Dans le genre des autos qui étonnent toujours, les Talbot sont en bonne place. Les Talbot-Lago, oui, mais là on parle de ces Talbot des années 80. Au sein de cette gamme éphémère et qui est désormais dans l’ombre, on a trouvé des populaires mais on a aussi tenté le haut de gamme avec la Talbot Tagora, notamment sa version SX. Encore plus haut ? Peut-être bien parce que notre voiture du jour pourrait faire partie d’une série très particulière, très rare et avec de la performance en plus. En tout cas, direction le Garage Clément pour découvrir et essayer cette auto si intrigante.
Au sommaire
Notre Talbot Tagora SX du jour
Si on vous dit que la Talbot Tagora a un physique anglais, ça va forcément vous interpeller. Pourtant, c’est bien le cas ! En fait, la voiture est dessinée bien avant que le nom Talbot ne revienne. C’est un projet Chrysler Europe au départ, lancé en 1976, et qui met à contribution les différentes marques du groupe. Simca se charge de la technique tandis que c’est Rootes qui dessine ce qui est alors connu comme le projet C9. On doit déjà à l’équipe de Roy Axe quelques Simca dont les 1307 et 1308 et puis la dernière Simca, l’Horizon.
En tout cas, les bases du dessins remontent à bien avant le rachat par PSA. Quand on voit les esquisses de 1977 (à découvrir dans notre historique du modèle par ici), peu de choses ont changé, mais il va y avoir des détails qui interpellent. En tout cas, on ne mentira pas sur l’année de notre auto du jour. C’est définitivement une voiture des années 80 avec des lignes tendues et une silhouette taillée à la serpe.

On peut se dire que la Talbot Tagora a aussi un dessin qui s’harmonise avec le reste de la gamme, récupérée en grande partie au moment du rachat au stade de voiture déjà vendue ou de projet. Sauf qu’en y regardant bien, il n’en est rien. En regardant l’avant, on va pouvoir détailler ça. Déjà, quand toute la gamme s’équipe de phares carrés, la Talbot Tagora joue plus cossu et double les optiques avant. En fait, ce n’est qu’un effet puisque les phares sont réellement rectangulaires et abritent des projecteurs ronds sur l’intérieur et en cercle tronqué sur l’extérieur. Débordant sur les ailes, les clignotants rappellent ceux des Horizon mais pas des 1510 et Solara qui sont, eux, trapézoïdaux.
La calandre rectangulaire pourrait la rapprocher des autres modèles de la marque… mais même pas. Les Talbot plus petites proposent des calandres aux barrettes horizontales quand la Talbot Tagora en adopte une aux barrettes serrées, verticales et chromées. L’avant est donc long, étiré, avec des surfaces planes qui peuvent faire penser à une Lagonda apparue en 1974.
Le fait que notre Talbot Tagora du jour soit le haut de gamme, la SX, n’est pas facile à cerner. Le bouclier n’est pas beaucoup plus sportif (ou du moins suggérant la performance) et se contente de phares supplémentaires. Le pare-chocs reçoit un discret jonc chromé (sur le dessus) mais on fait l’impasse sur les badges spécifiques.





Côté profil, c’est du simple, du très simple. On retrouve ces lignes tendues dont on vous parlait juste avant. La ligne de caisse est encore plus mise en avant puisque notre Talbot Tagora SX arbore une carrosserie bicolore (pas d’origine) sous cette ligne aussi droite qu’une voie romaine. Les touches de chrome sont rares et se concentre sur l’encadrement des vitrages. Ceux-ci sont d’ailleurs particulièrement grands. Cette voiture a un peu plus de 40 ans mais ne présente pas du tout les meurtrières que l’on peut retrouver sur une automobile moderne. D’ailleurs, la rectitude des lignes se retrouve ici aussi puisqu’aucun arrondi n’est proposé et que les vitrages sont donc quasiment plats !
Sur ce profil, pas plus de badge SX qu’à l’avant MAIS on retrouve la cylindrée sur l’aile avant. Au lieu des 2.2 et 2.3, c’est bien un badge 2.6 qui s’affiche. On remarque aussi les jantes spécifiques à ce modèle haut de gamme. Des jantes bienvenues quand on sait que les autres modèles se contentaient de simples enjoliveurs… et même pas sur les entrées de gamme !



