvent que la moto a été le véhicule sur lequel se sont révélées quelques grandes dames. Et de succomber à l’admiration de ces engins, si frêles esquifs dans cet immense désert.







Lifestyles ou la moto dans tous ses états
Depuis toujours, la moto est associée à un certain art de vivre et à la liberté que n’ont plus, depuis longtemps en France maintenant, les 4 roues. Le Salon du 2 roues de Lyon 2026 met en avant quelques unes de ces niches.
De la plage à la montagne
Look cool, souvent décorées et colorées, plutôt petites, et avec de gros boudins pour s’aventurer sur les sols meubles sans s’enliser. Telle pourrait être la définition des motos de plages. Pourtant, ces engins se sont régulièrement retrouvés en ville, pour rouler différent et faire tourner les regards.
Et les plus célèbres se sont retrouvées au Salon du 2 roues de Lyon 2026 comme les Honda Dax, Motra et EZ-9, Suzuki Van Van, ou encore Yamaha TW (prononcer [ti-oui]).
Le EZ-9 qui, affublé d’un patin à l’avant et une chenille à l’arrière, devient un engin de montagne, capable de passer où les véhicules à roue s’arrêtent. A côté d’une Panda 4×4 chenillée elle aussi, on retrouvait les engins plus classiques des contrées neigeuses : chasse neige, mini ski-doos (motoneiges) vintages et même un traineau ancestral qui mettait en évidence l’adaptation des moyens de transports en conditions de froid extrême.







Les Rat’s et Icon Monster Race
Cette personnalisation des bécanes donnent l’impression que le motard n’entretient pas sa moto, qu’il a couverte de babioles, de graffitis et parfois qu’il a réduit à sa plus simple expression, comme la Honda Glodwing exposée au Salon du 2 roues de Lyon 2026 et méconnaissable sans ses carénages.
Pourtant, ces motos sont bichonnées comme les autres, et totalisent parfois dec centaines de milliers de kilomètres. Achetées à bas prix le plus souvent, elles deviennent « Survivalbikes » quand elles sont dépouillées, comme tout droit sorties de Mad Max. Par contre, celles qui sont couvertes de décos toutes plus horribles les unes que les autres sont les « Junkbikes ».







On aime ou pas, mais les rat’s font partie intégrante de la culture moto. Et toutes les bases sont bonnes à prendre.
En parallèle, le Salon du 2 roues de Lyon 2026 exposait les motos d’un championnat de vitesse un peu particulier : l’Icon Monster Race, ou le championnat des motos personnalisées. Alors pas étonnant de trouver au milieu de café racers et autres streetfighters, des machines avec leur fourrure se rapprochant des Rat’s.
Le championnat possède ses propres critères. Bien sûr il y a la vitesse et la performance sur la piste, mais il y a aussi une note attribuée à l’esthétique de l’engin : préparation, finition, home made notamment. Le vainqueur reçoit une coupe peinte à la bombe. Bref, un championnat pour du plaisir brut !





Lyon Kustom Factory
Comme chaque année depuis 3 ans, le Salon du 2 roues de Lyon 2026 nous a emmené dans ce monde du custom, où la moto se rapproche souvent de l’oeuvre d’art où l’esthétique vient en opposition avec la culture rat’s : il faut que ce soit beau, et les sommes parfois investies par les propriétaires peuvent être énormes.







On retrouve dans cette exposition aussi bien des routières que des choppers et il est difficile de dire lesquels font l’objet des créations les plus débridées. Notamment lorsque l’on admire les réalisations dans le style « chicanos », pour le moins excessivement ostentatoire.
Quelques voitures low-rider customisées avaient aussi fait le détour, tout comme les spécialités classiquement associées à cet art de vivre : les artistes, la musique, les tatoueurs et les barbiers. En se centrant sur les stands dédiés aux artistes, il faut bien avouer que la qualité était au rendez-vous !







