Les résultats de la vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026

Publié le par Benjamin

Les résultats de la vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026

C’était une première et c’était donc LA vente officielle du salon Rétromobile 2026. Les lots ont été scrutés pendant plusieurs jours et la vente Gooding Christie’s de Rétromobile était elle-même était scrutée… tout simplement parce que c’était une première et qu’il fallait voir comment la maison américaine allait s’en sortir.

En bref :
– C’était la première vente aux enchères de Gooding Christie’s en Europe continentale et la première d’un partenariat avec Rétromobile qui couvre aussi les futures éditions américaines du salon
– La vente se tenait le Jeudi 29 Janvier au sein même du salon
– Plus de 80 lots étaient proposés et les résultats finaux sont costauds

La vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026 en bref

Très bon point pour Gooding Christie’s : le public. Certes, il n’a pas pu accéder à l’exposition, mais vue la foule qu’il y avait sur le salon, c’est compréhensible. On pouvait tout de même tourner librement autour de la Goutte d’Eau et l’exposition était faite de telle façon que peu de lots étaient vraiment trop loin. Dans la même veine, la salle des ventes improvisée à quelques mètres du public et relayée sur de grands écrans a permis aux curieux de suivre la vente.

Côté résultats, la maison réalise 50.410.400€. Un gros résultat malgré de gros lots qui ne partent pas et qui s’appuie également sur les belles performances des supercars Ferrari. Voici un condensé des résultats, selon notre sélection d’avant-vente et avec les frais.

Les millionnaires de la vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026

Sur la douzaine de lots pouvant dépasser le million d’euros sous le marteau, les trois quarts étaient des Ferrari !

La plus grosse estimation revenait à une 250 GT Châssis Court de 1960, estimée entre 8 et 9 millions de dollars mais qui ne part pas, pas plus que la California Spider « longue » de 1958 estimée, elle, entre 5,5 et 6,5 millions.

Finalement, la star a été la Ferrai 288 GTO de 1984. Cette auto avec 1500km au compteur était estimée entre 6 et 7 millions et elle se vend 9.117.500€, signant un record pour un modèle… sachant que les trois plus chères ont toutes été vendues en ce mois de Janvier 2026.

Pour rester dans les belles Ferrari anciennes, la GT Lusso de 1963 entièrement restaurée et estimée entre 1,25 et 1,75 million part finalement à 1.242.500€ tandis que la 400 Superamerica Serie 1 Aerodinamico de 1962 déjà primée lors de nombreux concours ne se vend pas (est. 2.75-3.25 millions).

Impossible de ne pas parler des Ferrari plus récentes. Elles étaient 4 à viser de gros prix et elles sont 4 à se vendre.

On débute par les FXX. La K Evo de 2018 sur base de LaFerrari était estimée entre 5,5 et 6,5 millions et part à 6.98 tandis que la FXX Evo sur base Enzo était estimée entre 4,5 et 5,5 millions et se vend 4.448.750€.

On retrouvait aussi une 458 GTE, une voiture de course qui a remporté l’ALMS en 2013 et couru au Mans l’année suivante et qui sera parfaite des les nouveaux plateaux Peter Auto. Elle était estimée entre 1,2 et 1,45 millions et se vend 1.130.000€.

La dernière Ferrari était la SP1 de 2021 avec ses 215km au compteur qui part à 2.480.000€ pour une estimation comprise entre 2,5 et 3 millions.

On retrouvait donc 4 autres millionnaires potentielles dans le catalogue de la vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026, et notamment trois françaises d’avant-guerre d’ailleurs.

La fameuse Talbot-Lago T150-C-SS Goutte d’Eau de 1938 était la deuxième estimation de la vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026. C’est l’une des (très) rares Talbot-Lago T150-C-SS Goutte d’Eau. Présentée aux concours de Bruxelles, Paris et Deauville en 1939, déjà primée à Pebble Beach, potentielle reine de tous les concours, estimée entre 6,5 et 7,5 millions d’euros, elle part à 6.755.000€ et on remercie encore la maison de vente d’avoir laissé cette beauté si proche des visiteurs pendant les premiers jours du salon.

Pour les deux autres françaises, débutons avec la méconnue Ballot 3⁄8 LC Biplace de Grand Prix de 1920… et tout de même un double arbre à came en tête. Elle a gagné le Grand Prix d’Italie 1921 et elle aurait aussi participé deux fois au Grand Prix de France et deux fois aux 500 miles d’Indianapolis ! Estimée entre 3,5 et 6 millions d’euros, elle n’est pas vendue.

