Le Mans Classic 2025 : les coups de coeur de la rédaction

Publié le par Benjamin

Le Mans Classic 2025 : les coups de coeur de la rédaction

C’est la dernière. Une semaine après l’événement, notre équipe sur place vous replonge dans Le Mans Classic 2025. Un événement énorme et qui permettait aux amateurs de tous types de voitures anciennes de se faire plaisir. Comme chacun a ses préférences, on vous propose nos coups de cœurs du Mans Classic.

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Alex : Belle première

Premier Le Mans Classic et difficile de donner un coup de coeur en particulier. Donc il y en aura deux !

Le premier, la nuit dans les paddocks. Voir tout les mécaniciens travailler sur les voitures pour leur permettre de parcourir les hunaudières à toute vitesse en plein milieu de la nuit noire est un moment fantastique. J’ai passé une grande partie de mes soirées dans le paddock du plateau 6 entre les Porsche 935 et les BMW M1 à prendre des photos. Mention spéciale à la 512 BB LM que j’ai trouvé particulièrement cool. En piste, le plateau 6 m’a aussi vraiment ravi ! Surtout les Porsche 935 et RSR ainsi que les BMW M1 et 3.0 CSL qui font des flammes longues comme mon avant bras sur quelques mètres.

Deuxième coup de coeur, le groupe C. Un plateau que je n’ai que très peu vu rouler mais ou j’ai quand même pu apprécié voir les prototypes rouler à toute vitesse dans les hunaudières et ou j’ai pu en prendre quelques unes en photo à la deuxième chicane, photos à l’appui !

Pour un premier Mans Classic, c’est une expérience validée pour ma part !

Bertrand : 3 styles, 3 ambiances, 3 époques

C’est un difficile exercice que de choisir des coups de cœur parmi 800 voitures en piste et près de 1200 en exposition. Après bien des atermoiements, j’ai choisi la Riley TT Sprite de 1936, une évocation de celles engagées en 1934. L’auto a très bien marché tout au long du week-end et ses deux pilotes, Thierry et Charles Leroy n’ont pas démérité pour leur 1ʳᵉ participation. 

C’est en 1976 que la Ford Gran Torino s’essayera aux 24h du Mans. Je ne vais pas rentrer dans les détails, car Benjamin l’a fait dans cet article ici. Mais pour ma part, c’est surtout en tant qu’icône rouge à bande blanche, toute droite sortie de la mythique série des années 70. Je veux bien sûr parler de Starsky et Hutch, les deux flics aux grands cœurs qui parcouraient les rues de Los Angeles en faisant crisser les pneus. Une sacrée rasade de souvenirs pour beaucoup de quinquagénaires. Cette Ford est une vraie madeleine de Proust pour moi.

Pour ma dernière auto, j’ai choisi une beauté italienne aux formes sculpturales dans sa robe rouge. Je veux parler de la Ferrari 312 P. Engagée dans le P5 personne n’était insensible à ce prototype fermé au feulement rauque de ses 12 cylindres à plat. Une auto magique que seule la marque au cheval cabré peut nous offrir. 

J’avoue être un peu frustré de ne pas pouvoir parler de Ford GT40, des Lola T70 et autres Porsche.

Je terminerai par un grand merci pour les commissaires, ces hommes et femmes en orange, qui ont magnifiquement œuvré et bénévolement, pour que tout se passe bien sur la piste ce week-end. Merci à vous et chapeau bas !

Fabien : V10, 3,5L, 905

1er Le Mans Classic pour moi. Les adjectifs me manquent pour décrire cette ambiance incroyable. Malgré le peu d’heures de sommeil, les 3 jours défilent à une vitesse incroyable. J’ai activé ma montre GPS quotidiennement, 50km à pied… ça use… chanteraient certains. Une fatigue physique envolée, effacé de mon cerveau, magie de l’adrénaline des émotions ressentis. Je suis redevenu un petit garçon le temps d’un weekend…

Enfant je l’attends,
soleil, Hunaudières, feu —
la 905 vient.