Et les mobs !
Là aussi nous mettons les pieds dans un monde bien particulier où l’on retrouve ces art de vivre et cette passion des vieux moulins.
Et quand on parle mob, ça englobe tous les 49,9, avec les rivalités d’antan qui aujourd’hui relèvent plus de l’anecdote que du combat. Et une telle expo permet de découvrir des séries spéciales. Le 103 Turbo 16, aux couleurs de la 205 homonyme est bien connu, mais le Salon du 2 roues de Lyon 2026 a été l’occasion de découvrir un 103 GTI !
La mob, c’est aussi la créativité à outrance : un moteur sur un cadre de vélo, un skate-board en guise de selle… Bref, une customisation jusqu’au dernier boulon.







La performance au cœur du Salon du 2 roues de Lyon 2026
Les sportives et pistardes mises en lumière
Entre les expos Spirit of GSX-R mettant à l’honneur la célèbre Suzuki née en 1986, les 12 motos championnes du Monde comme la Yamaha de Christian Sarron en 1984 ou la MV Agusta de Giacomo Agostini, la grille 750, ou le Tourist Trophy, il y avait de quoi faire.
La course sur piste ou route fermée si l’on prend l’exemple du TT sur l’Ile de Man, est un incontournable du Salon du 2 roues de Lyon 2026. A ces expositions, on peut rajouter celle des Honda SP1 et SP2 ou encore de National Moto







Et chacun y présente ses plus belles machines, soit originales, soit restaurées, soit répliquées. Pour d’autres, comme le pilote et constructeur André Gouin, c’est leur histoire qu’ils font connaître à travers les bolides exposés.





Elf et les records, une seconde nature
Le pétrolier avait amené avec lui les motos historiques de ses records, autour de la non moins célèbre Ligier de F1 n°25, une JS27 équipée du moteur Renault Turbo pilotée par René Arnoux. Parmi ces motos, la très spéciale Elf 1000 R de 1986 ou encore la Elf X. Du temps où Elf était encore constructeur.
Aujourd’hui, Elf se concentre de nouveau sur ses bases en développant une gamme de lubrifiants pour les 2 roues, fort de son expérience présente et passée. Et le Salon du 2 roues de Lyon 2026 a permis à Olivier Borgotti, directeur de la marque Elf, de présenter officiellement cette nouvelle gamme de lubrifiants motos et scooters.
Et de préciser que ce déploiement mondial est le fruit de 3 ans de développement, avec un gros travail du centre de recherche indien, dédié à la moto, et des partenariats avec Royal Enfield et CFMoto, mais aussi avec le distributeur Parts Europe, bien implanté aux USA.







La performance, c’est aussi en tout terrain
Le Salon du 2 roues de Lyon 2026 mettait à l’honneur la marque Italienne TM, née en à la fin des années 70. Une marque à l’esprit artisanal, peu connue du grand public et dont l’identité s’est forgée autour de trois grands axes : la performance, la précision et le caractère.
Depuis les années 2000, toujours indépendant, le constructeur a encore renforcé sa présence en compétitions, en se basant sur un ADN. Mais pour suivre l’évolution technologique, les motos sont moins minimalistes, mais la recherche de la fiabilité et de la performance est toujours bien ancrée.
L’Italie toujours, par l’ASI, l’équivalent de la FFVE, a mis sur pied une exposition de près d’une centaine de modèles de motocross des années 50 à 70, rassemblées par l’ancien pilote Gian Pio Ottone. Parmi ces machines, beaucoup d’italiennes comme des Moto Morini, des Gilera ou des Bianchi, mais aussi, notamment, d’illustres anglaises telles les Ariel, BSA ou encore AJS.







Et les autres expos…
Parmi les expositions thématiques orientées performance de ce Salon du 2 roues de Lyon 2026, on trouvait des monstres bien loin du monde du 2 roues avec la présentation de tracteurs survitaminés, avec des moteurs développant plus de 1000 chevaux avec le même bloc que celui d’origine qui n’en sortait que 300 !