Ce n’est pas à l’arrière que la Talbot Tagora va débuter des folies stylistiques. Non, le conservatisme anglais, même appliqué à la sauce française, est parfaitement représenté. La grosse berline est une tri-corps tout ce qu’il y a de plus classique avec une malle haute frappée de monogramme annonçant, enfin, que la bête est une SX. Le jonc chromé est également présent sur le pare-chocs, forcément en plastique tandis que les feux adoptent une dessin façon tablette de chocolat. Non, ce n’est pas pour montrer les muscles de la SX, une 2,3 litres diesel arborait les mêmes !
Par contre, en regardant notre berline de l’arrière, on voit bien une de ses particularités stylistiques : les roues vraiment rentrées dans la carrosserie. Sur une voiture ancienne qui accuserait 20 ans de plus, ce serait normal. Là, c’est plutôt étonnant mais il y a une raison technique. Le projet C9 aurait proposé une plateforme dédiée. Là, on a utilisé celle de la Peugeot 505, l’une des plateformes les plus modernes disponibles. De fait, la carrosserie mesure 1810mm au plus large quand les voies se contentent de 1511mm à l’avant et 1475mm à l’arrière ! Stylistiquement, ça a son importance.
En bref, la Talbot Tagora est une auto assez imposante et qui ne révèle absolument aucune audace stylistique. C’est carré, c’est plat, c’est droit, ça fait plus penser à une Volvo qu’à une 604. En tout cas, ce style n’a pas forcément aidé pour le « succès » commercial de l’auto.



Technique : l’interrogation
Préparation en bonus, mais un point d’interrogation, voilà qui cadre bien les choses. Et ce n’est pas en ouvrant le capot qu’on va avoir une réponse. Non, il va falloir faire plus. En tout cas, sous le capot de la Talbot Tagora SX, une chose est sûre c’est qu’on ne retrouve pas un 4 cylindres mais le moteur qui était à l’époque le plus noble de toute la production française : le V6 PRV.

Les bases d’abord. On vous l’a dit en regardant les roues, la Talbot Tagora est basée sur la plateforme de la Peugeot 505. Niveau motorisation, on a sourcé à l’origine puisque c’est un moteur né chez Simca qui va motoriser les premières Tagora : le « Chrysler » apparu sur les 160, 180 et 2 litres, dans les versions 2.2 litres. On retrouvera aussi une version Turbo Diesel mais surtout, on coiffera la gamme avec ce fameux V6 PRV.
Il est intéressant de noter que la Talbot Tagora est même à part dans toute la série de voiture qui a pu recevoir ce moteur. On parle ici de sa première version, souvent appelée 2,7 litres mais cubant en réalité 2664cm³ d’où le 2,6 litres sur le côté. C’est dans notre grosse berline qu’il a été le plus puissant ! Le ZM, gavé par deux carbus triple-corps culmine à 165ch. C’est plus que les 150ch d’une Alpine A310 !
Ce moteur est accolé à une boîte 5 vitesses sur la SX ou une boîte auto et envoie tout au train arrière emprunté à la 604 et pas à la 505. D’ailleurs, des freins à disques à l’arrière distinguent également la SX d’une GLS.
Déjà, normalement, ce moteur aurait dû faire de la Talbot Tagora SX une des berlines françaises les plus performantes de l’époque. Sauf que ce n’était probablement pas assez au goût de certains. Le préparateur Danielson, qui avait déjà travaillé sur une version 4 cylindres de Superproduction et qui a déjà travaillé sur de nombreuses mécaniques PSA s’est penché sous le capot de la grosse berline. Résultat : un moteur de 2849cm³ arrive sous le capot. La course est inchangé mais l’alésage augmenté. Préparé, il sortirait 200ch !
Sauf que tout cela est très hypothétique. Ce projet serait mort-né… en même temps que la Tagora elle-même. Quelques autos auraient été réalisées en 1983, 8 au total et notre auto serait la 4e. Sauf qu’il est très difficile d’en avoir la preuve, hormis quelques personnes qui auraient accès aux numéros de châssis concernés. En tout cas, une fois le projet avorté, c’est comme des Talbot Tagora classiques que ces 8 voitures seront écoulées.
D’où vient alors la suspicion ? Du fait qu’il a fallu changer le carter de distribution de la voiture et que le carter classique du 2664cm³ ne correspondait pas ! La seule solution : déculasser et mesurer le diamètre des pistons sauf que notre auto du jour n’a jamais eu besoin de le faire. En bref, on ne sait pas du tout quelle est la puissance de notre voiture.



