Renault 16, la grande Renault qui cassa les codes

Renault 16, la grande Renault qui cassa les codes
Thomashttp://southcarphotography.fr/
Passionné d'anciennes en général mais vouant surtout un culte aux Facel Vega (au grand dam de son entourage...), il a rejoint News d'Anciennes en 2015 suite à une discussion impromptue lors de Rétromobile avec Benjamin. Pour le moment non propriétaire d'une auto intéressante, il espère bientôt passer le cap !

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La Renault 16 entre 1975 et 1980

Le plastique c’est fantastique !

Pour se la jouer plus discrète, la Renault 16 profita du millésime 1975 pour se parer d’une nouvelle calandre en… plastique noir. Seule la nouvelle TX conservait son élément chromé. La L perdait même ses enjoliveurs de roues. Ce passage au plastique pour la majeure partie de la gamme avait plusieurs explications.

D’abord, elle permettait de faire des économies de production. Ensuite, elle permettait de distinguer les versions classiques, à portée populaire, de la TX, réservée davantage à une élite. Enfin, la Renault 20 fut lancée en novembre 1975 et il était donc logique de lui laisser une nouvelle place.

En 1976, l’ensemble des modèles voyait son premier rapport de boîte raccourci et ses essuie-glaces passer au noir. La puissance de la L fut réduite à 55 ch en raison d’un taux de compression plus faible (8.0:1). Sur la TS et la TX, la commande d’essuie-glaces s’effectuait désormais via un levier. Les L et TS étaient uniquement disponibles en boîte manuelle.

La Renault 16 continua son déclin pendant l’année-modèle 1977 avec l’arrêt des versions L et TS. La TL était disponible en deux niveaux de puissance : 55 ch (taux de compression de 8.0:1) et 65 ch (8.6:1). Une TL automatique fit également son arrivée, avec le bloc 1.647 cm3 assorti d’une boîte auto à quatre rapports pour une puissance de 68 ch.

Sur la TX, la planche de bord troquait ses entourages chromés contre du noir tandis que les cadrans adoptaient un éclairage vert et des aiguilles orange. Finis aussi les enjoliveurs d’ailes et la calandre chromée, désormais noire.

Le millésime 1978 marqua la fin de la TL de 55 ch. Le reste de la gamme adopta un garnissage de pavillon façon “grain de vache vanille” (même teinte que les sièges auparavant). Sur les TL restantes, les feux de recul furent incorporés aux blocs optiques arrière.

Les dernières années de production virent logiquement peu de modifications. En juillet 1978, les ceintures de sécurité furent montées de série à l’arrière tandis que les phares devinrent bicolores. Un an plus tard, la TL automatique fut arrêtée.

En mai 1980, la Renault 16 tira sa révérence lorsque la dernière TX quitta le site de production. En tout, 1.851.502 exemplaires furent assemblés en quinze ans, un excellent score !

Elle fit même une courte carrière aux États-Unis entre 1968 et 1972 sous l’appellation “sedan-wagon” avec un moteur 1.565 cm³ de 62 ch, des phares ronds dits “sealed beams”, des feux de position, une planche de bord spécifique ou encore des pare-chocs renforcés.

La Renault 16 de nos jours

La Renault 16 était donc une voiture plutôt haut de gamme. Et cela a contribué à la préserver, on en trouve encore beaucoup sur nos routes. En plus, comme notre essai le prouve, elle est encore à l’aise dans la circulation actuelle et peut tout à fait être une auto de tous les jours !

Les pièces se trouvent en nombre et acheter une Renault 16 ne sera pas si compliqué. Comptez 3000 € pour les TL, les versions de base. Ensuite les autres modèles s’échangent entre 4000 et 4500 €. Enfin le haut de gamme (presque sportif) la Renault 16 TX se trouve aux alentours des 6000 €. Une bonne pioche assurément !

1965-1969

Renault 16, la grande Renault qui cassa les codes

1970-1974

Renault 16, la grande Renault qui cassa les codes

1975-1980

Renault 16, la grande Renault qui cassa les codes

Photos additionnelles : Groupe Renault

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1 COMMENTAIRE

  1. La légende disait qu’elle aurait été piratée de chez un autre constructeur??? Ce qui expliquait le changement de conception… mais c’est peut être l’inverse…. quand on voit ce qu’on voit, on a bien raison de penser ce qu’on pense

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