Carburant au méthanol, ces engins participent à des courses de tracteur pulling où ils doivent déplacer des charges énormes sur quelques centaines de mètres. Ces courses, dont 6 se déroulent en France, existent depuis près de 40 ans. et là encore, le Salon du 2 roues de Lyon 2026 a permis à beaucoup de découvrir cette activité.
Mais la puissance n’est pas la seule voie de la performance. Pour Honda, elle est commerciale. Et le Salon du 2 roues de Lyon 2026 a été l’occasion de revenir sur ce record dont la marque nippone vient de se parer en ayant vendu plus de 500.000.000 (oui, cinq cent millions !) de motos depuis sa création.
Et là encore, on revient sur les motos les best-sellers du constructeur ailé.





Autour de la moto
Outre les expositions dédiées aux marques et aux modèles, le Salon du 2 roues de Lyon 2026 a également permis de voir la moto différemment. Histoires de motards.
Les 2 roues, engins technologiques
Quand on parle technologie, on va bien entendu parler moteurs. Et l’expo moteurs de l’an dernier s’est encore enrichie. Certes, il n’y a pas que de la moto. Dans cette expo, on trouve également des moteurs automobiles anciens, des moteurs industriels et des moteurs d’aéronefs, du moteur en étoile au réacteur du concorde jusqu’au propulseur de la fusée Ariane.
Et une constante dans cette évolution au fil du XXème siècle : la variété de ces moteurs, où chacun devait répondre à un besoin bien spécifique.







Mais un moteur, aussi pointu et puissant soit-il, sans un châssis, ça ne va pas bien loin ni bien vite ! Et un châssis sans guidage efficace, ça va droit dans le mur… D’où cette vision offerte au visiteur du Salon du 2 roues de Lyon 2026 de la variété de fourches qui ont équipées les motos.
La fourche, c’est à la fois la liaison à la route et le guide du 2 roues. Sur certains modèle, la préférence est allée à la simplicité, comme un simple caoutchouc travaillant en torsion, tandis que sur d’autres, le système s’est avéré beaucoup plus complexe pour à la fois être performant, mais aussi durable, comme sur les motos d’endurance.







Le 2 roues, engin ludique
Belle illustration de cette facette avec la piste d’auto-tamponneuses utilisée pour mettre en avant les mini-motos. Pas l’idéal pour les photos sur lesquelles les couleurs deviennent surprenantes, mais indéniablement fun et sympathique pour le visiteur. Ce concept, les lecteurs assidus de News d’Anciennes l’avaient déjà vu lors du dernier salon Epoqu’auto.
A ce petit jeu, le Honda Monkey se taille la part du… Lyon tant il a été personnalisé, et a évolué. Mais d’autres marques prouvent qu’il n’était pas seul sur le marché de ces motos de poche. A côté de la piste, de mini Yamaha faisaient de la résistance.







Le 2 roues, engin esthétique
Pour ce thème, deux expositions à l’honneur dès l’entrée du salon après la place des Lumières. La première mettaient les réservoirs des motos dans la lumière justement. Là encore, on pouvait voir au fil des 4 murs dédiés l’évolution des modes, l’adaptation aux besoins et les caractéristiques de ces accessoires eux aussi indispensables au bon fonctionnement d’une moto.
L’autre expo mettait en parallèle la moto avec un produit issu du luxe où l’esthétique reste aussi importante que le produit lui-même. En effet, le parfum vaut presque autant par la fragrance alcoolisée que par le flacon qui la contient et la publicité qui le fait vendre. Et au Salon du 2 roues de Lyon 2026, quelques parfums ont été associés à des modèles emblématiques de motos. Pour un résultat surprenant mais propre et léché.








Les 2 roues de Coluche
Passionné de moto, les modèles qu’a possédé Coluche étaient rassemblés au Salon du 2 roues de Lyon 2026. Et force est de constater que l’humoriste était aussi une tête brûlée qui adorait la vitesse comme en témoigne sa moto du record. Avec sa Yamaha TZ-D 750 préparée (mais fausse oW31) il abat le 1000 mètres 13,9 secondes à la moyenne de 252,082 km/h. Idem pour la Honda RS500 n°11 pilotée par Raymond Roche que Coluche a essayé sur le circuit Paul Ricard.
Mais quand on regarde les motos routières qu’il a possédé, entre la V-max, les 750 Honda, Suzuki et Kawasaki ou encore la Turbo, ce n’étaient pas les machines les plus anémiques ! Bref, l’Histoire d’un Mec parti dans sa passion… Putain de camion.