Intérieur : cossu façon 80s
Ouvrir la porte de la Talbot Tagora SX ne vous envoie pas forcément dans un monde de luxe tel qu’on pourrait s’y attendre avec une grosse berline des années 80 qui voulait marcher sur les plates-bandes des allemandes (qui étaient déjà les références du marché). Oubliez les boiseries et chromes, place au plastique typiquement français.

La planche de bord joue la continuité avec l’extérieur : n’espérez pas une forme ronde à part pour les compteurs. Ceux-ci sont plutôt nombreux sur notre version SX qui était donc le haut de gamme. Dites-vous que le compte-tours était remplacé par une montre sur la GL d’entrée de gamme (mais disponible à partir de la GLS). On ajoute les tachymètres et odomètres et de plus petites jauges pour la température d’eau, le niveau d’huile, la jauge de carburant et le témoin de charge. En haut, on retrouve une série de voyants classiques et de chaque côté ce ne sont pas des voyants mais les boutons de commandes des feux etc.
Le volant est monobranche avec trois commodos qui en sortent. La console centrale affiche un ordinateur de bord, une rareté sur une française de l’époque, ainsi qu’un autoradio à cassettes et les commandes de ventilation. Notez que notre voiture du jour n’est pas équipée de la clim ni de l’intérieur cuir qui étaient deux options sur la Talbot Tagora SX. Pour autant la sellerie velours présente bien sur ces gros sièges et invite au voyage.





D’ailleurs, on passe un instant à l’arrière pour constater que, là aussi, on va être bien soignés. Il y a de la place et les sièges sont effectivement sympathiques. Pour autant, c’est bien à l’avant qu’on va retourner, c’est le moment d’aller rouler.


Au volant de la Talbot Tagora SX
Comme la journée ensoleillée qui nous accueille, la voiture est déjà chaude au moment de prendre place à bord. Pas besoin de mettre le starter, un coup d’accélérateur suffit à aider le V6 PRV à démarrer. La position de conduite se règle assez facilement… sauf que le volant est quand même placé assez bas alors même qu’on est assis haut.
Première, la Talbot Tagora SX avance lentement. Pas de gros démarrage pour l’instant, on se contente de quitter la cour du Garage Clément. Ensuite, c’est le grand bain directement puisqu’on arrive sur un stop et une Nationale plutôt fréquentée. La visibilité est excellente. Les surfaces vitrées sont très larges et surtout elles descendent bien bas. Encore une fois, on est loin de l’ambiance engoncée qu’offre n’importe quel SUV de nos jours. Là, je vois que j’ai de la place, c’est parti.
Sans faire crisser les pneus, sans taper dans le moteur, la Talbot Tagora SX se lance sans trop de souci. C’est une voiture ancienne, mais pas si ancienne. Surtout, il y a des chevaux sous le long capot plat de la routière. Les 90km/h sont atteints en un rien de temps et en 4e. La 5e est rentrée pour faire instantanément baisser le volume sonore… et la consommation. Comment je le sais ? Merci l’ordinateur de bord !


La route est droite et sans surprises. Je regrette simplement l’absence de la clim qui aurait été un gros plus… mais je ne regrette pas des sièges en cuir qui m’auraient chauffé le derrière façon Audi à Megève en Février. Pour rouler sans trop cuire, je dois ouvrir les fenêtres, électriques à l’avant. Même avec ça, le volume sonore reste mesuré. Le V6 est là pour maintenir la vitesse, pas pour se faire entendre. La tenue de cap est excellente et les sièges velours sont de vrais canapés.
Les inévitables rond-points sont au rendez-vous sur cette grosse route. C’est l’occasion de tester le freinage, certainement un des points qui a le plus mal vieilli sur une voiture des années 80. La facilité de roulage ferait penser à une voiture moderne, mais le freinage de la Talbot Tagora SX nous renvoie à l’époque de sa construction. Le rond-point lui-même est avalé à un bon rythme, sans trop sourciller.



Un passage en ville permet de confirmer les bonnes dispositions de la Talbot Tagora SX niveau confort. Oui, je parle bien des ralentisseurs. Si on est plus secoués qu’à bord d’une CX, par exemple, ça n’a rien de sec. Le tarage des suspensions est vraiment orienté confort et tout se passe bien. Simplement, on loue les surfaces vitrées quand les rues se resserrent car le gabarit est costaud… pour une ancienne. Au milieu de la circulation moderne, la Talbot Tagora n’est que dans la norme.
Voilà qu’arrive une route bien droite et dégagée. C’est le moment de réveiller le V6 qui, jusque là, n’a pas vraiment été sollicité. Je tombe un rapport en sortie de village, comme je le ferais avec une sportive. Pied droit enfoncé sur l’accélérateur, la Talbot Tagora SX détale. Oui, les performances sont bonnes. La poussée est constante même sans aller taquiner la zone rouge. Surtout qu’on se retrouve très vite aux limites légales.
Par contre, impossible de vraiment cerner la puissance. La Talbot Tagora SX affichait donc 165ch. Ce niveau de puissance là, on le croit sans souci. Mais de là à déceler les éventuels 200ch d’une voiture préparée par Danielson, c’est beaucoup plus compliqué. Il aurait fallu avoir une autre Talbot Tagora SX qui serve à l’étalonnage ou que je réserve un passage au banc.

