C’est un rendez-vous de la rentrée. Les Bouchons de Joigny 2025 avaient lieu un peu plus tard que les années précédentes. Après quelques semaines de météo passable, le soleil avait décidé de revenir sur l’Yonne ce dimanche 7 Septembre. Il n’empêche, les participants n’avaient pas attendu le bulletin pour s’inscrire en masse et ils ont été rejoints par une belle foule de curieux pour créer une superbe fête autour de ce bouchon « commémoratif ».







On prend ses marques
Le soleil n’est pas encore très haut que déjà les voitures anciennes arrivent en masse sur le parking des halles situé au bord de l’Yonne. En attendant de partir, on fait un petit tour des forces en présence. Ce sont les populaires qui sont présentes dans l’immense majorité. Autre remarque : on ne retrouve QUE des voitures anciennes, vraiment anciennes puisque le critère pour avoir le droit de venir « se traîner » à Joigny est d’avoir une voiture construite avant 1969.
En fait, cela correspond à l’âge d’or du Bouchon, quand la RN6 qui comptait majoritairement deux voies se rétrécissait pour passer le pont de la ville au dessus de l’Yonne. Un vrai bouchon d’époque quand les parisiens en vacances pouvaient rester bloqués un certain temps dans la ville icaunaise qui comptait alors de nombreux restaurants et autres hôtels spécialement dédiés au trafic de la RN6. L’ouverture progressive de l’Autoroute A6 a progressivement mis fin à ce bouchon.
Pour en revenir aux Bouchons de Joigny 2025, l’événement a fait le plein. Plus de 400 inscrits avec des voitures, mais aussi des dizaines de vélos, cyclos et motos anciennes et même quelques tracteurs sont au rendez-vous. Mais ils ne sont pas stationnés pour longtemps. Il est 10h et les premiers concurrents partent sur le Quai du 1er Dragon.





Le Bouchons de Joigny 2025 autour du pont
C’est parti. Les vélos sont déjà partis, c’est le tour du cortège des véhicules à moteur de s’élancer. Le pont est à gauche mais il faut répartir les participants. Quelques Gendarmes en tenue sont chargés de le faire. Les premières voitures anciennes sont envoyées sur l’ancienne RN6 en direction de Saint-Aubin situé à quelques kilomètres. Une longue ligne droite qui sera bien utile plus tard. La foule est déjà nombreuse sur cette rive « nord » et admire le passage des voitures. Les smartphones sont levés et beaucoup immortalisent ces premiers instants des Bouchons de Joigny 2025.
Alors que les vélos réapparaissent, c’est parti, on envoie les premiers véhicules à l’assaut du pont Saint-Nicolas. Alors que ça ne bouchonne pas encore dessus, le public est agglutiné sur les trottoirs. Les voitures prennent ensuite l’avenue Gambetta et vont faire demi-tour au rond-point situé au bout… pour revenir et reprendre la direction du parking initial pour entamer un nouveau tour.






Avec autant d’engagés, forcément, ça prend du temps de vraiment lancer les Bouchons de Joigny 2025. Le bout du pont est déjà sujet à quelques bouchons avec quelques voitures qui veulent absolument emprunter le pont dès le début. Et puis quelques véhicules animent l’événement et n’hésitent pas à stopper quand ils le veulent. À ce titre on pense aux nonnes et au curé, au tracteur « concert » ou encore à la camionnette et son DJ. Il y a de l’ambiance !
Ça y est, c’est vraiment lancé. Tout le parcours des Bouchons de Joigny 2025 est occupé par les véhicules qui doivent d’ailleurs composer, comme à l’époque, avec quelques tracteurs, un bus, des caravanes qui prennent de la place sans compter sur les vélos, les cyclos et puis les piétons qui doivent bien traverser à un moment où un autre.