Les avant-guerre et les Lyonnaises à l’honneur
Le Salon du 2 roues de Lyon 2026 ne fait pas exception à la règle : les anciennes marques lyonnaises et quelques françaises sont mises à l’honneur.
Les motos sont présentées autour d’une piste de jeu de boule typique de la ville, car il ne faut pas oublier que la pétanque bien connue et née à La Ciotat, n’est qu’une déclinaison de la boule lyonnaise qui se joue avec quelques pas d’élan et des boules plus grosses. Fermons la parenthèse culturelle…
Ainsi, autour de la piste de sable, on retrouve des Rhonyx, des Gnome Rhône qui ont également leur propre exposition ailleurs dans le salon, des Follis bien sûr ainsi qu’une Ultima. Bref, un beau parterre de marques aujourd’hui disparues mais qui ont fait rayonner le savoir-faire local durant la première moitié du siècle dernier.





Des motos d’avant guerre, il y en avait d’autres, plus internationales. Cela se limitait surtout à des marques françaises et anglaises. Mais il est chaque fois surprenant, de voir comment ces véhicules ont évolué.
Autrefois, ils avaient une fonction beaucoup plus utilitaire alors qu’aujourd’hui, les motos sont beaucoup plus ludiques. On retrouve cela sur l’expo dédiée aux françaises autour de la Renault 4CV qui fête cette année ses 80 ans. Et le scooter, notamment n’était pas l’apanage de Vespa.
Et si le voitures étaient françaises, les motos exposées autour des Bugatti avaient des origines variées, mais s’accordaient assez bien avec l’ambiance créée autour ce cette exposition.







Petit tour des clubs en image
C’est le propre des salons : donner de la visibilité aux clubs, dédiés à une marque voire à un modèle particulier. On retrouvait bien sûr les motos Gauthier, Aspes, les 3A, la FFVE, l’amicale rétrocyclettes villeneuvoise… Et tant d’autres qu’il est difficile de n’oublier personne ici ou dans la galerie en fin d’article. Oui, je botte ne touche, mais si je devais passer en revue tout le monde vous seriez encore à lire ce papier demain !







Salon du 2 roues de Lyon 2026, « c’est d’la dynamique ! »
Outre le fait que le Salon du 2 roues de Lyon 2026 se renouvelle en partie, comme chaque année, c’est aussi un salon sur lequel il y a beaucoup de shows, les 140000 m² du site d’Eurexpo Lyon autorisant pratiquement tous les délires, y compris créer une piste de motocross indoor dans le hall 7.
Cette facette dynamique du salon s’articule autour de trois grands pôles d’animation : les compétitions, les shows et les essais. Ce dernier point reste important puisqu’il faut garder en tête que le Salon du 2 roues de Lyon 2026 est avant tout un salon commercial où ont lieu de nombreuses transactions, souvent conclues suite à un essai.



Plutôt orientés 2 roues neufs, nous allons plutôt nous attarder sur les show et les compétitions qui regroupent tous types de machines. Le tour ne sera pas totalement complet, mais vous donnera l’envie d’aller découvrir tout ça lors de la prochaine édition !
Le Lugdunum Beach Race
Les lecteurs des aventures d’Astérix et Obélix savent immédiatement que l’on perle de la ville de Lyon, Lugdunum en latin. Et associer Lyon avec la plage, il fallait oser ! Mais ce show en extérieur a bien lieu sur une piste sablonneuse de près de 100 mètres de long où des gladiateurs vont lancer leurs machines.
Deux pilotes, deux tonneaux, deux lignes droites pour un seul sommet de plaisir tant pour les pilotes que pour le public. Et même si le but est de s’amuser, ce qu’ils font comme des enfants dans un bac à sable, la compétition est bien là.
Pour respecter la philosophie de ces courses originaires des USA, la plupart des motos sont des Harley Davidson, mais on retrouve également quelques marques anglaises comme des Triumph ou des BSA. Le look des pilotes fait également partie intégrante du spectacle.






