Mon Tour Auto 2020 par Fabien

Mon Tour Auto 2020 par Fabien
Fabien
Un lion et un cheval cabré m'ont fait aimer les voitures de mon enfance... Un livre, «La maîtresse d'acier» de Pierre Coutras, et des légendes, Fangio-Moss-Hawthorn, m'ont conduit à me passionner pour des bolides plus ancien. A mon tour de partager avec vous.

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Le Tour Auto 2020, c’est fini… depuis deux semaines. Vous avez pu le suivre au jour le jour sur notre site (tout est ). Mais quand on vit ce type de course pendant toute une semaine, il est aussi important de partager des émotions, des situations et la vie de l’équipe.

C’est parti !

L’an dernier, j’ai déjà eu l’opportunité de suivre le Tour Auto (c’est par ici). L’expérience était inoubliable. Pour 2020, en plus avec une arrivée à Marseille, la ville qui m’a vu naître, c’était comme une évidence de rempiler ! Et ce n’était pas une crise sanitaire qui allait s’élever entre le Tour Auto 2020 et moi !

Arrivé au Grand Palais, la dernière fois, avant une longue période de restauration de l’édifice centenaire, la magie a opérée. Malgré les contrôles renforcés, malgré les masques, malgré tout, inexorablement, cette coupole de verre et ces belles mécaniques se marient décidément parfaitement.

Et c’est comme un chien fou que je passe d’une auto à l’autre, tentant de saisir les sourires et la bonne humeur ambiante, tout autant que les lignes de ces carrosseries d’un autre âge.

Regarde comme il fait beau, dehors…

Mais le Tour Auto, ce ne sont pas seulement des belles courbes, ce sont aussi est surtout de superbes paysages. C’est la découverte de la France, avec chaque année un nouveau morceau. Et sur cette édition du Tour Auto 2020, finalement, le report nous a permis d’avoir droit à du grand beau temps sur toute la durée de l’épreuve. Oubliée l’eau jusqu’aux os à Charade lors de l’édition 2019 ! Un grand soleil qui jouait avec les arbres et les nuages pour des jeux d’ombres bienvenus.

Les circuits : petit classement personnel

C’est le propre du Tour Auto : marier élégamment les différents types de routes en y associant des lieux de liberté que sont les circuits. Cette année, ils étaient au nombre de 5, en commençant par Linas-Montlhéry, suivi de Nevers-Magny-Cours, Charade, Lédenon et pour finir, le Paul Ricard.

Magny-Cours et Charade avaient déjà été des étapes en 2019, et finalement, ils restent les deux opposés cette année. Je ne me permettrais pas de juger à la place des pilotes et le point de vue reste purement photographique ! Magny-Cours reste le moins typé, alors que Charade, avec sa piste vallonnée, boisée et se seconds plans montagneux, est de toute beauté, où que l’objectif se pose.

Pour les 3 autres, c’était une découverte, et par ordre de préférence, j’ai eu un faible pour Lédenon, vallonné à souhait mais où l’environnement n’est pas aussi photogénique que son cousin du nord du Massif Central.

Vient ensuite Montlhéry, notamment pour son histoire : il est le plus ancien de tous. Et pour finir, le Castellet, le fameux Paul Ricard avec ses bords de piste bariolés de bleu et rouge.

La route, spéciales et liaisons

Cette année, pour cause de crise sanitaire, les accès aux spéciales ont été limités. Mais cette partie reste le monde des compétiteurs. Sortes de huis-clos où la symbiose entre pilote, co-pilote, machine et asphalte doit être totale. Il est toujours émouvant de prendre en photo ces instants où, dans le regard des pilotes, seule la route compte, tandis que le copilote est absorbé par son road-book.

Par contre, les liaisons sont un lieu de jeu où les compétiteurs, devant respecter le code de la route, sont à portée d’objectif depuis notre véhicule pour ces travellings mémorables ! Merci la vitre arrière du Berlingo !

Séquence émotion

Le moment où tout photographe se doit d’immortaliser, c’est la sortie de piste sans gravité, si ce n’est sur le classement. Et j’ai eu la chance d’assister par 2 fois cette année à ce type de séquence.

La première, c’était lors de la lutte à couteaux tirés entre la Morgan +4 Super Sport n°159 et l’Austin Healey 100/4 n°196 du plateau 3 sur le circuit de Charade : un pneu dans l’herbe en sortie de chicane qui a été décisif pour Berchon dans ce combat.

La seconde, au Paul Ricard, lors d’un des tout derniers tours de circuit, et, de fait un des derniers mètres de l’épreuve. À un moment où les mécaniques sont à bout, après 1 semaine de compétition. Là, c’est la tôle de la roue arrière droite de la Porsche 904 qui est littéralement déchirée. Le moyeu est resté fiché par ses boulons, tandis que le reste de jante prenait la fille de l’air en sortie de virage. Là encore, pas d’accrochage. Un fait de course qui met en avant que, même si ce sont de véritables bijoux qui se bagarrent, la course reste intense et jusqu’au-boutiste.

C’est une belle “journey” qui s’achève…

Bien sûr, des remerciements s’imposent à l’issue de ce périple. Aux participants et à l’organisation, d’abord… et aux autres membres de l’équipe ensuite.

Si l’occasion m’en est donnée, ce sera avec joie que je rempilerais pour cette semaine hors du temps.

Mais je voudrais dire merci à une autre personne en particulier. Une personne avec qui j’aurais souhaité voir l’arrivée du Tour Auto 2020 : mon père, ce Marseillais qui a contribué à ma passion et qui est parti au mois de Mars dernier.

Cette arrivée était spéciale également pour nous deux, grâce à François Allain, Stéphane Ruault et leur équipe : Papa avait eu une GS X2 qu’il avait adorée.

Bref, ce Tour Auto 2020 a eu une connotation particulière pour moi, car tout au long de l’épreuve, nous étions deux, et maintenant je peux dire : Adieu Papa, et merci…

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