Ceci est un haïku, une forme de proverbe japonais. Il capte en quelques mots un instant, une émotion.
Mon émotion d’entendre la 905 au loin arriver, plein gaz, V10 hurlant quasiment à son régime maximum. À quelques mètres de moi, en une fraction de seconde, elle passe. Un instant fugace, un souvenir pour l’éternité. La magie du Mans Classic apparaît. Et ce sera ainsi chaque jour, à chaque tour, chaque endroit différent du circuit ou je l’apercevrai.

Enfant vu à la télé, en rêve dans mes nuits petit. Aujourd’hui en vrai. Simple bagnole pour certains, automobile de course pour d’autres, légende pour moi. Sa ligne toujours somptueuse, habillée de sa robe blanche, défie à nouveau le temps. Merci Le Mans.

Paul : frisson sonore

Mon coup de cœur de cette édition 2025 du Mans Classic portera  sur le plateau Endurance Racing Legends. Bien que les autres plateaux soient tout aussi fascinants, le plateau Endurance Racing Legends m’a fait rêver de par la variété des autos présentes.

Parmi toutes ces Porsche GT3 et GT2 se trouvent des autos qui m’ont toujours fait rêver telles que la Maserati MC12 GT1 ou encore les Aston Martin DBRS9. Mais s’il ne fallait choisir qu’une (ou deux) auto, mon coup de cœur serait les Ferrari F430 GT3 et 360 Modena GTC qui durant ce week-end nous ont offert l’un des plus beaux sons moteur qui soit.

Pour la petite anecdote, ce coup de cœur a eu lieu vendredi soir. Alors que je faisais mes photos et que le soleil commençait à se coucher, j’ai assisté à la relance de ces si beaux moteurs a la sortie de la chicane Ford dans la ligne droite au pied des tribunes et j’en ai eu des frissons. Sans doute le plus beau signe de passion automobile. 

Arthur : souvenirs pas si lointains

Pour ma part, le coup de cœur de ces 24 Heures ne sera pas issu d’une certaine marque germanique. Et pourtant, cette année, nous avons été servis : Porsche 917K, 935 K3, 917 LH et autres 930 Turbo… les plateaux étaient fournis et légendaires.

Pourtant, mon choix s’est porté sur la Corvette C6.R et la Pescarolo C60. Bien qu’elles soient plus contemporaines, elles représentent pour moi le début de ma passion automobile, et surtout, de mon attachement aux 24 Heures du Mans. Ce sont les premières voitures que j’ai vues évoluer sur le circuit sarthois, celles qui ont tout déclenché.

Voir, 16 ans plus tard, ces mêmes voitures se battre en piste sous mes propres yeux — celles que je regardais à la télévision — mais cette fois-ci sur le circuit même où elles ont roulé des années plus tôt, ressemblait à un véritable retour dans le passé.

Thibaut : nouveau poste

Le Mans Classic… cela fait 5 éditions que j’y prends part, souvent pour News d’Anciennes, sinon en Espaces Clubs. Sauf que cette année est un peu particulière : après avoir été embarqué sur le Tour Auto en direction de course Circuit, c’est sur Le Mans Classic que me portait ma licence, en responsable radio des postes commissaires dits « extérieurs ».

Ben ouais, Le Mans, c’est une grosse, une très grosse machine. Donc les 35 postes commissaires sont en fait 70 (soit environ 1500 Commissaires sur le week-end) : le Poste 1 est à l’intérieur de la piste, le Poste 1B est à l’extérieur, etc. Et au PC Course, c’est la même chose : 1 Directeur de Meeting + 1 Directeur de Course + 2 Responsables Radio pour ce qui est de l’organisation, 1 Chef de Piste + des chefs de piste
délégués (dépannage, vidéo…) + 1 PC Médical. Sachant que les équipes sont souvent en doublon pour permettre des rotations : du vendredi matin au dimanche fin de journée, il n’y a que quelques heures d’interruption dans le timing.