On retrouvait aussi une Bugatti Type 57C Atalante de 1938. Seuls trois exemplaires de cette version à compresseur et carrosserie alu sont connus. Celle-ci a un historique limpide et conserve une majeure partie de ses éléments mécanique d’usine. Estimée entre 2,25 et 2,75 millions d’euros, elle atteint 2.255.000€ sous le marteau.

Le catalogue de Gooding Christie’s à Rétromobile comprenait aussi une Lamborghini Miura P400 SV de 1971, estimée entre 3.25 et 3.75 millions d’euros et vendue 3.380.000€.

La dernière millionnaire était une Cobra 427 de 1966. Livrée avec l’option double carburateur, restaurée récemment en état quasi concours, estimée entre 1 et 1,25 million d’euros, elle se vend 1.062.500€.

Beaucoup de françaises au catalogue

Cette vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026 proposait de très belles autos françaises, de différentes époques et pour tous les goûts, de quoi montrer qu’on avait pas tout amené par avion depuis les USA.

On commençait avec deux ancêtres, toutes deux éligibles au Veteran Run (London to Brighton) puisque toutes deux datées de 1901.

D’abord la Panhard et Levassor Type B1 M4E « Hansom Cab » à 4 cylindres et boîte de vitesse électromagnétique. Vendue neuve à la comédienne Mademoiselle Thorcy, sa carrosserie est attribuée à Kellner. Estimée entre 550 et 650.000€, elle n’est pas vendue.

Le Tonneau De Dion-Bouton était anglais d’origine et possède une histoire parfaitement connue. Estimé entre 90 et 120.000€ il se contente de 55.200€.

Côté voitures d’avant la première guerre mondiale, on ajoutait une Bédélia BD2 10CV Tandem de 1912, ancienne pensionnaire des réserves de la collection Schlumpf, estimée entre 30 et 40.000€ et finalement vendue 94.300€.

On retrouvait aussi de beaux exemplaires de l’entre-deux guerres au catalogue de la vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026.

L’Hispano-Suiza H6B Splendid (nom de cette carrosserie Chapron) de 1922 avait été restaurée aux USA, déjà primée sur de nombreux concours, et était estimée entre 350 et 475.000€ mais ne se vend pas.

La Bugatti Type 40 Grand Sport de 1928 avec carrosserie et moteur d’usine pour cette voiture, restaurée en Italie et participante régulière aux Mille Miglia ainsi qu’aux événements du club Bugatti. Estimée entre 350 et 450.000€, elle ne part pas non plus…

Finalement, la Delahaye 125M Cabriolet de 1938 habillée par Chapron (est. 225-325.000€) et la Talbot T26 Record Cabriolet de 1947 carrossée par Worblaufen (est. 325-425.000€) ne partent pas non plus.

Plus classique, le catalogue comprenait une DS21 Pallas de 1967, le millésime tant recherché (liquide vert et feux ronds). Restaurée par un spécialiste est estimée entre 50 et 70.000€, elle se vend 50.600€.

Les dernières françaises du catalogue de la vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026 étaient plus sportives. On débutait avec une Alpine A110 1600 S Groupe 4 de 1971 ex-usine et même victorieuse de l’Acropole 1971 avec Ove Anderson, magnifiquement restaurée et estimée entre 200 et 250.000€, elle part à 241.250€.

Autre voiture au losange avec une R5 Turbo 2 de 1984 qui a appartenu au pilote belge Beaudoin Lempereur mais n’a pas été préparée. Restaurée et estimée entre 80 et 120.000€, elle se vend 103.500€.

On trouvait ensuite une Venturi 400 Trophy de 1993 avec moins de 5500km au compteur malgré deux saisons en course. Révisée et et estimée entre 350 et 450.000€, elle part contre 308.750€.

Dernière française, la Courage C65 LMP2 de 2004. Ancienne voiture d’Epsilon Sport, elle a participé deux fois aux 24 heures en 2005 et 2006. Ensuite elle fut exposée mais elle a été entièrement restaurée récemment et a déjà couru en Endurance Racing Racing Legends. Estimée entre 500 et 700.000€, elle se contente de 455.000€ sous le marteau.

La collection Cherrett

Ces Alfa Romeo avaient été annoncées assez tôt au catalogue de la vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026. On trouvait quatre auto, venues d’une collection créée dans les années 60. Plusieurs demandaient une remise en route et elles étaient proposées sans réserve, c’est important.