Quelques véhicules se font remarquer des connaisseurs par leur originalité. La majorité des participantes sont des populaires des années 50 et 60 mais quelques avant-guerre sont aussi dans le cortège des Bouchons de Joigny 2025.
À ce titre on retrouve une voiture qu’on avait d’ailleurs essayé et photographiée à Joigny, la Peugeot 402 (essai à retrouver ici) qui est escortée par deux motards de la Gendarmerie pour l’occasion et une 202 est aussi présente. Même époque pour la Rosengart LR4 N2. Plus anciennes, les Citroën 5HP, Peugeot 177M et 201, une Clément-Bayard AC4 AL évoluent aussi entre les rangs de spectateurs.








Quelques belles luxueuses sont présentes aux Bouchons de Joigny 2025. L’Unic U4 et la Delage, toutes deux locales de l’étape sont particulièrement remarquées tandis que la Salmson est plus frêle et la Delahaye balade des personnalités costumés. On ajoute un beau cabriolet Traction d’avant-guerre.






On note aussi des voitures moins populaires… mais elles sont rares. Notez que c’est un événement où on ne retrouve qu’une seule Porsche 911 et une 356. Côté français, c’est une Alpine A110 qui se fait remarquer. Même sur un mensuel du Dimanche matin, c’est rare ! On ajoute des roadsters anglais avec les MG et Triumph en nombre. Quelques Ford Mustang et autres Chevrolet Corvette et d’autres plus grosses berlines américaines sont également de la partie.








Les Bouchons de Joigny 2025 permettent aussi de voir des machines que l’on voit assez peu. Les Simca sont nombreuses, Aronde en tête, mais les Vedette (avec quelques Ford) sont aussi là. Les Renault Frégate sont également de sortie tout comme une Renault Colorale haute sur pattes et particulièrement en vue. Enfin, quelques beaux exemplaires de Panhard font entendre leur bicylindre rageur à chaque fois qu’il faut avancer… de quelques mètres.







Autour ? Du grand classique. On ne compte plus les Renault 4CV, qui défilent même en groupe. Les deuches n’auraient manqué les Bouchons de Joigny 2025 pour rien au monde et Traction et DS complètent le tableau côté Citroën. Au niveau des Peugeot, ce sont les 203 et 403 qui se montrent, avec quelques 404 pour faire le nombre.
On retrouve assez peu de populaires étrangères. Quelques Volkswagen air-cooled sont au rendez-vous, quelques Fiat aussi tandis que les anglaises se font bien rares.













Enfin, les Bouchons de Joigny 2025 portent bien leur nom puisque ça bouchonne vraiment. La conséquence inévitable ? Les pannes ! Ça surchauffe pour quelques voitures qui sont obligées de recourir à la poussette tandis que d’autres sont dirigées vers Saint Aubin pour profiter d’une longue ligne droite à vitesse constante qui les fera retomber en température. Les embrayages sont également mis à rude épreuve, ça se sent, littéralement, et ça se voit avec des autos qui sont prises de quelques soubresauts.


Le repos à l’ombre
Il est midi. Déjà, l’ambiance est un peu retombée puisque le public se fait moins nombreux sur les trottoirs. Pas de quoi s’inquiéter, il y a encore beaucoup de monde pour admirer les voitures anciennes. Certaines sont d’ailleurs garées depuis longtemps et les autres sont priées d’aller les rejoindre. Trois « pôles » sont prêts à accueillir les participants.
L’Avenue Gambetta pour commencer, à accueilli des voitures assez tôt. Lieu autrefois central, il est un peu délaissé en ce dimanche midi. Pour ces Bouchons de Joigny 2025, les voitures anciennes s’y font rares. On retrouve bien quelques pépites dont une Renault 4 de 1965 (et pas une 4L), ou une Simca 8 tandis que les restaurants ont fait le plein. Mais le bout de l’avenue est déserté.







Le plus gros pôle est incontestablement celui qui s’est installé à l’ombre des arbres du Parc du Chapeau tout près de l’Yonne. En s’y dirigeant on croise d’abord quelques très anciennes à côté des véhicules des pompiers que l’on a déjà vu évoluer au sein les Bouchons de Joigny 2025. Vient ensuite un premier espace avec quelques stands dont celui qui rassemble une bonne partie des cyclomoteurs présents. Un premier parc accueille quelques voitures dont les coffres sont ouverts pour sortir les tables et chaises.