Les Intrépides
Ici, pas de course, juste prendre du plaisir à piloter des machines d’avant-guerre sur ce terrain sablonneux. Certes, les pilotes semblaient préférer la piste à virage relevé de l’an dernier, mais cette piste de stadium antique proposée au Salon du 2 roues de Lyon 2026 reste quand même bien appréciée. Il n’y a qu’à voir les têtes réjouies des pilotes.
Les marques sont plus européennes, et même lyonnaises comme ces Rhonnyx ou ces Gnome Rhône. Et leur pilotage n’est pas aussi intuitif que les motos modernes, avec ces leviers à actionner et ces guidons bas à la course entravée par le réservoir. Et toujours des tenues en rapport avec l’époque.
Les motos étant plus anciennes, certaines se retrouvent en panne sur la piste, les grains de sables ne manquant pas pour créer des problèmes. Les Intrépides… Ils portent bien leur nom !







Horsepower
C’était le nouveau show du Salon du 2 roues de Lyon 2026. Sur cette même piste de sable, un parcours chronométré de type gymkhana autour de bidons mettait en concurrence cavaliers et motards. Chacun leur tour, le cheval et la moto se lançait à l’assaut de la piste et chose surprenante, le cheval était loin d’être ridicule et tenait la dragée haute aux motocross.
L’osmose entre le cavalier et sa monture permettait cette performance, et la légèreté de la moto se confrontait à l’explosivité de l’animal. Un show original où en terme affectif, le cheval remportait tous les suffrages des spectateurs.







Wall of Death, un spectacle de dingue !
Si vous voulez assister à un truc déjanté et complètement dingue, il faut absolument assister au spectacle Wall of Death. Outre la performance motocycliste de rouler le corps à l’horizontale sur les parois verticales d’une arène en bois, il y a la mise en scène et l’histoire.
Le Hell’s Angel est connu connu pour vivre sur sa moto et c’est son histoire qui est racontée par une Madame Loyal aux airs de Uma Thurman dans Kill Bill. Comme dans un spectacle issu des meilleurs westerns, le centre de l’arène est occupé par un groupe de rock qui joue en live, couvrant le vrombissement des motos lancées à fond.
Cette arène ne fait que 8 mètres de diamètre, mais les gladiateurs « Gypsy » qui s’y montrent sont vraiment doux, durs et dingues, pour reprendre le titre d’un film de Clint Eastwood. Seulement 160 places par séance, il faut venir tôt, mais ça vaut le coup d’attendre !







Trois shows pour le trial
3 parcours, 3 sensations. Le trial est une discipline qui conjugue maîtrise de la moto et équilibre extrême et était déclinée en trial vintage, en franchissement extrême et en véritable spectacle de cirque.
Cette année, au Salon du 2 roues de Lyon 2026, c’est justement le Circus Trial que l’on a pu suivre. Les deux pilotes enchaînaient les sauts sur une structure construite autour d’un camion, avec des exercices quasi-statiques qui faisaient retenir leur souffle à tous les spectateurs.
Imaginez. Plutôt que quelques plots ou un parcours dessiné, c’était à quelques centimètres d’une personne allongée au sol que ces virtuoses casqués plaçaient les crampons de leurs pneus et faisaient des sauts de cabris. Des cascades impressionnantes.
Ces animations ne durent que quelques minutes, et peuvent frustrer sur le papier lorsque l’on programme son tour du Salon du 2 roues de Lyon 2026, mais quand on voit leur réalité, on comprend mieux pourquoi tant la concentration est intense.