Avec un rythme un peu plus soutenu, la Talbot Tagora ne dépareille pas. Nous voilà sur des routes qui sont beaucoup moins droites. Le châssis est mis à contribution. Côté freinage, toujours pas de miracles même si on est très loin d’une auto dangereuse. La direction offre un bon feeling et place bien notre grosse berline. Les vitesses de passage en virage sont bonnes, bien meilleures que sur beaucoup de françaises… CX GTI exceptée. Un léger sous-virage peut apparaître avec un trop plein d’optimisme, mais pas de quoi se faire peur.
En tout cas, la Talbot Tagora SX s’en sort bien. Mais il faut bien avouer qu’elle est loin du niveau d’une voiture allemande frappée d’un M par exemple. C’est beaucoup plus paresseux et même si les relances sont dynamiques, ça manque de sport. Notez qu’on parle d’une auto qui n’accrochait pas les 200 dans sa version catalogue. Une vraie préparation Danielson, si elle avait eu le temps d’aboutir, aurait certainement touché aux trains roulants pour offrir un ensemble plus homogène… et performant.



En retournant sur des routes plus droites, on retrouve ce qui était finalement le but même de la Talbot Tagora SX : avoir une grosse routière capable de bonnes moyennes. La voiture du chef d’entreprise pressé qui avalait les centaines de kilomètres le Vendredi soir pour rejoindre sa maison de campagne sans se soucier des radars. Il manque un petit passage sur autoroute pour confirmer tout ça, mais l’impression qui se dégage de la Talbot Tagora SX nous conforte dans l’idée qu’elle y serait à l’aise.
En tout cas, quel que soit le rythme, le confort est toujours présent. Si ce n’était la chaleur accablante de cette journée d’été, on serait sorti frais de notre séance de conduite.
Conclusion
La Talbot Tagora SX est une voiture rare, performante et confortable. Pour une française, ça suffit à la rendre très originale. C’est une berline qui a été massacrée par la concurrence… interne au groupe PSA. Pourtant, elle ne manquait pas de qualités mais souffrait d’une image confidentielle et d’un réseau qui préférait pousser une 604 ou une CX qu’une auto dont le blason était si neuf.
C’est globalement une bonne surprise. On parle d’une auto qui mérite d’être considérée si vous cherchez une voiture ancienne qui puisse avaler les bornes sans se fatiguer ni vous fatiguer. Simplement, comme si vous conduisiez une électrique, ne négligez pas le « réseau de recharge » (oui, une bonne vieille station service qui vous sert du sans-plomb dans ce cas) parce que le V6 est performant, mais il est glouton !
| Les plus de la Talbot Tagora SX | Les moins de la Talbot Tagora SX |
|---|---|
| Un V6 volontaire | Très rare |
| Vraiment originale | Disponibilité des pièces |
| Facile à prendre en main | Performances pures |
| Confortable | Manque d’image |
| Abordable |