Dans le parc lui-même, on retrouve quelques beaux alignements. Les voitures ne sont pas serrées et sont toutes à l’ombre. Là aussi les tables sont de sortie et on déjeune derrières les voitures. Les stands de restauration sont nombreux mais ils sont littéralement pris d’assaut tandis que les nombreuses tables à disposition sont toutes occupées… alors même que toutes les voitures anciennes ne sont pas garées !
On ajoute quelques stands au Bouchons de Joigny 2025. Les souvenirs sont bien là tandis que Thierry Dubois, qui a signé l’affiche de cette 10e édition et aime autant la N6 que la N7, dédicace ses ouvrages. Autre exposition, spontanée, c’est celle offerte par les adeptes du rétrocamping qui ont sorti tentes et caravanes mais aussi tous les accessoires qui vont avec.
Les voitures se laissent admirer et le public est toujours nombreux pour se remémorer des souvenirs en les découvrant. La scène n’accueille pas encore de concert mais ça ne saurait tarder. L’après-midi va être animée.











En repassant le pont St Nicolas, on retrouve une scène où le rock se fait entendre. Autour, les stands de restauration sont encore pris d’assaut. C’est l’heure de passer dans la Halle qui accueille un marché vintage à l’occasion de ces Bouchons de Joigny 2025, il était d’ailleurs déjà prêt le Samedi soir. On y retrouve quelques artistes et artisans ayant ramené leurs créations en lien avec l’automobile, des affiches, des vinyles et des vêtements vintage permettant d’habiller des Pin-Ups qui vont bientôt animer la scène montée pour l’occasion.







Dernier espace où on retrouve des voitures anciennes exposées : le point de départ des Bouchons de Joigny 2025. Là encore, les voitures anciennes sont garées à l’ombre. Les tables sont toujours sorties et les voitures patientent. D’ailleurs, on note quelques voitures un peu plus récentes au rendez-vous. Maintenant que les Bouchons de Joigny 2025 sont terminés, la limite de 1969 est oubliée et quelques visiteurs en anciennes se joignent à la fête.






Conclusion :
Voilà un événement rafraichissant. Ludovic qui avait couvert les précédentes éditions (et était d’ailleurs présent dans le cortège) m’en avait dit beaucoup de bien et j’ai vraiment été conquis. C’est un événement sans chichis et très populaire, tant par les voitures anciennes présentes dans les rues que dans la foule nombreuse au rendez-vous pour les admirer. Bravo aux Vieilles Coquilles Icaunaises et on espère que l’événement a encore de nombreuses années devant lui.
Les Bouchons de Joigny 2025 prouvent aussi tout l’impact que les voitures anciennes peuvent avoir sur une ville. Les commerces et restaurants ont fait le plein et la ville a été vraiment animée. Les bouchons sont de plus en plus nombreux et c’est normal. Restent maintenant quelques nationales qui pourraient gagner les leurs, on n’est jamais rassasié !
Vous aurez toutes les infos sur l’édition 2026 sur Facebook en cliquant ici.
On termine avec encore quelques photos de ces Bouchons de Joigny 2025 :





















































Jean marie Caizergues
Bonjour basé sur Montpellier je cherche un mécanicien qui pourrait intervenir sur une Talbot Samba cabriolet de 1982 très propre pouvez-vous me donner des contacts s’il vous plaît merci cordialement Jean-Marie CAIZERGUES
· · 11 septembre 2025 à 4 h 06 min
Carole
Bonjour,
Merci pour ce beau reportage et ces belles photos, c’était une très belle journée, merci aux organisateurs et toutes les personnes qui ont joué le jeu afin de nous offrir cette merveilleuse journée, sans oublier les Photographes qui nous permettent d’immortaliser ce bon moment. Bravo à Tous c’était super ! Une première pour nous et notre Aronde, à refaire avec plaisir !
Amicalement,
Carole
· · 12 septembre 2025 à 7 h 15 min