On débutait avec deux 1500 de 1928. La première, la rouge, une Sport, a été carrossée dans le style de Zagato lors de sa restauration entre 1962 et 1963. Estimée entre 250 et 350.000€, elle se vend 80.500€…

La seconde, la Mille Miglia Speciale, fut achetée neuve par « Benjy » Benjafield. C’est l’une des dix 6C suralimentées à avoir été construite. Restaurée en 1967 dans le style d’une Zagato elle était estimée entre 300 et 400.000€ et part à 161.000€.

La bleue, une 1750 Super Sport 3e Série de 1929 fut livrée neuve à Francis Courzon, comte Howe et vainqueur des 24h du Mans, l’auto a couru au Mans en 1930, classée 5e et gagnant de sa catégorie. Châssis et carter matching numbers pour cette voiture estimée entre 600 et 700.000€ mais qui s’arrête à 342.500€.

La berline, une 1750 Gran Turismo 5e Série de 1931 carrossée par Martin Walter était estimée entre 100 et 150.000€ mais s’arrête à 59.800€.

Des Fiat originales

Le catalogue de la vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026 en proposait 4 Fiat vraiment originales qui avaient également été dévoilées dès l’automne dernier.

La plus ancienne, la Fiat 1100 Coupé Speciale de 1953 a reçu une carrosserie dessinée par Michelotti et réalisée par Allemano (2 exemplaires). Estimée entre 200 et 250.000€, elle n’est pas vendue.

Les trois autres étaient à la fois plus récentes et plus originales. On débutait avec la Fiat 1100 T2 Spiaggetta de 1962, une voiture unique créée par Ghia qui permettait d’emmener 8 personnes. Estimée entre 100 et 180.000€, elle se vend 224.250€ !

On poursuivait avec la 500 F Decathlon de 1965, une interprétation de la Jolly en plus fantaisiste et moderne, c’est une réalisation Sibona-Basano, construite à la main en très petite série. Estimée entre 50 et 70.000€ elle se contente de 29.900€ sous le marteau.

La dernière est une Fiat 127A Holiday de 1974. Crée par Francis Lombardi, c’est une auto très rare de nos jours. Elle est estimée entre 35 et 55.000€.

On note aussi

Le catalogue de la vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026 comportait encore beaucoup d’autres lots notables ou originaux qu’on avait sélectionné.

On restait chez Fiat pour les deux premiers. On débute en 1935 avec la 1100 Industriale, un pick-up restauré et vendu avec un Vespa de la même couleur. Estimé entre 20 et 30.000€, il part à 26.450€.

La Campagnola 1107, propulsée par un moteur de Lancia 037 et qui a participé aux Dakar 1986 et 1987. Estimée entre 135 et 185.000€, sans réserve, l’auto ne part qu’à 28.750€ !

Attention, rareté. La vente Gooding Christie’s de Rétromobile 2026 proposait une Maserati 5000 GT de 1962. Seuls 34 exemplaires de cette « voiture des rois » furent construits. Celle-ci était une commande spéciale de l’Aga Khan IV et emporte, par exemple, un lecteur de 45 tours ! Estimée entre 750 et 950.000€, elle se vend 657.500€.

Autre italienne, l’Iso Grifo Série II « 7 Litri » de 1971. 83 exemplaires furent construit et celui-ci reçoit une boîte 5 rapports, elles ne furent que 23. Enfin, il faut noter que c’est la seule « Can-Am » vendue neuve en France ! Estimée entre 450 et 550.000€, elle est vendue pour 426.875€.

Dernière italienne, la Lancia Stratos HF Stradale de 1975 qui ne compte que 2000km au compteur ! Estimée entre 750 et 850.000€, elle atteint 815.000€ sous le marteau.

On terminait notre sélection avec deux voitures anciennes qui n’avaient rien à voir. D’abord avec la Rolls-Royce Phantom II de 1932 à l’histoire peu banale : commandée neuve par Armand Esders, le propriétaire de la Bugatti Royale du même nom, il la fit carrosser chez Letourneur et Marchand avec une carrosserie de coupé qui reste unique. Estimée entre 230 et 330.000€, elle n’est pas vendue.

Enfin, on retrouvait une BMW M1 de 1981. Cette première main parfaitement entretenue était estimée entre 500 et 600.000€ et se vend 522.500€.

Pour voir tous les résultats de la vente, c’est par ici qu’il faut se rendre. En attendant, on vous propose quelques photos supplémentaires et on vous invite à vous replonger dans le salon, tous nos articles sont visibles en cliquant sur la bannière :

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Benjamin

http://newsdanciennes.com

Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos et a publié plus de 5000 articles directement... et participé à de nombreux autres. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres et compte plus de 300 essais de voitures anciennes à son actif. Il sillonne la France et l'Europe pour vous faire vivre toute sorte d'événements, de la petite exposition aux plus grands salons.

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