Alors forcément, quand on est Directeur de Course FFSA et passionné d’automobiles anciennes, Le Mans Classic c’est un peu mon Saint Graal, le truc sur lequel on rêve de travailler… on sait que les relais seront longs, que le job est fatiguant, mais c’est un cadre incroyable et une épreuve meeting. Mon équipe (Jean Yves Munsters le Directeur de Meeting, Mathieu Moreau le Directeur de Course, Jordan Donnay et
moi-même) n’a pas chômé : nous étions de faction lors de plus gros temps fort du WE, le drapeau rouge de la nuit de samedi à dimanche notamment. Et je peux vous dire qu’au PC, il fallait que ça file : entre l’alerte donnée, la première validation de l’état des pilotes et le drapeau rouge, ce sont quelques secondes uniquement qui s’écoulent, des secondes qui paraissent bien longues cela dit… les Commissaires font un boulot absolument formidable et notre job, c’est de les épauler au mieux,
sécuriser leur intervention, donner la cadence si besoin, bref, être leur petite voix intérieure, parfois pénible, toujours bienveillante, mais le taf, c’est eux qui le font !

En bref, c’est incroyable un Le Mans Classic, c’est vraiment une épreuve à part !

Benjamin : des sourires, des larmes et des souvenirs

Cette année au Mans Classic fut originale. Je n’ai pas raté une occasion d’y venir depuis 2014 et j’ai bien vu l’événement grossir. Pourtant cette année est à part puisque, à cause de la pluie qui m’a découragé de me lever à 5h pour aller à Indianapolis au lever du soleil dimanche matin, je sors de cette édition sans avoir pris la moindre photo du Mans Classic 2025 ! À côté de ça, j’ai quand même mis plus de 2h de vidéos dans la boîte, on ne peut pas être partout.

C’est justement en tournant ces vidéos que mon coup de coeur est apparu. On a interrogé plusieurs concurrents pour ces vidéos et tous racontent leur bonheur d’être là. Ils avaient tous des voitures qui ne marchaient pas trop mal (au moment des interviews en tout cas) mais quelle que soit la monture, quelles que soient leurs ambitions lors des courses, ils prenaient du plaisir à prendre la piste.

Mention spéciale pour ceux qui découvraient la piste. D’un côté, c’est raconté, avec « Gus » qui découvrait la voiture, le circuit du Mans et, en bonus, la nuit au Mans. Tout d’un coup sur la séance du plateau 1 le Vendredi soir. Hugo m’a bien décrit quelles émotions sont ressorties de cette première expérience.

L’autre, j’y étais. Quand Xavier descend de la barquette D.B HBR4 de Los Amigos. Il vient de boucler ses premiers tours sur le circuit du Mans. Certes, il connaît la voiture, mais là, c’est l’ambiance qui est différente. Le roulage n’a pas été sans souci, il a malencontreusement coupé le contact en passant un rapport et s’est retrouvé au milieu de la piste dans la chicane Dunlop. Pourtant, il garde un souvenir extraordinaire de ce moment, avec quelques larmes sous la visière dans les Hunaudières. Au total, il n’a roulé que quelques tours, mais c’est suffisant pour graver un souvenir qui restera toute une vie !

C’est ça Le Mans Classic. Pour beaucoup c’est un rêve et pour ceux qui y arrivent, c’est un rêve qui s’accomplit. Les 24h écrivent de petites histoires, Le Mans Classic aussi, et si elles sont plus loin des projecteurs, elle sont certainement encore plus fortes !

Mention également à tous les bénévoles présents sur le circuit. Qu’ils soient en orange en bord de piste ou occupés à droite et à gauche, c’est grâce à eux que TOUT LE MONDE vit un superbe Le Mans Classic.

Le mans classic 2025 commissaires Fab Renesis-

Tous nos articles sur l’événement sont désormais parus. Vous avez un coup de blues et voulez y retourner ? Tous nos articles sont par ici :

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Benjamin

http://newsdanciennes.com

Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos et a publié plus de 5000 articles directement... et participé à de nombreux autres. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres et compte plus de 300 essais de voitures anciennes à son actif. Il sillonne la France et l'Europe pour vous faire vivre toute sorte d'événements, de la petite exposition aux plus grands salons.

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