L’impression 3D au secours des anciennes

L'impression 3D au secours des anciennes
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L'impression 3D au secours des anciennes
Benjaminhttps://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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Vendredi dernier, rendez-vous dans la métropole troyenne. Valentin et Julien de Meca Place m’attendent devant une machine qu’on ne voit pas tous les jours. Habitué aux centres d’usinages 5 axes, ce qui se fabrique là dedans en est pourtant bien éloigné. Je suis devant une Imprimante 3D métal.

L’impression 3D et les anciennes

Alors qu’on connait par cœur les refabrications classiques, à base de fonderies, d’usinages et de séries plus ou moins grandes l’impression 3D a quand même l’avantage de s’affranchir de bien des contraintes.

On vous expliquera comment ça fonctionne juste après mais déjà, parlons un peu du principe. L’usinage enlève de la matière pour arriver à la bonne forme. La fonderie utilise un moule pour obtenir la forme la plus proche possible de ce dont on a besoin.

L’impression 3D serait plus proche de la fonderie puisque c’est la matière qui va venir directement s’imprimer selon une forme définie jusqu’à obtenir la pièce qu’on veut.
Le gros avantage de ce procédé pour nos anciennes ? Certes, faire une série de pièces réduira le coût de production, mais la pièce unitaire ou de forme très complexe n’est plus un problème ! L’intérêt apparaît donc quand le besoin est à fixer entre 1 et 20 pièces.

Comment ça marche ?

Avant de pouvoir lancer la fabrication d’une pièce sur une imprimante, il va falloir la modéliser. C’est en cela que la partie est un peu plus complexe. Si les clubs peuvent éventuellement avoir les plans de définition de la pièce, le modèle 3D est souvent inexistant. Le réaliser sera la première étape de l’impression 3D.
C’est là que des acteurs comme Meca Place se démarquent, en maîtrisant parfaitement cet outil et en sachant comment modéliser POUR l’impression 3D.

L’impression 3D plastique

C’est la plus courante des impressions 3D. Sur un plateau prévu à cet effet, l’imprimante va venir ajouter successivement des dizaines (minimum) de couches de plastique fondu. Les nuances de matières sont nombreuses mais le principe est toujours celui d’une tête d’impression qui va chauffer du plastique pour le déposer exactement là où il faut.

Le gros avantage c’est qu’on peut donc créer une forme simple, mais également très complexe. L’autre avantage c’est qu’on a pas besoin de créer un coûteux moule. La seule chose qui est réutilisée c’est le modèle 3D.

L’éventail des pièces est bien plus large qu’on le croit. Même si le plastique n’est arrivé que tard dans l’automobile, bien des pièces métalliques n’ont pas besoin d’être refabriquées dans leur matière d’origine. Cela peut aller des baguettes chromées aux mascottes en passant par des interrupteurs et autres fragiles boites à fusibles.

L’impression 3D métallique

La grosse avancée de l’impression 3D, au moins pour nos anciennes, c’est que la technologie peut maintenant recréer des pièces en métal.

Vendredi la machine travaillait à recréer une minuscule pièce nécessaire aux R21 Quadra. Sans ce petit bout de métal et ses ergots, impossible de passer de 2 à 4 roues motrices. Du coup deux propriétaires ont eu besoin de Valentin et Julien pour refabriquer ces pièces.

La fabrication est faite par une société qui a su trouver un parfait débouché pour l’impression 3D métallique : la prothèse dentaire. C’est d’ailleurs en parallèle d’implants que la pièce est fabriquée.

Le principe est moins visuel qu’avec du plastique :

  • une couche de poudre de chrome-cobalt est déposée sur le plateau d’impression. La couche fait 25 microns de haut, chaque “grain” de poudre étant de 6 microns de diamètre
  • un laser vient frapper la zone où la poudre doit se solidifier
  • l’échauffement du laser fait fondre la poudre qui forme la structure métallique
  • l’opération se répète des milliers de fois jusqu’à obtention de la pièce voulue.

Ensuite on récupère le plateau et on enlève la poudre non solidifiée. La pièce brute est alors séparée d’un support nécessaire pour éviter toute déformation due à la chaleur du métal, puis elle est polie.

La post production est primordiale. Le traitement de surface, l’ébavurage, le traitement électrolytique sont des étapes importantes. Imprimer une pièce, c’est bien, qu’elle soit fonctionnelle et qu’elle se monte, c’est bien mieux !

Qu’est ce qu’on peut faire en impression 3D ?

Avec ces deux techniques on peut réaliser des pièces de toutes formes, en plastique ou en métal. Evidemment certains matériaux métalliques ne peuvent être reproduits et l’impression 3D ne conviendra pas à toutes les pièces.

Pour le moment, c’est la dimension des pièces qui peut poser problème. En fait les imprimantes s’agrandissent mais restent malgré tout la limite imposée à ces refabrications. Chez Meca Place on peut utiliser un plateau allant jusqu’à 30 cm x 30 cm. C’est déjà très utile pour bien des applications mais ce n’est pas encore demain qu’on pourra refabriquer une aile ou une calandre complète. Mais ça avance, et ça va venir !

C’est au final assez réconfortant de se dire que la petite pièce qui nous manque depuis des années et que personne ne veut, ou ne peut, refabriquer à un prix adéquat ne sera bientôt plus un problème !

On espère que la R21 Quadra repassera vite en 4 roues motrices et on suivra de près les prochaines évolutions de ces technologies !

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