Les résultats de la vente « The Paris Sale » de Bonhams

Publié le par Benjamin

Les résultats de la vente « The Paris Sale » de Bonhams

C’était la dernière des ventes aux enchères physiques de la semaine dernière. La maison anglaise Bonhams avait posé son chapiteau dans le Bois de Boulogne, au Polo de Paris.

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En bref :
– Nouveau lieu pour la maison Bonhams après des années entre les nefs du Grand Palais et du Grand Palais Éphémère.
– Le catalogue était resserré et très varié

La vente The Paris Sale de Bonhams en détail

L’exposition s’est ouvert dès le Mardi 27 Janvier mais c’est bien Vendredi 30 que le marteau a commencé à tomber, d’abord sur les lots d’automobilia puis sur les voitures anciennes proposées. Au total, la vente réalise 9 millions d’euros de chiffre d’affaire et 85% des lots sont vendus. Une performance remarquée au milieu d’une semaine particulièrement riche.

La collection « Les Belles Endormies »

Le spéléologue et explorateur suisse Pierre Strinati a réuni une grosse collection de voitures anciennes. Une grosse partie avait été vendue dans les années 80, mais il en restait quelques unes et elles sont proposées lors de la vente The Paris Sale de Bonhams. La plupart des autos demandaient des travaux pour reprendre la route.

La star de la collection était la Mercedes-Benz 500K de 1934, plus grosse estimation de la vente The Paris Sale de Bonhams (1,5-2,5 millions d’euros). Unique, la seule à arborer cette carrosserie Vanvooren, presque jamais exposée au public, elle termine finalement à 862.500€.

On retrouvait aussi deux françaises exceptionnelles dans cette collection. La Delage D8-120 Cabriolet de 1938 fut carrossée par Chapron. Estimée entre 250 et 350.000€, elle dépasse largement l’estimation à 460.000€.

Moins connue, la Voisin C30 de 1939 est une des dernières voitures du constructeur et n’a même plus un moteur Voisin. Une rareté au style streamline, estimée entre 250 et 275.000€ et partie 132.250€.

La collection comportait des cabriolets originaux. D’abord la BMW 335 Cabriolet de 1941 dont seules 410 à 420 voitures furent produites avec une carrosserie de 326 allongée et un 6 cylindres poussé à 3,5 litres. Estimée entre 25 et 45.000€ elle ne se vend pas.

La Jowett Jupiter, identique à celle qui fut sur l’affiche du Tour Auto 2020 était estimée entre 10 et 15.000€ et se vend finalement 25.875€.

Cette collection de la vente The Paris Sale de Bonhams comprenait aussi des voitures anciennes plus classiques.

La Traction 11 BL de 1951 bien préservée mais à remettre en état se vend 14.950€ (est. 5-10.000€), la Jaguar XK140 de 1956 avec seulement 3150km au compteur grimpe à 73.600€ (est. 25-45.000€) et la Mercedes 190SL de 1956, elle aussi peu kilométrée (4612km) atteint le chiffre fou, par rapport à son estimation comprise entre 60 et 90.000€ de 276.000€ !

Les trois dernières autos de la collection collaient au côté explorateur de Pierre Strinati. On retrouvait ainsi une Citroën C4 Kegresse de 1934 identique à celles de la Croisière Jaune. Estimée entre 20 et 40.000€, elle se vend 35.650€.

On ajoutait une Willys 4×4 Station Wagon de 1952, sorte de précurseur des SUV modernes, à restaurer et estimé entre 10 et 15.000€ qui part à 9775€ et un Land Rover Series IIA de 1966 estimé entre 15 et 20.000€ qui monte à 31.050€.

Les belles françaises

En plus des belles endormies, la vente The Paris Sale de Bonhams proposait d’autres françaises très intéressantes.

La plus ancienne était la Bugatti Type 57 Galibier de 1934 avec sa carrosserie d’usine (41 exemplaires produits). Estimée entre 220 et 280.000€, elle part à 218.500€.

Toujours dans le luxe, la Facel II de 1962 se distinguait avec sa boîte manuelle qui lui assure plus de performance. Estimée entre 150 et 200.000€, elle part à 143.750€.