Le FMX : attention, motards volants !
La philosophie du FMX, ou freestyle motocross, c’est de prendre une motocross, s’élancer sur une rampe et faire des bonds prodigieux à plusieurs dizaines de mètres de haut. Et bien entendu, c’est l’occasion d’admirer la maîtrise des pilotes qui exécutent des figures, donnant l’impression au public d’être en apesanteur.
Et comme lors de tous ces spectacles, tout est millimétré : distances entre la rampe et la structure gonflable de réception, pression de cette structure pour un atterrissage à moindre risque, inclinaison de la rampe, vitesse d’attaque… Les pilotes, bien que professionnel du FMX, n’y vont pas les yeux fermés et chaque série de saut est précédée par quelques tours de moto pour bien appréhender le parcours.
Et pas question de se contenter de motocross légères. Tout est bon(d) pour le FMX, y compris des motos comme les Yamaha Ténéré de près de 200 kg !




RFX MX Indoor de Lyon
On reste dans le motocross, mais cette fois sur « le plus grand évènement Motocross Indoor en Europe », tel qu’il est défini par l’organisation. Tous types de motocross, plusieurs catégories de pilotes, une piste terre éphémère et variée et surtout des départs en masse : là encore le Salon du 2 roues de Lyon 2026 était l’occasion de découvrir ou redécouvrir cette discipline.
Après une première journée dédiée aux essais, les manches se sont succédées les jours suivants donnant lieu à de belles batailles, des sauts où l’efficacité et le temps au tour priment sur l’esthétique, et où il faut choisir entre passer à la corde ou sur le haut du virage pour trouver la trajectoire idéale tout en évitant le concurrent.







Le Stunt, quand les acrobaties se font au sol
Retour en extérieur où Leandro, petit prodige de la discipline de 16 ans, et sa sœur Luna ont impressionné le public du Salon du 2 roues de Lyon 2026. Trois montures ont permis de faire le tour des acrobaties possibles dans cette discipline, seul ou à deux sur une moto ou en jouant autour du speaker.
Quant à Sarah Lezito, elle a littéralement enflammé le public d’Eurexpo dans un véritable ballet avec la Kawasaki. Une vitesse d’exécution impressionnante lors des changements de position sur la moto.
Force est de constater que pour cette pilote, la selle est loin d’être la seule partie de la machine sur laquelle on peut s’assoir, guidon et réservoir prenant aisément le relais. Et si l’on pense que pour accélérer fort il faut être face à la route, ce n’est qu’une partie de la vérité.









2 roues Academy
A côté de ces animations où l’on s’en prenait plein les yeux, d’autres compétitions, moins ostentatoires se déroulaient dans les halls du Salon du 2 roues de Lyon 2026. Moins ostentatoires ne veut pas dire moins intenses, et pour ça le public ne s’y est pas trompé.
Côté moto, il y avait le concours Top Clef et côté vélo, c’était le Maillon Fort. Des challenges où sont repérés les mécaniciens de demain qui sauront travailler autant sur des nouveautés que sur des engins plus anciens. Et force est de constater que dans ce métier, la mixité devient la norme, les garçons faisant jeu égal avec les filles… et réciproquement !
A côté de ces concours, il y avait également des organismes de formation aux métiers de la mécanique, comme l’INCM ou le CNVA.






Conclusion
Bref, encore une année où il aura été difficile de faire le tour complet de ce salon décidément plein de surprises et diablement attractif… Voire addictif ! Bref, vivement 2027 !
Quant à la fréquentation définitive, elle est à nouveau impressionnante puisque l’organisateur du Salon du 2 roues de Lyon 2026 a fait part d’une augmentation de fréquentation de 8,5% par rapport à 2025, déjà année record ! Ce sont donc 187.500 visiteurs, dont 70.000 pour la seule journée du samedi, qui sont venus en prendre plein les yeux.
Pour finir, la traditionnelle galerie pour réparer les oublis.. Mais malheureusement pas tous sur ce Salon du 2 roues de Lyon 2026 !

















































































PH
Excellent article, très complet, tant par le texte que les photos.
· · 5 mars 2026 à 5 h 17 min
PH
Excellent article, très complet tant par le texte que par les photos.
· · 5 mars 2026 à 5 h 19 min
Fabien
Merci
· · 5 mars 2026 à 7 h 42 min