| Fiche technique | Talbot Tagora SX (catalogue) |
| Années | 1982-1983 |
| Mécanique | |
| Architecture | 6 cylindres en V |
| Cylindrée | 2664cm³ |
| Alimentation | 2 Carbus Triple Corps |
| Soupapes | 12 |
| Puissance Max | 165ch à 6000 trs/min |
| Couple Max | 230Nm à 4200 trs/min |
| Boîte de Vitesse | Manuelle 5 rapports |
| Transmission | Propulsion |
| Châssis | |
| Poisition Moteur | Longitudinale Avant |
| Freinage | Disques Ventilés AV et Pleins AR |
| Voies | AV 1501 mm / AR 1470 mm |
| Empattement | 2808 mm |
| Dimensions L x l x h | 4628 x 1810 x 1444mm |
| Poids (relevé) | 1499 kg |
| Performances | |
| Vmax Mesurée | 189 km/h |
| 0 à 100 km/h | 9,5s |
| 400m d.a | 16,4s |
| 1000m d.a | 30,8s |
| Poids/Puissance | 9,08 kg/ch |
| Conso Mixte | ± 12 litres / 100km |
| Conso Sportive | ± 20 litres / 100 km |
| Prix | ± 5.000 € |
Histoire et conduite… en vidéo !
Finis les 4 points. La Talbot Tagora SX inaugure un nouveau format de vidéo. On va revenir en longueur sur sa genèse, son histoire et on prend le volant. C’est à visionner ici :
Conduire une Talbot Tagora SX
On va commencer avec le simple fait de conduire une Talbot Tagora. Le prix ne sera pas un souci pour toutes les versions 4 cylindres que vous pourrez trouver entre 3000 et 4000€… quand vous en trouvez une. C’est bien le souci du modèle, qui n’a été produit qu’à 20.133 voitures. Dans ces modèles, vous aurez surtout des versions 4 cylindres de 115ch, qui font le job et peuvent avoir leur lot d’options. Mais on vous conseille de vous créer des alertes !
Pour la Talbot Tagora SX, ça va être beaucoup plus compliqué. Là, la production est encore plus confidentielle puisque seuls 1083 exemplaires ont été produits. Rouler avec le V6 PRV à carbu le plus puissant, ça va donc se mériter et la recherche sera très compliquée. Si vous en trouvez une, ne rechignez pas trop et prenez la comme elle est. Côté prix, autour des 5000€ vous aurez un beau modèle, qui peut coter un peu plus cher si l’état est parfait. Vu la rareté de l’auto, on reste sur des prix d’ami.
Côté choses à surveiller… la corrosion reste quelque chose qui peut être problématique même pour une auto du début des années 80. Forcément, les pièces ne seront pas toutes faciles à trouver. Côté mécanique, le V6 PRV a été produit en bien plus grand nombre, le « Chrysler » aussi et ce ne sera pas si compliqué de retrouver de quoi remettre l’auto sur la route. Plus compliqué, notamment niveau tarif : l’approvisionnement en pneus TRX.
Par contre, pour la carrosserie et l’intérieur, par exemple, et bien il faut s’adresser à un spécialiste. On ne peut que vous recommander le Garage Clément qui est tout simplement LA référence pour ce qui est des pièces de Simca, Matra, Talbot et CG et qui possède donc notre Talbot Tagora du jour.













DUBUISSON
Bonjour,
Merci pour cet article sur une voiture méconnue, dommage que des erreurs se soient glissées dans ce descriptif, je vais donc vous apporter quelques infos supplémentaires.
Les joncs de pare chocs sont en métal, les boites 5 vitesses étaient aussi sur les GLS, les roues rentrées dans la carrosserie ne sont pas une particularité stylistique mais une contrainte lié à l’utilisation des trains arrières de la banque Peugeot car originellement prévus avec 2cm de plus de chaque coté (les versions modifiés ont un comportement routier différent…), la couleur bi-ton n’a jamais existé…
Le principal soucis dans la restauration c’est les jantes TRX dont les pneus TRX/AS ne sont plus fabriqués et les adaptation avec les pneus TRX normaux ne sont pas dans les cotes. Pour mes voitures, j’ai fais modifier les jantes 365mm en 15 pouces pour pouvoir installer des pneus modernes a un prix normal de 100 euros au lieu de 400…
Je possède 1 Tagora GLS au GPL avec 332.000 km et 2 SX Intérieur cuir et Clim (1 refaite et 1 en cours) mais le plus gros collectionneur qui a refait une SX jusqu’au moindre boulon est dans la région de Reims.
Sinceres salutations
· · 16 septembre 2025 à 13 h 21 min
Benjamin
Bonjour
Alors sur les joncs de pare-chocs et sur les roues rentrées… c’est bien ce qui est marqué !
On note pour la peinture bi-ton et également pour les pneus.
Merci !
· · 16 septembre 2025 à 15 h 08 min
Estrade
Cet essai me rappelle un V6 PRV de Tagora sur banc avec ses 2 carbus triple corps ; assez impresionnant ; par contre le compromis conso/performances était-il favorable comparé à une 604 TI, une R30 TX ou une CX 2400 GTi ?
· · 18 septembre 2025 à 16 h 13 min
Benjamin
Par rapport à la CX, c’est un poil plus nerveux et un peu plus haut en conso (on ne parle pas de la différence de châssis).
Pour les autres… on a jamais testé !
· · 19 septembre 2025 à 8 h 35 min