Les trois autres françaises étaient des Citroën. La vente The Paris Sale de Bonhams comprend deux DS Chapron. La plus ancienne est la DS19 Décapotable de 1961, la 128e construite, avec ailes cendrier, restaurée en 2000 et estimée entre 130 et 170.000€ mais qui se contente de 92.000€ sous le marteau.

La seconde était une berline à l’arrière particulier : une Majesty de 1966. 27 furent construites et celle-ci est dotée de la séparation chauffeur et a été restaurée. Estimée entre 125 et 150.000€, elle n’est pas vendue.

On ajoutait une Citroën SM Regembeau. Si cette auto n’est pas équipée du moteur diesel, elle est équipée d’un moteur préparé. Les roues en résine sont également au programme de cette auto estimée entre 40 et 60.000€ mais qui part à 32.200€.

Des carrosseries originales

En plus de celles qu’on vous a déjà présenté, la vente The Paris Sale de Bonhams proposera d’autres voitures que vous devriez remarquer à cause de leur carrosserie, rare ou sublimes.

La plus ancienne, la Wanderer W25K Roadster de 1938 est mue par moteur à compresseur conçu par Ferdinand Porsche et elle est rare (258 exemplaires produits). Restaurée par le passé, estimée entre 100 et 150.000€, elle grimpe à 253.000€ !

Suivait la Chrysler « Thomas Special » de 1953, carrossée par Ghia sur un dessin de Virgil Exner pour C B Thomas, directeur de l’export chez Chrysler. Estimée entre 330 et 390.000€, elle fait partie des invendus.

On terminait cette partie avec l’Alfa Romeo Giulietta SZ de 1961. Cette Coda Tonda est une des dernières de la série. Restaurée récemment, prête à rouler, estimée entre 250 et 300.000€, elle ne part pas non plus.

Les inmanquables

On avait terminé notre sélection dans le catalogue de la vente The Paris Sale de Bonhams avec quelques voitures anciennes qui sortaient du lot et, d’abord, d’autres grosses estimation.

On commençait avec la Mercedes-Benz 300 SL de 1955, équipée d’origine d’une transmission à rapports longs, européenne depuis 1980 et restaurée dans les années 90, estimée entre 1,2 et 1,5 million de dollars, c’est la seule millionnaire de la vente avec un prix final de 1.299.500€.

On retrouvait ensuite une BMW M1 de 1981. Toujours bien entretenue, cette M1 kilométrée était estimée entre 450 et 500.000€ et ne se vend pas.

Enfin, une voiture plus récente, la Ford GT Carbon Series de 2022, une supercar non-hybride avec 23km au compteur était entre 580 et 700.000€ et se vend 598.000€.

On avait noté deux Aston Martin dans ce catalogue de la vente The Paris Sale de Bonhams. La plus ancienne, c’est une DB4 Series V de 1962. Équipée d’un moteur SS (Special Series), seules 6 voitures en conduite à gauche furent construites ainsi. Dans les mêmes mains depuis… 50 ans et avec son immatriculation d’origine, elle était estimée entre 350 et 450.000€ et se vend 379.500€.

Rien à voir avec la Lagonda Serie 2 de 1983, entretenue récemment et avec tout l’électronique qui fonctionne (prouesse), estimée entre 30 et 40.000€ et vendue 32.200€.

On avait terminé notre sélection avec une auto très originale, la Ferrari 308 GTB Huffaker préparée par le préparateur du même nom (390ch et 900kg) pour courir en IMSA-GTU mais qui ne le fit jamais puisque le règlement avait changé ! Estimée entre 120 et 180.000€, elle se vend 109.250€.

Pour voir tous les résultats de la vente, ça se passe par ici. Pour voir les résultats des autres ventes, cliquez sur la bannière et, sinon, délectez vous de ces dernières photos de l’exposition :

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Benjamin

http://newsdanciennes.com

Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos et a publié plus de 5000 articles directement... et participé à de nombreux autres. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres et compte plus de 300 essais de voitures anciennes à son actif. Il sillonne la France et l'Europe pour vous faire vivre toute sorte d'événements, de la petite exposition aux plus grands salons.

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